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Le Maroc face la "Daesh connection"

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Manqool Le Maroc face la "Daesh connection"

Le Maroc face la "Daesh connection"






Plus d'un millier de Marocains ont dcid de rejoindre les rangs de l'tat islamique. Qui sont-ils ? Quelles sont leurs motivations ? Comment sont-ils recruts ? Comment les autorits font-elles face la menace potentielle qu'ils reprsentent ? Enqute.
Ils sont 1 193 Marocains avoir quitt le pays pour faire le jihad au sein de l'organisation de l'tat islamique (EI, ou Daesh). Le chiffre mane de la Direction gnrale des tudes et de la documentation (DGED, renseignements extrieurs). Il a t prsent le 30 septembre avec force dtails par son patron, Mohamed Yassine El Mansouri, devant le Comit contre le terrorisme (CCT), qui relve du Conseil de scurit de l'ONU.
ce contingent s'ajoutent entre 1 000 et 2 000 nationaux ou binationaux rsidant l'tranger. Si l'on se fonde sur les estimations de l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), les Marocains reprsentent, avec les Tunisiens et les Saoudiens, presque la moiti des 20 000 jihadistes trangers combattant "en Irak et au Levant".
Selon le patron de la DGED, au moins 251 d'entre eux sont morts au combat - 219 en Syrie et 32 en Irak. Mais la mouvance radicale n'en continue pas moins de sduire : "Cinq cents combattants en puissance attendent de rejoindre les rangs de l'organisation terroriste", a ajout El Mansouri. Certains occupent des postes responsabilit au sein de l'EI. On compte ainsi parmi eux des mirs (ministres) dtenteurs de portefeuilles importants (Justice, Finances, Intrieur), ainsi qu'un mir militaire et un mir responsable d'une rgion (montagne de Torkman).
Cependant, le plus gros des effectifs est compos de combattants. "Soixante-quinze pour cent d'entre eux sont des inghimasiyyine, selon la terminologie de l'EI, soit des "infiltrs" chargs de scuriser les convois et de servir de deuxime ligne d'attaque quand une offensive ou un attentat est men", prcise Mohamed Ahmed Odda, grand reporter, spcialiste du conflit en Syrie et le seul journaliste marocain s'tre rendu dans l'EI.
>> Lire aussi notre enqute : Maghreb : sur les routes du jihad pour la Syrie ou l'Irak
Les combattants sont bien pays
Rpartis sur tout le territoire occup par Daesh, les Marocains du "calife" Abou Bakr al-Baghdadi sont compltement assimils. Exit l'appartenance nationale ou rgionale, on se regroupe entre "fidles". "On est d'abord un citoyen de l'EI. Les identits, les ethnies et les nationalits ont tendance disparatre au profit du statut de citoyen-moujahid d'une grande nation islamique. Le modle de rfrence, rappelons-le, est le califat", prcise Odda.
Quand les Marocains se runissent, c'est par petits groupes. Et ils n'hsitent pas se mettre en scne sur internet.
Il n'y a donc pas de groupe marocain, ni, a fortiori, maghrbin au sein de l'EI, mme si une brigade compose 80 % de ressortissants du royaume chrifien a bel et bien exist au dbut de la confrontation entre le rgime syrien et ses opposants islamistes. Baptise Sham al-Islam, elle regroupait quelque 120 Marocains, tait dirige par Ibrahim Benchekroun, alias Abou Ahmad al-Maghribi, oprait dans les environs de Lattaqui, mais a t dcime - quelque 80 combattants limins - par l'arme de Bachar al-Assad. Les survivants ont t rpartis dans les nouvelles brigades cres par Daesh.
>> Lire aussi : jihadistes de tous les pays
Quand les Marocains se runissent, c'est par petits groupes. Et ils n'hsitent pas se mettre en scne sur internet. Entre deux menaces contre le royaume, son rgime politique et jusqu' sa monarchie, on les voit mitonner des plats typiques du pays, chanter en darija (dialectal), s'amuser, jusqu' parfois donner l'impression qu'ils sont en colonie de vacances. En change de leurs bons et loyaux services, ils sont gnreusement rcompenss.
Ayant en gnral un niveau d'instruction relativement bas compar celui d'autres nationalits (Irakiens et Saoudiens notamment) et considrs comme des mouhajiroun (migrs), savoir des combattants qui ont quitt leur pays pour dfendre l'EI, ils sont pays entre 2 000 et 3 000 dollars par mois, contre 500 dollars pour les "locaux" syriens. " cela s'ajoute une prime mensuelle de 200 dollars quand le combattant est mari et 50 dollars par enfant quand il est pre de famille, en plus de diverses primes et d'une rcompense financire pour chaque enfant n", explique Odda.
Un terreau favorable la radicalisation

Pourquoi des milliers de Marocains ont-ils choisi la voie de la radicalisation ? Pour Rida Benotmane, ancien dtenu islamiste aujourd'hui blogueur et fin connaisseur de la mouvance jihadiste, il faut remonter plusieurs annes en arrire pour mieux comprendre l'attrait exerc par Daesh sur une certaine jeunesse marocaine. "Les pouvoirs publics ont prpar le terrain, explique-t-il. Pendant des annes, ils ont laiss se dvelopper la pense wahhabite, qui prne un islam littraliste, notamment dans le Nord. Au nom d'un certain quilibre politique, ce courant a non seulement t tolr mais aussi promu, incitant certains Marocains qui se retrouvent davantage dans un islam rigoriste et combattant franchir le pas."
La mme formule qui a conduit des Marocains rejoindre Al-Qada, aujourd'hui en perte de vitesse, reste donc valable pour Daesh. cette diffrence prs que, depuis et sous l'impulsion du roi Mohammed VI, l'islam marocain a volu. La religion d'tat a pris ses distances avec les approches fermes utilises dans le pass pour stopper l'lan de certains courants, notamment de gauche. Renouant avec la tradition soufie, l'islam prn par Mohammed VI se veut apais, social et ouvert. Au point que le pays est cit en exemple dans le monde arabo-musulman en matire de gouvernance spirituelle et de gestion du champ religieux. Aujourd'hui, des imams tunisiens, libyens, maliens et guinens sont forms par et dans le royaume.
Pourquoi, dans ces conditions, de nombreux sujets de Sa Majest continuent-ils de succomber aux sirnes du radicalisme ? cela une raison socio-conomique. Une majorit des Marocains qui ont rejoint Daesh est originaire du nord du pays, qui a longtemps t ostracis par Hassan II. Malgr les nombreux projets de dveloppement qui y ont t lancs, la rgion est toujours en proie au chmage, la pauvret et aux trafics en tous genres. "Ces lments runis deviennent des facteurs de perte de confiance et de recherche de nouveaux modles, au risque de transformer les jeunes en pantins au service de projets qui les dpassent", ajoute Benotmane.
Si le Nord est une terre de recrutement, c'est parce qu'on y trouve des salafistes ayant pignon sur rue et qui ne cachent pas leur soutien Daesh.
Chercheur au Centre marocain des sciences sociales de l'universit Hassan-II, Casablanca, et spcialiste des mouvements islamistes, Abdellah Rami abonde dans le mme sens : "L o vous avez l'extrme pauvret, l'habitat anarchique et la criminalit, vous trouverez forcment un terreau favorable la radicalisation." C'est ce qui explique le nombre important de combattants originaires de Sal, ville-dortoir mise sous l'teignoir par sa prospre voisine, la capitale, Rabat.
Prdicateurs influents

L'influence de certains prdicateurs joue galement un rle. Si le Nord est une terre de recrutement, c'est parce qu'on y trouve des salafistes ayant pignon sur rue et qui ne cachent pas leur soutien Daesh. " cela s'ajoute la grande proximit du Nord marocain avec l'Europe et les liens troits entre les rseaux jihadistes des deux rives de la Mditerrane, facilitant la coordination, le recrutement et le voyage vers la Syrie ou l'Irak, via la Turquie", prcise Rami. "N'oublions pas que la North Connection est ne aux dbuts des annes 2000 avec la guerre en Irak. Et il tait admis, dans certains milieux, de laisser partir les jeunes pour combattre. Les communications avec les rseaux de recrutement sont nes cette poque", ajoute Benotmane.
Le Maroc est aujourd'hui en tat d'alerte maximale. Il ne se passe plus une semaine sans qu'une cellule plus ou moins proche de Daesh ne soit dmantele. Le 26 septembre, un groupe oprant Nador, dans l'enclave de Melilla, et qui s'tait baptis Partisans de l'tat islamique au Maghreb extrme, a ainsi t neutralis en collaboration avec les services espagnols. Dirige par Mohamed Sad Mohamed, un ex-militaire espagnol d'origine marocaine, la cellule avait un double objectif : d'abord envoyer des hommes en Irak et en Syrie, ensuite rallier un groupe algrien pour se former avant de revenir au Maroc. Et pas n'importe lequel, puisqu'il s'agissait du tristement clbre Jund al-Khilafa, responsable de la dcapitation de l'otage franais Herv Gourdel aprs avoir prt allgeance l'EI.
Dbut octobre, selon la DGED, 119 attentats l'explosif et 109 tentatives d'assassinat avaient t djous, ainsi que 7 projets de prise d'otages et 41 tentatives de vol main arme. Le royaume a galement dcid de renforcer son arsenal lgislatif contre les jihadistes. Un projet de loi compltant et modifiant la loi antiterroriste a t adopt en septembre. Le texte prvoit jusqu' quinze ans de dtention et entre 50 000 et 500 000 dirhams (environ 4 500 45 000 euros) d'amende pour quiconque se prpare rejoindre un groupe islamique arm.
cela s'est ajout, depuis le 27 octobre, le lancement de Hadar ("Prcaution"), un nouveau dispositif de surveillance destin scuriser les points les plus sensibles du pays (aroports, places publiques...) et protger les citoyens et les visiteurs trangers par le dploiement d'units conjointes. Fait rare, l'arme y a t associe, ainsi que la gendarmerie, la police et les forces auxiliaires. Entame l'aroport international Mohammed-V de Casablanca, l'opration a t gnralise toutes les grandes villes du royaume. Membre de la coalition internationale anti-Daesh, le Maroc fournit informations et soutien logistique. Et a quelque raison de craindre les reprsailles de ses sujets membres de Daesh, qui crient vengeance.





Emir Abdelkader ; 2014-11-24 11:42 AM
 

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