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Augmentation du prix de vente par certains titres :...

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Les caisses sont vides, l'arme franaise est mise en vente ! Emir Abdelkader 0 2014-10-05 04:57 PM
Augmentation des avoirs en or Emir Abdelkader 0 2014-07-23 05:52 PM
Une vingtaine de titres sont concerns : ... Emir Abdelkader 0 2014-06-14 07:05 PM
Vente de drones tueurs lAlgrie... Emir Abdelkader 0 2014-05-18 06:18 PM
Bouteflika refuse laugmentation des salaires des dputs et leur octroi du passeport diplomatique Emir Abdelkader 0 2014-01-22 08:13 AM

 
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2014-10-29
 
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Manqool Augmentation du prix de vente par certains titres :...

Augmentation du prix de vente par certains titres : le signe dune grave crise structurelle de la presse








Cest un choix cornlien que certains anciens quotidiens ont d faire face. Soit ils augmentaient le prix de vente de leur journal, pour passer de 15 20 DA, soit ils maintenaient le prix tout en se serrant la ceinture jusqu nen plus pouvoir. Les quotidiens El-Watan et Libert ont finalement d recourir la premire solution, apprend-on. Ces deux journaux seront, dailleurs, suivis par dautres dans les prochains jours. Cette augmentation des prix la seconde en trois ans dnote une crise structurelle profonde qui concerne toutes les publications, quelles soient fort tirage ou de petits journaux qui continueront de paratre tant que le monopole exerc par lEtat sur la publicit institutionnelle persistera et qui disparatront ds que ce monopole serait lev. La dichotomie entre grands et petits journaux a disloqu la corporation et fait simposer un particularisme et un nombrilisme dont les consquences commencent apparatre au grand jour. Les premiers signes de cet individualisme fatal se sont manifests aprs lattentat qui avait cibl la Maison de la presse en 1996, et qui avait cot la vie plusieurs journalistes. A lpoque, lUnesco avait propos une aide pour rquiper les journaux touchs par cette action terroriste, mais lorganisation onusienne avait vite fait de revenir sur sa dcision aprs que les diteurs concerns se crprent le chignon au sujet du partage de la forte somme propose ; chaque diteur cherchait rcuprer une part du butin au prorata du nombre de [ses] journalistes tus dans lexplosion de la voiture pige. Une attitude immorale qui avait cur les gens de la profession et sign la fin de la cohabitation pacifique entre patrons de presse et journalistes-employs. Les premiers effets de ce divorce ne seront visibles, nanmoins, que plusieurs annes plus tard, lorsque le terrorisme perdra de son intensit et que les affaires commencent bien marcher pour les diteurs, sans que cette embellie financire ne se rpercutt sur les travailleurs. Ces journaux, devenus grands, nont pas vu venir une crise dont les symptmes taient, pourtant, manifestes. En effet, si la majorit des plus de 140 journaux qui peuplent les tals des buralistes chaque matin et dont la plupart finissent dans les usines de recyclage de papier sans mme avoir t lus ne vit que de la manne publicitaire distribue par lAnep, les quelques quotidiens qui mnent la cadence nen sont, paradoxalement, pas mieux lotis. Seul le chiffre daffaires diffre. Pendant que lcrasante majorit des titres attend un chque de lAnep chaque fin de mois, qui pour honorer ses lourdes factures dues aux imprimeries de lEtat et couvrir la masse salariale, qui pour se remplir les poches impunment, les grands journaux attendent, leur tour, les gros chques de quelques grands annonceurs privs qui leur achtent les onreux espaces publicitaires de faon rgulire. Or, alors mme que lAnep continue dalimenter les petits journaux en publicit, les trois ou quatre grands fidles clients des trois ou quatre journaux qui constituent la locomotive de la presse en Algrie ont, pour des raisons propres chacun deux, mis un frein leurs dispendieuses dpenses de notorit, mettant, ainsi, sur la paille les quotidiens qui servaient de support leur publicit. Parmi ces grands annonceurs, Renault est un cas dcole. La filiale algrienne de la marque franaise au losange a dbours des sommes astronomiques au profit dun ou deux titres qui ont bti, sinon toute, du moins la majeure partie de leur stratgie sur ce seul annonceur dont lacharnement publicitaire relevait presque du mcnat et soulevait des doutes. Mais la signature par ce constructeur automobile dun accord avec le gouvernement algrien pour lrection dune usine en Algrie a sonn le glas dune politique gnreuse lgard de ces quotidiens victimes dintrts dEtats, qui dpassent de loin le simple besoin en quelques supports mdiatiques auxquels il est demand, en retour, de servir de relais la politique trangre de la France dans la rgion. Dailleurs, beaucoup entrevoient une relation entre la gnrosit de cette marque automobile et lemploi, par un de ces quotidiens, dun grand nombre de stagiaires franais. Lautre quotidien concern par la baisse des rentres publicitaires et des ventes est, lui, adoss un richissime homme daffaires, mais dont la chute brutale des bnfices risque de pousser le propritaire du titre revoir sa stratgie de fond en comble, quitte prendre des mesures draconiennes, tant il nest pas dans lhabitude dun businessman de jeter son argent par les fentres. La rcente charge du quotidien El-Khabar contre le ministre de la Communication rsonne, enfin, comme un appel au secours dun journal qui prend leau de toute part. Les anciens titres qui ont pu merger du lot connaissent le dbut dune crise qui risque de leur tre fatale. Ils ont engag des dpenses faramineuses dans le cadre dinvestissements trs lourds sans avoir su, au pralable, anticiper limminence dun krach dont la survenance tait pourtant prvisible, vu la fragilit de leurs finances qui dpendent quasi exclusivement dannonceurs qui se comptent sur les doigts dune main. Il a suffi que ces annonceurs ternuent pour que ces grands titres senrhument. Les temps venir sannoncent plus difficiles pour lensemble des journaux et seules une conjugaison des efforts, une puration srieuse de la corporation et une prise en charge de ses nombreux problmes par les professionnels de la presse pourront sauver le mtier. Dans le cas contraire, les tals se videront chaque jour un peu plus de leurs nombreux journaux et il ne subsistera que les quotidiens gouvernementaux. LAlgrie retournera alors inexorablement vers la pense unique, tel que voulu par le pouvoir en place.

M. At-Amara



 

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08:07 PM

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