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pourquoi les tactiques de l'Occident ne fonctionnent pas

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Mahmoud Jibril accuse lOccident Emir Abdelkader 0 2013-12-01 02:26 PM

 
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Manqool pourquoi les tactiques de l'Occident ne fonctionnent pas

État islamique : pourquoi les tactiques de l'Occident ne fonctionnent pas



LE PLUS. L'État islamique ne cesse d'avancer et ce, malgr les frappes internationales. En Syrie comme en Irak, la situation se dgrade de jour en jour. Comment expliquer l'impuissance de la communaut internationale ? Les djihadistes sont-ils si puissants ? L'analyse de Olivier Hanne et Thomas Flichy, spcialistes de gopolitique.




Depuis un mois et demi, malgr les proclamations de principe et les bombardements sur les positions cls de lÉtat islamique, celui-ci ne parat nullement affaibli. Au contraire, les multiples pressions ny font rien et le monde dcouvre avec inquitude que ce proto-État ne sera jamais rductible sans forces terrestres.

La grande coalition semble paralyse par linefficacit des frappes ariennes. La Turquie ne sengage qu reculons pour obtenir des gains au nord de la Syrie, gains dont les Kurdes feront les frais prochainement. À terme, la Jordanie peut elle aussi tre menace, tout comme le Liban lest dj.

Le Front al-Nosra a cess depuis septembre toute attaque contre lÉtat islamique et il faut craindre une rconciliation entre les deux mouvements. Localement, les populations syriennes continuent de soutenir al-Nosra contre les bombardements et les tribus de la province irakienne dal-Anbar ne semblent pas prtes se retourner contre le califat.

On ne sait pas ce que l'on dtruit

Ltude de la localisation des frappes de la coalition depuis le mois daot contraint rvaluer la menace de Daesh et sa nuisibilit.

Malgr les effets dannonce sur la prcision et lampleur des bombardements, un recul critique sur la masse dinformations transmises par le Dpartement amricain de la Dfense, ainsi que par des organismes semi-privs comme lInstitute for the Study of war, laisse songeur. Entre le 8 aot et le 6 octobre, au moins 250 frappes ont eu lieu en Irak et 90 en Syrie.

En ralit, on ne brise que du matriel, des btiments loigns des centres urbains et des colonnes de vhicules trop visibles. Les djihadistes se mlangent en permanence la population et nul ne sait rellement ce que les missiles occidentaux dtruisent 5.000 pieds. Les images sont faussement parlantes.

L'EI ne cesse d'avancer

Bien sr, on cible des centres vitaux de lEI : Raqqa, Deir al-Zor en Syrie, ou encore Mossoul, Sindjar, Haditha et Falloujah en Irak, autant de sites sous contrle djihadiste depuis plusieurs mois. Mais prs de 30 % des oprations de laviation amricaine concernent les quartiers dErbil, Kirkouk, Amerli et Bagdad, villes que lon disait pourtant encore pargnes par Daesh.

Est-ce dire quelles ne le sont plus ? De violents accrochages ont eu lieu au sud de Kirkouk avec les Peshmergas kurdes les 2 et 3 octobre. Dans cette ville, des btiments de la 12e arme irakienne ont t souffls par une explosion le 6 octobre.

La veille, la ville de Ht, au sud de Haditha, tait passe sous contrle de Daesh dans le plus grand silence mdiatique.

Entre le 1er et le 7 octobre, la pression des combattants sest accrue louest de Bagdad, sans que les frappes amricaines puissent dserrer leur emprise. LEI est dsormais solidement implante 40 km de la capitale.

Le 6 octobre, lEI a affront la police et les milices shiites prs de Aziz Balad, quelques dizaines de kilomtres au nord de Bagdad. Ramadi, la dernire ville de la province dal-Anbar obir au gouvernement central, devrait bientt tomber, ainsi que la base arienne dal-Asad, non loin de Ht.

Des cartes errones

La plupart des cartes dimplantation de lÉtat islamique proposes dans les revues franaises et amricaines sont errones ( dessein ?).

En effet, elles prsentent souvent les territoires concerns sous trois appellations : "Zones sous contrle de lEI", rduites de minces fils comme ceux dune toile daraigne ; "zones dattaques rcurrentes de lEI" et "zones de soutien de lEI". Or, personne dautre que Daesh na dautorit sur ces deux derniers espaces.

Ces "zones de soutien" sont plus quun rservoir de terres conqurir, elles sont de facto les territoires de Daesh. Les rduire de simples lignes le long des axes na aucun sens : les espaces intersticiels ne relvent ni de Bagdad ni des États-Unis, mais seulement du Califat.

L'Occident et ses vieilles tactiques uniformises

La guerre mdiatique lance par les États-Unis et lONU contre lÉtat islamique cacherait-elle la puissance de cette pieuvre qui sadapte son ennemi ?

De fait, cette organisation terroriste est totalement dcentralise, chaque bataillon a son autonomie daction et multiplie les oprations priphriques, sans ncessairement de concertation. À un Occident rduit de vieilles tactiques ariennes uniformises et prvisibles (la guerre "hors-sol") soppose un djihadisme multipolaire, ractif et enracin.

En outre, la communication militaire de la coalition a souhait focaliser lattention de lopinion publique mondiale sur Koban et la question syrienne, alors que la situation est dune autre gravit en Irak : quinze tragdies de Koban sannoncent ici

Pourquoi ce choix ? Les États-Unis ont une prdilection pour le thtre syrien dont ils veulent carter Bachar al-Assad depuis des annes, quitte faire intervenir la Turquie en lui donnant des gages, malgr son manque de fiabilit. Koban tombera de toute faon, mme avec laide vellitaire dAnkara.

En attendant, on ne songe plus lIrak o la menace grandit. Tous les gouvernements occidentaux rptent dsormais la mme excuse : sans troupes au sol, on ne peut rien faire. Les opinions publiques sont ainsi progressivement familiarises la prochaine tape : lenvoi de soldats ou de commandos en Syrie, et non en Irak.

Toujours sans solution politique et refusant obstinment douvrir la porte des ngociations lIran et Damas, les États-Unis senferrent donc dans une stratgie sans horizon qui contribue la crise du Proche-Orient.









 

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