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Palestine : 43 rservistes israliens dnoncent les mthodes de leur arme

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On ne peut se dire alli de la Palestine et condamner la Rsistance arme Emir Abdelkader 0 2014-08-02 07:55 PM
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Palestine : 43 rservistes israliens dnoncent les mthodes de leur arme

Palestine : 43 rservistes israliens dnoncent les mthodes de leur arme






Des rservistes du renseignement militaire isralien dnoncent les mthodes d'espionnage pratiques par l'État hbreu. Et condamnent, en filigrane, la poursuite de l'occupation.
"Tout au long de l'opration, j'ai accompagn plusieurs quipes engages dans la collecte et l'analyse de renseignements sur des cibles dans la bande de Gaza - qu'il s'agisse d'armes ou d'tres humains. Je me souviens du silence crasant qui rgnait dans la salle o nous travaillions juste aprs le bombardement de ces objectifs. Et de l'espoir d'avoir caus des dommages. Ds qu'une attaque tait mene, des acclamations et des applaudissements retentissaient dans la pice. J'tais mal l'aise : il tait trs difficile d'accepter que personne ne se soucie de savoir qui d'autre avait t touch. Pendant cette campagne, des centaines de civils ont t tus. Des victimes collatrales..."
Ce tmoignage sans concession relate les coulisses de l'opration Plomb durci, en dcembre 2008 et janvier 2009, premire des trois manches de la guerre qui a oppos jusqu'ici Isral au Hamas palestinien. Les coulisses, car l'homme qui s'en fait l'cho est un ancien membre de l'unit 8200, principale branche du renseignement militaire isralien. Cette missive envoye via un e-mail est son unique legs. Il ne souhaite ni divulguer son identit ni prciser son rle exact avant et aprs le dclenchement de frappes Gaza. En revanche, il soutient la dmarche de ceux qui, comme lui, ont t traumatiss par leur mission dans l'arme et qui viennent de briser le silence.
Dans une lettre publie le 12 septembre par le quotidien Yediot Aharonot, 43 vtrans crivent : "Nous, anciens combattants de l'unit 8200, soldats rservistes par le pass et aujourd'hui, dclarons refuser de participer aux actions contre les Palestiniens et de continuer servir comme outils dans l'affermissement du contrle militaire sur les territoires occups."
Ils dnoncent une politique d'espionnage gnralise et brutale.
Ils dnoncent une politique d'espionnage gnralise et brutale : "Il n'existe pas de distinction entre les Palestiniens, selon qu'ils sont ou non impliqus dans des violences. L'information recueillie et conserve fait du tort des personnes innocentes. Elle est utilise en vue d'une perscution politique et pour crer des divisions au sein de la socit palestinienne."
Aucun n'a eu le courage d'tre "l'Edward Snowden isralien"
Ces objecteurs de conscience font explicitement rfrence au recrutement d'informateurs, souvent utiliss pour faciliter les assassinats cibls. Le message de ces 43 refuzniks se prcisera quelques jours plus tard dans les colonnes du Guardian. "Si tel Palestinien a une certaine orientation sexuelle, trompe sa femme ou a besoin d'un traitement mdical en Isral ou en Cisjordanie, il peut servir de cible pour du chantage", rapporte une ancienne recrue des services secrets.
Ancien de l'unit 8200, Barak Ravid, journaliste au quotidien de gauche Haaretz, dplore qu'aucun des signataires, dont les noms apparaissent flouts en bas de page, n'ait eu le courage "d'tre l'"Edward Snowden isralien" et de dire visage dcouvert : voil ce qui s'est pass tel jour, telle heure, tel endroit". À l'vidence, les auteurs anonymes de ce courrier adress au Premier ministre, Benyamin Netanyahou, n'ambitionnaient pas d'tre les rdempteurs de la dmocratie isralienne. Ils ont d'abord agi par conviction politique, "pour le bien du pays".
"Des millions de Palestiniens vivent sous le rgime militaire isralien depuis plus de quarante-sept ans. Ce rgime nie leurs droits fondamentaux et exproprie de larges tendues de terre au profit de colonies juives, lesquelles sont soumises une lgislation diffrente et distincte. Cette ralit n'est pas le rsultat invitable des efforts de l'État pour se protger, mais plutt celui d'un choix. L'expansion des colonies n'a rien voir avec la scurit nationale."
D'aucuns se sont largement servis de ce qui apparat comme un rquisitoire en rgle contre l'occupation de la Cisjordanie pour tenter de discrditer l'action de ces 43 objecteurs de conscience. L'arme a ainsi utilis leur rhtorique militante pour dnoncer une instrumentalisation du service militaire, vritable ciment de la nation, des fins politiques. Elle tente aussi de relativiser l'impact de cette fronde : "Seuls 10 des 43 refuzniks appartiennent au cercle de dcision de l'unit", assure son porte-parole, le gnral Motti Almoz.
Des sanctions disciplinaires
Tandis que les services de contre-espionnage israliens du Shabak ont t chargs de faire la lumire sur cette affaire, l'arme s'apprte prendre des sanctions disciplinaires "dures et sans quivoque" contre les auteurs de cette lettre. À l'unanimit, y compris gauche, les responsables israliens rejettent leur acte d'insubordination. Moshe Yaalon, ministre de la Dfense, voque une "tentative idiote et obscne de soutenir la fallacieuse campagne internationale de dlgitimisation de l'État d'Isral et des soldats de Tsahal".
Dans les faits, c'est le prestige de l'arme qui est corn. L'unit 8200, souvent compare la NSA amricaine, est spcialise dans la collecte, le traitement et l'analyse de signaux lectroniques, ainsi que dans le dchiffrage de codes. Forte de 8 000 hommes, elle s'appuie en partie sur de grandes stations d'coute qui interceptent des communications tlphoniques, des changes d'e-mails et des transferts de donnes.
Vritable lite de la nation, les futurs officiers de l'unit 8200 sont d'abord des surdous en informatique, gnralement reprs au lyce par des reprsentants de l'arme venus sensibiliser les lves au service militaire. Les formations extrmement pousses dont ils bnficient en font des experts en cyberntique, facilement recyclables dans la ppinire high-tech isralienne. Leur fait d'armes le plus mdiatique : l'attaque au virus Stuxnet lance en 2010 contre le systme de rotation des centrifugeuses iraniennes.
Conformes aux standards occidentaux et internationaux
Le fonctionnement interne de cette unit et ses mthodes restent videmment opaques, secret-dfense oblige. "Des dilemmes moraux existent dans toute opration de collecte d'informations, reconnat Amos Yadlin, ancien chef de l'Aman, les renseignements militaires israliens. Mais il y a aussi des rgles, une thique, des normes de conduite qui sont respectes dans chacune de ces situations. Elles sont conformes aux standards occidentaux et internationaux."
Au sein de l'État hbreu, certaines voix interprtent autrement l'appel des refuzniks de 8200. "Il est trs important de les couter et de comprendre ce qui se tient derrire la dcision inhabituelle d'un nombre si important de rservistes, explique Yossi Beilin, figure illustre de la gauche isralienne et ancien architecte des accords d'Oslo. Cet incident a ouvert beaucoup d'Israliens un nouveau champ de vision sur le prix que l'État hbreu paie pour la poursuite du contrle de la Cisjordanie. Il est impossible de considrer que le problme n'existe pas." D'autres, en Occident mais aussi en Isral, estiment que les assassinats cibls, loin de viser l'limination d'un danger, ont au contraire pour but d'exacerber dlibrment les tensions, voire d'envenimer la situation afin de provoquer des reprsailles de l'ennemi... et une contre-riposte isralienne, perptuant ainsi le cycle infernal de la violence.
Ils avaient donn l'exemple
C'tait il y a onze ans. Dans une lettre ouverte publie par le journal Haaretz le 24 septembre 2003, 27 pilotes israliens dclaraient ne plus vouloir effectuer de frappes "sur les territoires occups, la Cisjordanie et la bande de Gaza". Alors que la seconde Intifada tait bout de souffle, ils refusaient de cautionner la politique d'assassinats cibls dirige contre les chefs militaires palestiniens au motif qu'ils provoquent de nombreuses victimes innocentes.
Leur dmarche, qui avait dclench une vritable onde de choc en Isral, avait t motive par la liquidation dans des conditions dramatiques d'un haut dirigeant du Hamas, Salah Chehadeh, en juillet 2002. L'attaque, mene l'aide d'une bombe d'une tonne, avait tu 14 civils palestiniens, dont 9 enfants.









 

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