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Laprs-Bouteflika enflamme le srail

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Algrie : laprs-Bouteflika a commenc Emir Abdelkader 0 2014-04-16 02:52 PM
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2014-09-20
 
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Laprs-Bouteflika enflamme le srail

Laprs-Bouteflika enflamme le srail






La rentre politique est-elle une fiction fabrique par le pouvoir, ou pas ? En tout cas, la question de la succession de Abdelaziz Bouteflika, mise entre parenthses aprs le 17 avril 2014, revient sur le tapis et anime un srail paniqu en labsence de plan B.


Pas de plan B. B, comme Bouteflika, ou, plus prcisment, laprs-Bouteflika. Laffirmation de ce cadre du Palais prsidentiel laisse sesquisser lincroyable incertitude dans les hautes sphres : Le pire est quil semble quil ny ait aucune solution durgence si le Prsident venait disparatre demain ou dans deux ans, sinquite un ancien chef de gouvernement. Cette situation dincertitude est trs dangereuse. Car peine la rentre entame, le srail a bruiss de mille rumeurs avant que ne se renclenche la fivre politico-mdiatique qui avait dj marqu la prsidentielle davril 2014.
Dabord, il y eut cette rumeur qui envahit rapidement les salles de rdaction rpercute par les journalistes rentrs de vacances : la dtrioration brutale de la sant du prsident Bouteflika. Cest vrai quil fait de courts sjours en Suisse pour se requinquer, et chaque absence est interprte comme une plonge dans le coma ou un tat lthargique fatidique, mais il nen est rien, soutient une source la prsidence de la Rpublique qui, comme dhabitude, accuse lautre, l, le gnral de corps darme Mohamed Lamine Medine, patron du DRS depuis 24 ans ce mois de septembre, de distiller ces rumeurs. Et pas seulement la presse, mais aussi parmi les hautes sphres afin de susciter des ambitions prsidentielles chez certains hommes-cls du systme, encourags sortir de la maison dobissance Bouteflika pour se tailler le costard du prochain prsident, maugre un cadre du FLN.
Pourquoi Medine samuserait-il jouer le colporteur de rumeurs et serait tent de monter une curie de candidats potentiels laprs-Bouteflika ? Il est affaibli, il ne contrle plus lorganigramme des services. Le gnral Lakhdar tient la DCSA et ne rend compte qu ltat-major. On lui a aussi amput son bras arm, le gnral Hassan de lantiterrorisme. On lui interdit dmettre des interdictions de sortie de territoire sans laval de la justice. On lui enlvera prochainement les coutes pour les rattacher la Prsidence, numre un conseiller la Prsidence. Il se venge donc, sa manire, il ne supporte pas de perdre lextraordinaire tendue de ses pouvoirs.
Souterraines
Archi-faux, semporte un ancien officier du DRS qui dit avoir gard des liens forts avec son ancienne structure. Dabord, la structure du DRS nest pas celle quon dcrit sur les sites dinformation, elle est plus souterraine, et Medine garde un large contrle du vrai DRS. Deuximement, le major est soutenu indirectement par son rle central de coopration (et daction) antiterroriste internationale, surtout avec Washington et Langley. Et en dernier, Bouteflika et son systme ne sont rien sans Toufik, ils ont besoin de le garder pour contrecarrer lambition de puissance de Gad Salah (le chef dtat-major). Ainsi, les deux gnraux de corps darme se neutralisent et Bouteflika garde la main sur cet quilibre de la terreur. Mais surtout, Bouteflika nest rien sans un DRS puissant, alors que les relais du pouvoir dans la socit sont lamins.
Retour donc la case guguerre entre vieux chefs, o les bouderies et les coups bas sont lgion. Et pourtant, reconnat un conseiller de la Prsidence, en cas de disparition du Prsident, cest Gad Salah et Medine qui dcideront de la succession, cest la ralit des rapports de force actuels. Sauf que lhomme au cigare (Medine) a commenc la course avant le funeste coup de dpart, lui reproche le conseiller de la Prsidence. Et mme sans son coup de pouce, des personnalits proches de Bouteflika (du moins, elles le croient) sont vite tombes dans le pige en se croyant habilites remplacer Bouteflika. Ce dernier nest pas aussi naf, et de trs loin, pour ne pas tre au courant de ce qui se trame derrire son dos, dautant que pour lui la loyaut est sacre, comme la famille. Benflis en connat un bout. Car, malin, Bouteflika joue sur ses absences pour dbusquer les Brutus qui projettent de le trahir : quand il est Genve (comme durant ces premiers dix jours de septembre), il fait traner ses oreilles dans les couloirs du palais et ailleurs pour dmasquer les tratres. Les tratres ?
Belaz
Ceux qui se prparent discrtement, ou beaucoup moins comme la fait Belkhadem, pour se poser en alternative aprs Bouteflika, prcise notre source la Prsidence. Justement, selon cet habitu des arcanes dEl Mouradia, cest ce qui a cot Belkhadem sa tte : Il claironnait partout que le Prsident lavait adoub pour reprendre le FLN et, surtout, quil tait le dauphin de Bouteflika, confie un cadre de lex-parti unique. Il est all baver partout, chez des anciens militaires comme Nezzar (pas trs aim du clan prsidentiel) et mme chez quelques ambassadeurs occidentaux. Bouteflika a laiss faire un moment, pour voir jusquo Belkhadem pouvait aller, avant de lui couper la tte. Belkhadem tant liquid, une liste de prtendants reste ouverte, et parmi les ttes daffiche, on retrouve mme des fils de famille insouponnables, ironise le fonctionnaire de la Prsidence. Tayeb Belaz notamment ou mme Tayeb Louh
Belaz, le prince dOujda, le protecteur de la famille prsidentielle ? Il se voit apte justement reprendre les affaires de la famille. Il est ministre dEtat, ministre de lIntrieur dans un pays policier, ancien ministre de la justice qui a protg la famille contre les enqutes pousses dun DRS offensif, fidle parmi les fidles du clan, il se dit donc pourquoi pas, dautant que des calibres moins importants que lui, ses yeux, se sont mis dans la course, tels que Louh ou Belkhadem, explique un proche dEl Mourdia. Ce dernier numre les dernires sorties de Belaz, alors quil ne quittait plus son bureau depuis des lustres : Son discours anti-hogra Oran, ses apparitions aux cts de Sellal qui il nadressait pas la parole il y a quelques mois lors de la dernire runion sur Alger, etc., et un de vos confrres qui crit Belaz sduit les Algriens! Il est trs actif le Belaz, trop mme.
Le malin
Bouteflika est au courant, il laisse faire comme il a laiss faire Belkhadem, il souponne Medine dinjecter de lambition chez ce fidle quest Belaz, confie le cadre de la Prsidence. Mais Belaz est dj, et depuis des mois, sur la liste des dparts que rclame, sans succs jusqu prsent, Sellal, et ses ennuis de sant peuvent aussi tre un gros handicap. Et quen est-il de Sellal justement ? Sellal est malin. Abdelmalek est un sage, il ne trahit personne, il sait que tout naturellement il est dans les starting-blocks, mais il nen fait pas une obsession comme certains, relve un ancien officier du DRS. Seul Gad Salah ne laime pas, ce qui nest pas une tare en soi, au contraire.
Voil o nous en sommes, nous sommes retombs dans les chamailleries de vieux pour reprendre les termes dun ancien ministre, o la logique des dcisions, des limogeages, des nominations, etc., nobit qu des lubies personnelles, colreuses, humiliantes, mme pas une tactique. Cette fin de rgne sera terrifiante et on sacrifie le peu de culture de lEtat quon a difficilement accumule depuis cinquante ans, souligne lancien ministre. Cest dire que les mcanismes darbitrage ont t compltement casss par plus de quinze ans de pouvoir de Bouteflika, trop jaloux de la puissance des autres ples du systme.
Du temps de Chadli ou de Boumedine, ce genre de guguerre interne tait arbitr par une arme discipline et surtout disponible, regrette un haut cadre de lEtat. Mais l, on technocratise ngativement et on tente de corrompre lANP, les gnraux les plus patriotes sont menacs de retraite anticipe ou de placard dor, le reste des forces est parpill le long de nos frontires pour des missions indfinies, des missions non intgres dans un schma national de dfense qui fait dfaut.
Dans ce contexte explosif, les nouvelles puissances de largent ne sont pas en reste pour dteriorer encore ce qui reste de la culture de lEtat. En plus, des pseudo-oligarques intrfrent pour rguler le flux des tensions leur propre avantage conjoncturel, salarme lancien ministre. Et le plus grave est quon a entrin lamalgame entre Etat et pouvoir, cest un drame et on va le payer trs cher. Car Bouteflika voulait devenir le chef absolu, il lest devenu, mais il est le chef de quoi maintenant que lEtat est en pices ?

Adlne Meddi




 

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