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Algrie : Juifs, chrtiens... Comment le pays encadre les religions minoritaires

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Manqool Algrie : Juifs, chrtiens... Comment le pays encadre les religions minoritaires

Algrie : Juifs, chrtiens... Comment le pays encadre les religions minoritaires




Rouverture annonce des synagogues et clbration de la diversit culturelle de l'Algrie, l'actuel ministre algrien des Affaires religieuses se veut le ministre de "toutes les religions". Mais l'Algrie garantit-elle vraiment la libert de culte ? Dcryptage.
Les rcentes prises de position du nouveau ministre algrien des Affaires religieuses tranchent avec celles de son prdcesseur, Bouabdallah Ghlamallah. En poste depuis le 5 mai 2014, Mohamed Assa, a dclar lundi 7 juillet Oran que "les lieux de culte pour les Juifs rouvriront leur portes". "Le fait de rouvrir des espaces de prire pour les Juifs est une preuve patente que lAlgrie nest pas contre eux", a ajout le docteur en sciences religieuses.
Une dclaration qui confirme sa politique douverture prsente quelques jours plus tt lors du Forum rgulirement organis par le quotidien national Libert. "Mon programme vise lamlioration de la pratique rituelle religieuse. Et pas seulement musulmane", a fait valoir le ministre lundi 1er juillet. Affirmant la prsence "dune communaut juive" qui "a le droit dexister", il a voqu une rouverture des synagogues, mais qui ne peut se faire dans limmdiat car "il faut dabord scuriser un lieu de culte avant de le livrer aux fidles".
Les lieux de culte de la petite communaut juive d'Algrie, dont les membres ne seraient plus aujourdhui "quune poigne" comme le prcisait lhistorien Benjamin Stora, avaient t ferms dans les annes 1990, en pleine guerre civile, par mesure de scurit.
>> Lire aussi : Y a-t-il encore des Juifs au Maghreb ?
Par ses gestes douverture, le ministre Mohamed Assa veut montrer que lAlgrie nest pas hostile aux autres cultes : "au contraire, notre pays accepte lautre et est riche de par ses diffrentes langues et cultures", condition toutefois que les minorits religieuses se soumettent au droit algrien, notamment la loi de 2006. Un texte qui consacre en thorie "le libre exercice du culte" mais propose peu dapplications concrtes de cette libert de croyance. Tribunaux spciaux pour les actes civils juifs, plerinages ou encore rgulation du march Kacher ne sont pas abords par les lois algriennes.
Tour d'horizon des lois algriennes :
  • LIslam : religion dÉtat
LIslam est incontestablement "la religion de lÉtat" comme le stipule clairement larticle 2 de la Constitution algrienne. Ainsi, le prsident de la Rpublique doit lui-mme tre de confession musulmane (art.73) et doit prter serment "de respecter et de glorifier la religion islamique".
LIslam est galement la religion officielle de la socit, dite de "tradition arabo-islamique", en tmoigne le prambule du texte suprme qui rappelle le combat men par lAlgrie pour "ses valeurs et les composantes fondamentales de son identit que sont l'Islam, l'Arabit et l'Amazighit".
  • Une libert religieuse garantie
Bien que lIslam soit la religion rgnante, cela nempche pas la prsence et le libre exercice des autres cultes. La religion musulmane elle-mme garantit la libert religieuse, que ce soit travers certains versets, comme "Pas de contrainte en religion." (2, 256). Mais aussi en raison du fait que les premiers dirigeants ont plac les gens du Livre sous le rgime de la dhimma (protection).
La Constitution de 1976 ne nomme pas expressment la libert religieuse mais consacre nombre de liberts qui sy rattachent. "La libert de conscience et la libert d'opinion sont inviolables" (art.36) tandis que "les citoyens sont gaux devant la loi, sans que puisse prvaloir aucune discrimination pour cause de naissance, de race, de sexe, d'opinion ou de toute autre condition ou circonstance personnelle ou sociale" (art.29).
La loi de 2006, qui rgit la pratique des cultes autres que musulman, est moins timide. Elle garantit expressment "le libre exercice du culte" et affirme que "lÉtat garantit galement la tolrance et le respect entre les diffrentes religions".
>> Lire aussi : La nouvelle Notre-Dame d'Afrique, "un symbole d'entente et de rencontre"
  • Mais une libert encadre
Le "libre exercice du culte" tabli par la loi de 2006 est nanmoins strictement encadr. Il est soumis au respect "de lordre public, des bonnes moeurs et des droits et liberts fondamentaux des tiers". Mais surtout, lexercice collectif du culte est confin aux difices affects cet effet par les autorits algriennes. Point plutt problmatique pour les Juifs puisquaucune synagogue na rouvert depuis les annes 1990.
Cette restriction dans lattribution et lusage des lieux de culte a notamment t fustig par certaines communauts chrtiennes aprs la condamnation un an de prison dun prtre du diocse dOran. Il avait conduit en 2007 une prire dans le bidonville de Maghnia, une ville la frontire du Maroc, o il rendait visite des immigrs camerounais.
  • Interdiction d'"branler la foi dun musulman"
Depuis la loi de 2006, le pas ne surtout pas franchir pour les religions minoritaires est le proslytisme. Quiconque "incite, contraint ou utilise des moyens de sduction tendant convertir un musulman une autre religion" risque une peine de deux cinq ans de prison ainsi quune amende pouvant atteindre un million de dinars (prs de 10 000 euros). Mme tarif pour celui qui "fabrique, entrepose ou distribue" des documents "qui visent branler la foi dun musulman".
Endiguer les conversions et lactivisme des glises vangliques, tel tait lobjectif exprim par lex-ministre des Affaires religieuses, Abdellah Temine, lanne o la loi a t promulgue.
Le salafiste, Abdelfattah Hamadache Zeraoui, qui a fustig la rouverture future des synagogues a par ailleurs jou sur la corde sensible du proslytisme pour dnoncer les propos du ministre Mohamed Assa. Le chef de file du Front de la Sahwa (veil) salafiste libre a dplor dans un communiqu un "coup qui fait mal au cur des Algriens car c'est un appel officiel aux Juifs et aux chrtiens pour diffuser leur croyance et faire du proslytisme de manire rglementaire et lgale".






 

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