> >

[] [ ]

Raison conomique et partenariat raisonn

(Tags)
 
Paris et Alger engagent un partenariat militaire Emir Abdelkader 0 2014-05-24 02:56 PM
Donner de largent cest bien, le partenariat cest mieux Emir Abdelkader 0 2014-05-08 02:45 PM
/Du dialogue euro arabe au partenariat Emir Abdelkader 0 2013-10-07 03:09 PM
Du dialogue euro arabe au partenariat ... Emir Abdelkader 0 2013-10-07 03:05 PM
LAlgrie 4e puissance conomique arabe en 2012 Emir Abdelkader 0 2013-03-10 02:41 PM

 
LinkBack
  : ( 1 )  
2014-11-11
 
:: ::

  Emir Abdelkader    
: 11609
: Aug 2011
:
:
:  male
:
: 45,959 [+]
: 3119
: Emir Abdelkader has a reputation beyond reputeEmir Abdelkader has a reputation beyond reputeEmir Abdelkader has a reputation beyond reputeEmir Abdelkader has a reputation beyond reputeEmir Abdelkader has a reputation beyond reputeEmir Abdelkader has a reputation beyond reputeEmir Abdelkader has a reputation beyond reputeEmir Abdelkader has a reputation beyond reputeEmir Abdelkader has a reputation beyond reputeEmir Abdelkader has a reputation beyond reputeEmir Abdelkader has a reputation beyond repute
Raison conomique et partenariat raisonn

Raison conomique et partenariat raisonn






Les relations entre la France et lAlgrie peuvent tre bonnes ou mauvaises, en aucun cas elles ne peuvent tre banales. Ce constat vaut axiome. Il a t tabli en 1974 par Abdelaziz Bouteflika, alors jeune ministre des Affaires trangres dune Algrie guide rvolutionnaire du tiers-mondisme non align. Si le temps a beaucoup pass, la relation entre lAlgrie et la France reste complique et est toujours singulire. Malgr lintention rcurrente dAlger et de Paris de la refonder. De lui donner un nouveau souffle, lui redonner un nouveau dpart. Les deux capitales se rapprochent alors, puis sloignent nouveau.
Mouvement de pendule, flux et reflux. Avec, ces dernires annes, la volont de les normaliser davantage grce la raison des affaires. On ne parle plus donc que de partenariat qui serait dexception, de grande dimension. En effet, les alas diplomatiques, les coups de froid et les coups de sang ont eu en ralit assez peu deffet sur la coopration multiforme entre les deux pays.
À ce jour, la France, devance de peu par la Chine depuis 2013, entend rester le premier partenaire conomique de lAlgrie. Elle est son quatrime partenaire commercial et le premier investisseur tranger hors hydrocarbures. Les fluctuations de la mto diplomatique nont pas empch le renforcement de rapports dj troits entre les deux socits, notamment travers la prsence en France dune importante communaut algrienne. Liens culturels, liens de sang vers et ml. Ct franais, il y avait au dpart la volont du gnral de Gaulle de faire de la relation franco-algrienne le symbole dune nouvelle forme de coopration postcoloniale exemplaire.
Politique suivie peu ou prou par ses successeurs, la seule exception ngative de Valry Giscard dEstaing. La France gaulliste avait donc pour lAlgrie les yeux de Chimne. Traduire, en termes dconomie et dinfluence diplomatique, en faire une chasse garde. Ct algrien, la rhtorique anticoloniale, na pas empch lengagement dans une troite coopration avec lancienne puissance coloniale.
Mitterrand le socialiste sest inscrit dans le droit fil de cette politique. Au dbut de son premier septennat, on a mme pu parler alors dune vritable lune de miel entre les deux pays. Mitterrand et Chadli Bendjedid se parlent pour la premire fois en 1981, en marge du Sommet de Cancun.
Le Franais vient de plaider pour un nouvel ordre conomique mondial, fervente plaidoirie pour la relance du dialogue Nord-Sud. LAlgrie apprcie. Un mois plus tard, Mitterrand est Alger. Son ministre des Affaires trangres, Claude Cheysson, voque un coup de passion algro-franais. Une passion diplomatique dont Paris tait prt payer le prix conomique. Sous forme daccord nergtique qui lengage payer le gaz algrien un prix suprieur au cours mondial.
Quelques mois plus tard, en dcembre 1982, Chadli Benjedid est Paris. Simple visite de travail, mais tout de mme la premire visite en France dun chef de lÉtat algrien depuis 1962. Claude Cheysson, sort encore la lyre : Il ny a pas de nuages, ni mme de brouillard dans les relations franco-algriennes. Le Prsident algrien est de nouveau reu lÉlyse, cette fois en visite dÉtat, en novembre 1983. Pour les symboles forts, lhymne national algrien retentit pour la premire fois sur le sol franais, et pour la premire fois aussi un chef de lÉtat algrien ranime la flamme du soldat inconnu.
Euphorie de courte dure, embellie phmre. De nouveaux, des nuages dans le ciel des relations bilatrales. Lanne suivante, les Algriens, irrits et critiques, accueillent avec suspicion la volont affiche alors par Mitterrand de lever les malentendus qui staient instaurs avec le Maroc, gn et contrari par le rapprochement spectaculaire entre Paris et Alger. Alger y voyait alors un double jeu, voire mme un peu de duplicit dans cette faon de donner de la face et de jouer dans le dos.
Exemples en taient alors, la rencontre de Mitterrand Ifrane avec le roi Hassan II, puis ses efforts pour trouver un terrain dentente avec la turbulente Libye de Kadhafi sur le Tchad. Dautant que ses initiatives avaient eu lieu au lendemain mme de la signature dun trait dunion entre Rabat et Tripoli et quelles correspondaient aussi au remplacement, au Quai dOrsay, de lamical Claude Cheysson par le franc-maon Roland Dumas, jug moins amical lgard de lAlgrie, plutt pro-marocain mme.
Plus tard, les vnements doctobre 1988 contribueront modifier quelque peu la perception franaise. Les relations se distendent et lincomprhension et la suspicion prvalent ct franais. Mais il faut attendre 1993 pour voir Mitterrand prendre officiellement ses distances avec le rgime algrien. Ctait le temps o le Prsident franais simmisait dans les affaires politiques algriennes. Jugeant pour le moins anormale linterruption du processus lectoral et la dmission-dposition du prsident Chadli Bendjdid. La petite phrase, un parfait exemple deuphmisme perfide, passe mal, trs mal. Alger rappelle alors son ambassadeur Paris. Il faudra un an pour que Roland Dumas, qui se rend Alger en janvier 1993, amorce une timide reprise du dialogue.
Cest aussi le dbut de la dcennie noire terroriste en Algrie. Multiplication des attentats meurtriers, violence paroxystique. La communaut franaise en Algrie est galement vise, puis le territoire franais. LÉlyse change alors de braquet et de direction : Paris proclame alors son soutien au gouvernement algrien dans sa lutte contre le terrorisme. Mais les dcideurs franais ne sont pas toujours sur la mme longueur dondes, loin sen faut. Discours franais gomtrie variable, selon les interlocuteurs et les majorits qui se succdent, cohabitation politique oblige.
Les annes Balladur furent, par exemple, un mlange dimmobilisme, de cacophonie, dambigut et de duplicit. Franois Mitterrand conserve certes une certaine influence sur la diplomatie franaise ; Alain Jupp, au Quai dOrsay, tient initialement un discours rsolument anti-islamiste avant de prner louverture dun dialogue avec les terroristes qui accepteraient de mettre les Kalachnikovs au vestiaire. Opinion partage par le ministre de la Dfense, Grard Longuet ; Charles Pasqua, lIntrieur, a sa propre ligne et ses propres rseaux, notamment dans la hirarchie militaire algrienne, parmi les implacables radicateurs quil soutient. Et en 1995 la diplomatie franaise ignore officiellement les accords de Sant Egidio qui proposent pour la premire fois une plateforme politique labore par lopposition dont le FIS-dissous.
Quelques mois aprs lavnement au pouvoir dAbdelaziz Bouteflika, la mise en route dune politique de concorde civile encourage notamment les Franais renouer le dialogue au plus haut niveau. Cela tombe bien. Le rchauffement est souhait aussi par le nouveau chef de lÉtat algrien soucieux de redonner lAlgrie une voix et une lace sur la scne internationale. Il est alors Paris en visite dÉtat en juin 2000. Quelques mois auparavant, lAssemble franaise avait officiellement reconnu, pour la premire fois, que les vnements dAlgrie ayant conduit lindpendance taient bien une Guerre. Au cours de cette visite, le Prsident algrien dclare, de la tribune de lAssemble, que lAlgrie veut entretenir avec la France des relations extraordinaires, non banales, pas normales, exemplaires, exceptionnelles.
En mars 2003, Jacques Chirac est Alger. Visite en grande pompe marque par la signature dune Dclaration dans laquelle les deux pays sengagent tablir un partenariat dexception. Le Prsident franais envisage mme un trait damiti.
Leuphorie conscutive et ce nouveau coup de passion va cependant vite dcliner. En fvrier 2005, le Parlement franais adopte une loi sclrate qui reconnat le rle positif de la colonisation. Pour lAlgrie, cest une provocation, une outrecuidance. Certes, larticle litigieux sera abrog par Chirac un an plus tard, mais cette loi portant reconnaissance de la nation et contribution nationale en faveur des Franais rapatris incite fortement les Algriens se lancer dans une campagne visant obtenir la repentance de la France pour les crimes coloniaux.

Le trait damiti si cher Jacques Chirac bnficie alors dun enterrement de premire classe ! Nicolas Sarkozy, qui se rend son tour Alger en 2007, se contente dvoquer le caractre injuste de la colonisation, mais se refuse adresser lAlgrie les excuses demandes. Les deux pays signent quand mme une convention de partenariat pour organiser la coopration. Une sorte de trait simplifi qui fait lloge du concret, mais qui ne modifie pas la donne politique. Et les Algriens ont ds lanne suivante un nouveau motif de raidissement et dindignation : larrestation en 2008 Marseille dun haut diplomate algrien (acquitt depuis) dans le cadre de lenqute sur lassassinat en 1987 de lopposant Andr Ali Mecili.
À cela sajoute les pressions inacceptables de Paris pour une rvision des accords sur limmigration et, surtout, linscription de lAlgrie sur la liste des pays risques dont les ressortissants doivent tre signals systmatiquement la police lorsquils rservent un billet pour la France. Cen tait trop. Initialement prvue en 2010, la seconde visite en France du Prsident algrien est sans cesse ajourne Elle naura en fait jamais lieu.
Successeur de Sarkozy, Franois Hollande entend lui aussi refonder la relation franco-algrienne. Il choisit donc de rserver sa premire visite au Maghreb lAlgrie, un sjour de deux jours. Comme dhabitude, les Marocains ont bien tiqu. L aussi jeu dquilibrisme franais : on explique au Palais Royal quil tait normal de dbuter par ltape la plus dlicate, et lon rappelle que le roi Mohammed VI avait t le premier chef dÉtat tranger reu lÉlyse aprs llection de Hollande. Afin de prparer le terrain, Hollande a fait un geste symbolique en reconnaissant publiquement que des manifestants algriens du 17 octobre 1961 avaient t tus lors dune sanglante rpression. Initiative positive, mais insuffisante pour Alger. Et toujours, en arrire-plan, le poids de la mmoire coloniale mme si, de part et dautre, on y jette dessus un voile pudique.
En visite Alger, en juillet dernier, le chef de la diplomatie franaise, Laurent Fabius, voquait un futur partenariat de grande dimension. Franois Hollande, dit-on Paris, songerait mme reprendre son compte lide chiraquienne dun trait damiti. Reste savoir si lAlgrie officielle daujourdhui, qui est encore celle de la gnration de lindpendance, y est prte. Pas si sr.


N. K.
Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source



 

()


: 1 ( 0 1)
 

Raison conomique et partenariat raisonn




02:32 PM

Powered by vBulletin Version 3.8.7 .Copyright 2000 - 2015, Jelsoft Enterprises Ltd
Search Engine Optimization by vBSEO ©2011, Crawlability, Inc.
- - -
Designed & Developed by shababdz.com
2014,