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La crise de lt 1962 :...(3)

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  Emir Abdelkader    
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Manqool La crise de lt 1962 :...(3)

La crise de lt 1962 : Des origines la fracture, les militaires prennent le pouvoir




Le 4 juillet 1962, Alger ville hroque, vit ses premiers instants de capitale de lEtat algrien restaur. Le Peuple-citoyen, souverain mais phmre, dune Rpublique issante de la gueule du colonialisme finissant, se rpand.


Il investit les quartiers europens, jusqualors interdits par le racisme ordinaire, et lapartheid gntique du colonialisme et depuis quelques mois par oukase des sicaires de lOAS, fanatiques partisans de lAlgrie franaise. Ils les avaient dcrts zones interdites aux chiens et aux arabes, sous peine de mort. De tout le pays, ils affluaient par bataillons. Sur les bennes des camions, par essaims agripps aux wagons des trains bonds ; dans les voitures, sur les voitures ; pied ; par phratries, entasses sur des charrettes tractes par des btes de trait fourbues.
Ils taient des millions, la citoyennet conquise, lindpendance en tte, lespoir en bandoulire, des chants pleins la gorge. Ils taient des dizaines de milliers investir la ville blanche, macule du sang de ses hros, fouettant, encore de lodeur acre de la poudre et du plastic. De mmoire dAlgrien, jamais une telle symbiose navait runi ce peuple qui sortait du cauchemar colonial de 132 ans et aprs 7 ans et demi de la guerre de dcolonisation, sans doute la plus meurtrire du XXe sicle. Il est 16 heures, la plbe, relevant la tte, masse compacte, fleuve humain, se meut plus quelle ne se dplace, pour converger vers le sige de la prfecture.
Le Prsident en exercice du Gouvernement provisoire de la Rpublique algrienne (GPRA), Benyoucef Ben Khedda, sadresse la nation ressuscite. Sa voix de fausset grsillante, altre par les haut-parleurs dune sono bricole la hte, tait bien connue de celles et ceux qui lcoutaient, la sourdine en tapinois, travers les ondes de la Voix de lAlgrie. Bien plus que le discours, cest lincarnation mme de la Rpublique proclame, qui a aspir toute lAlgrie, autour de llgant btiment no-mauresque, sige de ligamie dAlger, qui deviendra celui de la wilaya.
Ceux qui sont l, sur le boulevard Carnot, quon baptisera plus tard du nom de Zighout Youcef, lgende du Nord Constantinois, donnaient le dos au port, o des navires embarquaient dans lincuriosit et lindiffrence des vainqueurs, sur le ressac de lhistoire, la gniture des conqurants de 1830. Les uns dmnageaient lme baigne de larmes, vers la France, cette mre, pourtant inconnue, quils ont prfre la justice. Les autres, justice faite, sabandonnaient dans le giron leur mre, retrouve une fois libre.
Les nues grouillantes aperoivent peine au balcon du second tage le deuxime prsident du GPRA, costume sombre, lunettes noires. Le successeur, presque inconnu des foules, du populaire Ferhat Abbas. Pharmacien comme son prdcesseur, il avait quitt Alger cinq ans auparavant, en mars 1957, avec ses quatre compagnons du Comit de coordination et dexcution, le premier CCE, issu du Congrs de la Soummam du 20 aot 1956 (Abane Ramdane ; Belkacem Krim ; Mohamed Larbi Ben Mhidi ; Sad Dahlab et lui-mme). La direction collgiale de la Rvolution avait pris la dcision, tout aussi collgiale, de stablir ltranger aprs larrestation, le 23 fvrier 1957 et lassassinat, grossirement maquill en suicide, par lEtat franais, de Ben Mhidi, le 4 mars. Dominant la somptueuse baie dAlger, resplendissante sous le soleil tsien, le Prsident dclarait : Le problme de lheure cest lEtat. Il est fondamental que lEtat algrien repose sur des institutions dmocratiques saines et solides. Que voil un programme exaltant pour les dcennies venir.
Pourtant, en son for intrieur, le prsident du GPRA nignorait pas que des prils ltaux pesaient non seulement sur la construction de lEtat dmocratique quil appelait de ses vux, mais sur le devenir immdiat de lunit nationale elle-mme. Le spectre dune nouvelle conflagration hantait lAlgrie aussitt quelle sextirpait de la tyrannie colonialiste. Le syndrome de la congolisation, comme lcrivaient les journalistes de lpoque. Et des journalistes, ce nest pas ce qui manquait Alger en ce juillet brlant dun t torride.
Ben Khedda, le centraliste qui avait tenu tte Hadj Messali aux heures noires du PPA-MTLD, tait aussi Tripoli entre le 27 mai et le 7 juin 1962. Il avait assist lirruption des sombres et paisses nues ardentes dans la capitale libyenne. Une pousse fulgurante dun contentieux historique multidimensionnel. Un maelstrom dans lequel senchevtraient les ambitions antithtiques des uns et des autres ; des projets de pouvoir contraris ; des rves de grandeur inassouvis. Une guerre degos hypertrophis pour une pense politique parfois, hlas, atrophique. Jy tais, par consquent je dois en tre. Une implacable logique gocentrique et simpliste bouffait gloutonnement, de lintrieur, comme un cancer vorace, cette prestigieuse Rvolution. Elle qui avait suscit la sympathie des forces de paix et de libert de par le monde, encore blouies par le courage de ses artisans.
Jusque-l, les luttes taient certes pres mais ouates, assourdies dlibrment. Parfois, montaient de quelque runion, tenue dans un pays voisin, des tonitruances inquitantes, messagres de drames fratricides. Mais la terrible tragdie de lintrieur primait toujours sur les grenouillages prolixes mais touffs, lextrieur. Et dans cette lugubre partie de carr arabe, les militaires, seule force organise, conservaient leur primaut sur les politiques avec lassentiment des politiques, prminence affirme depuis la runion du Caire daot 1957. Peu peu, les abrviatifs FLN et ALN commuent en politique et militaire.
Le processus de phagocytose du premier par le deuxime sacclre. On militarise. La rvolution se radicalise. La plupart des historiens saccordent pour dire que la session du CNRA qui sest droule au Caire en aot 1957 est un tournant dans lvolution du FLN. En effet, certains membres issus des 22 du Comit rvolutionnaire pour lunit et laction (CRUA), gnrateur du Front de libration nationale, dont Lakhdar Bentobbal et Abdelhafid Boussouf se sont coaliss avec Krim Belkacem, Amar Ouamrane et Mahmoud Cherif.
Des personnalits quon dsignait traditionnellement par les militaires, opportunment appuys par des figures mergentes, taient partisanes de la remise en cause de la plateforme du Congrs de la Soummam, dans la lettre et dans lesprit. Abdelhamid Mehri, membre du CCE issu des assises du CNRA de la rue Sarouet, dans la capitale gyptienne, prcisait ce propos dans un entretien avec El Watan : ...Aprs des discussions acharnes, on a accept le maintien des structures dirigeantes de la Rvolution et bien des dcisions issues du 20 aot 56, mais en changeant ou plutt en enrichissant la composante humaine du CNRA, en particulier et du CCE. Tout comme on a mis en veilleuse, sinon gomm dautres rsolutions, notamment la classification entre ceux de lintrieur et ceux de lextrieur et la primaut du politique sur le militaire, etc. Ctait en quelque sorte un compromis.
Un arrangement qui balayait les principes Abaniens et rduisait, par consquent, linfluence au sein de la direction de la rvolution dAbane Ramdane, jusqualors charg de la coordination du CCE. Ainsi dclass, ses prrogatives sont accourcies celles de directeur du journal El Moudjahid, organe central de la rvolution. A son limination politique, succdera en dcembre 1957 le terrible pisode de son assassinat physique lors dun traquenard qui lui a t tendu par ses frres, dans la campagne nord-marocaine, non loin de Ttouan.
Puis, partir de septembre 1958, le GPRA va se substituer au CCE, puisquil deviendra lorgane dexcution des dcisions du CNRA. Le FLN cessera dtre le rfrent immdiat de la rvolution, pour devenir une abstraction idologique transcendantale de la Rvolution. Lesprit politique de la guerre de libration, en quelque sorte, mme si la littrature des journalistes du monde entier conservait la terminologie.
Les autorits franaises et leurs ngociateurs, qui nont jamais reconnu le GPRA quant eux, se gardaient bien de ne mentionner que le FLN, souvent pour le diaboliser mais aussi dans les correspondances ou plus tard les accords. Ce pouvoir des militaires va dfinitivement sinstaller et perdurer aprs la runion du Comit des dix colonels, dite des 100 jours (Tunis, aot dcembre 1959). Un trange et interminable synode, destin, disait-on, apaiser le malaise politique qui sest empar subitement du GPRA. En effet, de graves troubles ont commenc agiter la jeune institution quelques mois seulement aprs sa proclamation triomphale le 18 septembre 1958.

Les causes sont multiples et dentre elles les plus graves lies la situation alarmante et dangereuse que traversent les maquis du territoire national. Les effets du dploiement du terrible plan Challe, initi par le gnral dont il porte le nom, compter de lanne 1959, se font ressentir par les pertes considrables en hommes. A ce dsastre, il convient dajouter le mauvais climat de suspicion n de la bleuite et des purges, principalement dans les Wilayas III et IV enclaves qui subissaient de plein fouet le manque darmes, de munitions et souvent de ravitaillement.
En outre, les barrages lectrifis est et ouest hermtisent pratiquement les frontires et rendent non seulement alatoires les approvisionnements en armes, munitions et nourriture, mais transforment en hcatombe chaque tentative de franchissement.
Des responsables de lALN parlent de 80 90% de pertes en hommes. Bref, la situation dramatique des maquis conduit la convocation, linitiative du colonel Amirouche de la wilaya III, dune rencontre au sommet des responsables de lintrieur.

Elle se tiendra Oued Asker, dans la presqule dEl Qoll, du 6 au 12 dcembre 1958. Elle regroupera les colonels El Hadj Lakhdar, de la Wilaya I (Aurs) ; Ali Kafi, chef de la wilaya II (Nord Constantinois), ne participera pas, bien que la runion se tienne sur son territoire et sous ses auspices. Il dlguera, en tant quobservateur, Lamine Khne frachement dsign comme secrtaire dEtat au premier GPRA (septembre 1958). Le colonel Ali Kafi expliquera dans ses mmoires que son absence tait due son refus de cautionner les purges engages par le chef de la Wilaya de Kabylie. Cette dernire sera justement reprsente par Amirouche. La IV (Centre), par Si Mhamed ; la V (Oranie) nassistera pas non plus et enfin Si El Hous, pour la VI (Sud).
Amirouche et les participants la rencontre affirmaient quils espraient redonner de lavenir aux maquis. Un rapport accablant contre lextrieur sanctionnera les travaux de ces assises qui seront souvent compares, au congrs de la Soummam, la dimension politique en moins. Un cahier de dolances sera labor pour secouer le GPRA. Le malaise des Wilayas ne peut pas ne pas gagner les bases arrires. Les quelque dix mille hommes posts la frontire tunisienne rongent leur frein, indique Rdha Malek.
A lextrieur, une sombre affaire de mort suspecte dun de ses collaborateurs amne le ministre des Affaires trangres, Lamine Debaghine, claquer la porte du gouvernement le 14 mars 1959. Le chef de la diplomatie du FLN impute la mort de son assistant aux services dAbdelhafid Boussouf, responsable du ministre des Liaisons gnrales et des communications, aeul de la Scurit militaire et de lactuel DRS. Lanmie du GPRA ne fait plus aucun doute. Ses carences sont criantes. En juillet 1959, chacun y va de son couplet. Krim
Belkacem (vice-prsident du Conseil et ministre des Forces armes), parle de lisolement de lintrieur, du mcontentement gnral.
Boussouf (liaisons gnrales communications) dplore, de son ct, le fait quil y a des gens pour lindpendance et dautres qui ne le sont pas.

Ce que conteste Ahmed Francis (Affaires conomiques et des finances), qui a vu dans la charge du puissant patron du MALG une attaque contre les militants issus de lUDMA (Union dmocratique pour le Manifeste algrien), sa famille politique davant avril 1956, date de son ralliement au FLN au Caire en compagnie du Prsident Abbas, fondateur de la formation. Lancien bras droit du leader historique rtorque que lobjectif est le mme pout tout militant du FLN. Quiconque adhre ce mouvement est pour lindpendance de lAlgrie.(4)
Ferhat Abbas dit de lui-mme quil est un Prsident qui prside mais ne gouverne pas.

Mahmoud Cherif (ministre de lArmement et du Ravitaillement), lui aussi ancien membre de lUDMA, contest par la wilaya des Aurs, sa wilaya dorigine, appelle la ncessit dune autorit ferme, solide, homogne, rvolutionnaire et restreinte pour diriger le pays et la guerre. Il enfonce le clou en proposant que le GPRA sinstalle en Algrie pour diriger le combat. Tewfik El Madani (ministre des Affaires culturelles) en arrive la conclusion que le premier GPRA est mort le 1er juillet 18 heures...Krim Belkacem et Mahmoud
Cherif, nouveaux Bossuet, en ont prononc loraison funbre. 


Boukhalfa Amazit




 

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