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Juifs de France : pourquoi ils partent en Isral

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Les juifs doivent dnoncer ce quIsral fait en leur nom... Emir Abdelkader 0 2014-08-06 11:54 AM
La France organise un bal du 14 juillet en Isral ! Emir Abdelkader 0 2014-07-17 12:06 PM
Pourquoi il n'y a qu'en France que les supporters... Emir Abdelkader 0 2014-06-30 12:57 PM
Isral : lcrivain Amos Oz qualifie des extrmistes juifs de no-nazis hbreux Emir Abdelkader 0 2014-05-10 04:39 PM
Pourquoi la France est-elle intervenue seule au Mali ? Emir Abdelkader 0 2013-01-13 03:14 PM

 
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Juifs de France : pourquoi ils partent en Isral

Juifs de France : pourquoi ils partent en Isral






5.000 dparts prvus cette anne. Ils choisissent de quitter la France pour des motifs religieux, pour fuir la monte de l'antismitisme ou pour changer de vie. Enqute.

C'est le huitime jour de leur nouvelle vie. Un message scotch sur la porte d'entre de l'appartement tmoigne de leur arrive rcente dans ce quartier populaire de la banlieue de Hafa, dans le nord de l'Etat hbreu : "Bienvenue en Isral. Ne shikot [bisous] avec Amour !"
Sous un ciel sans nuage, Sylvie, 42 ans, Marc, 61 ans, et leurs trois fils, Thibaud, 16 ans, Tho, 13 ans, et Youri, 5 ans, peinent raliser qu'ils ont fait "le grand saut", depuis leurs belles Ctes-d'Armor jusqu'aux alles btonnes de Kyriat Ham.
Ils ont laiss derrire eux leur maison bretonne et ses 180 arbres plants, pour cette cte o des immeubles dglingus dfigurent la Mditerrane. Eux qui ne sont pas pratiquants s'installent dans un pays religieux. Eux qui apprcient le calme dbarquent dans un pays en guerre. La reprise des oprations militaires Gaza depuis le 7 juillet dernier ne les a pourtant pas dissuads. Tout juste esprent-ils "que cela ne va pas trop se compliquer".
Pour le moment, ils ont choisi "le programme plage intensif" et se sentent "loin de la zone de combat", situe 150 kilomtres. Quinze jours plus tt, un missile du Hamas atterrissait pour la premire fois au large de Hafa.
Quand on voit les dernires manifestations propalestiniennes en France, on se dit qu'on a bien fait de partir. Comment ose-t- on encore contester la cration d'Isral quand six millions de juifs sont morts pendant la guerre ?" s'agace Marc.

"Sur Facebook, mes copains me demandent si je tiens le coup sous les roquettes", raconte Tho. "Ici tout va bien, je me baigne. C'est moi qui m'inquite pour eux, avec tout ce qui se passe en France." C'est Thibaud, l'an, parti l'an pass avec le programme Naal pour les jeunes juifs souhaitant terminer leurs tudes secondaires en Isral, qui a ouvert la voie au reste de la famille. Tous ensemble, le 16 juillet, ils ont fait leur "alya", littralement la "monte" vers Isral, avec des centaines de coreligionnaires...
Un panier dintgration (Sal Klita, aussi appeler "panier dabsorption") est remis chaque Franais qui vient de faire son alya ("monte vers Isral"). (Sbastien Leban pour Le Nouvel Observateur)
5.000 dparts prvus pour 2014

"On dirait l'exode !" Dans le hall du terminal 2A de l'aroport Roissy-Charles-de-Gaulle, ce jour-l, une dame blonde ne peut retenir sa surprise face l'immense file des familles poussant des montagnes de valises. Quelques kippas, un ou deux grands chapeaux noirs laissent peu de doutes sur l'appartenance religieuse des voyageurs. Leurs destinations sont inscrites au marqueur sur les bagages : Jrusalem, Ashdod, Netanya... C'est l't, mais l'ambiance n'est pas celle, lgre, des vacances. La gravit se lit dans les regards.
Devant le comptoir d'enregistrement du vol El Al pour Tel-Aviv, 430 Franais de confession juive s'apprtent quitter dfinitivement leur pays. Jamais ils n'ont t aussi nombreux. Avec 5 000 dparts prvus pour 2014, la France reprsente mme, pour la premire fois, le plus grand vivier de candidats l'migration en Isral, devant la Russie ou les Etats-Unis, o la communaut juive est pourtant dix fois plus importante.
Les chauffoures du dimanche prcdent aux abords de synagogues parisiennes, les slogans antijuifs et les drapeaux du Hamas la Bastille sont dans toutes les ttes.
J'ai pris la dcision de partir au moment des attentats de Toulouse commis par Mohamed Merah. Ca a t le dclencheur, explique Eric, 45 ans, visage ferm. La suite a confirm la ncessit de quitter ce pays o les juifs se font attaquer. On nous parle de la guerre en Isral, mais nous, on va vers la vie !"

Il s'envole donc avec Yal, son pouse, leur fille de 15 ans et leurs deux garons, 11 et 4 ans, vers Netanya. Plbiscite par les Franais, la station balnaire de 185 000 habitants est jumele avec Nice et Sarcelles, o exploseront les violences antismites quelques jours plus tard. Financier, Eric menait pourtant une existence privilgie dans un quartier chic de la capitale.
Leur vie dans une cit de Pantin devenue "insupportable"

Sabine, 37 ans, Benjamin, 39 ans, et leurs quatre enfants n'avaient pas cette chance. Au fil des dernires vagues d'immigration, leur vie dans une cit de Pantin leur est devenue "insupportable". "Les "Franais" ont dsert les immeubles, nous tions les derniers juifs du quartier, entours des "voiles", nous nous sentions menacs", racontent-ils. Ds que Benjamin a trouv un emploi de comptable en Isral, ils ont engag les dmarches auprs de l'Agence juive, l'organisme paragouvernemental isralien charg de faciliter le "retour" des juifs, et qui finance le voyage.
L'alya, depuis deux ou trois ans, on ne parle plus que de a dans la communaut, affirme Sabine, qui a renonc son emploi de prparatrice en pharmacie. La France est notre pays, un trs beau pays. On sait que a va tre dur. Il va falloir apprendre l'hbreu, s'intgrer, travailler, mais l'Etat franais n'a pas fait grand- chose pour retenir les juifs qui veulent partir... Depuis l'affaire de Toulouse, je vivais avec la peur au ventre. Nous connaissions la famille de l'un des petits tus. Quelle mre peut supporter de laisser son enfant dans une cole qui peut tre la cible d'un islamiste ? Notre avenir est en Isral, on y est bien mieux protg. L'arme de Tsahal est magnifique."

Les yeux embus quelques secondes de la sparation, Gislaine, la mre de Sabine, explique : "Malgr le dchirement, je les ai incits partir. Mes deux garons et leurs familles suivront ma fille. Moi-mme et mon mari avons prvu notre propre alya pour 2015." Mme s'il y a ce qu'elle appelle pudiquement "les vnements" pour voquer Gaza, elle reste persuade qu'"ils seront mieux qu'ici".
Pour Odile, 48 ans, "mettre sa vie dans 33 mtres cubes est un crve-cur. Mais nous sommes la gnration sacrifie pour nos enfants", conclut celle qui part en claireur vers la Terre promise pour ses filles, encore tudiantes en France. Si certains sont plus religieux que d'autres, tous ont "foi en Isral".
6.000 Franco-Israliens affluent Ashqelon

Malgr les tirs fournis de roquettes et la dgradation rapide de la situation, aucune annulation n'a t enregistre par l'Agence juive. Mme lorsque les villes de destination se situent sous le feu des missiles, comme Ashdod, ou Ashqelon, quelques kilomtres peine de l'enclave palestinienne. C'est d'ailleurs ici, dans cette ville du Sud, rgulirement pilonne par le Hamas, et o il faut plonger dans un abri en moins de 15 secondes en cas d'alerte, qu'ont lu domicile Daniel Halimi, Myriam et leurs quatre enfants, les premiers sur la liste des olim (les nouveaux immigrants).
Dans cette mme ville, le 22 juillet, 6 000 Franco-Israliens affluent de tout le pays pour enterrer le soldat Jordan Bensemoun, mort au combat 22 ans.
Funrailles Ashqelon du soldat franco-isralien Jordan Bensemoun,
22 ans, tu au combat le 21 juillet.
(Sbastien Leban pour Le Nouvel Observateur)
Le garon avait migr de Lyon l'ge de 16 ans avec la farouche volont de s'engager dans le corps d'lite de l'arme isralienne. "Une leon de sionisme", dclare l'ancien ministre de la Dfense Shaul Mofaz devant un parterre de militaires et de civils fleur de peau. Au milieu des sanglots, la colre est palpable.
Salauds de journalistes, foutez le camp ! hurle une cousine du dfunt. Les mdias racontent n'importe quoi sur cette guerre. C'est de la dsinformation."

"La France, c'est devenu l'Algrie", enrage une autre. "La mort de Jordan, a me donne encore plus envie d'aller combattre pour mon peuple", affirme un jeune olim galvanis.
Opration "tapis rouge"

Ds leur descente d'avion l'aroport Ben Gourion de Tel-Aviv, l'accueil des 430 Franais est triomphal. "Vous, qui montez en Isral aujourd'hui, vous tes notre Kippat Barzel, notre Dme de Fer", leur lance la ministre de l'Alya et de l'Intgration Sofa Landver. C'est cet instant que commence l'opration "tapis rouge", comme on appelle les 24 premires heures d'intgration.
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Ces Franais reoivent immdiatement le sal klita, un "panier d'intgration", comprenant une aide financire, une assistance pour la recherche d'un logement et d'un emploi, une formation l'hbreu, des exemptions fiscales...
Le lendemain, dans le hall de leur htel Jrusalem, un forum "premires dmarches" permet de se renseigner directement sur les coles, d'ouvrir un compte en banque, de choisir une caisse de scurit sociale... Tout est pens dans le moindre dtail : distribution de drapeaux israliens, de magnets estampills "Isral, notre vraie maison", et mme une garderie pour les enfants, anime par six soldats de Tsahal en uniforme, qui passeront leur journe faire des bulles de savon et bercer les plus jeunes.

A l'aroport de Tel Aviv et dans le hall de l'htel Jrusalem.
(Photos Sbatien Leban pour 'le Nouvel Observateur")
L'aprs-midi, durant la crmonie de remise des cartes d'identit israliennes, entre euphorie et fatigue, les olim finissent par tre emports par l'motion au moment de chanter pour la premire fois l'hymne national. Dans le brouhaha, chacun se dirige alors vers le bus qui doit le conduire dans la ville choisie, la plupart du temps pour y retrouver des proches. C'est le dernier parcours, sur des routes parsemes de panneaux publicitaires pour la tlvision i24, montrant une pluie de missiles au-dessus du slogan "le Dme de Fer des chanes d'info".
Comme son grand frre "aux lans un peu sionistes", Kyriat Ham, prs de Hafa, Tho est enthousiasm par sa nouvelle patrie et rve d'intgrer le Maccabi Hafa, le club de football local, et pourquoi pas Tsahal. Tout excit, il s'enroule dans son drapeau isralien. Sylvie, sa mre, ex-institutrice, est plus anxieuse :
Pour l'instant, c'est assez facile. Nous nous sentons en vacances. Mais la ralit nous rattrapera la rentre de septembre, quand il faudra commencer l'"oulpan", l'cole d'hbreu, chercher un travail et un nouvel appartement."

S'ils prcisent "ne pas avoir fui", Marc et Sylvie disent que ce n'est pas facile d'tre juif en France. "A mon travail, je ne disais pas que j'tais juif . Mais quand mes collgues l'ont su, ils se sont moqus de moi et m'ont parl avec l'accent du Sentier", se souvient Marc, le mari. Ce sont de petites choses qui remontent la surface : un nom au suffixe typiquement juif qu'on leur demande d'peler avec une insistance suspecte, un enfant accus tort d'avoir dessin une croix gamme par un professeur qui, "comme par hasard", dteste tous les garons de la famille...
"Pour rien au monde, je ne retournerai l-bas"

Rel ou fantasm, le sentiment d'inscurit ne se discute pas. Par contraste, cette "immdiate sensation de libert" ressentie dans "un pays qui suit le calendrier juif", "le paradis du kasher", a dfinitivement ravi Caroline, 24 ans. L'ex-Parisienne sort de son cours d'hbreu, l'oulpan Gordon de Tel-Aviv, o elle vit son "rve" d'alya avec d'autres Franais depuis cinq mois.
En France, on met une casquette pour cacher la kippa, en Isral on met une casquette pour viter une insolation", plaisante-t-elle.

"J'ai moins peur des roquettes que de descendre dans le mtro Barbs", ajoute Philippe, 35 ans. "A force de se faire discret, le juif en France ne vit plus qu' l'intrieur des murs. Pour rien au monde, je ne retournerai l-bas. Je refuse que mes enfants connaissent ce systme ducatif o vous vous sentez toujours un peu part parce que vous tes juif." Fabienne, 54 ans, a connu l'agression antismite dans le cadre de son travail. "Une collgue musulmane m'a traite de "sale juive" et a ajout que "Hitler n'avait pas fini le travail". J'ai obtenu les excuses de mon employeur, mais je suis reste choque."
L'alya des Franais est un "miracle"

Dans son spacieux bureau du centre de Jrusalem, face sa marionnette des Guignols israliens, Natan Sharansky se frotte les mains. L'alya des Franais est un "miracle" pour le prsident de l'Agence juive.
Elle amne de nouveaux diplms qui rpondent aux besoins de notre socit. Quel que soit le cot de dpart d'un "olim", le retour sur investissement est norme. C'est un grand mouvement, dont on peut se rendre compte par la recrudescence d' "olim", mais aussi par le tourisme, l'achat d'appartements, le nombre de jeunes qui participent nos programmes et les 5.000 visiteurs au salon parisien de l'alya !"

Pour Sharansky, le sentiment d'inscurit et "ce nouvel antismitisme qu'on appelle l'antisionisme" participent cette nouvelle "monte" des Franais vers Isral. "Quand des rabbins et des enseignants commencent dire aux enfants de ne pas sortir avec une kippa dans la rue, l'heure est grave. C'est un signe d'alarme pour les juifs et pour toute la civilisation europenne."
Dbut juillet, de passage Paris, l'ancien dissident russe a rencontr le philosophe Alain Finkielkraut, chantre de l'identit malheureuse.
Je lui ai demand s'il voyait un futur possible pour la communaut juive en Europe. Il m'a rpondu : "Y a-t-il un avenir pour l'Europe en Europe ?" J'en suis venu la conclusion qu'il fallait peut-tre faire venir l'Europe en Isral, puisque c'est ici qu'on arrive concilier libert et identit..."

L'appel migrer "aussi vite que possible" en Isral, lanc par Ariel Sharon en 2004 aux 500 000 juifs de France, o se rpandait selon lui "un antismitisme dchan", aurait-il finalement atteint sa cible ? A l'poque, les propos avaient t jugs inacceptables au sein mme de la communaut juive. Depuis, l'intrt port par Isral aux juifs de France s'est encore accru. Un lobby parlementaire pour favoriser leur venue a t cr mi-janvier la Knesset.
D'ici 2017, il espre attirer 40 000 Franais

Dans la foule, le gouvernement Netanyahou a lanc un "plan d'action", "pour investir d'urgence dans la promotion de l'alya et l'aide l'intgration des juifs de France". D'ici 2017, il espre attirer 40 000 Franais, en plus des 150 000 dj prsents en Isral. Une volont qui devrait conduire d'ici quelques mois la reconnaissance de tous les diplmes d'Etat franais, notamment ceux des professions rglementes (sant, expertise comptable, avocats...), pour faciliter l'immigration.
Freddo Pachter, le coordinateur des olim franais de Netanya, est dsormais dbord : il a d recruter deux personnes.
Presque 1.000 Franais ont t intgrs Netanya depuis le dbut de l'anne, dit-il. Alors que nous avions surtout des retraits, depuis deux ou trois ans, nous accueillons de plus en plus de familles."

Certains olim, comme Eric, 40 ans, chef d'entreprise dans l'informatique, pratiquent mme la "Boeing alya". Alors que sa femme et ses trois enfants vivent en Isral, le chef de famille fait des allers et retours chaque semaine pour travailler en France, o les rmunrations restent plus leves. "Nous ne nous sentions plus en adquation avec notre identit juive, nous avons atteint le point de rupture avec la France", explique ce traditionaliste.
"C'est la fin d'un rve d'intgration rpublicaine, observe le politologue Denis Charbit, professeur l'Universit ouverte d'Isral, Jrusalem. Depuis 2000 et la seconde Intifada, les juifs de la communaut organise se sentent en porte--faux avec l'opinion franaise sur la question isralo-palestinienne."
A cela se sont ajouts l'assassinat d'Ilan Halimi en 2006, la tuerie de Toulouse en 2012, l'affaire Dieudonn, la tuerie de Bruxelles... Avec pour toile de fond la crise conomique et le sentiment que pour les juifs "le projet France" s'puise.
C'est une sorte de patriotisme ombrageux, un peu excessif qui se reporte sur Isral et aboutit ce paradoxe : certains se sentent plus en scurit dans un pays en guerre qu'en France o ils pensent que les autorits n'ont plus la capacit de les protger. Ils se sentent pris en tenaille entre un FN qui grimpe, une extrme gauche contestatrice d'Isral et une minorit de musulmans antijuifs."

En juillet 2004, anne des premiers dparts groups de Franais en Isral, Sarah Abitbol et son mari faisaient partie du premier charter, dit des "200". "Ca fait deux mille ans qu'on prie pour le retour, c'tait un moment heureux", raconte-t-elle.
Sioniste, issue d'une famille religieuse, cette femme de 38 ans mre de cinq enfants se flicite encore de cette alya russie, dont l'envie lui tait venue "comme une rage de dent". Sur la terre sacre, elle a donn naissance ses deux derniers enfants, Adam, 4 ans et demi, et Ava, 3 ans, clin d' il aux Adam et Eve de la Bible pour symboliser sa propre renaissance isralienne.
A Netanya, Sarah tient aujourd'hui une picerie fine de produits franais trs courue. "Je suis fire d'tre venue avant cette vague, parce qu' cette poque la France allait bien. On est partis la tte haute. Aujourd'hui, dix ans plus tard, quelle aurait t ma situation ? Est-ce que j'aurais t oblige de fuir ma France ?"


Marie Lemonnier - Le Nouvel Observateur





 

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