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Libye : l'autre jihadistan

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2014-09-29
 
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Manqool Libye : l'autre jihadistan

Libye : l'autre jihadistan




Alors que le monde entier a les yeux rivs sur l'État islamique, la Libye est progressivement devenue une sorte de hub o les groupes terroristes de la rgion viennent s'approvisionner en armes et se rorganiser.
Comme un homme qui, au coeur de la savane, crierait au lion qui approche quand tous ses compagnons auraient les yeux rivs sur l'lphant qui charge, Jean-Yves Le Drian a une nouvelle fois sonn l'alarme dans une quasi-indiffrence, le 17 septembre. Au Caire, o il venait de s'entretenir avec le prsident Abdel Fattah al-Sissi - et o il a trouv une oreille attentive -, le ministre franais de la Dfense a appel "une mobilisation globale" afin de "contrer la menace terroriste".
Il n'tait pas question, alors, de l'Irak ou de la Syrie, sur lesquels toute l'attention du monde est porte depuis que l'État islamique (EI) a proclam un califat sur une partie de leur territoire en juin dernier, mais de la Libye, un repre de jihadistes tout aussi inquitant si l'on se fie l'analyse que partagent la France et une bonne partie des pays de la sous-rgion.
Voil plusieurs jours que Le Drian rpte la mme chose : "Il y a un risque de globalisation du terrorisme avec Daesh [l'État islamique] en Irak et en Syrie mais aussi en raison de la situation en Libye, au Niger et dans le Sahel. Il faut faire quelque chose." La premire salve remonte au 9 septembre, quand, dans une interview au quotidien franais Le Figaro, il a alert sur "la gravit de la situation en Libye", rappelant ce que l'on sait depuis des mois, savoir que "le Sud libyen est une sorte de hub o les groupes terroristes viennent s'approvisionner, y compris en armes, et se rorganiser", et a fini par admettre qu'il tait urgent "d'agir" dans ce pays "menac d'tre contrl par les jihadistes".
>> Lire aussi Libye : faut-il intervenir militairement ?
Le mme jour, Milan (Italie), loin des regards cette fois, il tenait les mmes propos devant ses homologues europens. Et les ritrait le 16 septembre aux Émirats arabes unis.
Intervenir en Irak sans rgler le problme libyen ne servirait rien, indique l'entourage de Le Drian.
Il ne s'agit pas, pour l'heure, de partir en guerre. La France n'en a ni l'intention ni les moyens, et ses allis traditionnels, États-Unis et Royaume-Uni en tte, ont d'autres proccupations. Pas de bombardements donc, ni, a fortiori, d'envoi de troupes au sol, jure-t-on l'Élyse comme l'Htel de Brienne. Pas pour l'instant tout du moins. "Nous voulons sensibiliser la communaut internationale l'urgence de traiter la question libyenne", explique-t-on au ministre de la Dfense. Paris compte notamment sur l'Assemble gnrale de l'ONU, qui se tient New York en ce moment mme, afin de crer "un embryon de feuille de route pour sortir la Libye du chaos".
Pourquoi maintenant ? "Parce qu'intervenir en Irak sans rgler le problme libyen ne servirait rien", indique l'entourage de Le Drian. Parce que le "jihadistan" qu'est devenue la Libye depuis deux ans menace directement le succs des oprations Serval au Mali et Sangaris en Centrafrique, et pourrait ne pas tre totalement tranger l'offensive de Boko Haram au Nigeria. Et enfin parce que les services de renseignements franais et amricains ont observ "une volution inquitante" ces derniers temps.
Le contrle de ce territoire ne les intresse pas
À vrai dire, cela fait des mois que les voisins du Sud (Tchad et Niger) s'inquitent. La prsence de centaines, voire de milliers de jihadistes dans le Fezzan comme en Cyrnaque ne fait plus l'ombre d'un doute. Au sud, dans cette zone grise qu'est le Fezzan, "on ne peut pas dire combien ils sont, c'est trs mouvant, mais on sait qu'ils viennent de partout : d'Algrie, du Mali, de Tunisie, d'Égypte et mme de Syrie", confie le responsable des services de renseignements d'un pays voisin. On y trouverait des hommes d'Al-Qada au Maghreb islamique (Aqmi), d'Al-Mourabitoune et d'Ansar al-Charia.
>> Lire aussi : Libye, Mali, Cameroun, Centrafrique... l'effet domino du terrorisme

Certains spcialistes, dont l'Allemand Wolfram Lacher, l'un des rares se rendre rgulirement sur le terrain, estiment que leur poids est surestim. "Je ne conteste pas une prsence jihadiste dans le Sud. Des acteurs locaux me l'ont confirm. Mais ils n'y jouent pas un rle majeur. Leur prsence n'est pas permanente et ancre, elle est mobile et discrte", expliquait-il il y a quelques mois. "Mme les sources locales qui confirment leur prsence nient le fait que ces groupes pourraient avoir construit des camps d'entranement ou procder des recrutements de locaux", crivait-il rcemment. "Ils s'installent lentement mais srement", affirme-t-on, en revanche, Paris.
Leur objectif - pour l'heure - ne semble pas tre d'instaurer dans le Fezzan un État islamique ou, pour reprendre un terme en vogue, un califat. "Le contrle de ce territoire ne les intresse pas. Ils prfrent se servir de cette zone comme d'un lieu de transit et de repos, qui leur permet de s'entraner et de prparer leurs attaques", prcise une source militaire franaise. Pour ce faire, ils auraient achet plusieurs btiments dans les environs d'Ubari, entre les villes de Ghat et de Sebha : des fermes accoles des terrains de 20 30 hectares, qui servaient jadis l'levage, et qu'ils auraient payes 80 000 dinars (environ 50 000 euros) rubis sur l'ongle. "Des camps d'entranement", affirme une source locale.

Patrouille de l'arme nigrienne prs d'Ingall, dans le nord du Niger.
Cela fait des mois que Niamey mais aussi N'Djamena appellent
la communaut internationale la rescousse. Issouf Sanogo / AFP
Les moyens d'observation ariens franais et amricains (drones dcollant de Niamey et images satellites) en ont dj repr. "On sait que des katibas [phalanges] ont t cres, on connat leur nom, et on sait o certaines d'entre elles se trouvent", indique une source nigrienne. Dj identifies : les katibas 118 et Magawir. Chacune serait compose d'une centaine d'hommes tout au plus, mais disposerait d'un redoutable matriel de guerre : des pick-up quips d'armes lourdes (des 12-7, des 14-5...).
Mais ces informations sont prissables trs court terme. Comme l'indique un officier franais l'oeuvre dans la rgion, "nous faisons face une ralit extrmement mouvante". Les camps d'entranement sont temporaires ; les hommes, seulement de passage...
Selon plusieurs sources franaises et sahliennes, certains des principaux chefs des groupes jihadistes se trouveraient dans la zone. Abdelmalek Droukdel, l'mir d'Aqmi, y a t signal. Mokhtar Belmokhtar, le chef d'Al-Mourabitoune (auteurs des deux derniers attentats d'envergure dans la zone, In Amenas en janvier 2013 et Agadez en mai de la mme anne), y passerait la plupart de son temps. Des dirigeants d'Ansar al-Charia y auraient galement t vus.
Pour l'instant, "ils ne participent pas aux conflits locaux qui opposent les Touaregs, les Toubous et les Ouled Souleymane, poursuit le responsable des renseignements d'un pays voisin. Ils ne cherchent pas non plus prendre le contrle des routes de tous les trafics. Ils se tiennent tranquilles, n'embtent personne". Mieux : ils achtent local, paient comptant et commencent tisser des liens avec les populations et les chefs de tribu. Cette tactique, que l'on pourrait comparer la doctrine de "l'empreinte lgre" chre au prsident amricain Barack Obama, a fait ses preuves dans le Nord-Mali il y a quelques annes.
Un arc jihadiste de l'Irak au Nigeria

La prsence jihadiste est plus perceptible encore sur les ctes de la Cyrnaque, Derna et Benghazi notamment, que les services occidentaux estiment tre les vrais lieux de dcision. Mais aussi plus au sud, le long de la frontire avec l'Égypte, o l'on trouve plusieurs camps d'entranement. L, confirme Wolfram Lacher, "la mobilisation des jihadistes est forte et leur prsence ouverte".
Entre ces deux "zones grises", qui chappent totalement au contrle de ce qui reste de l'arme libyenne et des milices "loyalistes" - comme, du reste, une bonne partie du pays, dont la capitale Tripoli -, les passerelles sont nombreuses. "Ils se dplacent d'une rgion l'autre sans problme aucun", indique-t-on Niamey. Les routes qu'ils utilisent sont les mmes qui servent aux trafics d'armes, de drogue et d'tres humains. La frontire entre jihadistes et trafiquants est d'ailleurs loin d'tre tanche.
De mme, ce qu'un officier franais qualifie d'"autoroute jihadiste" ne s'arrte pas aux frontires de la Libye. C'est bien ce qui inquite les autorits franaises et les voisins immdiats. "Les liens entre les diffrents groupes jihadistes ne sont pas tous avrs, mais le risque est grand qu'une coordination voie le jour", confie-t-on dans l'entourage de Le Drian.
Le 16 septembre, rompant avec leur position de dfiance l'gard de l'EI, deux groupes affilis Al-Qada (Aqmi et Al-Qada au Ymen) ont appel les jihadistes de la rgion s'unir contre l'ennemi commun. De mme que l'EI a enjoint ses combattants libyens de rentrer au pays pour se battre aux cts d'Ansar al-Charia.
La France craint qu'un arc jihadiste ne voie le jour sur une zone s'tendant de l'Irak au Nigeria en passant par la Syrie, le Sina gyptien, la Somalie et le Sahel, et que des connexions se dveloppent entre l'EI, les filiales d'Al-Qada (Aqmi, les Shebab, Ansar al-Charia) et les groupes "non affilis" comme Al-Mourabitoune, le Mouvement pour l'unicit et le jihad en Afrique de l'Ouest (Mujao), qui svit au Mali, et Boko Haram.
Plusieurs spcialistes lient les rcentes victoires militaires de Boko Haram dans l'État de Borno au chaos libyen.
S'il n'est pas avr que les hommes d'Abubakar Shekau, le chef de Boko Haram, bnficient du soutien de leurs "frres d'armes" qui svissent plus au nord, plusieurs spcialistes lient leurs rcentes victoires militaires dans l'État de Borno au chaos libyen. "On sait que les armes dont dispose Boko Haram viennent du Soudan et de Libye et qu'elles transitent par le Niger et surtout par le Tchad", affirme-t-on Paris.
La France apprhende aussi des rpercussions en Centrafrique. "Pour l'instant, rien ne prouve que les lments de la Slka ont des liens avec les groupes jihadistes, mais Boko Haram et les Shebab ne sont pas loin. Il faut casser d'ventuelles connexions", indique une source militaire.
Si une intervention devait tre mene en Libye, son premier objectif serait donc de cloisonner tous ces groupes et de contenir leur pouvoir de nuisance. "Ça, c'est le plus simple", indique un officier franais. Le retour l'ordre constitutionnel en Libye et l'extinction des volonts jihadistes, "c'est une autre histoire".






 

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