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"L'Algrie est l pour rgler les diffrends, pas pour les exacerber"

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Libye : un gnral dissident dit avoir le "mandat du peuple" pour combattre le "terrorisme" Emir Abdelkader 0 2014-05-26 02:50 PM
L'Algrie et l'Equateur plaident pour un rglement "juste" et "durable" de la question sahraouie Emir Abdelkader 0 2014-04-10 01:09 PM
LAssociation des "Pieds noirs progressistes": la lutte des Algriens pour librer leur pays tait " Emir Abdelkader 0 2013-09-05 11:51 PM
/"Le Qatar fait tout pour que la Tunisie ne se tourne pas vers l'Algerie Emir Abdelkader 0 2013-06-12 11:04 PM
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Manqool "L'Algrie est l pour rgler les diffrends, pas pour les exacerber"

Ramtane Lamamra : "L'Algrie est l pour rgler les diffrends, pas pour les exacerber"








Catastrophe du vol AH 5017, ngociations intermaliennes, relations avec le Maroc et la France, situation Gaza, participation de l'arme nationale au dfil du 14 Juillet Paris, tat de sant du prsident Abdelaziz Bouteflika... Le trs chevronn chef de la diplomatie algrienne Ramtane Lamamra rpond sans fard.
Alger n'a pas eu le temps de savourer le succs de sa mdiation dans la crise malienne. Le 24 juillet, peine taient signes par les diffrents protagonistes, au bout d'une semaine de tractations difficiles, une feuille de route et une dclaration de cessation des hostilits qu'on apprenait le crash, dans le nord du Mali, d'un avion affrt par Air Algrie assurant la desserte Ouagadougou-Alger. En premire ligne dans la gestion de ces deux dossiers, Ramtane Lamamra, 62 ans, chef de la diplomatie algrienne.
Diplm de l'École nationale d'administration (ENA) d'Alger, Lamamra a rejoint les Affaires trangres en 1976. Diplomate dans l'me, il a occup le poste d'ambassadeur dans plusieurs pays (Éthiopie, Djibouti, Autriche, États-Unis, Portugal), a reprsent son pays l'ONU et s'est impos trs vite dans la gestion des conflits qui secouent le continent - la crise entre le Mali et le Burkina Faso en 1985, le diffrend territorial entre la Libye et le Tchad en 1988, ou encore la guerre civile au Liberia, en qualit d'envoy spcial de l'Organisation de l'unit africaine (OUA), entre 2003 et 2007.
Autant de mdiations qui ont fait de Lamamra l'un des meilleurs africanistes de la diplomatie algrienne. En 2008, il est lu au poste de commissaire la paix et la scurit de l'Union africaine (UA). Fonction qu'il occupe Addis-Abeba jusqu'au 11 septembre 2013, quand Abdelaziz Bouteflika le rappelle pour le nommer la tte des Affaires trangres.
L'entretien qu'il nous a accord s'est droul en trois tapes. La premire a eu lieu dans son bureau du nouveau sige du ministre, aux Annasser, sur les hauteurs de la capitale, le 19 juillet, trois jours aprs le dbut du dialogue intermalien, qu'il a conduit en tant que facilitateur. Au bout d'une demi-heure d'interview, la sonnerie d'un tlphone de souverainet (Bouteflika ? Sellal ?) met fin la sance.
Lamamra suggre qu'on la reprenne en fin de journe, Djenane el-Mithak, rsidence d'État Alger, o se poursuivent, huis clos, les discussions entre les protagonistes de la crise malienne. La troisime phase de l'interview aura lieu par tlphone le 24 juillet, juste aprs la conclusion des pourparlers intermaliens et l'annonce de la catastrophe arienne.
Jeune Afrique : Au moment o vous mettiez la dernire main la premire phase du dialogue malien, est tombe la nouvelle du crash du vol AH 5017. Comment avez-vous gr cette catastrophe ?
Ramtane Lamamra : C'est d'abord une terrible preuve pour les familles des victimes, auxquelles vont nos penses. Nous nous sommes mobiliss ds que nos services spcialiss ont relev que l'aronef n'avait pas pntr l'espace arien algrien l'heure prvue. Nous avons dclench la procdure d'usage : plan de recherche, contact avec les partenaires concerns par l'itinraire de l'avion, installation d'une cellule de crise nationale et d'une autre en vue de coordonner les changes d'informations avec les capitales touches par le crash.
Face une situation exceptionnelle, aucune gestion ne peut faire l'unanimit ni dcrocher le label de la perfection.
À propos de la localisation de l'avion, vous avez dclar qu'un groupe arm, prsent Alger dans le cadre du dialogue intermalien, vous a communiqu de prcieuses informations sur le point d'impact. À quel moment de la journe avez-vous eu ces informations ?
Sans rentrer dans les dtails, je confirme qu'un mouvement rebelle malien nous a communiqu la premire information crdible sur la localisation de l'pave, que nous avons partage avec les capitales concernes, ainsi qu'avec la Mission multidimensionnelle intgre des Nations unies pour la stabilisation au Mali [Minusma]. À l'instar des gouvernements de la rgion, les groupes politico-militaires du Nord-Mali dont les leaders taient Alger ont mobilis leurs bases pour les oprations de recherche.
>> À lire aussi : Vol AH5017 : comment les burkinab ont trouv la zone du crash
Une partie de la classe politique et les mdias vous reprochent un certain effacement dans l'enqute sur le crash...
Face une situation exceptionnelle, aucune gestion ne peut faire l'unanimit ni dcrocher le label de la perfection. La gestion de crise est toujours accompagne de polmiques, qui ne s'estompent qu' l'issue des investigations. Il faut avoir la patience d'attendre que la douleur des familles se soit apaise, que les responsabilits soient tablies et que les enseignements soient tirs par les pouvoirs publics, la socit civile et les mdias pour amliorer nos performances en la matire.
Le dialogue intermalien a bien dbut, puisque vous avez russi obtenir des belligrants la signature de deux documents balisant le chemin vers une sortie de crise au Mali. Pouvez-vous nous en dire plus ?
L'tape initiale avait un double objectif : l'adoption d'une feuille de route consensuelle sur les ngociations prvues Alger partir du 17 aot, avant un accord dfinitif et durable qui sera sign au Mali, et le renouvellement de l'engagement pris par les diffrentes parties travers une cessation des hostilits. Nous nous rjouissons de ce rsultat, d'autant qu'il clarifie ce qui est dsormais appel "le processus d'Alger".
La feuille de route identifie l'Algrie comme chef de file de la mdiation, aux cts de la Communaut conomique des États de l'Afrique de l'Ouest [Cedeao], l'ONU travers la Minusma, l'UA, l'Union europenne [UE], l'Organisation de la coopration islamique [OCI], ainsi que quatre pays voisins du Mali : Burkina Faso, Mauritanie, Niger et Tchad.
>> Lire aussi l'interview de Ramtane Lamamra : "Un accord dans cent jours" sur le Nord-Mali
La dclaration de cessation des hostilits concerne-t-elle les mouvements politico-militaires du Nord-Mali qui ont continu s'affronter dans la rgion d'Anefis pendant que se tenaient les ngociations Alger ?
Absolument. Pour mettre fin aux activits de milices et de groupes d'autodfense prolifrant dans certaines agglomrations du Nord-Mali, une commission conjointe prside par la Minusma et comprenant des reprsentants de l'ensemble des signataires a t mise en place. Cette commission doit superviser la mise en oeuvre du cessez-le-feu et tablir les responsabilits en cas de violation.
De nombreux observateurs ont relev l'absence du Maroc dans le processus d'Alger...
À quel titre le Maroc aurait-il d en tre ? Pourquoi entretenir le clich selon lequel l'Algrie s'emploierait isoler le Maroc ?
Le roi Mohammed VI n'a-t-il pas t sollicit, lors de sa visite Bamako, par le prsident Ibrahim Boubacar Keta (IBK) pour participer la recherche d'une solution dans la crise malienne ?
Ce que je sais, c'est qu' l'occasion de sa visite Alger, le 19 janvier, le chef de l'État malien a solennellement demand au prsident Abdelaziz Bouteflika que son pays facilite le dialogue intermalien prvu par l'accord de Ouagadougou du 18 juin. La requte d'IBK et la rponse favorable du prsident Bouteflika sont dment consignes dans le communiqu sanctionnant leurs entretiens.
Au cours des cinquante dernires annes, notre action diplomatique s'est concentre sur le rglement de crises dans la rgion et ailleurs. Notre pays est sahlien, sa scurit intrieure est tributaire des soubresauts qui peuvent intervenir dans chacun des pays frontaliers. Notre approche du "voisinage positif" n'est pas une vue de l'esprit : l'Algrie est un pays exportateur net de stabilit et c'est ce quoi nous nous attelons en pilotant le dialogue intermalien. Votre question soulve un dbat inutile.
Salaheddine Mezouar est un collgue et un frre que j'ai appris rcemment connatre.
Les tensions entre Rabat et Alger ne sont pas une cration des mdias. Rcemment, votre homologue marocain, Salaheddine Mezouar, a qualifi l'action diplomatique de l'Algrie de "minable"...
Salaheddine Mezouar est un collgue et un frre que j'ai appris rcemment connatre, et avec qui j'ai des contacts personnels en marge de runions multilatrales. Je ne crois pas qu'il soit coutumier des drapages verbaux, mais cela peut arriver n'importe qui. Le porte-parole de mon ministre a ragi de manire approprie aux dclarations attribues au chef de la diplomatie marocaine. L'Algrie oeuvre rgler les diffrends, non les exacerber.
Des cadres du Mouvement national de libration de l'Azawad (MNLA) se sont dits tonns de l'absence de la France dans le processus d'Alger. En avez-vous eu vent ?
Non, mais je prcise que nous sommes en contact troit avec la France et les États-Unis, qui soutiennent sans rserve le processus que nous menons. L'Algrie conduit ces ngociations en toute transparence. Elle le fait pour elle-mme, pour le Mali et pour l'ensemble de la communaut internationale, qui fonde de grands espoirs sur notre mdiation.
L'ouverture du dialogue intermalien a concid avec la signature, le 16 juillet, Bamako, d'un accord de dfense entre la France et le Mali. L'Algrie tant hostile par principe toute prsence militaire trangre dans la rgion, cette nouvelle vous a-t-elle froiss ?
L'Algrie s'en tient sa position de principe sur la prsence de forces militaires trangres. Mais elle respecte les dcisions souveraines des autres pays. Le document que vous voquez vise codifier une situation de fait. Nous ne connaissons pas l'ensemble des engagements contracts par les deux parties signataires, mais nous entretenons un dialogue confiant avec chacun d'eux.
Il est question de l'installation d'une base militaire Tessalit, soit quelques dizaines de kilomtres de la frontire algrienne...
La presse a mis cette hypothse, mais nous avons t assurs qu'il n'en sera rien.
Pourquoi la participation de l'Algrie au dfil du 14 Juillet, Paris, a-t-elle soulev une telle controverse de part et d'autre de la Mditerrane ?
L'Algrie a t convie participer aux crmonies marquant le centenaire de la Premire Guerre mondiale, au cours de laquelle plusieurs milliers de nos compatriotes ont pri pour la dfense de la libert, celle des Franais, celle des Europens, mais aussi la leur. En toute souverainet, nous avons considr que le drapeau de l'Algrie avait toute sa place dans un vnement ayant une telle rsonance mondiale.
S'agissant des ractions, elles sont normales dans un pays qui a consacr le pluralisme et la libert d'expression. Les commentaires des animateurs de la vie politique se rfrant la lutte pour l'indpendance nationale sont comprhensibles. Quant aux propos tenus en France, je ne voudrais pas m'attarder dessus, car ils manent de milieux viscralement opposs l'ide d'une Algrie indpendante.
L'invitation du prsident franais porte en elle la reconnaissance du sacrifice de nos ans pour une France et une Europe libres. Tout cela est conforme la volont des prsidents Abdelaziz Bouteflika et Franois Hollande de lier nos deux pays par un partenariat stratgique d'exception.
Avez-vous le sentiment d'avoir t oubli lors de la commmoration du dbarquement en Normandie ?
Non. D'autant que l'Algrie participera, le 15 aot, avec une dlgation de haut rang, une crmonie en Provence, comme elle l'a dj fait il y a dix ans.
La presse algrienne a voqu, il y a quelques semaines, la prsence de 5 000 soldats de l'Arme nationale populaire (ANP) en territoire libyen pour traquer des groupes jihadistes...
Vos confrres n'ont certainement pas recueilli cette rumeur auprs du ministre des Affaires trangres que je suis.
Une forte communaut algrienne vit Gaza sous les bombes. Comment votre ministre gre-t-il cette question ?
Nous suivons de trs prs les consquences de l'agression isralienne contre Gaza. Je dois saluer l'effort considrable de nos reprsentations diplomatiques, notamment notre ambassade au Caire, pour obtenir l'vacuation des familles algriennes installes Gaza et leur rapatriement. Au plan politique, nous avons des changes permanents avec l'ensemble des capitales arabes, y compris celles qui peinent dialoguer entre elles.
Nous sommes galement en contact avec l'ONU, qu'il s'agisse du secrtaire gnral ou des membres permanents du Conseil de scurit. Ces contacts ont lieu dans l'enceinte de l'ONU, dans les capitales concernes ou Alger. Nous ne cessons d'alerter nos interlocuteurs sur le fait que la barbarie isralienne qui dferle sur Gaza vise tuer des femmes et des enfants, mais aussi l'ide mme de la solution de deux États vivant cte cte.
C'est une perspective dangereuse, car il ne saurait y avoir de paix sans l'instauration d'un État palestinien avec Jrusalem-Est pour capitale.
>> Lire aussi : conflit isralo-palestinien ou le nid de gupes
L'opposante Louisa Hanoune a interpell, le 24 juillet, le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, lui demandant d'intervenir auprs du prsident gyptien, Abdel Fattah al-Sissi, pour qu'il facilite l'vacuation des Algriens et l'acheminement des quipes mdicales et des aides au profit de la population de Gaza. Qu'en est-il exactement ?
Pour ce qui est de l'vacuation de nos compatriotes qui ont exprim leur souhait de partir, les choses se passent correctement. Nous avons obtenu la coopration active des autorits scuritaires gyptiennes. S'agissant de l'aide, il existe diffrentes manires de l'acheminer vers Gaza, y compris travers une cession officielle de cette aide, collecte par le Croissant-Rouge algrien au profit de son homologue palestinien, charge pour ce dernier de dterminer l'endroit o il souhaite la rcuprer : le poste-frontire de Rafah, Amman en Jordanie ou ailleurs dans le monde.
La tragdie que vit Gaza ne manquera pas de laisser des squelles profondes.
Nous n'avons donc aucune inquitude quant la disponibilit de nos partenaires gyptiens. Notre inquitude concerne essentiellement le volet politique. La tragdie que vit Gaza ne manquera pas de laisser des squelles profondes qui retarderont un peu plus la perspective d'une solution une crise qui n'a que trop durer. L'Algrie vit intensment cette nouvelle preuve inflige au peuple palestinien.
Comment se porte Abdelaziz Bouteflika ?
Fort bien, Dieu merci. Le prsident assume pleinement ses responsabilits. Il suit de prs les questions politiques et de scurit internationale dont il a, comme vous le savez, une connaissance fine. Il a suivi, au jour le jour, l'volution du dialogue intermalien, un processus qu'il a engag le 19 janvier, la demande du prsident IBK. À l'issue de la premire phase, nos partenaires n'ont pas manqu de le fliciter pour l'action de la diplomatie algrienne.
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Propos recueillis Alger par Cherif Ouazani

 

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