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Nous avons ractiv des sites industriels ferms depuis longtemps

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Nous avons su viter les clivages suscits par un pass douloureux Emir Abdelkader 0 2014-07-15 12:42 PM
Nous avons transit par lAlgrie pour aller en Syrie Emir Abdelkader 0 2014-07-12 06:50 PM
Bouteflika Kerry : Vous avez des renseignements et de la technologie que nous navons pas Emir Abdelkader 0 2014-04-04 09:09 PM
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Manqool Nous avons ractiv des sites industriels ferms depuis longtemps

Le Gnral-major Rachid Chouaki : Nous avons ractiv des sites industriels ferms depuis longtemps






A la tte de la Direction des fabrications militaires (DFM), le Gnral-major Rachid Chouaki dirige lensemble de lactivit industrielle de lANP et conduit les projets de partenariat conclus rcemment avec des entreprises trangerres. Il tente, depuis un certain moment, de rendre lintgration de cette activit dans le tissu conomique du pays efficace et rentable. Pour lui, le principe de la dualit de la fabrication industrielle (militaire et civile) est primordial. Il nous explique, dans cet entretien, les nouvelles orientations du haut commandement de larme qui font du partenariat tranger une condition incontournable pour la relance conomique du pays.


-La Direction des fabrications militaires a engag, depuis quelque temps, plusieurs projets industriels avec des partenaires trangers.


Quel apport ces projets peuvent-ils avoir sur leffort des pouvoirs publics visant la relance de lindustrie nationale ?

En prambule, permettez-moi daffirmer un concept qui fait que chaque arme de par le monde dispose ou essaye de disposer dune base industrielle et de technologie de dfense. Cette base industrielle regroupe un certain nombre doprateurs conomiques locaux de diffrents statuts qui participent aux approvisionnements de larme de faon ce que celle-ci puisse accomplir ses missions en toute autonomie.


Gnralement, ces oprateurs sont classs en trois grandes catgories : ceux qui conoivent, dveloppent, produisent, maintiennent ou rnovent larmement, les systmes darmes, les quipements et matriels militaires ; ceux qui pourvoient larme en produits communs mais qui sont stratgiques, tels que les carburants, les huiles ; et dans une troisime catgorie les oprateurs qui mettent la disposition de larme des produits courants tels que les subsistances, les effets dhabillement, les articles de couchage, de campement et dameublement. Ce sont l les trois catgories doprateurs qui constituent lessentiel de la base industrielle et de technologie de dfense.


LAlgrie, linstar dautres pays, dispose dune importante base industrielle et de technologie substantielle et en constante volution. La Direction des fabrications militaires (DFM) qui constitue loutil majeur du ministre de la Dfense pour moderniser, animer coordonner, tendre et dvelopper cette base a retenu le partenariat comme chemin de dveloppement. Nous nous sommes aperus qu travers le monde, ces dernires annes, lexigence de dualit est devenue un facteur de rentabilit incontournable de cette base industrielle et des oprateurs qui la constituent.


Un fabricant dquipements militaires ne peut envisager une profitabilit long terme de son activit, si cette dernire ne cxiste pas avec une production usage civil permettant dassurer la rentabilit de lentreprise, dans le cas o il y a une baisse de la commande militaire. Cest la raison pour laquelle la DFM sest engage dans ce type de partenariat qui garantit une certaine rentabilit conomique, mais qui permet aussi dassurer une production de qualit, en ce sens que le produit militaire est caractris par un niveau de qualit optimale et svre pouvant tre appliqu dans ce cas aux productions civiles. Les partenaires que nous avons retenus sont, dans ce contexte, des dtenteurs de technologies avres et gnratrices de productions duales. Noublions pas, enfin, que la recherche et le dveloppement en matire darmement a toujours dbouch sur des applications civiles.


-Concrtement, comment ce partenariat a-t-il t conu par lANP ?



Sur un plan conceptuel, le partenariat porte sur limplmentation et lexploitation de technologies up today portes par des technologues avrs et connus acceptent de sinstaller et de nous accompagner en Algrie. Il sagit, par ailleurs, de ramener de linvestissement direct tranger pour financer ces partenariats. Nous avons capt beaucoup dinvestisseurs trangers, qui sont des fonds dinvestissement des pays du Golfe tels que les Emirats arabes unis, mais aussi dEurope et dAsie. Ces partenariats ont donn naissance des socits par actions dont lactionnariat est dfini conformment la LFC 2009, o la partie algrienne est majoritaire et constitue gnralement de participations dEPE de la branche sectorielle et dEPIC du ministre de la Dfense nationale.
La partie trangre actionnaire peut tre investisseur et/ou technologue et fait partie intgrante du partenariat. Je peux citer, entre autres, les groupes allemands Daimler, Rhode & Schwarz, Cassidian-Deutschland, Carl Zeiss et des socits chinoises. Il y a aussi des fonds dinvestissement et des socits miratis qui ont choisi lAlgrie du fait de sa crdibilit et de lattrait de son march. Les capitaux investis portent actuellement sur environ un milliard de dollars.
Ces partenariats ont donn lieu des socits par actions (Spa), lesquelles sont maintenant charges de conduire et de raliser des projets denvergure. Elles vont ensuite exploiter les usines ralises et commercialiser leurs productions. Elles bnficient dun management algro-tranger, conduiront des programmes et assureront la recherche et le dveloppement mens en commun. Je dirai enfin que ces partenariats ont t conus, tudis et ngocis sur un principe cardinal qui est celui de la rentabilit. Tout a t tabli partir dun business plan dcoulant de programmes de commercialisation et dexportation de faon ce que, sur la dure du partenariat projet sur une trentaine dannes, ces socits dgagent une rentabilit au bout des cinq premires annes et que les actionnaires peroivent aussi des dividendes aussi au bout de la cinquime anne.


-Quels sont les secteurs concerns en priorit par les programmes de partenariat ?

Conformment aux instructions du Haut commandement de lANP, nous nous sommes dabord installs dans des sites qui taient ferms. Il sagit de plusieurs sites : Khenchela, Tiaret et une partie de lENIE de Sidi Bel Abbs. Nous les avons intgrs et nous avons mis en place des programmes de partenariat. Nous avons aussi activ sur des sites industriels compltement structurs avec des technologies vtustes et gravement altrs par la perte de la majorit des parts de march. Je peux citer le cas de lENMTP de An Smara, lusine de moteurs de Oued Hamimine, et la SNVI de Rouiba. Nous avons aussi cr pour les besoins de ces partenariats trois EPIC, celle des plateformes des systmes lectroniques de Sidi Bel Abbs, de lindustrie des vhicules Tiaret, et celle de la promotion des industries mcaniques de Constantine.


Dans le secteur textile, pourvoyeur de tissus pour les besoins de la confection duniformes militaires, nous nous sommes aperus ces dernires annes que ce secteur courait vers sa disparition. Nous avons donc dcid de prendre en charge toutes les entreprises qui taient pourvoyeuses de lANP, en loccurrence les entits textiles de Batna, Bjaa, Msila, Souk Ahras, Tizi Ouzou, Tlemcen et
Sebdou. Ces entreprises ont t filialises avec une grande entreprise du ministre de la Dfense nationale, qui est lEHC, et un important programme dassainissement, de mise niveau et de rorganisation en une seule entreprise, en loccurrence lEpe Eatit, leur a t consacr dans lesprit de la filialiser aussi avec les partenaires trangers.



Nous avons aussi procd louverture directe de sites industriels qui taient ferms depuis des dizaines dannes et qui sont maintenant entrs en production au profit de lANP, lexemple de lusine de fabrication de chaussures de Bou Sada. Je dois dire que toutes nos actions et nos projets sinscrivent dans la participation de lANP la relance conomique du pays. Nous travaillons ainsi selon plusieurs directions, et le partenariat constitue pour nous la cl de vote de la relance conomique de notre pays.


-Il y aura donc des projets de partenariat mme dans le secteur textile

Notre premier souci est celui dassure les approvisionnements de larme. A un certain moment, nous nous sommes retrouvs dans une situation o il y avait risque imminent dimporter du tissu pour fabriquer nos tenues militaires, alors que ce tissu a t dvelopp et ralis dans des usines algriennes du secteur textile. Ces usines avaient des dficits normes, nassuraient plus aucun entretien de leur parc machines, et le march informel les avait toutes mises genoux. Mais, malgr cela, le ministre de la Dfense nationale sapprovisionne de ce secteur. Notre soldat est habill de la tte aux pieds avec des effets made in Algeria.
Cependant, ce secteur vivait une telle situation quil y avait pril en la demeure. Il y a eu alors une dcision de prendre en charge tous les oprateurs du textile qui activaient plus 70% de leur chiffre daffaires en direction de lANP. Une importante opration dassainissement et de mise niveau est en cours, car nous tions convaincus que personne ne viendrait investir en tant que partenaire dans un secteur moribond. Actuellement, nous avons des contacts assez avancs avec des partenaires potentiels et nous avanons doucement. Ce qui est important maintenant, cest que ce secteur soit devenu fournisseur attitr de lANP et des corps constitus, et il ny a plus cette peur dimporter des produits textiles jadis fabriqus localement.


A vrai dire, le partenariat dans ce secteur ne va pas concerner lensemble des activits. Il touchera vraisemblablement la fabrication de tissus spciaux, le tissu intelligent, du camouflage de protection, etc. Il y a des technologues dans le monde avec lesquels nous discutons pour essayer de les arrimer ce partenariat.


-Il reste tout de mme le problme des approvisionnements en matire premire. On croit savoir que larme compte se scuriser sur ce plan en lanant des projets de culture de coton...

Lindustrie textile en Algrie est une industrie dont lintgration est la porte du pays. Je pense que dans les cinq prochaines annes, lAlgrie va dominer toutes les phases qui caractrisent lindustrie textile, savoir la filature, le finissage et la confection. Nous avons assez doutils qui nous permettent driger notre pays en leader dans ce domaine. Quant la matire premire, il est vrai quil y a un effort qui doit tre fait pour en assurer la production, notamment la fibre naturelle. Une rflexion a t faite par les pouvoirs publics pour pouvoir dmarrer dans ce sens et associer, pourquoi pas, lANP. Cette rflexion concerne galement lindustrie des hydrocarbures pour ce qui est de la fibre synthtique dont la production prsente de relles perspectives.


-Comparativement la situation dans laquelle se trouvent les EPE et les contraintes auxquelles elles font face, les entreprises du secteur conomique de la Dfense jouissent-elles dun quelconque avantage du fait de leur appartenance un secteur stratgique, ou bien font-elles face aux mmes problmes (difficults financires, manque de matires premires, concurrence dloyale cause des importations, lourdeurs administratives, etc.) ?

Nous avons des EPIC oprationnelles qui travaillent depuis longtemps. Nous, dans larme, nous navons pas dentreprises dficitaires pour la simple raison que nous travaillons sur des commandes annuelles et en revolving. Quant aux EPE, lEtat a mis les moyens pour mettre niveau ces entreprises et impulser ces partenariats. LEtat a fait un effort dassainissement trs important, notamment pour la SNVI, lENI de Sidi Bel Abbs, le complexe des moteurs de tracteurs de Constantine et pour lENMTP de An Smara.


Cet effort a t accompagn dun investissement financ selon des conditions bonifies et des dotations en capitaux au profit de leurs filiales. Elles ont t galement dotes, pour la plupart, de subventions de dmarrage, ce qui a permis de prsenter au partenariat des oprateurs conomiques sains. Cest ce qui a cr, dailleurs, cette situation de confiance entre nous et nos partenaires trangers. Cette fois-ci, je suis convaincu quil y a, pour les EPE, une part de march reprendre localement et des perspectives dexportation. Sans programme de partenariat, je ne pense pas que ces entreprises auraient bnfici dun soutien de cette envergure de la part de lEtat.


-Dans vos ngociations avec vos partenaires, comment avez-vous trait la question de la formation et du transfert technologique ?

Cest une question pertinente, en ce sens que le transfert technologique et du savoir-faire constitue la pierre angulaire de la russite dun partenariat et de tout projet industriel dans notre pays qui vise, en fait, lexploitation pure et dure dune licence, dun brevet ou dune proprit intellectuelle. Selon une forme organise et rglemente de par le monde. Nous navons, dans ce cas, rien inventer en mthodologie. Quant la formation, la DFM nous avons pris lexemple de ces industriels allemands pour qui la formation, notamment la formation professionnelle, constitue la colonne vertbrale de la russite de leurs produits et de leurs marques.


Cette formation, ils lont subdivise en trois niveaux : le premier concerne la formation de base dispense par lenseignement tatique, mais qui fait lobjet dune attention et dun suivi permanents par les oprateurs industriels. Des centres de formation sont ainsi installs autour des grandes villes industrielles. Le deuxime niveau concerne la formation de mise niveau prise en charge par loprateur industriel et la formation spcifique qui prpare aux postes. Il y a enfin la formation continue et le recyclage pour lesquels aucun employ ne peut se drober. Nous, nous essayons dadopter ce type de formation. Il y a des formations duales qui se droulent en entreprise et au centre de formation et nous avons, pour cela, des centres dans nos usines qui constituent un atout de russite introduit par ces partenariats. Nous engageons galement avec nos partenaires des programmes dassistance technique en formation, dans lesquels des incubateurs sont inclus.


Ce sont des formateurs envoys chez nos partenaires pour les inclure leur retour dans les centres de formation. Je tiens souligner, par ailleurs, lassistance du ministre de lEnseignement professionnel qui na pas lsin sur les moyens matriels et dengineering pour soutenir notre action. Mais le grand dfi relever lavenir concerne le management. Il y a un grand effort faire dans ce sens, et nous pensons quavec lassistance de nos partenaires, nous aurons beaucoup apprendre en matire de gestion et de management dentreprise.


-La Russie, traditionnel pays pourvoyeur de lAlgrie en armement et quipements militaires, nest apparemment pas concerne par les programmes de partenariat que vous avez lancs. Pourquoi lANP prfre-t-elle aujourdhui recourir aux pays occidentaux pour tablir ses partenariats ?


Dans le primtre industrie, nous avons des partenaires europens, du Moyen-Orient de lAsie, mais aussi des partenaires issus de pays que vous citez. Nous avons, par exemple, un partenariat en montage avec des socits chinoises et nous avons des perspectives en matire de partenariat avec des oprateurs russes et des compagnies amricaines. Ce quil faut savoir, cest que nous avons reu des orientations claires pour industrialiser des produits militaires, selon un cahier des charges prcis et fix par les plus hautes autorits de lANP, et cest nous de concrtiser les voies et moyens de les industrialiser. Il nous est demand aussi de rentabiliser nos activits. Cest la raison pour laquelle nous sommes sur des actions durables, avec le souci que le produit militaire fabriqu soit conforme aux exigences de lutilisateur, tout en essayant dimplmenter des technologies durables et porteuses de dveloppement.


-Est-il possible dtablir une estimation de ce que reprsente lindustrie militaire dans lconomie nationale, sa part dans le PIB du pays, son chiffre daffaires et les emplois quelle assure ?

En matire de PIB, la base industrielle et de technologie de dfense fait partie intgrante du tissu industriel national. Quand on analyse la part de cette industrie dans le PIB gnral, elle est minime, soit de 5 6% seulement. Mais je pense, et jen suis convaincu, que le prochain plan quinquennal, lorsque tous ces projets seront oprationnels, nous pourrons, selon des estimations tablies dans les plan vision de lindustrie, atteindre la part de 10%. Cela nous permettra de nous riger en tant que pays producteur et exportateur et nous permettra, aussi, de supprimer cette conomie informelle et cette dpendance aux hydrocarbures.


En termes de valeur ajoute pour notre pays, il y aura des retombes en matire demplois prennes. Actuellement, le secteur industriel militaire fait travailler 15 000 17 000 employs civils. Nous passerons, grce ces projets de partenariat, dans une premire phase 25 000 emplois directs, sans compter les emplois crs par les entreprises sous-traitantes pourvoyeuses de ces partenariats et pour lesquelles lEtat a consenti un grand effort dassainissement et de mise niveau. Nous estimons, dans les analyses faites avec nos partenaires, crer pas moins de 20 000 emplois dans la sous-traitance, notamment dans la mcanique. Pour nous, il y a un plan stratgique pour une mise niveau relle de lindustrie mcanique, lectronique et manufacturire du pays qui taient, faut-il le rappeler, le fer de lance de notre industrie nationale dans les annes 70.

Lys Mechti

 

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05:46 AM

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