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LANP verrouille la frontire algro-libyenne

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7 terroristes abattus la frontire algro-tunisienne Emir Abdelkader 0 2014-05-10 03:53 PM
Une vingtaine de terroristes arrts la frontire algro-libyenne Emir Abdelkader 0 2014-05-03 02:47 PM
Inscurit la frontire algro-libyenne : la grande inquitude Emir Abdelkader 0 2013-10-23 02:56 PM
Larme libyenne traque des terroristes prs de la frontire algrienne Emir Abdelkader 0 2013-02-27 10:36 PM
Frontire algro-libyenne, Carburant contre lingots dor Emir Abdelkader 0 2013-02-27 06:17 PM

 
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2014-10-20
 
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  Emir Abdelkader    
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LANP verrouille la frontire algro-libyenne

LANP verrouille la frontire algro-libyenne






Des miradors en bton hauts de 14 mtres, des murs en remblai, des drones de reconnaissance, des moyens aroports pour assurer la protection de la frontire avec la Libye et des units des forces spciales pour traquer les terroristes sur ltendue de la wilaya dIllizi, au sud-est du pays, et protger les sites gaziers de Sonatrach. Sur les 520 km de frontire avec la Libye, le dispositif de scurit dploy est impressionnant ; des quipements sophistiqus, mais aussi lengagement des forces ariennes et terrestres de lANP, mobilises en soutien aux garde-frontires. Pour la premire fois, larme lve une partie du voile sur sa stratgie de dfense des frontires.


Notre voyage commence In Amenas, o se concentrent les plus importantes infrastructures gazires du pays. Il y a vingt-deux mois seulement, quelque dizaines de kilomtres du centre-ville, dans le champ gazier de Tiguentourine, une trentaine de terroristes arms ont investi la base de vie des travailleurs, pris en otage des centaines dentre eux et tent de faire exploser lunit de production. Minutieusement prpare partir du territoire libyen, lopration suscite une mdiatisation plantaire.
Les grandes puissances dont sont issus certains otages font pression sur les autorits algriennes pour accepter une intervention trangre ou ngocier la libration des captifs. Finalement, aucune de ces deux propositions aux risques majeurs na t accepte. Fortes de leur exprience dans le domaine de la lutte contre le terrorisme, ce sont les units des forces spciales de lANP qui se chargent de mener lassaut contre les preneurs dotages, 48 heures seulement aprs lattaque. Lintervention se solde par llimination de lensemble des lments du groupe terroriste et la mort dune trentaine dotages. Nombre de ces derniers ont t utiliss par les bourreaux comme bouclier humain.
Tout en saluant le professionnalisme des forces de scurit, le monde entier prend conscience de la gravit de la menace que suscite la situation en Libye, un pays avec lequel lAlgrie partage une frontire tendue sur plus de 900 km, dont 500 km avec la wilaya dIllizi. Pour les autorits, le dfi est aussi lourd quurgent relever. Le dispositif scuritaire mis en place depuis leffondrement de lEtat libyen ncessite un renforcement. Dimportants moyens humains et matriels sont dploys afin dempcher toute activit criminelle lie au terrorisme, la contrebande et au trafic de drogue.
Dsormais, les units des garde-frontires relevant de la Gendarmerie nationale ne sont plus seules sur le terrain. Elles sont appuyes par des bataillons des forces ariennes et terrestres de lANP, dots dhlicoptres de combat, de drones de reconnaissance, de chars dassaut et dartillerie lourde. Pour mieux coordonner les efforts et optimiser les rsultats, deux secteurs oprationnels militaires ont t crs rcemment, lun Djanet et lautre In Amenas, deux autres In Salah et Bordj Badji Mokhtar.
Durant une semaine, nous avons fait le tour de nombreux points de contrle la frontire algro-libyenne, avec comme premire escale la ville de Debdeb, 230 km au nord dIn Amenas. Plus de deux heures de pistes et de routes dtriores avant darriver au centre de cette ville qui semble totalement dserte. Il est midi pass et la temprature avoisine les 35C lombre. Ncessaire, la petite halte nous permet de faire le tour des quartiers. Ici, cest le bout du pays. Les vnements en Libye ont eu de lourdes rpercussions sur les habitants, habitus depuis des annes vivre du troc, du trabendo et de la contrebande avec la ville libyenne de Ghadams, situe quelques kilomtres seulement. En raison de la fermeture de la frontire, beaucoup se sont retrouvs au chmage et dautres ont bascul dans le trafic de drogue et ( un degr moindre) darmes.
Le premier poste des gardes-frontires se trouve prs de 20 km de piste. Haut de 14 mtres, un mirador domine toute la zone en faisant face une ligne de bornes qui sparent le territoire algrien de celui de la Libye.
Quelques palmiers parsment le paysage aride de cette localit. Bien quips en moyens de surveillance, dont des jumelles infrarouge et thermiques, de moyens de transport performants, des armements lourds les gardes-frontires sont appuys par des units de lANP dotes dune dizaine de chars dassaut aux couleurs sables.

Le va-et-vient incessant des vhicules militaires tout-terrain soulve une trane de poussire aveuglante. Cest un poste avanc assez important. Il est 900 mtres seulement du territoire libyen. Le mirador de 14 mtres permet davoir la visibilit sur un large primtre. Le militaire que vous voyez au sommet est dot de moyens techniques de vision nocturne et thermique, mais aussi de communication, pour tre en contact avec son collgue, post sur un autre mirador, install l o se termine son champ de vision, explique ladjoint du chef dtat-major du secteur oprationnel dIn Amenas, le colonel Abdeslam. Pour lui, tout est tudi de manire pouvoir dtecter tout mouvement sur les 900 km qui sparent lAlgrie de la Libye, dont 520 km avec la wilaya Illizi.


Tiguentourine a acclr la mise en place du dispositif

Ce travail titanesque avait commenc ds leffondrement du rgime en Libye, mais il a connu une acclration aprs lattaque de Tiguentourine. En quelques mois, nous avons ralis un vrai miracle. Aujourdhui, je peux dire que personne ne peut entrer en territoire algrien. Et si par malheur quelquun y arrive, eh bien il ne pourra plus ressortir. Il sera invitablement neutralis quelques kilomtres plus loin, ne cesse de rpter le commandant du secteur oprationnel dIllizi, le colonel Safi. Les deux officiers capitalisent une longue exprience en matire de lutte antterroriste. Ils ont pass plus de deux dcennies dans les maquis du Nord. La rgion est trs difficile, ce qui a ncessit des moyens colossaux mis notre disposition par le commandement de ltat-major. Les rsultats du dispositif sont perceptibles sur le terrain. Il y a quelques heures nous avons rcupr une Toyota Stechne (Station), un pistolet automatique et des munitions.
Au loin, un groupe de gardes-frontires, bien arms et quips, se mettent en marche en file indienne, appuys par des militaires en tenue de camouflage. Au programme de cet aprs-midi, une embuscade quelques kilomtres.
La journe se termine. Il faut revenir In-Amenas pour reprendre, ds le lever du jour, notre voyage. La prochaine escale se situe au nord-est de Debdeb, plus prcisment au poste frontalier algro-tuniso-libyen. Nous empruntons les routes de Merksne et dEl Borma. Un hlicoptre militaire survole la rgion. La piste se termine et dimmenses dunes font leur apparition. Le 4X4 qui nous transporte a du mal avancer, alors que le Toyota, puis un autre sensablent. Larrt est obligatoire.

La ville libyenne de Ghadams apparat au loin. A vol doiseau, elle est quelques centaines de mtres. Un poste avanc et deux campements de garde-frontires et de lANP apparaissent. Nous sommes Bordj El Khadra, le triangle qui runit les trois territoires, tunisien, algrien et libyen. Nous sommes 380 km dIn Am nas et 230 de Debdeb. La borne qui indique le point reliant les trois pays a t ralise le 22 mars 1989. Cest ce qui est crit sur le socle en ciment qui la supporte.
Notre prsence attire lattention dun colonel tunisien. A bord dun vhicule militaire de type Hummer, escort par un 4X4, il vient nous saluer, mais aussi rendre compte de la situation ses homologues algriens. Il est charg du poste frontalier du ct tunisien. Il parle de relations assez particulires qui lient les deux armes mais surtout de laide apporte par lAlgrie la Tunisie dans le cadre de la lutte antiterroriste. Du ct algrien, les gardes-frontires sont dots dquipement de surveillance et de vhicules tout-terrain.
Nous prenons la destination du sud de Debdeb pour rejoindre le poste de surveillance de Bir Cherif, situ 170 km. La route est reintante. Que des dunes et des pistes en trs mauvais tat. Ici, un mirador surplombe tout le primtre. Le soldat, install en haut de cette tour en bton voit tout ce qui se passe le long de la frontire sur 7 14 km. Il a des moyens techniques de visibilit et des camras. Sil remarque un quelconque mouvement, il donne linformation par le biais des quipements de transmission dont il dispose et, en quelques minutes, lhlicoptre de reconnaissance est sur les lieux. Cela se passe en un temps record grce aux moyens techniques mis notre disposition par le commandement, explique le colonel Safi.
Nous prenons la direction de la rgion de Stah, o se concentrent quelques units de Sonatrach. Des torchres et des pipes, des usines et des bases de vie tronent sur le paysage lunaire que nous traversons. Aujourdhui, la temprature est clmente : elle avoisine les 32 C. Le cantonnement abrite une unit de garde-frontires et de lANP. Le dispositif mis en place est impressionnant. A quelques kilomtres de la frontire, des engins travaillent comme des fourmis. Avec des remblais, ils viennent driger un long mur de protection. Dune hauteur de 5 mtres, dans un premier temps sur une longueur de 90 km, cette digue constitue la premire barrire de scurit derrire laquelle se positionnent les units de lANP pour rendre impossible toute incursion terroriste ou attaque contre les sites conomiques stratgiques et les bases de vie.


Rendre impossible toute incursion terroriste

Selon le colonel Safi, dans la stratgie du commandement de lANP, il est question de construire ce genre de mur sur la plus grande partie de la frontire avec la Libye, notamment les zones les plus exposes.
Au sommet du mirador qui domine les lieux, un militaire scrute lhorizon avec des jumelles vision thermique. Une unit de lANP, en tenue de camouflage, fortement arme, commence son entranement au combat. Le terrain est rude et la pression trs forte. Ici, les conditions de vie sont trs dures. Les vieux containers qui servaient de dortoirs aux militaires sont en voie de disparition. Des roulottes modernes, bien quipes et autonomes, les remplacent progressivement. Dici le dbut de lanne 2015, toutes nos bases de vie seront uniformes et bien quipes, note le colonel Abdeslam, ladjoint du chef dtat-major du secteur oprationnel dIn Amenas.

Nous quittons les lieux en laissant derrire nous, les soldats mme le sable, en train de franchir, sac au dos, lunettes de protection et kalachnikovs en bandoulire, une haute dune. Trs tt dans la matine, nous nous dirigeons vers la rgion dAlrar, situe 700 mtres daltitude. La route est assez bonne et la temprature supportable pour aller vers quatre postes de contrle des forces terrestres et des garde-frontires, soutenus par des chars de combat. Toujours les mmes miradors de 14 mtres pour sassurer dune bonne visibilit sur un rayon dau moins 10 km, mais aussi de larmement lourd et des tanks longue porte.
Au premier poste, une unit des forces terrestres est en plein entranement au combat. Cest une fiert pour notre pays que davoir des units aussi bien formes que celles-ci. Elles sont prtes agir dans nimporte quelle situation et dans les pires conditions. Elles sentranent de jour comme de nuit, dans les temptes et sous les tempratures les plus leves, affirme le colonel Safi.
Sur notre route vers Zerzaitine, un groupe de para-commando, bord de Toyota Stchne surmonts darmes de type 12,7 (Doutchka) surgit de nulle part dans le dsert. Le visage maquill de larges bandes noires, le casque et le dos recouverts dherbes couleur de sable, armes la main, la jambe ou en bandoulire, les jeunes para-commandos font partie des forces spciales de lANP. Sortis de la grande cole de Biskra, ils sont affects cette rgion pour des missions bien prcises : la protection des sites conomiques et la lutte contre le terrorisme et la criminalit organise dans une rgion qui stale sur 200 km2. Ils ont tous pris part lopration qui a permis de librer des mains des terroristes le site gazier de Tiguentourine, en janvier 2013.
Leur chef est un jeune commandant, Brahim, dont lexprience sur le terrain est devenue une rfrence pour ses camarades. Pour lui, lEtat a mis tous les moyens ncessaires pour protger les frontires de toutes les menaces. Nous avons les quipements les plus sophistiqus. Nous navons rien envier aux autres. Bien au contraire, notre exprience sur le terrain et les moyens dont nous disposons nous permettent dtre lavant-garde. Notre mission est aujourdhui au sud du pays, mais demain, elle pourrait tre au Nord, comme elle la t par le passe, nous dit-il tout en gardant un il sur ses lments qui ont pris position sur les sommets de quelques dunes. Un appel radio et le commandant nous quitte.


Les mharistes pour les terrains non carrossables

Nous poursuivons, notre chemin vers le sud en direction de Dar El Hamra, qui porte dailleurs bien son nom en raison de la couleur du sable dans cette rgion recule, o le territoire libyen est quelques dizaines de mtres vol doiseau. De lautre ct, le poste frontalier est en situation dabandon. Ici sont dployes de nombreuses pices dartillerie lourde, alors que la base de vie militaire est en plein travaux de rnovation. Les nouvelles roulottes, devant tre ralises avant la fin de lanne, sont quipes de climatisation, deau chaude et de toutes les commodits. Autonomes, ces bases de vie sont dotes de groupes lectrognes mais aussi de cuisines mobiles permettant aux occupants davoir des repas chaud toute heure. Lendroit est stratgique en raison de la prsence dune source deau, qui fait de lui, un passage privilgi pour les groupes terroristes, mais aussi le point le plus proche des zones de combat en territoire libyen. Lalerte est tout le temps au maximum et la vigilance galement.
A quelques kilomtres seulement, une plateforme pouvant accueillir un hlicoptre est improvise, afin de parer toute situation imprvue. Nous nous prparons au pire dans cette rgion. Nous ne savons pas comment la situation va voluer en Libye et nous ne voulons pas tre dpasss par les vnements. Raison pour laquelle un dispositif spciale a t mis en place, rvle le colonel Safi.
Au moment o nous prenons le chemin du retour, un groupe de militaires, embusqus derrire une dune aux couleurs ocres, les armes pointes vers la frontire, avance en position accroupie. Ils sentranent aux techniques de combat dans le dsert. Notre journe se termine au coucher du soleil, alors que la suivante commence au lever. Nous laissons In Amenas pour rejoindre Illizi, mais 170 km, nous bifurquons vers lest pour rallier Tarat, 140 km. A vol doiseau, la ville libyenne de Ghit est quelques kilomtres.

Une immense base militaire de garde-frontires et de lANP se dresse devant nous. Sur lenseigne dentre, il est indiqu compagnie de reconnaissance et de guerre lectronique. A proximit, quelques chameaux sont en train de patre. Ils appartiennent la brigade des mharistes de lANP. Ici le terrain est trs accident. Nous ne pouvons pas utiliser les moyens roulants. Nous utilisons les chameaux et, grce la population locale, nous avons les meilleurs pisteurs qui arrivent nous renseigner sur le moindre mouvement travers la frontire.
Ils font de la reconnaissance, mais aussi de la collecte dinformation. Notre prsence dans ce village isol est importante. Nous assurons tout le volet humanitaire comme la prise en charge sanitaire et mdicamenteuse, parfois le transport. Les mharistes sont recruts par larme parmi cette population qui vit de lagriculture. Entre nous, il y a une harmonie et une confiance mutuelle qui nous a permis de russir dimportantes oprations, lance le colonel Safi. Vivant dans des huttes, les habitants entourent le chef de tribu, cheikh Abdelilah Echenkiti. Les 70 ans dpasss, il continue servir dans les rangs de larme, pour, dit-il, protger le pays. Les militaires sont nos enfants. Il faut sinquiter de ce qui se passe au-del de nos frontires et non pas de ce qui se passe lintrieur de notre pays. Il y a des hommes qui ne dorment pas pour veiller la scurit de nos frontires, dit-il dune voix bien audible, avant de nous quitter.
Nous reprenons la route en direction de Kara Marhat, situe quelques kilomtres, o est installe une brigade des garde-frontires. La visibilit devient difficile en raison dun vent de sable. Equips de lunettes spciales, les gardes-frontires ont pour mission daller en embuscade. Ils doivent tre au point cibl avant le coucher du soleil. La situation en Libye a fait voluer notre stratgie de lutte. Nous ne sommes plus dans la logique dobservation des postes frontaliers, mais plutt dans celle de contrle hermtique de la bande frontalire, note lofficier. Notre voyage prend fin pour reprendre le lendemain matin.


La situation en Libye a fait voluer notre stratgie de lutte

A la brigade de la Police militaire, les officiers nous font faire le tour des quipements et de larmement mis disposition des units charges de la protection des frontires. Le matriel est des plus sophistiqus : des camras et des jumelles vision nocturne et thermique, dune porte de 8 12 km, des fusils mitrailleurs dots de viseurs et de lunettes trs prcis, des armes bien particulires et des gilets pare-balles destins aux snipers. Non loin de l, laroport dIn Amenas, des hlicoptres de combat, de reconnaissance et de transport des troupes sont stationns. Ils sont utiliss chaque fois quune opration ncessite des moyens aroports.
Pour contrler toute la bande frontalire, il faut des moyens modernes qui permettent de rapprocher les distances et de rduire le temps de raction en cas de menace. Le dispositif est en cours de ralisation. Nous avons achev la premire phase en un temps record. La dernire phase doit tre termine au plus tard dans deux mois. Ce nest pas facile, mais cest la seule solution qui permet dempcher les incursions. Il ne sagit pas uniquement dinstaller nos units sur la bande frontalire, mais galement de lui assurer une protection et un appui en profondeur, avec la mise en place dun deuxime dispositif, conclut le colonel Safi.
Sur le chemin du retour, nous apprendrons que le groupe de militaires sorti en embuscade Debdeb vient de neutraliser deux terroristes. Deux kalachnikovs et des munitions ont t rcuprs lors de cette opration.


Salima Tlemani




 

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