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TUNISIE. Essebsi en tte, mais l'islam politique n'est pas fini

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2014-11-25
 
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TUNISIE. Essebsi en tte, mais l'islam politique n'est pas fini

TUNISIE. Essebsi en tte, mais l'islam politique n'est pas fini






Le candidat du parti sculier Nidaa Tounes est sorti en tte du premier tour de la prsidentielle. Mais le parti islamiste Ennahdha est toujours de la partie.

Non content d'avoir relgu la seconde place le parti islamiste Ennahdha au Parlement tunisien il y a un mois avec sa formation Nidaa Tounes, Bji Cad Essebsi fait la course en tte pour la prsidence du pays. Arriv en premire position avec, selon les rsultats de l'instance lectorale prs de 40% des suffrages exprims, BCE, qui a revtu les habits de l'anti-Ennahdha pour en arriver-l, devance le prsident sortant Moncef Marzouki (33,43%). Une dmarche qui a fait dire quelques analystes que l'islam politique vivait une crise en Tunisie. Des propos htifs.
Le cheval de bataille emprunt par Essebsi est bien le "tout sauf les islamistes". Sa formation politique, composite, en est d'ailleurs le reflet, elle qui allie sous l'tendard "Nidaa Tounes" la fois des bourguibistes et des syndicalistes connus, tous opposs Ennahdha. Beaucoup de Tunisiens ont galement t sduits par la notion de "vote utile" en apportant leur soutien Essebsi pour ne pas parpiller les voix du camp dmocrate face au "danger islamiste".
Un slogan qui marche, et que BCE s'est empress de scander nouveau au lendemain du premier tour de la prsidentielle, accusant lundi son principal adversaire Moncef Marzouki, d'tre le candidat des islamistes et des "salafistes jihadistes".
Mais si la rengaine a russi BCE et son parti, elle est loin d'avoir relgu les islamistes au fin fond du paysage politique tunisien.
En embuscade la prsidentielle

Si Ennahdha ne prsente pas de candidat la prsidentielle de 2014, l'ombre de son leader Rached Ghannouchi plane toutefois sur ce scrutin aux cts de l'autre homme fort du scrutin, Moncef Marzouki.
"Ceux qui ont vot pour M. Marzouki, ce sont les islamistes, c'est--dire les cadres d' Ennahda (...). Nous avons aussi avec lui les salafistes jihadistes et nous avons avec lui les ligues de dfense de la rvolution, qui sont tous des partis violents", a dclar Bji Cad Essebsi la radio franaise RMC, en allusion aux Ligues de protection de la rvolution (LPR), un groupe brutal pro-islamiste surtout actif de 2011 2013 mais dont on a vu certains de ses membres dans les manifestations de la campagne Marzouki.
Si le discours d'Essebsi est un peu excessif il va jusqu' rpondre par l'affirmative au journaliste qui lui demandait si Moncef Marzouki tait " la solde des islamistes" il n'est pas faux de tisser des liens entre le prsident sortant et le parti islamiste. Ce dernier a bel et bien t lu la mandature suprme par les dputs de l'Assemble nationale constituante la faveur d'une alliance avec les islamistes en 2011. Et si Ennahda n'a pas prsent de candidat la prsidentielle de dimanche, de nombreux sympathisants du parti ont dit vouloir voter pour Marzouki. Ce dernier, militant des droits de l'Homme sculier exil en France sous Ben Ali, a en effet dfendu l'alliance avec Ennahdha au sein de la troka la tte du pays depuis la rvolution, arguant du fait que celle-ci vitait une fracture du pays entre "lacs" et islamistes. Pour lui, "Ennahdha ressemble maints gards aux partis dmocrates chrtiens en Allemagne ou en Italie aprs la seconde guerre mondiale () : traditionnalistes, conservateurs, affichant leur rfrence la religion", affirme-t-il dans un ouvrage paru durant son mandat. Or, souligne-t-il, ces partis occidentaux se sont bien insrs dans la dmocratie.
Force incontournable au parlement

Par ailleurs, Ennahdha, qui a certes perdu quelques voix au Parlement, continue d'y occuper une place de choix avec 69 siges contre 86 pour Nidaa Tounes. "Ennahdha n'a pas t dfaite mais tire bien son pingle du jeu en se positionnant comme un acteur incontournable du jeu politique tunisien" commente le politologue Larbi Chouika. "Si on veut gouverner dans ce pays il faut discuter avec eux".
Arriv en seconde position, le parti islamiste devrait hriter de la prsidence de la Commission des Finances du Parlement et possde avec ses allis du CPR de Marzouki le tiers des dputs ncessaire pour bloquer toute loi organique.
Le discours officiel de Ennahdha tait d'ailleurs plutt optimiste au lendemain des lgislatives. "Nous avons obtenu un bon score et sommes mme en position de force", commentait Ajmi Lourimi, membre du bureau politique d'Ennahdha. "Nous pouvons tre la fois le principal partenaire du parti arriv en tte dans un gouvernement d'union nationale ou bien tre tout fait l'aise dans une opposition responsable et crdible", soulignait-il "L'Obs" Tunis quelques jours aprs le second tour.
Possibilit d'clatement de Nidaa en cas d'accord

Une possibilit d'alliance entre Ennahdha et Nidaa Tounes au sein d'un gouvernement qui pourrait tout simplement tre fatale Nidaa Tounes. Une bonne part des membres et dputs du parti sont clairement anti-islamiste et pourrait claquer la porte dans un tel cas. Une dcision qui pourrait aussi couper le parti de sa base lectorale puisque c'est sur le mot d'ordre "tout sauf Ennahdha" que beaucoup ont vot en faveur d'Essebsi. "Une coalition de Nidaa avec les petits partis du parlement n'amnerait Essebsi qu' une majorit trs juste, fragile. Un accord avec Ennahdha permettrait d'assoir une majorit plus forte", explique Larbi Chouika.
Une possibilit que le numro 2 du parti Taieb Baccouche, ancien secrtaire gnral de la centrale UGTT, balaye du revers de la main :
Nous ne sommes pas sur la mme ligne sur les questions sociales ou scuritaires pour ne citer qu'elles. Il n'y a pas d'entente possible avec Ennahdha".

Une dcision qu'Essebsi a report au lendemain de la prsidentielle afin de s'assurer du soutien de son lectorat anti-Ennahdha. "Car si cette alliance contre-nature entre religieux et "lacs" est conclue ce sera catastrophique pour Nidaa Tounes.


Cline Lussato








 

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