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La situation en Libye porte de graves dangers pour la stabilit rgionale

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la situation en Libye un dsordre ... Emir Abdelkader 0 2014-04-26 06:03 PM
mostaganem a choisi bouteflika pour la stabilit du pays Emir Abdelkader 0 2014-03-30 02:31 PM
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2014-08-12
 
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La situation en Libye porte de graves dangers pour la stabilit rgionale

La situation en Libye porte de graves dangers pour la stabilit rgionale



Commissaire de lUnion africaine pour la paix et la scurit, lambassadeur algrien Smal Chergui a fait grincer bien des dents quand il a affirm, rcemment, que lopration militaire franaise, au nord du Mali, a dstructur les groupes terroristes mais na pas rduit leur menace. Dans cet entretien, il voque le sommet Afrique-USA qui vient de sachever, la situation en Libye et les dangers quelle entrane, la lutte contre le terrorisme, la mise en place dune force africaine dintervention immdiate


- Le sommet Afrique-USA sest termin avec des promesses daide au dveloppement. Quattend lAfrique des Etats-Unis et, surtout, quesprent obtenir ces derniers en contrepartie ?
Par leur geste concret de 110 millions de dollars/an pour le maintien de la paix, les Etats-Unis ont rendu justice aux soldats de la paix de lUnion africaine (UA) qui sont souvent intervenus dans des conditions difficiles et compliques pour stabiliser des situations de crise et viter de nouveaux gnocides. Les autres annonces concernent linvestissement dentreprises amricaines dans des secteurs-cls tels que lnergie, les infrastructures, lagriculture...
Nous avons, par ailleurs, insist sur la formation et lindustrialisation pour ne pas continuer exporter des emplois, tout autant que lurgence de mettre fin au flux illicite de capitaux. Lintrt pour lAfrique est universel. Car cest une rgion qui enregistre un taux de croissance lev et regorge de ressources et dopportunits dinvestissement, avec une main-duvre jeune et abondante.
- Quest-ce qui fait courir les grandes puissances en Afrique ?
LAfrique est un continent dopportunits. Elle dispose dimmenses ressources, dont sa population jeune, dynamique et crative. Cest un rservoir de croissance pour le monde. De plus, dans le contexte actuel de globalisation, la scurit collective (telle que conue par la Charte des Nations unies) et autres dfis plantaires (tels le changement climatique) supposent que les problmes de lAfrique mobilisent aussi lnergie des acteurs extra-africains. A nous, Africains, de savoir tirer profit de ces opportunits.
- De nombreux pays africains, confronts aux dfis scuritaires, regorgent de richesses naturelles. Sont-ils victimes de ces ressources ou de la mauvaise gouvernance ?
Les dfis scuritaires auxquels sont confronts les pays africains procdent de multiples facteurs, tant internes quexternes. Lon ne saurait donc rduire ces problmes scuritaires une seule variable : lexistence de ressources naturelles gigantesques pour le contrle desquelles des acteurs politiques et sociaux sopposent, y compris par la voie de armes. Ces ressources offrent des opportunits de dveloppement saisir pour jeter les bases du dveloppement durable et lutter contre la pauvret.
Des exemples montrent que des avances ont t enregistres sur ce plan. Evidemment, je ne peux nier limportance que revt la bonne gouvernance dans la prvention structurelle des conflits. Celle-ci touche non seulement la sphre conomique, mais aussi politique. Ainsi que lont soulign les instances comptentes de lUA, y compris le Conseil de paix et de scurit (CPS), les crises scuritaires que lAfrique connat procdent en partie de problmes de gouvernance.
De fait, au cours des deux dcennies coules, lOUA/UA a prt une attention soutenue la problmatique de la gouvernance. De nombreux instruments portant sur les processus de dmocratisation et les lections, les droits de lhomme, la transparence dans la gestion et la lutte contre la corruption ont t adopts. Ces instruments constituent un cadre cohrent de normes et de principes dont le respect contribuera considrablement la rduction du risque de conflits et la consolidation de la paix l o elle a t ralise. Le Mcanisme dvaluation par les pairs mis en place dans le cadre du Nepad participe galement de cet objectif. LAfrique a ralis des progrs significatifs dans la mise en uvre de ces instruments. Nous avons, aujourdhui, des systmes politiques plus ouverts et transparents.
Et cela explique, en partie, la croissance robuste que la plupart des pays du continent connaissent, celle-ci ne procdant pas seulement du boom des matires premires. Cela dit, un long chemin reste encore parcourir. Nous devons acclrer le processus de ratification des instruments existants par les Etats membres, assurer une plus grande dissmination de ces instruments afin que les populations africaines et la socit civile se les approprient et renforcer le respect des engagements pris.
- Des experts lient certaines guerres et situations de violence des intrts politico-conomiques de grandes puissances. Etes-vous daccord avec ces analyses ?
Je nai pas de rponse.
- Depuis quelques annes, au nom de la lutte contre le terrorisme, lEurope, sa tte la France, et les Etats-Unis se disputent le continent o le nombre de soldats trangers est de plus en plus important. Peut-on lutter contre le terrorisme avec des forces extracontinentales ?
Le terrorisme est certainement un des plus grands dfis scuritaires auxquels le continent est confront. Les situations que nous connaissons dans la rgion sahlo-saharienne, au Nigeria et dans la Corne de lAfrique, notamment en Somalie et au Kenya, tmoignent, si besoin est, de lampleur des problmes qui se posent. LOUA/UA a t pionnire dans la lutte contre ce flau comme le montre ladoption, en 1999, de la Convention dAlger sur la prvention et la lutte contre le terrorisme, suivie en 2004 de celle dun Protocole additionnel. Il importe galement de faire mention de la mise en place du Centre dtude et de recherche sur le terrorisme, dont le sige est Alger.
Malgr les moyens encore limits qui sont les leurs, ce Centre et la Commission de lUA jouent un rle important dans le renforcement des capacits africaines travers la formation et lchange dexpriences et la consolidation de larsenal juridique existant, dont linterdiction du paiement de ranons aux groupes terroristes. Nous travaillons notamment la mise en place dun mandat darrt africain, au renforcement de la coopration et de la collaboration entre les Etats africains au regard de la nature transnationale du flau du terrorisme.
Sur le terrain, nous avons mis en place nombre de dispositifs pour traiter des aspects spcifiques certaines rgions : le Processus de Nouakchott sur le renforcement de la coopration scuritaire et loprationnalisation de lArchitecture africaine de paix et de scurit dans la rgion sahlo-saharienne, lInitiative de coopration rgionale pour llimination de lArme de rsistance du Seigneur qui regroupe les pays affects par les activits de ce groupe terroriste, et lAmisom, dont lun des objectifs est de neutraliser le groupe des shebab en Somalie et daider lextension de lautorit de lEtat somalien. Nous envisageons de lancer une initiative pour contrer les activits du groupe Boko Haram au Nigeria et dans les pays voisins.
Comme vous le voyez donc, lAfrique est active sur le terrain de la lutte antiterroriste. Elle sest dote doutils normatifs, institutionnels et oprationnels cet effet. Dbut septembre, le CPS tiendra un sommet Nairobi pour faire le bilan de nos efforts et convenir de la marche suivre pour renforcer notre action collective. Ce que nous attendons de nos partenaires internationaux, cest quils soutiennent nos efforts car, en dernire instance, seuls les Africains peuvent, de manire durable, faire face au flau terroriste.
- Le continent semble se transformer en plaque tournante de la criminalit organise et du terrorisme. Est-ce les consquences du sous-dveloppement ou des guerres et des coups dEtat souvent foments dans lintrt de certaines puissances ?
Comme je lai dit, le continent est confront au flau du terrorisme qui est, lui-mme, de plus en plus li la criminalit transnationale organise, notamment le trafic de drogue. Ce phnomne procde de plusieurs facteurs, certains sont globaux, dautres plus localiss.
Prenez, par exemple, le trafic de drogue. LAfrique est, pour lessentiel, un lieu de transit : elle ne joue pas de rle essentiel dans la production et la consommation de cette substance.
Par-del les analyses des uns et des autres, une chose est certaine : la lutte contre le terrorisme et la criminalit requiert une troite coopration entre les diffrents membres de la communaut internationale. Cette lutte ne peut tre gagne par un pays ou une rgion agissant seuls. LAfrique est dtermine jouer pleinement le rle qui lui revient cet gard. Aussi le lancement Alger dAfripol souligne cette dtermination et donnera lAfrique un outil prcieux daction et de coordination dans la lutte contre toutes formes de criminalit.
- La France a dploy une force dintervention mobile de Nouakchott Djibouti. Que peut-on esprer de cette force, surtout quen Libye, le chaos engendr par lintervention militaire nest toujours pas rsolu ?
LUA semploie renforcer les capacits africaines pour permettre au continent de relever les dfis multidimensionnels auxquels il est confront dans le domaine de la paix et de la scurit. Les efforts que nous dployons pour rendre oprationnelle lArchitecture africaine de paix et de scurit participent de cet objectif. Je voudrais, en particulier, relever laction conduite sagissant de loprationnalisation de la Force africaine en attente et de sa capacit de dploiement rapide.
Notre objectif est datteindre la pleine capacit oprationnelle en 2015. Un exercice de terrain, appel Amami Africa II, est prvu cet effet dbut 2015. En attendant, nous nous employons mettre effectivement en place la Capacit africaine de rponse immdiate aux crises (Caric), dont la cration a t convenue par les chefs dEtat et de gouvernement en mai 2013. Encore une fois, seuls les Africains pourront assurer la scurit du continent. Tout soutien international ne peut constituer quun appoint et non se substituer ce que le continent entreprend.
- La Libye est en train de se dsintgrer devant limpuissance de ceux-l mmes qui ont acclr lintervention militaire pour faire tomber le rgime El Gueddafi. Comment voyez-vous la situation ?
La Libye traverse une priode particulirement difficile. La situation actuelle porte en elle le risque de lclatement de lEtat libyen et de la remise en cause irrmdiable de la cohsion de la socit libyenne, avec de graves dangers pour la scurit et la stabilit rgionales. Aucun effort ne doit tre mnag pour hter le rglement de cette crise. LUA y prend toute sa part. Elle a rcemment nomm un envoy spcial pour la Libye en la personne de Dileita Mohamed Dileita, ancien Premier ministre de la Rpublique de Djibouti. Il sest dj rendu Tripoli o il a rencontr les autorits de transition et dautres parties prenantes.
Il a galement visit plusieurs pays voisins de la Libye, savoir la Tunisie, lEgypte, lAlgrie et le Niger. Il devrait se rendre trs prochainement au Soudan et au Tchad. Sur la base de ces consultations, la prsidente de la Commission se propose de soumettre au Conseil de paix et de scurit de lUA des recommandations spcifiques sur les voies et moyens dun soutien accru de lAfrique aux efforts de stabilisation de la situation et de parachvement de la transition en cours.
Sans prjudice des dcisions que prendra en temps voulu le CPS, il est vident que les pays de la rgion, qui portent le poids de la crise, ont un rle crucial, je dirais mme central, jouer. Je relve avec satisfaction les initiatives quils ont prises de concert avec la Commission de lUA, notamment la mise en place dun groupe ministriel sur la Libye qui a tenu sa premire runion Hammamet (Tunisie) la mi-juillet 2014. Jai pris part cette rencontre avec lenvoy spcial de lUA. Deux comits ont t tablis : lun sur les questions politiques sous la coordination de lEgypte, lautre sur les questions scuritaires sous la coordination de lAlgrie.
Les deux comits viennent de se runir au dbut de ce mois, avec la participation de la Commission de lUA et la prochaine runion ministrielle se runira au Caire fin aot. Nous lanons donc un appel pressant nos partenaires internationaux pour quils soutiennent pleinement les efforts de la rgion.




 

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