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IRAK. Les Etats-Unis "contraints et forcs" d'agir

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2014-08-09
 
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Manqool IRAK. Les Etats-Unis "contraints et forcs" d'agir

IRAK. Les Etats-Unis "contraints et forcs" d'agir



Deux ans et demi aprs tre partis, les Amricains sont de retour sur le thtre irakien pour tenter de stopper l'inquitante expansion des combattants de l'Etat islamique et apporter une aide humanitaire.



Une fois n'est pas coutume, le prsident amricain, Barack Obama, est sorti de sa prudence habituelle et est mont au front pour intervenir en Irak, dans la province du Kurdistan, o les forces en prsence ont du mal contenir l'expansion des combattants de l'Etat islamique (EI) et o des milliers de personnes ont fui les villes et les villages assigs par les djihadistes, sans trouver d'abris srs. Lui qui avait fortement critiqu l'intervention irakienne de George W. Bush a finalement donn son feu vert, s'alarmant de la situation et parlant d'une "destruction systmatique qui constituerait un gnocide" en parlant de la minorit Yzidis, perscute par l'EI.
Deux ans et demi aprs le dpart du dernier soldat amricain, les Etats-Unis sont donc de retour sur le thtre irakien. Leur premire mission a t de parachuter des vivres et de l'eau aux populations civiles rfugies dans les montagnes. Vendredi 8 aot, ils ont bombard des positions d'artilleries que l'EI utilisait contre les forces kurdes qui dfendent Erbil, la capitale du Kurdistan et ville stratgique. Le Pentagone a justifi ces frappes en expliquant que les personnels amricains bass au Kurdistan, alli des Etats-Unis, taient menacs. Barack Obama a prvenu les djihadistes qu'ils seraient viss par d'ventuelles frappes ariennes s'ils tentaient de marcher sur Erbil. "Ce n'est pas tonnant de voir les Etats-Unis intervenir aussi tard. Ils ne l'ont fait qu' partir du moment o il y avait un double danger : un danger sur l'intgrit du territoire irakien avec Bagdad menac et parce la solidit du front kurde est remis en cause. Enfin, il y a une tragdie humanitaire qui prend des proportions importantes. Les Etats-Unis se sentent contraints et forcs", explique Bruno Tertrais, matre de recherche la Fondation pour la recherche stratgique.



Un but humanitaire

Pour le moment, le but affich de cette action militaire limite la rgion du Kurdistan (o les combattants kurdes constituent le dernier rempart contre les djihadistes) est donc uniquement de protger les employs amricains ainsi que les populations civiles en danger. Barack Obama a bien insist sur le fait qu'il ne s'agissait pas d'radiquer l'EI, un rseau terroriste pourtant bien plus effrayant que ne l'tait Al-Qada, dont il est une manation.
Les Etats-Unis ne peuvent et ne doivent pas intervenir chaque fois qu'il y a une crise dans le monde", a-t-il dit en ajoutant : "Les troupes de combats amricaines ne retourneront pas en Irak parce qu'il n'y a pas de solution militaire amricaine une crise beaucoup plus grande", dont la solution passe selon lui, par "une rconciliation nationale et un renforcement des forces de scurit".

Les chef de l'arme irakienne, lui, a affirm que les officiers de son arme, les Kurdes et les experts militaires taient en train de travailler ensemble pour dterminer les cibles, voquant des frappes amricaines dans la rgion de Sinjar, l'ouest de Mossoul et des oprations prvues dans d'autres villes irakiennes contrles par l'EI.
"Est-ce qu'il sagit dempcher cette entit de devenir trop puissante ? Oui, certainement. Est-ce quil s'agit de prvenir des menaces immdiates sur les territoires franais et amricains ? A ma connaissance, pas du tout. Pour l'instant, je pense qu'on essaie de limiter les dommages. Est-ce que Washington et Paris ont une vraie stratgie long terme ? Je n'en suis pas sr, je pense qu'il sagit de limiter les dommages pour les populations civiles et de freiner l'expansion de l'EI", estime Bruno Tertrais.
Principaux partenaire de l'Irak

Le 12 septembre 2007, Barack Obama avait promis qu'il continuerait la guerre contre le terrorisme en Irak mme lorsque les "boys" seraient partis. Interrog en 2008, lors d'un dbat pour les primaires dmocrates sur l'ventualit d'un retour des soldats en cas de rsurgence d'Al-Qada, il rpondait encore : "Si Al-Qada se forme une base en Irak, alors nous devrons agir d'une manire qui protge la patrie amricaine et nos intrts l'tranger."
Les Etats-Unis font dsormais face cette ralit. Certes, l'EI n'a pas affich une volont de s'en prendre aux intrts occidentaux et Barack Obama a clairement insist sur le fait qu'il n'enverrait pas de troupes au sol. Mais Washington suit attentivement la situation sur le terrain mme si, depuis plusieurs annes, elle exerce un soutien plus discret.
Principaux partenaires de l'Irak en matire de scurit et de dfense, qui ils ont fourni depuis 2005 plus de 14 milliards de dollars d'armements, les Etats-Unis ont dcid d'acclrer fin 2013 leurs livraisons de missiles et de drones de surveillance. Ils ont livr 780 missiles anti-chars Hellfire Bagdad depuis le dbut de l'anne, dont 466 en juillet, selon le Pentagone. En aot, 366 missiles doivent tre livrs. Ils ont dsormais l'intention de vendre 5.000 Hellfire l'Irak pour 700 millions de dollars, afin d'aider Bagdad lutter contre les insurgs sunnites. La transaction doit encore recevoir l'aval des lus du Congrs. Cette vente, si elle se confirmait, constituerait le plus vaste stock de Hellfire jamais coul en une seule fois par Washington. Ce matriel s'ajoute aux 75 missiles dj envoys en dcembre 2013.
Sur place, des centaines de militaires amricains en poste l'ambassade Bagdad conseillent les ministres et les bases amricaines peuvent servir de ressources logistiques pour l'arme irakienne. En revanche, le Congrs a refus de vendre des avions de combats F-16 et des hlicoptres de combat Apache, de crainte de voir le pouvoir les utiliser contre ses opposants intrieurs, en l'occurrence contre la communaut sunnite. Ou mme de les retrouver entre les mains des terroristes.
La France "prte prendre toute sa part"

Alors, maintenant qu'il a mis le doigt dans l'engrenage, Barack Obama va-t-il devoir s'impliquer davantage ? Peut-il protger l'ensemble du territoire irakien et pas seulement le Kurdistan ? Les possibilits existent : envoyer plus de conseillers militaires, dbloquer les livraisons d'armes demandes par Bagdad ou carrment mener une guerre des drones comme c'est le cas au Ymen et au Pakistan. Mais Barack Obama a trs peu de marge de manuvre, pour plusieurs raisons. Le dsengagement afghan qui doit s'achever la fin de l'anne est la priorit de la Maison Blanche et a occup ces derniers mois trs largement l'agenda des militaires. Surtout, l'opinion publique amricaine ne souhaite pas que les Etats-Unis se rengagent en Irak. La majorit des Amricains estiment mme aujourd'hui que la guerre en Irak n'en valait pas la peine.
Force est de constater que personne ne souhaite s'engager de nouveau en Irak. Mais la France est, elle aussi, mont au front pour appeler une runion d'urgence au Conseil de scurit. Jeudi, Franois Hollande a assur de la "disponibilit de la France apporter un soutien aux forces kurdes engags dans ce combat", sans que la nature du projet ne soit dvoile. Vendredi, l'Elyse s'est de nouveau exprim : "La France va examiner avec les Etats-Unis et l'ensemble de ses partenaires les actions qui pourraient tre menes afin d'apporter conjointement tout le soutien ncessaire pour mettre un terme aux souffrances des populations civiles. Elle est prte y prendre toute sa part", selon un communiqu de la prsidence franaise.
Mais, dj engag sur de nombreux fronts en Afrique, dans une forte contrainte budgtaire, la France peut difficilement apporter un soutien consquent. "La France peut apporter du renseignement, envoyer quelques conseillers militaires, si ncessaire des forces spciales, et, bien que l'arme des forces kurdes est relativement bien quipe, on peut srement leur procurer quelques quipements militaires lgers. Il ne s'agit pas forcment d'armes offensives. L'assistance militaire peut recouvrir des formes trs diverses et pas forcment visibles", estime Bruno Tertrais, qui reste toutefois sceptique : "Je serais tonn que la France fasse un investissement militaire massif sur cette crise qui n'est pas une priorit absolue pour elle, bien que ce soit une tragdie humanitaire. D'autant plus que les Etats-Unis ont dcid maintenant d'tre en premire ligne, sur le plan humanitaire galement."
Sarah Diffalah - Le Nouvel Observateur




 

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