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Confidences de femmes sdf

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2014-10-03
 
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  Emir Abdelkader    
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Manqool Confidences de femmes sdf

Rejetes du domicile familial et livres elles-mmes : Confidences de femmes sdf






Elles nont trouv dautre alternative que de compter sur la compassion des autres. Ces femmes ont ouvert leur coeur LExpression. Je suis reste trois ans errer dans les rues. Jai trimbal mes deux filles de maison en maison la recherche dun endroit o dormir, raconte Rahima. Chasse du domicile conjugal depuis un an, cette femme de 31 ans na pu obtenir son divorce que depuis sept mois.
Du jour au lendemain, elle sest retrouve dans la rue, sans un sou ni mme un mtier pour subvenir aux besoins de ses deux filles Sara et Ismahane. Je broyais du noir, en cette priode ma fille ane avait 14 ans, elle tait en pleine adolescence et cela me torturait de la voir traner dans la rue, poursuit-elle. Pour Rahima, chaque jour apportait son lot dhumiliations car pour subsister, il lui fallait vivre de la compassion des gens. Profiter de la gnrosit de mes voisins, avoir un espace o dormir et remercier Dieu de cet abri provisoire, dit-elle.
Un vritable calvaire pour cette jeune femme dont les parents de conditions modestes habitent dans un taudis, dans le fameux bidonville de Sidi Harb. Personne ne peut supporter longtemps les enfants des autres, confie-t-elle, en ajoutant quelle a rompu avec une amie denfance dont le mari na pas support les quatre jours quelle a passs chez-elle, avec ses deux filles. Une autre amie a mme refus de la dpanner de 1000 DA pour emmener la petite, malade, lhpital.
La petite Ismahane a toujours t malade et a souvent de la fivre. Elle passe des journes errer dans les rues pollues et les gtes suintant lhumidit ou dpourvus de toute aration ont mis la sant de la petite rude preuve.
La maladie de ma fille nest que la consquence de linexistence dun domicile fixe, explique-t-elle. Rahima ajoute que les dsaccords avec son mari ont commenc cause de largent. Il en gaspille beaucoup dans la boisson, oubliant quil avait des bouches nourrir. Mais la situation sest aggrave lorsquelle a dcouvert quil avait une matresse. Il ma battue, ma tire par les cheveux et ma jete la rue, rptant quil ne voulait plus de moi et quil ne voulait plus me voir ni moi ni mes filles, raconte-t-elle.
Mais la jeune femme regrette davoir quitt son domicile conjugal. Elle pense quelle aurait pu pargner bien des tracas ses deux filles. En restant chez soi, on prserve sa dignit et celle de ses enfants, car errer dans les rues est la plus grande des humiliations, poursuit Rahima, qui partage maintenant une pice chez ses parents, avec ses cinq frres et deux soeurs. Elle nest pas la seule avoir supporter les comportements irresponsables dun mari, dun frre ou dun fils ingrat. Une situation qui, jusqu preuve du contraire demeure une vrit banalise par tout un chacun.
Toutes les classes sociales concernes
Depuis des lustres, ce fait social est enracin dans le comportement dAdan. Daprs M. CH. T. sociologue, le phnomne des femmes rejetes est devenu courant. Il mest difficile de prciser le nombre de femmes forces quitter le domicile conjugal pour cause de mauvais traitement, dira le sociologue. Il nexiste pas de chiffres prcis, mais tous les indices montrent que le nombre de femmes sans abri a augment ces dernires annes, devait prciser notre interlocuteur.
Daprs ce dernier, les cas recenss prouvent aussi que le phnomne ne se limite pas aux femmes issues de couches modestes, mais touche tous les rangs sociaux. Nama est fonctionnaire dans une administration publique, rejete par son mari, elle sest retrouve la rue avec ses trois enfants lavenir et la rputation de mes enfants ont toujours t ma seule proccupation, nous dit-elle en ajoutant que sa vie a bascul du jour au lendemain.
Actuellement je vis chez mes parents. Ils simmiscent dans la vie de mes enfants, raconte-t-elle en regrettant davoir fait des concessions un poux qui ne les mritait pas. Car cette femme a quitt luniversit o elle tait tudiante en langue franaise, tout simplement pour ne pas complexer son mari qui na pas fait dtudes suprieures et travaille comme agent de scurit chez un oprateur de tlphonie mobile au centre de la ville de Annaba. Depuis son mariage, Nama na pas cess de faire des sacrifices.
Aujourdhui et avec ses trois enfants, elle ne sait plus o donner de la tte. Le visage frip et les yeux cerns, on lui donnerait le double de son ge, alors quelle na que 39 ans. Tu as voulu te marier avec cet homme, cest toi dassumer les consquences de ton choix, lui rpte chaque fois sa mre. Au dpart, Nama a d louer un appartement 20.000 DA/ mois, alors que son salaire ntait que de 25.000 DA.
Je narrivais pas joindre les fins de mois. Il a fallu supplier mes parents pour quils consentent maccueillir avec mes enfants et ainsi pourvoir utiliser mon salaire pour leur ducation, nous rvle-t-elle avec un regard sombrant dans lamertume.
Nama est donc revenue chez ses parents, a intent une action en justice pour intgrer le domicile conjugal et obtenu gain de cause. Mais son mari, qui refuse de subvenir ses besoins et ceux de ses enfants, a disparu. Aprs deux mois de vie tranquille, seule avec mes enfants, il est revenu, non pas pour assumer ses obligations familiales, mais pour nous terroriser, dit-elle. Chasse de nouveau de son domicile, Nama retourne chez ses parents.
Cette fois, sa mre lui signifie clairement que sa prsence et celle de ses enfants limportune. En racontant cela, Nama clate en sanglots.
De lavis de notre sociologue, les femmes sans abri, lorsquelles se marient aspirent une vie meilleure. Mais le destin leur rserve bien des surprises. Il est difficile pour ces femmes de retourner vivre chez leurs parents. Pour elles, cest un pas en arrire quelles ne supportent pas.
Lingratitude sous toutes ses formes
Mais ce ne sont pas uniquement les maris qui sont points du doigt. Des fils ingrats peuvent pousser leurs parents bout. Adra a subi ce sort lge de 68 ans. Lorsque son mari est mort, son fils Radouane navait que 11 ans. Aujourdhui, il est fonctionnaire dans une importante socit multinationale.
Quand mon fils sest mari, jai offert mon alliance en diamant ma belle-fille pour le dcharger des frais supplmentaires, dit-elle. Et dajouter: Quelques mois aprs le mariage, ma belle-fille a commenc crer des problmes car elle ne supportait pas que lon vive sous le mme toit, explique la femme. Et pour mieux le lui faire sentir, elle ne lui laissait rien manger. Ce qui la pousse quitter le domicile pour rechercher une maison de vieillards.
La surcharge que connaissaient ces dernires dans la wilaya de Annaba, ont fait en sorte que Adra se retrouve la rue. Aprs quelques jours, une parente a finalement accept de lhberger. Mais avec le temps, elle sest sentie comme de trop. Je devais rgler mon rveil des heures fixes pour ne pas oublier de prendre mes mdicaments. Je sentais que cela drangeait. Mme si personne nosait me faire de remarque, je le lisais dans leurs regards, se rappelle-t-elle.
Un matin, Khalti Adra ramasse ses affaires et part sans donner dexplication. Je me suis dirige sans rflchir vers la mosque Errahman o je passe mes journes depuis plus de quatre ans. La nuit tombe, je me rends au centre de Sidi Blad au Front de mer pour y fuir la jungle de la nuit et manger de ce que les bnvoles de lassociation El Islah oual Irched nous prparent. Dailleurs, cest grce cette association que les SDF de Annaba survivent, raconte la vieille dame. Ce que je regrette le plus, cest davoir sacrifi ma vie pour mon fils, affirme-t-elle avec un sourire gn.
Malika, 42 ans, a pour sa part, subi les agissements de son jeune frre. Une fois mari, il lui a fait sentir quelle tait devenue encombrante. Je nai pas pu supporter les remarques quil faisait propos de mon ge, confie-t-elle en soulignant quon ne choisit pas son destin. Randa, quant elle, a d quitter lappartement hrit de son pre pour sinstaller chez son oncle maternel. Elle qui appartient une famille trs traditionnelle a toujours t dpendante des autres.
Aujourdhui, elle sait quon ne peut compter que sur soi-mme. Le fait davoir t mise la porte par son frre la traumatise.
Repartir sur des bases fragiles
Selon des chiffres rvls par CH.T. sociologue, sur 444 femmes sans domicile fixe, 94% dentre elles sont victimes de mauvais traitement, quil soit corporel, psychologique ou sexuel. Pousses bout, elles quittent le domicile conjugal. Mais la plupart dentre elles, ne disposent pas dalternative de logement et la situation est plus complexe quand elles sont accompagnes de leurs enfants.
En dpit de la cration de Dar Errahma, la femme dans la wilaya de Annaba ny trouve pas un grand soutien.
Elle fait ce quelle peut pour repartir sur un bon pied, loin de cette maison conue initialement pour accueillir les femmes sans domicile fixe. Nous avons tent moult fois dentrer en contact avec les responsables de ce foyer pour les femmes en dtresse, mais tous nos efforts ont t infructueux.

La situation a t la mme avec dautres institutions censes prendre en charge les femmes en difficult.
Cette fuite en avant des sphres sociales, voire mme labsence totale de considration ce phnomne de plus en plus prsent au sein de nos wilayas, Annaba, entre autres, o la femme tente tant bien que mal de se prendre en charge par ses propres moyens.

Qui, intellectuelle de son tat, se prend en charge par elle-mme, en louant un abri et se reconstruit une nouvelle vie de famille avec ses enfants, alors quelle trimbale son analphabtisme alourdi par la charge denfants et retourne au foyer familial pour y vivre comme le dernier des soucis parentaux. Entre les unes et les autres, il y a celles qui atterrissent la rue, pingles par les loubards.
Prises dans les griffes de la prostitution, la drogue et mme la traite des blanches, ces femmes sadonnent tous types de mtiers pour survivre dans une socit indiffrente leur dtresse. Diffrents horizons saffichent devant des femmes rassembles par un mme et unique destin, celui davoir t rejetes de leurs domiciles respectifs par un mari, un frre ou un fils.


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