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Ghardaa : Nous sommes des rfugis chez nous

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Nous sommes sollicits par tous Emir Abdelkader 0 2014-05-20 02:48 PM
nous sommes confiants dans les capacits de lAlgrie... Emir Abdelkader 0 2014-05-18 05:51 PM
Nous sommes gouverns par des rsidus de la France Emir Abdelkader 0 2014-04-08 03:45 PM
On ne parle pas de politique chez nous Emir Abdelkader 0 2014-03-01 06:17 PM
Pourquoi en sommes-nous l Emir Abdelkader 0 2014-02-20 11:14 AM

 
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2014-07-18
 
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  Emir Abdelkader    
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Ghardaa : Nous sommes des rfugis chez nous

Ghardaa : Nous sommes des rfugis chez nous




Violence, maisons brles et familles sans toit. Depuis neuf mois, Ghardaa crie sa dtresse. Reportage sur un drame humain endmique.


Et dire que jai particip la construction de la plupart des ensembles dhabitations de Ghardaa et des nouvelles cits. Me voil aujourdhui, au crpuscule de ma vie, oblig de quitter ma demeure, louant, avec ma maigre retraite, ce modeste studio. Une pice-cuisine, pour sauver ma famille. Amer, Ami Salah, originaire de Souk Ahras, a pass toute sa vie Ghardaa. Il y habite depuis les annes 1970, aprs avoir sillonn les grands chantiers du Sud avec la plus grande entreprise de lpoque aprs la DNC, lex-lETTS. Ils sont venus la nuit avec des cagoules et mont donn 24 heures pour quitter ma maison dans le quartier dEl Korti alors que nous tions dj assigs depuis plus de deux semaines, ne pouvant sortir du ct de Chabet Telli, ni de Belghenem et encore moins de Bin Djabline. Je ny ai plus remis les pieds ce jour, ajoute-t-il.
Puis, sur un ton plus mlancolique, il laisse tomber dans un murmure : A prs de 80 ans, je nai plus rien Souk Ahras. Je me retrouve entre lenclume et le marteau. Mes enfants men veulent de navoir pas prvu de partir plus tt. Cest le mois de Ramadhan le plus amer de ma vie, et Dieu sait que jen ai pass quelques-uns sur des chantiers difficiles, dans des bases de vie loin de tout, sans famille, mais ctait plus facile supporter que cette situation de rfugi dans son propre pays. Comme lui, ils sont nombreux crier leur douleur depuis des mois sans que les autorits locales trouvent une solution.
Entasss
Acha, originaire de Constantine et cadre dans lune des administrations de la wilaya de Ghardaa, a vcu lhorreur dans le quartier de Chabet Ennichne : Ctait en pleine nuit du 23 fvrier, lorsque de stridents cris ont dchir la nuit. Mon mari et moi avions t rveills. Depuis la terrasse, nous avons dcouvert lhorreur des flammes qui montaient de partout dans des maisons toutes proches. Tout coup, la porte de leur maison a t dfonce par une masse de jeunes encagouls qui les ont somms de partir sur-le-champ. Ils nous ont interdit demporter le moindre objet. Dans la rue, des dizaines de femmes, denfants et dhommes couraient dans tous les sens, ne comprenant pas ce qui leur arrivait. Ma maison et celles appartenant aux Arabes vivant dans ce quartier ont t pilles, saccages et incendies, rvle-t-elle Il ne restait que des murs noircis et des amas de meubles compltement consums.
Ainsi, 23 ans de vie dans cette ville sont partis en fume en une nuit. Cependant, grce laide de bienfaiteurs, les premires semaines sans toit sont passes en communaut. LEtat na jamais demand aprs nous, nous sommes compltement abandonns. Hbergs dans une cole de Chaba avec des dizaines de familles entasses dans des classes dpourvues de tout, nous avons dcid avec mon conjoint de nous en remettre Dieu et avons lou chez des particuliers et tentons de reprendre une vie presque normale, indique-t-elle.
Abandonns
A lcole Chahid Gabani de Mermed, une trentaine de familles de ce quartier dont les maisons ont t incendies continuent de vivoter. Les chefs de famille, notre passage, taient pour la plupart sur leur lieu de travail, il nous a t interdit de rentrer pour constater de visu les conditions de vie de ces rfugis : Excusez-nous, mais ce nest pas possible que vous entriez. Notre socit conservatrice ne le permet pas. Vous auriez d vous faire accompagner par une journaliste. Vingt-neuf familles, une cinquantaine denfants y vivent. Elles nont plus rien et attendent que les autorits daignent sintresser leur cas, les reloger dans des quartiers scuriss. Les conditions de vie sont pnibles, cela fait plus de 5 mois que nous sommes ici dans une promiscuit et une situation sanitaire difficile. Nous nous serrons les coudes et tentons de nous entraider pour passer ce mois de Ramadhan le moins pniblement possible.
La foi en Dieu, un certain fatalisme ressort des tmoignages de ces mes meurtries par lagression, le mpris et cette situation de SDF qui perdure sans espoir de voir le bout du tunnel. A lcole Abderrahmane El Korti, lentre du ksar de Melika qui commence partir du carrefour Merrakchi au bas du quartier de Theniet El Makhzen, juste dans le quartier de Tichrihine qui borde loued Mzab, une dizaine de familles mozabites avaient subi les affres des incendies de leurs maisons. Elles ont trouv refuge dans cet tablissement scolaire et, depuis, les portes sont restes closes avec interdiction totale dy pntrer.
Les familles sont de plus en plus rticentes souvrir aux mdias. Elles sont de plus en plus enclines cacher cette souffrance quelles partagent en silence dans les murs dune dizaine dcoles. Cest un drame dissimul, comme pour ne pas taler une misre exacerbe par la chaleur estivale. Une douleur qui se veut discrte, mais qui rappelle quil sagit de familles chasses de chez elles, souvent de maisons loues des particuliers, mais dont lincendie a tout pris, y compris les papiers didentit pour certains. Ces familles se retrouvent, du jour au lendemain, dmunies de tout. Pendant ce temps, les autorits locales brandissent des statistiques daides qui ne veulent absolument rien dire tant la dtresse de ces gens est vive et la plaie bante.

Sit-in demain pour dnoncer la violence

Une manifestation pacifique est prvue demain 15h30 la Grande Poste dAlger pour dnoncer les violences Ghardaa et dire : Barakat linscurit, barakat aux assassinats, barakat la terreur Ghardaa. Le sit-in est organis par le mouvement Barakat qui dnonce fortement lirresponsabilit et la passivit des pouvoirs publics face au crime abject qui touche notre population au Mzab.

K. Nazim




 

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02:26 AM

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