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Largent lassaut du pouvoir politique

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Sofiane Djilali : Il faut une nouvelle classe politique au pouvoir Emir Abdelkader 0 2014-06-10 10:22 PM
Gestion de lislamisme politique : Le pouvoir perd la main Emir Abdelkader 0 2014-05-13 11:30 AM
Gestion de lislamisme politique, Le pouvoir perd la main Emir Abdelkader 0 2014-05-12 08:36 AM
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2014-07-16
 
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Largent lassaut du pouvoir politique

Forte influence des milieux daffaires : Largent lassaut du pouvoir politique




Argent et pouvoir, rapport parfois conflictuel, jamais discutable. La rsurgence des scandales politico-financiers au sein des grandes dmocraties occidentales nous rappelle dailleurs, chaque fois, la promiscuit entre milieux daffaires et centres de dcision politiques. La srie de scandales qui a branl lun des plus importants partis de France illustre cet tat de fait. Serait-ce nanmoins une spcificit des systmes politiques assis sur lconomie de march ? Quand il sagit dargent, tout le monde a la mme religion, disait Voltaire.



LAlgrie ne peut en aucun cas chapper un phnomne qui a de tout temps fait partie de la dynamique de pouvoir. Il fut un temps o les rapports entre argent et politique taient marqus par le sceau du secret, transitant par des rseaux souterrains et informels, dont lopinion navait vent que par dintermittentes rumeurs. 2014 a toutefois marqu un tournant en la matire. Les soutiens financiers du clan prsidentiel sont sortis de leur traditionnelle rserve pour safficher et oprer un coup de force dans lorganisation patronale la plus importante du pays. Leve de fonds obligatoire, motion de soutien au prsident-candidat et pressions taient dailleurs le lot des membres du Forum des chefs dentreprises, la veille de llection prsidentielle davril.
De ces soutiens, un homme se dmarquera comme tant le chef de file des pro-Bouteflika au sein du patronat algrien : Ali Haddad, dont la proximit avec le frre du prsident de la Rpublique est passe de suppose certaine. Chef de file dun bataillon de businessmen dont la survie ne dpend que du bon vouloir du systme. Symptme dune cohorte de rentiers versant dans la cooptation avec zle ou reflet de linquitude de ceux-ci voir arriver la fin dun systme qui leur permet un enrichissement sans limite ? Les explications diffrent.
Si certains hommes daffaires que nous avons contacts ont refus de rpondre nos questions sur le sujet, limage de Ali Haddad ou encore Rda Hamiani, nombreux sont les observateurs du milieu des affaires algrien qui nont pas hsit commenter la situation. Nos interlocuteurs saccordent ainsi dire que les soutiens financiers du clan au pouvoir partagent un seul et mme profil. Celui des produits finis, soit des prte-noms pour toutes les transactions dans lesquelles il serait hasardeux pour un dcideur de simpliquer directement.
Pouvoir informel
Cela explique en partie la propension de certains de ces hommes daffaires afficher dans les diffrents salons des liens de parent rels ou supposs avec des dcideurs. On nous explique ainsi que tous se targuent dtre amis ou proches du gnral untel ou untel. Lun de nos interlocuteurs cite dailleurs lexemple de Abdelghani Djerrar, patron de la dfunte Tonic Emballage, qui criait qui voulait lentendre tre associ feu le gnral Mohamed Lamari. Une contrevrit, selon nos sources. Idem pour Ali Haddad, qui a surf sur un suppos parrainage du gnral Mohamed Touati des patrons originaires de la rgion de Kabylie.
Il va sans dire que des associations informelles existent entre milieux daffaires et centres de dcision. Cest limage de ce dput, rput lAssemble pour le peu de scrupule quil affiche en tant quhomme daffaires bnficiant du parrainage dun trs haut grad de larme. Une seule rgle subsiste toutefois entre ceux qui tirent les ficelles, celle de ne pas se marcher sur les plates-bandes.
Lautre trait dunion entre les membres des milieux daffaires algriens est le modle conomique, si lon peut lappeler ainsi, selon lequel ils fonctionnent. Que ce soit ETRHB, Kouninef, Tahkout et bien dautres, ces entreprises ne seraient rien sans la commande publique.
Les soutiens financiers se caractrisent aussi par le fait dtre de gros importateurs, pour les cas de ETRHB Haddad et Kouninef, de bitume hollandais pay en Chine et transitant par le Maroc, de vhicules pour les concessionnaires comme Iveco et Maazouz, de produits alimentaires de base en ce qui concerne ceux qui activent dans lagroalimentaire. Ils ont tous bnfici dune opration de cession dentreprise publique gagnante qui leur a permis non seulement de mettre la main sur des actifs industriels de qualit et sur des stocks apprciables, mais aussi de bnficier de lignes de crdit. A titre dexemple, Kouninef a ainsi repris Cogral, filiale de lex-ENCG, Maazouz a hrit de Ngaous.

Ces businessmen ont aussi la particularit de flirter avec les limites de la rglementation, si ce nest tout simplement pour tirer profit du systme daides, avantages et subventions accords par lEtat. Cest ainsi quun Maazouz peut encore se prsenter en tant que concessionnaire multimarques tandis que la loi linterdit dsormais.
Si les personnalits diffrent, leur russite est commune, elle est fulgurante et alimente par les bonnes grces du Trsor public. Des activits qui permettent beaucoup de ces prte-noms de se constituer un matelas financier et de transfrer dimportantes ressources ltranger par le biais de surfacturations limport, nous explique-t-on. Avant dajouter que la gestion de ce genre dentreprises est chaotique et quun audit, qui irait au-del des constats de complaisance tablis par certains commissaires aux comptes, rvlerait de nombreuses avaries.
Dailleurs, nos sources affirment que ce modle conomique ne pourrait subsister sans linformel et sans un pouvoir politique encourageant linformel et la politique fiscale accommodante. Cest dailleurs la domination des rseaux informels qui permet ces rseaux financiers de dgager les fonds ncessaires pour arroser les donneurs dordres dans les cas les plus simples. Des fonds aussi indispensables pour financer llection de leurs poulains et lentretien de leurs relations en haut lieu.
Nomination de ministres
Sil est vrai que lachat de voix, de listes lectorales et de siges aux assembles lues ne saurait aller de pair avec la traabilit et la transparence, un phnomne inquite de plus en plus certains hommes politiques. Lun deux nous explique ainsi que si le fait de remplir des bus et des salles avec de supposs fervents militants ncessite de largent pour entretenir tout ce beau monde, cest la corruption qui gangrne aujourdhui les rouages de la fonction lectorale. Se disant tmoin de certains dpassements loccasion dchances lectorales locales, il voque la corruption dagents de contrle et de surveillance laide de fonds qui ne peuvent provenir que de rseaux informels.
A un plus haut niveau, linteraction entre les rseaux daffaires et les centres de dcision semble prendre de nouvelles formes. Si certains se complaisent dans le statut de prte-noms ne cherchant qu tirer profit du systme en place, beaucoup sont mconnus de lopinion publique alors que dautres veulent peser. Cest le cas, particulirement, de Ali Haddad. Celui qui use des mdias ses deux quotidiens mais surtout ses deux chanes de tlvision comme vecteur dopinion devient de plus en plus actif en politique. Il y a quelques jours, la secrtaire gnrale du Parti des travailleurs accusait Ali Haddad de vouloir peser sur la nomination dun nouveau patron la tte de Sonatrach.
Ptard mouill, affirment nos sources. Celles-ci misent plutt sur linfluence certaine quaura lhomme daffaires sur le tout nouveau ministre de lIndustrie et des Mines, Abdessalem Bouchouareb. Si certains nhsitent pas mettre sur le compte de lintervention de Ali Haddad la nomination de Bouchouareb lIndustrie, dautres se font plus circonspects ce propos. Nos sources expliquent quil sagit l plus de proximit en raison de lamiti liant Haddad au frre du Prsident et celle liant celui-ci Bouchouareb. Une amiti ne et ayant volu au fil des participations du ministre de lIndustrie aux diffrentes campagnes lectorales au nom du RND depuis 2004. Une nomination quils mettent dailleurs sur le compte de la rcente redistribution des pouvoirs avec les Services.
En tout tat de cause, cette proximit gne et pourrait expliquer lchange de politesses entre le patron du groupe Cevital, Issad Rebrab, les responsables du Forum des chefs dentreprises et le ministre de lIndustrie et des Mines.
Une nomination qui aura aussi conduit Amara Benyouns, autre fervent soutien du clan prsidentiel, prendre la tte du dpartement du Commerce, laquelle sera aussi lourde de consquences car marque par une redistribution des cartes non seulement au sein des structures ministrielles, mais aussi au sein des Chambres de commerce. Des Chambres de commerce domines, depuis la nomination de Djaboub au Commerce, par les structures de lUGCAA, elle-mme influence et interagissant avec les membres du parti MSP.

Llection dun nouveau prsident de la CACI, prvue en septembre prochain, marquera dailleurs un renversement de tendance. La CACI sera donc une institution de plus amener dans le giron. Une institution bien plus importante que le FCE. Car si le Forum runit quelque 700 membres, les adhsions la CACI se comptent par dizaines de milliers. Une institution sous tutelle de ladministration et qui est, de fait, associe au processus de dcision conomique. Cest aussi la porte par laquelle quiconque pourrait dvelopper ses rseaux internationaux.
Largent laisse toujours une trace
Mais quest-ce qui fait tant courir ces rseaux ? Quest-ce qui alimente leur voracit ? Certains affirment de prime abord que largent est bon valet mais mauvais matre et, par consquent, ces rseaux pourraient commencer chapper leurs matres car largent a sa propre logique. Dautres avancent quils sentent que le quinquennat qui sannonce pourrait tre le dernier dopulence. Certains diront simplement que cest la peur qui les anime.
La maladie du prsident de la Rpublique et la perspective de voir le systme en place prendre fin de manire prcoce les pousseraient ainsi anticiper. Transfrer des fonds ltranger semble aujourdhui une priorit. Des courtiers en placements viendraient dailleurs rgulirement de Monaco pour proposer des produits financiers Alger.
Cependant, nos sources affirment que largent laisse toujours une trace. Si de tout temps, largent mal acquis a pu transiter en toute impunit par les paradis fiscaux europens, les choses commencent changer, nous explique-t-on. La Convention des Nations unies sur la lutte contre la corruption permet aujourdhui nimporte quel groupe dindividus de demander des informations au sujet des acquisitions de leurs dirigeants dans tout pays tranger. On nous explique aussi que la leve du secret bancaire en Europe ds 2015 risque dacclrer le mouvement en marquant la fin des paradis fiscaux Monaco, au Luxembourg et en Suisse.
Le mouvement est dailleurs dj en marche en Allemagne. Avec larrive de nouveaux dirigeants la tte dentreprises europennes, de vieux dossiers ressortent, limage du dossier Man avec SNVI. Les comptes et les avoirs de responsables algriens auraient t bloqus. En attendant, ce sont les institutions de lEtat qui sont foules aux pieds. LAlgrie exporte sa richesse et dpense des milliards dans des structures qui ne survivront peut-tre pas leur initiateur.

Roumadi Melissa




 

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09:18 PM

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