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Libye : les milices jusqu' la lie

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Libye : Tripoli paralyse par les combats entre milices Emir Abdelkader 0 2014-08-01 06:52 PM
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Libye : les milices jusqu' la lie

Libye : les milices jusqu' la lie








Les violents combats l'arme lourde sur l'aroport de Tripoli ont rvl au grand jour les conflits permanents entre factions rivales qui minent le pays.
"Il faut prendre au srieux ce qui se passe en Libye avant qu'il ne soit trop tard." Devant le Conseil de scurit de l'ONU, le 17 juillet, le chef de la diplomatie libyenne, Mohamed Abdelaziz, tire une nouvelle fois la sonnette d'alarme. "Ils nous coutent mais ils n'entendent pas", dplore un de ses proches. "Ils", ce sont notamment les reprsentants des cinq membres permanents du Conseil. À New York, le ministre les a exhorts dpcher des conseillers militaires pour scuriser des infrastructures nvralgiques telles que les ports et les aroports, la banque centrale, ou encore les champs et terminaux du ptrole cens irriguer l'conomie libyenne. Sans succs.
Pendant ce temps-l, l'aroport international de Tripoli, des combats l'arme lourde font rage entre des milices rivales et, tout comme la plupart des ambassades, l'ONU a vacu ses 160 employs. D'une intensit jamais atteinte depuis la rvolution de 2011, les affrontements ont fait jusqu' 47 morts et 120 blesss en une semaine.
Sur le tarmac, des pick-up de combattants prts en dcoudre roulent plein rgime entre les carcasses d'avions de ligne calcins ou endommags par les balles et les roquettes tires tous azimuts. Aprs une dizaine de jours de combats, le ministre des Transports estime les dgts plus de 1,5 milliard de dollars (1,1 milliard d'euros).
Prive de son principal aroport, la Libye se retrouve encore un peu plus isole.
Prive de son principal aroport, la Libye se retrouve encore un peu plus isole, mine par une myriade d'autres luttes parfois picrocholines alimentes par des groupes arms qui se mettent au service d'intrts claniques, tribaux ou rgionalistes idologiques. Ces microconflits font le lit d'une grande guerre civile, tant redoute, entre les islamistes et leurs opposants, qui dstabiliserait une fois de plus toute la rgion.
Poursuites de la CPI contre certains chefs de milice ?

Tout a dmarr le 13 juillet. Les milices islamistes de Tripoli lancent l'assaut avec le soutien de brigades de la cit industrieuse de Misrata, bien dcides arracher l'aroport aux redouts groupes arms de Zintan (Qaaqaa, Al-Sawaik et Conseil militaire des rvolutionnaires) qui contrlent ce lieu stratgique depuis la chute de Kadhafi. Partiale, la municipalit de Misrata rsume la situation l'aroport de Tripoli "une bataille des rvolutionnaires authentiques contre les fidles de l'ancien rgime".
>> À lire aussi : Libye : tous le doigt sur la gchette
C'est Salah Badi, le reprsentant islamiste radical au Congrs gnral national (CGN, ex-Parlement) de cette ville situe 210 km l'est de la capitale, qui est la manoeuvre. Il est dcid en dcoudre avec Zintan, dont les milices ont exerc une pression tout au long de l'anne sur le CGN, domin par les islamistes, pour le compte des "libraux" de l'Alliance des forces nationales de Mahmoud Jibril ou d'Ali Zeidan, l'ancien Premier ministre. À Tripoli, nul n'a oubli le drame survenu le 15 novembre 2013, lorsque des miliciens de Misrata ont ouvert le feu sur une foule pacifique qui rclamait leur retrait de la ville.
Échappant tout contrle de l'État, ces milices d'anciens rvolutionnaires n'obissent qu' leurs chefs, eux-mmes lis des intrts politiques qu'ils servent par la force. D'une plume alerte et courageuse, le ministre de la Justice, Salah *al-Marghani, a interpell le 21 juillet ces "seigneurs de guerre" : "Messieurs les commandants de groupe arm, vous devriez vous excuser auprs du peuple libyen pour ce que vous faites."
Et de conclure sans louvoyer : "Si vous vous tes rvolts contre l'injustice, vous en tes aujourd'hui la source." C'tait au lendemain de son entrevue La Haye avec la procureure de la Cour pnale internationale (CPI), Fatou Bensouda, durant laquelle fut voque l'ventualit de poursuites contre certains chefs de milice.
Pour des raisons stratgiques et pcuniaires videntes, les islamistes ont tent, en vain, de faire transfrer les vols internationaux vers l'aroport de Misrata et la base militaire aroportuaire de Maitiga. Officiellement rendue au gouvernement par la milice salafiste qui la contrlait, cette dernire leur sert toujours de base de repli et de stock d'armes.
Au sein de la mouvance politique islamiste, l'interruption de l'assaut Tripoli serait soumise l'abandon de l'opration Dignit Benghazi.
Mais l'aroport n'est qu'un prtexte. Selon Anas el-Gomati, fondateur du think tank libyen Sadeq Institute, ces combats autour de l'aroport de Tripoli sont une "consquence directe de l'opration Dignit", lance le 16 mai par le gnral la retraite Khalifa Haftar, 71 ans, pour "purger" la ville des terroristes islamistes.
>> À lire aussi : un avion des forces spciales Khalifa Haftar s'crase Benghazi
Alors qu' Benghazi le groupe terroriste Ansar al-Charia multiplie les offensives et les attentats, Tripoli, les milices islamistes ouvrent un nouveau front contre les Zintanis, qui soutiennent Haftar. Au sein de la mouvance politique islamiste, l'interruption de cet assaut est soumise l'abandon de l'opration Dignit, explique-t-on au Parti de la justice et de la construction (Frres musulmans).
Perte de contrle sur le Parlement

"Personne ne va gagner", prdit une source libyenne bien renseigne qui redoute un statu quo durable et une "contamination" de ce conflit. Selon lui, c'est galement le transfert du Parlement (l'ancien CGN est devenu la Chambre des reprsentants) de Tripoli Benghazi la suite des secondes lections lgislatives du 25 juin qui nourrit la colre vindicative des islamistes. "Ils perdent enfin le contrle sur le Parlement, qui pourrait faire passer des lois de type antiterroriste qu'ils redoutent", analyse cette source.
Toutefois, nul n'ose prdire un avenir lgislatif radieux tant que les groupes arms radicaux sont prsents Benghazi. Les rsultats de ces lections annoncs le 21 juillet laissent entrevoir une nouvelle dfaite patente des islamistes, faisant suite celle subie quatre mois plus tt lors de l'lection de l'Assemble constituante. Mais les combats se mnent encore par les armes plus que par les urnes, mettant mal un embryon de dmocratie et de libert entraperu au lendemain de la rvolution.
Les voisins en premire ligne
Les six pays voisins (Tunisie, Algrie, Soudan, Égypte, Tchad et Niger) tentent d'harmoniser leurs efforts pour soutenir l'État libyen, amorcer un dialogue entre les acteurs et scuriser les frontires. À la fin de ce mois, la commission politique confie l'Égypte et la commission scuritaire prside par l'Algrie sont censes remettre leurs rapports et formuler des propositions. Vu du Caire, le dossier de la Libye est une "question de scurit nationale et rgionale prioritaire", indique-t-on au ministre des Affaires trangres gyptien, o l'on se dfend d'apporter un soutien logistique et militaire l'opration Dignit du gnral Haftar, qualifi d' "piphnomne".
Pour l'Union europenne, "la seule option est une solution politique".
Mi-juillet, l'ancien Premier ministre Ali Zeidan s'est rendu au Caire pour plaider la cause de Haftar et voquer une intervention internationale "examine" par le gouvernement libyen d'Abdallah el-Thinni. Une piste qui divise dans le pays, y compris au sein du pouvoir, tandis que les milices islamistes et leurs relais politiques ont mis en garde contre un tel scnario. Pour l'Union europenne, "la seule option est une solution politique", tandis qu'au sein de la Ligue arabe d'aucuns estiment que "sans intervention militaire pour contenir les milices il n'y a pas vraiment de solution pour le moment".
Dans les chancelleries occidentales, les diplomates se montrent prudents, hsitants, mais attentifs et proccups. L'un d'entre eux explique qu'il est pour le moment dlicat de soutenir un État aussi fragile, sinon "quasi failli". "Nous sommes en stand-by mais en alerte plus que rouge", conclut-il.


 

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