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Police : Les mots du ras-le-bol

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jeu de mots ... amine128 | french Forum 20 2015-01-05 07:40 PM
La guerre des mots Emir Abdelkader 0 2014-02-04 01:23 PM
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2014-10-17
 
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  Emir Abdelkader    
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Manqool Police : Les mots du ras-le-bol

Police : Les mots du ras-le-bol






Mascara : Esprons que notre mouvement ne sera pas politis
Les policiers sont unanimes : les initiatives prises par leurs collgues de Ghardaa et Alger sont un soulagement pour lensemble des lments de la Sret nationale. Tel est lavis dun policier exerant au chef-lieu de la wilaya de Mascara, qui craint malgr tout que le mouvement de colre des policiers soit politis et exploit par certaines personnes malintentionnes. Dans la rgion, les problmes sont similaires : Le policier nest pas protg. Face des dlinquants agressifs ; certains, faute de pouvoir rpondre aux provocations, sont contraints de sloigner. Nous ne pouvons nous dfendre compte tenu des mesures coercitives encourues en cas dusage des formes de dfense non dictes par la rglementation. Une situation injuste, selon notre interlocuteur : Le policier consent dimportants efforts pour le maintien de lordre et la protection des biens et des personnes aux dpens de sa vie.


Sidi Bel Abbs : Tents de tout foutre en lair
Pre de deux enfants, Kamel*, mut il y a deux ans dans une wilaya du sud du pays, exerce au service de la Police judicaire (PJ). Lorsquon est mut de manire abusive et sans moyen de recours, on nest pas seulement tents de battre le pav, mais de tout foutre en lair, lance-t-il. Selon lui, beaucoup de ses collgues vivent constamment dans la crainte dtre muts, dgrads ou carrment radis du corps, et ce, au moindre incident. Le cas dofficiers ou de simples agents de police sanctionns pour avoir fait usage de leur arme feu en situation dautodfense sont nombreux : Jai t tmoin, en 2012, dune agression larme blanche perptre par un repris de justice contre un de mes collgues dans un quartier chaud de Sidi Bel Abbs. Usant de son arme feu pour se dfendre, celui-ci sest retrouv quelques jours aprs devant le magistrat-instructeur. Lagresseur, lui, a t relch...


Pour Kamel, la ralit du terrain est bien diffrente des bilans priodiques rendus publics par les services de communication de la police. Le policier est, dans les faits, dsarm face la recrudescence de la criminalit, souligne-t-il. Si lon ajoute la pression exerce au quotidien par la hirarchie pour produire des statistiques et les conditions de travail difficiles dans lesquelles il exerce, je vous laisse alors le soin de tirer les conclusions. Mme sil ne partage pas toutes les revendications souleves par les lments des URS, Kamel se dit convaincu que la rhabilitation du corps de la police passe invitablement par la cration dun syndicat reprsentatif : Sil y avait un syndicat, on ne maurait certainement pas mut au Sud, loin de mes enfants. (*le prnom a t chang)


Khenchela : Nos congs de maladie doivent tre valids par la capitale

Ce sont les policiers qui payent les pots casss la place des dcideurs. Aprs quun jeune se soit immol devant le sige de la sret urbaine dEl Mahe, en dcembre 2013,le chef de la sret de wilaya de Khenchela a t dmis de ses fonctions et rtrograd avant dtre mut vers une autre wilaya par dcision de la DGSN, qui la jug incomptent. Dautres policiers ont t muts loin de leurs foyers dans la mme affaire. En fvrier, un policier de Kais, pre de deux enfants, a tent de simmoler pour dnoncer la hogra et les pressions professionnelles. Certains tmoignages voquent des horaires de travail pnibles et insupportables, un systme de rotation 3X8 qui ne laisse pas le temps de se rcuprer. Nous navons pas le droit dtre malade, nos congs de maladie doivent tre viss par la capitale, soupire un policier.



Bouira : Nous sommes devenus presque les ennemis du citoyen

Nous travaillons dans des conditions lamentables. Nous sommes devenus presque un ennemi du citoyen. Nous sommes rods assurer une seule mission, sous pression. Yen marre !, dclare un agent de lunit de Haizer, dont la quasi-totalit des lments ont t appels Ghardaa et dautres ont rejoint la manifestation dAlger. Cest notre droit de revendiquer un syndicat et lamlioration de nos conditions de travail, ajoute un autre agent sous couvert de lanonymat. A Bouira, on se souvient surtout de la dmarche des gardes communaux qui avaient russi une imposante marche, le 9 juillet 2012, de Blida vers Alger. Laction de ces lments portant presque le mme uniforme bleu, avait t qualifi par certains de dsobissance et dindiscipline, dautant quil sagit l dun corps paramilitaire. Les gardes communaux, loccasion de llection prsidentielle davril dernier, avaient exig le dpart du systme. Les agents de police nous ont tabasss, malmens loccasion de la marche du 9 juillet, mais leur combat est juste, estime un garde communal ayant particip cette manifestation.

Constantine : Nos penses vont nos collgues de Ghardaa
Quil parte, ce DGSN ! Depuis sa venue, les conditions de travail sont devenues insupportables ; cest lautoritarisme qui prvaut dans nos relations de travail, o la parole est interdite. Certains de nos avantages socioprofessionnels ont t carrment annuls. Pourtant, le volume de travail est dmoniaque, en plus de lloignement familial qui nous pse normment. A Constantine, les lments de la sret nationale se disent solidaires puisque les revendications et les inquitudes sont les mmes. Un autre policier, en charge de la gestion des meutes de lUV19 la ville nouvelle Ali Mendjeli, confie : Avec toutes ces meutes, nous continuons faire notre travail du mieux que nous pouvons. Nos penses vont nos collgues de Ghardaa. Nous suivons avec grand intrt lvolution des vnements, car leur combat est le mme pour tous les policiers, o quils se trouvent.
Pour son collgue, lide dun syndicat est la cl, comme cela se passe dans toutes les dmocraties du monde. Nous ne sommes pas diffrents des autres corporations, car, avant toute chose, il est question de relations de travail et sans un partenaire social, les patrons useront de leur pouvoir pour asseoir leur hgmonie. Parmi les policiers, certains pensent quil sagit de cas isols manipuls pour dstabiliser une grande institution.



Annaba : Des psychotropes pour tenir
Les harclements de la hirarchie sont notre quotidien et pour la moindre incartade, nous sommes licencis. Le suicide de deux officiers de police Alger (Hydra) et Ghardaa est un exemple difiant du harclement par leurs chefs respectifs. Mme Annaba, chacun de nous souffre de problmes de nature socioprofessionnelle, notamment les AOP. Kamel est de ceux-l et, de peur de reprsailles, il prfre changer de nom. Combien de suicides, combien de bavures sont enregistrs ces dernires annes dans les rangs de la police Annaba ? Cest ce qui avait pouss en 2009 le dfunt directeur gnral, Ali Tounsi, instruire les chefs de sret de wilaya de prendre le problme au srieux en soumettant les policiers des consultations avec un psychologue.


Pour lui, au manque de considration, il faut ajouter la fragilit de notre statut. Une situation qui pse lourd sur notre moral, nous poussant parfois prendre des psychotropes pour viter dy penser. Et de poursuivre : Est-ce que vous pouvez concevoir quil faut se dplacer Alger depuis Annaba pour composter un arrt de travail ou un certificat mdical ? Cest le cas dune collgue atteinte dune maladie grave, que son poux transporte, malgr son tat, jusqu la direction gnrale pour viser son certificat mdical. Il dnonce aussi la fragilit face aux dlinquants. Mme en uniforme, nous navons aucun droit contre eux et les malfrats le savent bien, do leur comportement agressif notre encontre. Si on dgaine ou si on tire des coups de sommation, nous sommes foutus. Cest le licenciement assur. Enfin, il dplore que le salaire est moiti consacr la location. Notre situation ne samliorera jamais si nous navons pas de logement...

Abdelouahab Souag, Abdelkrim Mammeri, Gaidi Mohamed Faouzi, Amar Fedjkhi




 

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