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Renouer avec lislam de Cordoue

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2014-09-17
 
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Manqool Renouer avec lislam de Cordoue




Renouer avec lislam de Cordoue






-Vous arrivez la tte du ministre des Affaires religieuses avec un discours de rupture


Ce nest pas un nouveau discours ou une rupture, mais simplement une dmarche qui vise dpoussirer notre islam ancestral. Retrouver une pratique modre de lislam qui prend ses sources dans le texte de la Rvlation, dans le texte du Saint Coran et de la sunna, mais aussi qui prend en considration les paramtres du temps et de lespace. Cest ce qui a fait lhistoire de cette religion. Et chaque fois quil y a eu garement, cela a donn lieu lextrmisme.
Or lAlgrie sest gare, a perdu ses repres, ses rfrents en la matire. Et dans un contexte de rvolution au nom dun islamisme radical, nous avons perdu nos repres et nos rfrents authentiques. Nous avons oubli que nous appartenons une civilisation qui a jailli de Cordoue et nous nous sommes retrouvs dans une pratique bdouine de la religion. Cela namoindrit en rien la vie bdouine, mais seulement, lAlgrie appartient la Mditerrane, trs proche de lEurope, elle a t fortement influence par lAndalousie. LAlgrie avait accueilli ceux qui ont t harcels par lInquisition en Espagne et qui sont venus avec leurs arts leur savoir-faire, leur rflexion et leur philosophie. Cest a lAlgrie qui a t contrainte oublier ses jalons et ses repres.


Comment faire en sorte de renouer avec lislam de Cordoue ?


Ce que je fais, aujourdhui, entre dabord dans lesprit de la lettre de mission qui jai reue et dans une dmarche gouvernementale qui poursuit lobjectif de dvelopper et de promouvoir le rfrent religieux national. Cest une proccupation qui concerne directement mon dpartement qui doit dpoussirer et dblayer ces rfrents. Pour que la nation dans laquelle est inscrit lislam religion de lEtat, comprenne que cet islam a de tout temps accept lautre, est modr et a toujours uni les Algriens ; comme tant le catalyseur qui a pu runir les Arabes et les non-Arabes, les gens de diffrentes couleurs et qui a uni le Sud et le Nord.
Cest cet islam que nous devons recouvrer. Nous devons retrouver ce que nous appelons dans notre jargon au ministre lIslam rfrent national. Il ne sagit pas du malkisme, je le dis et le redis. La malkit de la socit est une ralit, mais cest celle qui permettait daccepter libadit, le hanafisme durant la priode ottomane et permet aujourdhui de puiser dans leffort de jurisprudence hanbalite, ce qui est bnfique pour la socit algrienne. Mon discours saxe sur tout cela pour promouvoir ce rfrent religieux national, il faut bien sr parfois attirer lattention sur des mouvements qui veulent le dtruire. Au final, nous voulons rconcilier les Algriens avec lislam authentique.


-Pensez-vous que les ingrdients qui ont conduit un terrorisme massif durant la dcennie noire sont encore l ? LEtat a-t-il tir la leon de cette priode tragique ?

Selon lanalyse, fournie par notre ministre depuis des annes, est que linterprtation de la religion est lie au temps et lespace. Ce qui est propre au Pakistan ne lest pas en Algrie, et vice versa. Ce qui sest pass avant la dcennie noire, cest--dire le background et la philosophie qui a prsid la dcennie noire, est que nous avons import une faon de pratiquer lislam qui est propre un autre pays. Je vous donne des exemples concrets, parce que nous avons oubli ce qui sest pass, nous sommes amnsiques. Allez voir le Nigeria, cest un pays musulman de rite malkite, il a import le wahhabisme de lArabie Saoudite et cela a donn Boko Haram. LIrak qui a toujours t hanafite et qui a import une faon de pratiquer la religion propre aux pays du Golfe, cela a donn Daech. Cest exactement ce qui sest pass en Algrie. En tout cas, les Algriens, les institutions et les imams se sont ressaisis et la mosque, qui tait le pupitre partir duquel jaillissait la discorde, a t rcupre pour en faire un outil de rconciliation nationale, qui veut dire rconciliation des Algriens avec leur pratique ancestrale de la religion.


-Cette pratique importe est due justement lenvoi des imams et des enseignants des instituts islamiques se former en Arabie Saoudite qui, au retour, diffusent le wahhabisme. Vous continuez encore envoyer des imams en Arabie pour formation ?

Je ne me souviens pas que lAlgrie ait envoy de jeunes Algriens pour se former en imama en Arabie Saoudite ou dans nimporte quel autre pays. LAlgrie a toujours form ses imams, ils sont le fruits de lEnseignement suprieur qui a en son sein des doctorants, qui sont forms dans des pays orientaux. Il se nagit pas du wahhabisme qui est unificateur pour son pays dorigine, seulement lorsquon le greffe un autre pays, il devient un danger. Nous avons des doctorants qui se sont ressourcs ailleurs que dans le wahhabisme, dans des contres chiites et chez les confrries des Frres musulmans. Cela existe luniversit et forme actuellement des tudiants qui dtiennent des licences en sciences islamiques et qui veulent devenir imams.
Le ministre des Affaires religieuses, vous le dit demble, simmunise contre ces courants en imposant un concours pour recruter des imams, mais galement pour la formation. Tout dtenteur dun diplme suprieur en sciences islamiques ne peut prcher dans nos mosques quaprs avoir suivi une formation qui dure un semestre suivi dun examen. Nous avons exclu tous ceux qui veulent renouer avec la faute que nous avons commise avant 1990. Ce dispositif existe, conjugu avec les autres partenaires, les services de scurit et le ministre de lEnseignement suprieur avec lequel il a t convenu, loccasion de la prochaine rentre universitaire, de crer un institut double tutelle qui formera des imams.
Ces dpartements seront dmultiplis avec le temps dans dautres wilayas et nous pourrons parvenir ainsi avoir un diplm propre lAlgrie, engag patriotiquement et authentique dans sa rflexion et dans sa dmarche. LAlgrie na pas envoy des imams pour des formations ltranger et ne le fera pas ; elle ne veut surtout pas renouer avec laventure.


-Il subsiste encore des mosques et des lieux de culte qui sont sous le contrle des imams radicaux, voire takfiriste. Votre dpartement arrive-t-il neutraliser ces fiefs ?

Aucune mosque nchappe au contrle du ministre des Affaires religieuses et de lEtat algrien. Elles exercent sous lgide du ministre, les imams sont installs sous autorit, ce sont des fonctionnaires de lEtat qui peroivent un salaire et ils sont assists et accompagns par des inspecteurs du ministre sur le terrain, ils sont sanctionns positivement ou ngativement. Certains tablissements sont sous lgide dautres dpartements qui disposent de salles de prire. Et je vous assure que mon ministre ne cautionne pas le discours dvelopp dans ces lieux.
Cest pourquoi nous avons avanc une alternative dans le cadre du dcret prsidentiel rgissant les associations caractre religieux pour convertir toutes les salles de prire civiles en des mosques de quartier et de demander aux autres dpartements ministriels et des tablissements, publics ou privs, qui disposent de salles de prire une aide et une assistance pour grer ces lieux de culte. Jai adress rcemment une correspondance au ministre de lEnseignement suprieur pour ouvrir un champ de concertation concernant linvitation de certains savants - des prcheurs - qui viennent de ltranger pour une visite parfois touristique et que subitement se transforment en prcheurs dans les salles de prire des universits et ailleurs. Jai dj lengagement de mon collgue de lEnseignement suprieur et nous allons arriver contrler lensemble des lieux de culte en Algrie, non pas dans un but de restriction, mais dassistance et daccompagnement et surtout dimmunisation contre les drives qui ont dj men lAlgrie vers la dcennie noire.


-Votre ministre dispose-t-il dun encadrement suffisamment qualifi pour pouvoir porter votre rforme ?

Nous avons quelque 23 000 cadres pour 17 000 mosques, seulement la formation nest pas la mme pour tous. Jai des imams, des muezzins et des gardiens de mosque, mais llite manque. Cest pour cela que je prne la concertation avec dautres dpartements ministriels. Nous interpellons les universitaires, les hommes de culture, les journalistes simpliquer non pas pour combattre les autres idologies, mais pour mettre en relief une appartenance ancestrale, historique qui a fait lhonneur du bassin mditerranen lpoque de Cordoue et que nous voulons partager avec tous les Algriens.
Ce nest pas seulement un travail de prche, mais de sensibilisation permanente et dinterpellation dans lequel doit simpliquer tout homme de culture sinon tout intellectuel. Et ce nest pas en nombre quil faut parler, mais en efficacit et comptence. Si Malek Bennabi tait unique dans sa gnration, il a marqu son poque parce quil tait cartsien dans son analyse et je peux citer dautres savants. LAlgrie a besoin que son lite intellectuelle savante simplique dans la socit avec une volont de sauvegarde et dimmunisation et surtout de patriotisme, sans laquelle aucun dpartement ou institution ne peut nous sauver. Et cest pourquoi je multiplie les appels et reviens la charge chaque fois pour mieux expliquer ma dmarche.



-Vous vous revendiquez cartsien...

Je suis un matheux. Descartes est venu bien aprs lislam. Le concept de raison quil a dvelopp recoupe celui dvelopp par lislam. La raison est le quintessence de ce que Le Tout-Puissant a cr en nous. Et cest pour cela quil nincombe aucune responsabilit la personne qui perd sa raison. La raison doit primer.



-Nous assistons une monte de la violence et de lintolrance due essentiellement un discours religieux haineux diffus dans certaines mosques ?

Je partage compltement avec vous ce point de vue. Nous avons perdu nos jalons que jai numrs plus haut. Le discours religieux actuel saxe sur lattaque. Nous avons perdu ce prche qui vous serre le cur, qui pousse aller demander pardon une personne que nous avons blesse, nos mamans insultes. Nous avons perdu cette con science qui responsabilise et vous incite revenir au droit chemin.
Limam, actuellement, succombe, jallais dire subi, une pression socitale un peu marginale et une pression qui est de plus en plus amorale mais surtout violente.

Au lieu de guider la socit, limam est plutt guid par cette socit, jen sais des choses, jai t inspecteur gnral dans ce ministre. Je dcouvre chaque fois que limam qui fuse radicalement, lorsque il sattaque un commerce, aux mres, son voisin, et lautorit publique, gnralement cela vient dun petit lobbying autour de lui qui le pousse le faire. Je mengage, ds aujourdhui, lancer une campagne de civisme et de combat contre la violence dans les mosques, les zaouas et les centres culturels islamiques, dans les mdias pour combattre ce flau avec lobjectif de parvenir une socit de tolrance religieuse, civique et socitale. Ce sont des mots que nos mosques ont perdus, nous interpellons nos imams y revenir.
La propret pour ne parler que de a nous lavons perdue, alors quil est dit dans le texte sacr que La propret tient de la foi. Le prophte de lislam instruit tout un chacun balayer devant chez soi. La priode du terrorisme est rvolue, maintenant nous devons mener bon port notre socit vers le civisme et donner lexemple autrui. Cette bataille, on lengagera et se fera en collaboration troite avec les dpartements en charge de lcole, de la communication, de la jeunesse et tous les acteurs qui ont un impact direct sur la socit.


-En parlant justement de lcole, faut-il revoir le contenu des programmes de lducation islamique ?

Il y normment de choses revoir et je suis confort dans cette dmarche par ma collgue de lEducation nationale, Mme Nouria Benghebrit. Nous avons t instruits par le Premier ministre de revoir ensemble le contenu des programmes. Jusque-l, enseigner lducation islamique formait un pseudo mufti et non un musulman civil, bon modr, patriote. Les ducateurs renflouaient les lves de connaissances avec des rfrences discutables, car ne venant pas du rfrent national en raison de la priode durant laquelle ces programmes ont t tablis. Nous conjuguons nos efforts dans lcole publique, prive, coranique et prive pour parvenir une culture civique et contre la manifestation de lintolrance.


-Existent-ils des enseignants srigeant en apprentis muftis ?

Cest une ralit, mais je laisse le soin la ministre de lEducation nationale de vrifier cela. Dans mon secteur en tout cas, je le constate. Dans les coles coraniques, nous avons des enseignants srigeant en muftis autoproclams, parce que cela a t rendu possible en labsence dun vrai mufti. Mon souci majeur est de dpoussirer la proposition dj avance au niveau de la Prsidence, qui consiste riger une institution de fatwas. Je la conois comme une acadmie et ce moment-l ces muftis autoproclams dcouvriront quils sont dpourvus de connaissances et de savoir et quils sont uniquement des charlatans qui utilisent la religion des fins mercantiles et politiciennes. Ils sont facteurs de blocage contre toutes les solutions que dveloppe lAlgrie en matire de prise en charge de la socit. Ils dcrtent telle ou telle loi illicite (Ansej, prt sans intrts partir de la Zakat).
Paradoxalement, ils justifient les fausses dclarations aux impts, ils trouvent licites des pots-de-vin pour faire passer des valises. Nous observons que ces gens-l sont les plus proches des barons de linformel en Algrie. Je dois souligner que dans cette acadmie sigeront toutes les comptences nationales dans divers domaines et tous les rites confondus. Elle sera un espace de concertation et de dbat ouvert et cest le meilleur moyen pour neutraliser ces apprentis muftis.


-Nous avons observ depuis lapparition des chanes satellitaires et nombreux sont les Algriens qui sollicitent lavis des prdicateurs trangers, dont les fatwas sont la limite de la haine, voire des appels au meurtre. Pourquoi ces Algriens se tournent-ils vers ces prdicateurs ?

Jai constat, quand jtais directeur de lorientation dans ce ministre, que ces charlatans venus dailleurs ntaient pas reconnus comme muftis dans leur pays dorigine et quils sont la recherche de la notorit et surtout le gain rapide et facile en prchant sur des chanes satellitaires prives la recherche daudience. Nous avons effectivement constat leur influence dangereuse. Ds 2002, nous avons lanc sur la tlvision nationale lmission fatwas en live, certes qui nest pas parfaite, mais nous avons constat que les Algriens reviennent de plus en plus vers nos imams.
La raison pour laquelle des Algriens se tournent vers ces prdicateurs est due une gestion bureaucratique du culte chez nous, ce qui a pouss les Algriens croire quil existe deux islams en Algrie. Lun officiel, celui du prsident de la Rpublique quil instrumentalise des fins politiques et pour demeurer au pouvoir, et lautre de la rsistance dfendue malheureusement par ces charlatans. La rforme que javais engage, et que je concrtise maintenant que jai des prrogatives en tant que ministre, est de bannir cette distinction. Nous navons quun seul islam celui pratiqut par nos anctres.Limam na pas autoriser ou interdire, sa mission est de donner des conseils, dtre un exemple de rectitude.


-Dans ce chantier de rformes que vous avez engag, le soufisme aura-t-il sa place ?

Surtout le soufisme. Nous sommes un pays de rvolution et de rvolte nous sommes des Amazighs, cest une ralit, nous refusons dtre matraqus comme nous refusons dtre contraints des choix que nous refusons. Les Algriens ont pous lislam lpoque de Omar Ben Abdelaziz, lorsque quil avait envoy dix rudits savants qui reprsentaient lislam authentique et modr de Mdine. Ce sont ceux-l qui ont marqu le Maghreb qui une poque avait pous le soufisme.
Les livres dhistoire nous apprennent que tous les exgtes et narrateurs pendant cinq sicles taient des cheikhs soufis. Ils sont exgtes, jurisconsultes, narrateur de la tradition du prophte. Ce sont des choix non pas politiques mais ceux de la socit elle-mme. Cest pourquoi, lorsque est intervenu lislam ottoman en Algrie, qui tait nakchabandi dans un contexte soufi, il na laiss aucune trace en Algrie et cest la mme chose qui est intervenu dans le champ juridique avec son rite hanafite. Malgr la prdominance du rite malkite, les ibadites existent toujours. Le soufisme, la spiritualit qui est le ton dominant de notre rfrent religieux, le dogme dEl Achari qui utilisait la philosophie, sont les trois piliers de notre islam national qui sont soumis la jurisprudence pour sadapter au temps et une diversit synonyme de richesse nationale.


-Parlons justement de cette diversit. Comment retrouver cette cohabitation sereine entre les religions qui a de tout temps marqu lAfrique du Nord ?

Elle existe au niveau des institutions. Je reois des correspondances, les chefs dglise et nous engageons une concertation concernant limpact positif des religions monothistes sur notre socit. Les musulmans ne veulent pas convertir les autres qui ne le font pas non plus, ce qui a valu monseigneur Duval davoir le surnom Mohamed Duval, un homme qui avait soutenu la Rvolution algrienne. Cela ne peut tre oubli ou ni par la socit algrienne, qui a la vision un peu parasite. LAlgrien daujourdhui naccepte pas lautre, son voisin, son coreligionnaire. Il faut insuffler le civisme dans la socit, de sorte renouer avec la civilisation moderne qui consiste en lacceptation de lautre. La mosque doit bannir linsulte contre les autres religions, il y a une volution, mais des choses reste faire.


-Est-ce que, aujourdhui, les autres religions ont une place en Algrie ?

Tout fait. Elles ont toutes leur place en Algrie, parce que dabord ce sont des Algriens. Monseigneur Teissier a t consult comme personnalit nationale pour la rvision de la Constitution, le prsident de la Rpublique convie les chefs dglise aux ftes nationales.
Le texte que nous avons soumis au gouvernement, qui jespre va tre valid en conseil du gouvernement, prend dans ses dispositions en charge lorganisation du culte autre que musulman travers un mouvement associatif caractre religieux. La Rpublique garantie la libert de conscience interpelle les musulmans, les chrtiens et les juifs sorganiser dans le cadre des lois de la Rpublique. Cest de cette faon que lEtat dfendra les glises, les synagogues sil y lieu de les assister, de les scuriser et dinsuffler dans la socit le sentiment daccepter lautre et de pas avoir peur de cet autre.



-Nous avons vu Ghardaa un conflit qui a pris une ampleur confessionnelle jusqu voir des individus profaner des tombes ibadites. Comment en sommes-nous arrivs l ?

Le diffrend nest pas religieux, il est dordre socital. Cest le refus de lautre. Les problmes du foncier, du travail, des arouchs et de lappartenance se superposent avec une instrumentalisation malveillante dans une ambiance de haine. Quand on est fig dans une appartenance, on harcle lautre sur cette base. Sans citer les noms, il y a ceux qui se ressourcent au Ymen qui font une projection dans ce qui se passe Ghardaa, cela devient dangereux. Le malkite qui habite Ghardaa est un Algrien, qui doit prouver ce sentiment dappartenance au pays. Et cest pareil pour le Mozabite, qui lui aussi, avec son propre rite est une communaut algrienne qui a russi vivre, commercer dans toutes les rgions du pays.


-Le mouvement salafiste qui se fait de plus en plus conqurant, reprsente-t-il un danger pour la socit ?

Je dirais quil reprsente un garement de la socit. Cette dernire croit que lislam rigoriste dvelopp par le salafisme est lislam rel, et que celui prch par des imams rmunrs par lEtat est faux. Et cest pour cela que jinsiste sur la ncessit de revenir notre islam ancestral au rfrent national avec une formation solide des imams. Je ne voudrais pas citer un pays spcifiquement, mais nous remarquons que des prdicateurs qui suivent la politique de leurs gouvernements, qui considrent lillicite dhier comme tant licite aujourdhui, parce que leur politique a chang, qui hier ont pouss vers Daech et qui aujourdhui le condamnent...



-LArabie Saoudite, via sa reprsentation diplomatique, diffuse gratuitement le Coran accompagn des tafassir (interprtations) qui nont rien voir avec la pratique religieuse dans notre pays ?

Je nai pas cette information, ni par mon inspection ni par les rapports de scurit, mais si cela savre vrai, je vais officiellement interpeller, par le voie diplomatique, lambassade qui se prte cet exercice. Cest strictement interdit. Il est interdit aux Algriens de se faire accompagner par des manuels de pratique religieuse de certains pays. LEtat sait se dfendre et dfendra la socit. LAlgrie imprime son Coran, diffuse gratuitement des manuels qui nous sont propres. Jai connaissance que certaines chancelleries dobdiences autres que celle que vous citiez ont t interpelles et que certains diplomates ont t invits quitter lAlgrie parce quils ont us de manuel de proslytisme dun rite banni dans notre pays.

Hacen Ouali




 

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