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LAlgrie est dans un statu quo mortifre

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LAlgrie dans le cercle de feu Emir Abdelkader 0 2014-05-19 02:37 PM
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LAlgrie a un rle principal dans... Emir Abdelkader 0 2014-03-03 07:54 AM
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2014-11-29
 
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LAlgrie est dans un statu quo mortifre

LAlgrie est dans un statu quo mortifre


Assa Kadri. Professeur luniversit Paris 8

- La tenue de ce colloque sur le Printemps arabe signe-t-elle la (re)connexion de luniversit algrienne la socit et les dbats qui lagitent ?


Nous sommes trs heureux que luniversit algrienne souvre. Elle doit souvrir la fois sur le monde et sur sa socit. Parce que cest luniversit quon produit du savoir, quon le reproduit et quon le transmet. Elle est lobservatoire et veille sur les socits du point de vue des changements sociaux.
Ceci tant, luniversit algrienne commence timidement souvrir, mais je regrette personnellement que les universits ne soient pas autonomes dans leur dcision quand il sagit dorganiser un colloque. Il faut en rfrer au ministre et sur la thmatique et sur les gens inviter. Quest-ce que cest que cela ?
Le ministre serait-il plus habilit grer les universits que les universitaires eux-mmes ? Alors que dans le monde daujourdhui, on est dans la dcentralisation et la dconcentration, nous, au contraire, on est presque dans un schma de parti unique qui gre luniversit. Tenez, par exemple, au sujet des quivalences, cest toujours le ministre qui sen occupe et non pas les dpartements censs recruter les jeunes diplms des universits trangres.
Cest aberrant ! Aussi dois-je souligner que les recteurs ne doivent pas tre nomms sur des bases clientlistes et dallgeance mais selon les seuls critres de comptences scientifiques.


- Revenons ce colloque que vous venez dorganiser sur les mutations arabes. Quelles sont les principales conclusions que vous en avez tires ?

Comme je lai dit la fin des travaux, il faut se garder de faire des apprciations thiques ou morales sur ces transformations dans le Monde arabe. Je crois quil faut les analyser dun point de vue sociologique et anthropologique. Que pourrait-on en tirer aujourdhui ? Eh bien, je crois que ce sont des processus longs, cest--dire que ce nest pas demain la veille que les choses vont changer.
Je pense quil faut intgrer la variable que cest fait dallers et retours, de progrs et de reculs. Cela dpend des prises de conscience des forces sociales dans chacun de ces Etats dits du Printemps arabe dans le sens du processus de dmocratisation. Un des rsultats en est quil faut conforter les analyses par des travaux de terrain pour connatre nos socits.
Et les politiques ne doivent pas avoir peur de ces enqutes et de ces travaux de recherche parce que ce sont aussi des instruments dvaluation. Cest travers les conclusions des travaux des laboratoires de recherche que les politiques prennent leurs dcisions sur un sujet donn.


- Quand on observe les dynamiques politiques au Maghreb, on saperoit quelles sont trs diffrentes. Le processus de rforme est ainsi long au Maroc, bloqu en Algrie et presque abouti en Tunisie. Pourquoi, selon vous ?

Il y a une variation parce quil faut dabord prendre en compte lhistoire de ces trois pays, qui est diffrente. Il faut souligner que le Maroc et la Tunisie taient des protectorats alors que lAlgrie tait une colonisation de peuplement. Donc comme vous le voyez, le rapport lEtat est diffrent. Mais il y a galement la socit. Par exemple, en Tunisie, il y a cette modernisation lgue par Habib Bourguiba et un systme denseignement modernis bien avant larrive des Franais, en 1881.
Il y a eu des rformes dans lducation, mais aussi linstitution la Zitouna qui est un centre de rayonnement. Jajouterais que malgr larabisation, les Tunisiens ont adopt des politiques denseignement avant-gardistes. Sagissant du Maroc, il y a plus de 20 tablissements denseignement suprieur internationaux de qualit. Ils ont mis en place un systme denseignement de qualit qui contourne ces universits de masse. Le fait est que dans les grandes coles franaises, il ny a presque pas dAlgriens alors que les Marocains reprsentent 20% des tudiants trangers.


- Est-ce fait exprs, selon vous, pour permettre au rgime de se rgnrer travers sa seule clientle ?

Je dirais que la classe politique en Algrie jentends par l le pouvoir a fait limpasse sur un systme denseignement efficient et performant qui puisse produire des jeunes de leur temps, qui sinsrent dans le tissu conomique, social et politique. Finalement, larabisation a t conue comme un systme de relgation pour la classe moyenne, alors mme que ceux qui lappliquaient envoyaient leurs enfants ltranger parce quils ne faisaient pas confiance lenseignement en vigueur.
Le rsultat en est que ce sont des multinationales qui travaillent en Algrie. Lautomobile cest Renault, leau cest Suez, la gestion de laroport et du mtro ce sont ADP et Alstom, la tlphonie ce sont des trangers, lautoroute et les travaux publics ce sont les Chinois, lexpertise et mme les coffreurs sont ramens de ltranger. Finalement, tout se passe comme si le pouvoir navait rien faire de la formation ! Tout ce quil veut, cest la paix sociale
Le ministre, cens rflchir sur une stratgie de lenseignement suprieur ouvert sur le XXIe sicle, en est rduit grer le dmnagement de lEcole du commerce vers Kola !


- Cette faillite de luniversit ne risque-t-elle pas dimpacter ngativement lvolution globale du pays, notamment dans son aspect politique ?

Oui, on est hlas mal parti. Quand on recrute 25 000 enseignants quon forme en trois ou quatre jours et quon les injecte dans le systme scolaire, on ne doit pas sattendre des miracles. Je pense quil faut rflchir une rvolution dans lducation et ne pas se gargariser de mots en faisant du rafistolage. Si on continue comme cela, on va droit dans le mur.


- Un systme denseignement archaque coupl des lites dmissionnaires va donc plomber compltement le changement

Jai une grosse crainte que ce changement se fasse par la violence. Tous les observateurs le disent : la socit algrienne a besoin de rformes et dune oxygnation parce que tous les secteurs prsentent des dysfonctionnements. Quil sagisse de lducation, de la sant, des transports ou de ladministration, il y a, hlas, des signes non pas dune explosion, mais dune implosion, Dieu ne plaise. Le pouvoir est mis en demeure de rformer sans plus attendre car lAlgrie est dans un statu quo mortifre.


Hassan Moali






 

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