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La crise de lt 1962 : ...(2)

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La crise de lt 1962 : ... Emir Abdelkader 0 2014-07-05 03:14 PM
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Manqool La crise de lt 1962 : ...(2)

La crise de lt 1962 : Des origines la fracture, le point de non-retour







La crise de lt 1962 : Des origines la fracture, le point de non-retour






Les ngociateurs dEvian issus du GPRA ont souvent...

Cest Sad Dahlab, orfvre de la parole, polmiste n, auquel incomba la tche dassurer la dfense du point de vue des ngociateurs et donc du GPRA. Les contradicteurs de lEMG, sils ne traduisaient pas forcment le point de vue de tous les militaires, ne reprsentaient pas moins sa hirarchie telle quadmise, du moins aux frontires. Ils nont pas fait dans la dentelle. Pour eux, ces accords ntaient quune machination, une duperie que la France ne respectera pas. De leur point de vue, le vritable interlocuteur des Franais nest pas le FLN mais cet Excutif provisoire au bnfice duquel se fera la passation de la souverainet aprs le rfrendum dautodtermination.


On discuta aussi du statut de la minorit europenne et du sursis de trois ans qui lui tait accord pour faire son choix quant la nationalit. Tout comme il fut question de la langue franaise qui devait cohabiter avec la langue arabe, selon le vu de loccupant. Enfin, on critiqua fortement les ngociateurs pour avoir accept le statut de la base navale de Mers El Kbir et le nuclaire dIn Ikker, de mme quil leur fut reproch davoir brad les richesses ptrolires. Laroussi Khelifa, ingnieur agronome de formation, promu sous-prfet par ladministration franaise, qui avait rejoint le FLN en 1955 avant de devenir directeur de cabinet de Boussouf et ntait pas membre du CNRA, avait t convi par ltat-major comme expert ptrolier. Il pensait ainsi dstabiliser Dahlab, le rapporteur de la dlgation des Rousses. Vous avez donn le ptrole aux Franais, avait-il lanc en direction du ministre des Affaires trangres.
Pour la petite histoire, il convient de signaler quun incident avait oppos les deux hommes lors de la premire runion des Rousses o Laroussi Khelifa assistait Dahlab pour les questions des hydrocarbures. Le MAE du GPRA affirme, ce propos, quil nous avait fait dire, lors dune discussion sur ce sujet, des btises ce qui permit un des ngociateurs franais de nous tourner en drision. Dahlab, qui ne cachait pas sa colre, crit : De retour Tunis, avant de faire quoi que ce soit, je tlphonai Boussouf dont dpendait Khelifa pour lui dire : Je ne veux plus voir Khelifa dans notre dlgation, ni auprs de toi. Ni nulle part ailleurs...(1) Ceci expliquant cela, le futur ministre du Commerce dans le premier gouvernement Ben Bella (septembre 1962) sera impos la runion du CNRA par les membres de lEMG, sans doute dsireux de relever des concessions qui auraient t faites aux Franais. Au lieu de me fcher, cette prsence mamusa et dcupla mes forces, crit encore, non sans ironie, Dahlab.(2)
Rdha Malek, citant ce dernier, confirme : Dahlab se fit ensuite plus explicite. De leur ct, les Franais ont consult de Gaulle et ont accept les Accords. Du fait de lacceptation de ces Accords par les Franais, une remise en cause par nous exigerait une nouvelle politique (...) Cest aprs mre rflexion que nous avons pens vous prsenter ces accords qui substituent la situation de paix celle de la guerre, sans tre un obstacle la rvolution... Le mythe de lAlgrie franaise est tomb ; celui de Sahara mer africaine est tomb ; de mme que le risque de partage dans le Nord est tomb.
Lakhdar Bentobal, ministre dEtat et membre de la dlgation, met le doigt sur un constat : tout le monde admet, soutient-il, que la victoire ne sera pas obtenue par les armes... Par consquent, il est impossible daboutir une indpendance idale. Pour Krim Belkacem, notre victoire, cest que les Franais sont acculs se mettre en face de nous pour ngocier. Notre victoire, aussi, cest la reconnaissance dun Etat algrien uni sur son territoire comme dans son peuple.(3) Et de rappeler quen Indochine, malgr lclatante victoire de Din Bin Phu, le Vietnam a t divis. En Chine, les nationalistes se sont retirs Formose, tout comme la Core a t scinde en deux. On peut galement citer le Maroc qui na pas rcupr les enclaves de Ceuta et Melilla, jusqu ce jour possessions espagnoles. Les ngociateurs sen taient tenus en fait aux points de rupture qui avaient t fixs ds aot 1956, lors du Congrs de la Soummam. La runion, qui avait t domine par le duo Abane RamdaneLarbi Ben Mhidi, avait subordonn toute ventualit de cessez-le-feu quatre postulats indiscutables :
1 - Reconnaissance de la nation algrienne indivisible (...).
2 - Reconnaissance de lindpendance de lAlgrie et de sa souverainet dans tous les domaines, jusque et y compris la dfense nationale et la diplomatie.
3 - Libration de toutes les Algriennes et Algriens emprisonns, interns ou exils en raison de leur activit patriotique.
4 - Reconnaissance du FLN comme seul ngociateur reprsentant le peuple algrien et seul habilit en vue de toute ngociation (...).(4)

Le Congrs avait en outre fix des points de discussion comme les limites du territoire algrien (y compris le Sahara) ; la minorit franaise (sur la base de loption entre citoyennet algrienne ou trangre, pas de rgime prfrentiel, pas de double citoyennet algrienne et franaise) et, enfin, les formes dassistance et de coopration franaises dans les domaines conomique, montaire, social, culturel, etc.(5)
Des principes infrangibles qui vont guider toute la philosophie du FLN, lequel ne dflchira aucun moment sa posture, ne serait-ce que dun iota. Aux heures les plus critiques de son histoire, ces conditions sont restes immuables. Bien plus, son aplomb se radicalisera mesure que sest durci le conflit et que les conditions de la lutte devenaient plus pres et la guerre plus froce. Cette runion de fvrier 1962 tait en fait charge dentriner les propositions qui avaient t avances de part et dautre de la table de ngociations des Rousses. LEMG, qui sest lanc dans une sance de barguignage, sen tiendra ses positions davant la runion.
Cest donc lunanimit moins quatre voix les trois de ltat-major : Boumedine, Kad, Mendjeli auxquels sest joint le commandant Mokhtar Bouyizzem (Si Nacer) de la Wilaya 5 (Oranie) que le CNRA adopte le texte de document qui lui a t soumis aux ngociations, qui sera connu sous le nom de Accords dEvian et dont laccord de cessez-le-feu constitue le pralable, crit le deuxime prsident du GPRA, Benyoucef Benkhedda qui avait reu procuration des cinq dtenus dAulnoy de voter en leur nom en faveur des Accords.
Aprs cette session du CNRA, le foss entre lEMG et le GPRA va se creuser davantage. A la reprise des ngociations Evian, le 7 mars, lEMG ne dsignera pas de reprsentant, cest le commandant Ben Mostefa Benaouda, membre du groupe des 22 (1954), puis du CNRA (1957) et avait appartenu au COM-Est (1958), qui reprsentera lALN.

Peu de modifications avaient t apportes au texte des Accords. Il sagissait surtout de peaufinage et de prcisions des positions des deux parties. Le 18 mars 1962 au soir, Krim Belkacem, qui avait ouvert le premier maquis de Kabylie en 1948, appose sa signature au bas du document qui met fin la domination franaise en Algrie et une guerre meurtrire qui a dur dans les faits 132 ans. Mais, ainsi que le proclamaient les responsables du FLN, le cessez-le-feu nest pas la paix et la paix nest pas lindpendance. Rien ntait plus vrai car la mort continuera de svir.
LOAS, excroissance diabolique dune arme en phase de dgnrescence, va semer la terreur particulirement dans les grandes agglomrations, mais pas seulement. Larme franaise, qui senorgueillissait de son caractre rpublicain, avait srieusement t branle par son pass rcent. Dfaite en 1940 par les troupes nazies, elle ne stait pas vraiment remise de sa dbcle quelle sembourbait dans les rizires dIndochine. Face aux combattants dHo Chi Minh et de Vo Nguyen Giap, elle mordra la poussire, de nouveau, dans la cuvette de Din Bin Phu en 1954. La capitulation sera consacre par les Accords de Genve, avec lindpendance du Vietnam. Elle accrotra considrablement lamertume des troupes qui seront convoyes en Algrie quelques mois seulement aprs. Une arme meurtrie qui navait pas gagn une guerre depuis Napolon, comme le rappelait ironiquement le gnral amricain William Westmoreland (1914 2005), ancien commandant des forces armes US au Vietnam (1964 1968).
Comme elle imposera de Gaulle, lors de la kermesse du 13 mai 1958, larme se soulvera contre lui dans une tentative de putsch (21 au 25 avril 1961). Dsespr, celui qui avait rendu leur dignit aux Franais en juin 1940, lancera un pathtique Franais, Franaises, aidez-moi !
La folie meurtrire de lOAS sera dterminante pour le devenir de toute la communaut dorigine europenne ou de confession judaque en Algrie. Les brandons de discorde allums depuis longtemps, qui couvaient plus quils ne brlaient, comme un feu de racines de bruyre, vont se rveiller ce CNRA de fvrier qui passe presquinaperu et na pas encore livr tous ses secrets.

En marge de ces luttes qui dvoileront leurs desseins graduellement, comme une photographie sous leffet chimique du produit rvlateur, dautres manuvres vont amener les antagonistes de ce go apparatre au grand jour. A lissue du CNRA qui sest tenu du 27 mai au 7 juin, toujours dans la salle en fer cheval du Parlement du royaume de Libye, la direction est plus que jamais divise.
LAlgrie et les vaillants artisans de son indpendance entreront en politique. Naturelles ou tonnantes, les alliances se scelleront autour dun objectif, un seul : le pouvoir. A la diffrence du jeu o un match peut tre nul, en politique comme en guerre, lissue est inluctable : il y a toujours un vainqueur et un vaincu. Un professeur ma enseign que la radicalit lemporte toujours.


Boukhalfa Amazit




 

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11:33 AM

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