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2014-12-01
 
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de quelle Palestine parlons-nous ?

Matzneff : de quelle Palestine parlons-nous ?








Que d'erreurs commises par les Palestiniens ! Mme s'il y est favorable, Matzneff ne croit gure la cration d'un État coinc entre Isral et la Jordanie...

C'tait avant Septembre noir. Le terrible septembre 1970 au cours duquel les Jordaniens turent en quelques jours plus de Palestiniens que les Israliens n'en avaient tus depuis la cration de leur État en 1948. Au mois de mai de cette fatale anne 1970 s'tait tenue Beyrouth une confrence internationale des chrtiens pour la Palestine organise conjointement par le patriarcat orthodoxe d'Antioche et Tmoignage chrtien, laquelle participrent des reprsentants de toutes les communauts chrtiennes du Proche-Orient, depuis le merveilleux pre Georges Dumont, cur grec-catholique d'Aqaba, jusqu'au pre Youakim Moubarac, gnial disciple de Louis Massignon. Les participants ont encore en mmoire l'intervention de Mgr Georges Khodr, mtropolite orthodoxe de Byblos et du mont Liban, qui, aux yeux de beaucoup d'entre nous, tait dj la plus haute autorit spirituelle du Proche-Orient chrtien, le prophtique sermon que pronona l'abb Pierre Saint-Louis-des-Franais, la voix de Firouz chantant Jrusalem.
Nous tions anims d'un bel enthousiasme, d'une fivreuse esprance ; nous voulions croire une Terre sainte rconcilie, laque, dont juifs, chrtiens, musulmans, agnostiques seraient les libres citoyens, et l'un de nous avait cit ce vers triste et doux de Tibulle, Alba Palaestino sancta columba Syro, "la blanche colombe, sacre pour le Syrien de Palestine". Bref, nous rvions. Quelques mois plus tard, les troupes du roi Hussein s'employrent mettre fin nos rveries.
"Jordanie" ? inconnu au bataillon

Pour ma part, on le sait, je n'ai jamais compris la raison pour laquelle les Palestiniens, lorsqu'ils en avaient la possibilit, ne prirent pas le pouvoir Amman. La Jordanie, invention de l'imprialisme anglais, fait partie de la Palestine, les Jordaniens sont des Palestiniens. Si vous nourrissez le moindre doute sur ce point, lisez l'excellent Dictionnaire universel d'histoire et de gographie de Bouillet paru en 1842 : vous n'y trouverez pas le mot "Jordanie", inconnu au bataillon, mais vous y lirez deux pages sur la Palestine et les terres qui la composent.
Arafat Amman aurait t en une excellente position pour traiter avec le gouvernement de Tel-Aviv, aboutir la cration d'une pacifique fdration isralo-palestinienne, avec deux capitales politiques, Tel-Aviv et Amman, et une commune capitale religieuse, abrahamique, Jrusalem. À l'poque, nous avions l'exemple de la Yougoslavie o, aprs s'tre si longtemps combattus et has, Serbes et Croates cohabitaient paisiblement. Hlas, les chefs palestiniens avaient trop lu Mao Ts-Toung, ils dsiraient "tre parmi le peuple comme un poisson dans l'eau" (sic), mprisaient les structures, ne voulaient pas suivre l'exemple des Algriens qui, pendant la guerre d'Algrie, avaient cr un gouvernement en exil. On affirme mme qu'Arafat ddaigna le poste de Premier ministre que lui avait offert le roi de Jordanie !
L'histoire ne repasse pas les plats

Depuis 1948, o ils refusrent l'État que leur offraient les Nations unies, ds qu'il y eut une erreur commettre, les Palestiniens la commirent scrupuleusement. Ce fut ainsi qu'au lieu de prendre le pouvoir Amman, ils prfrrent attendre Septembre noir o ils furent massacrs, considrablement affaiblis, cessrent de pouvoir jouer un rle d'importance sur l'chiquier de la diplomatie internationale. Avant Septembre noir, tous les espoirs leur taient permis, mais aprs, hlas, nonobstant ses lgitimes esprances, le peuple palestinien ne compta plus que pour du beurre.
C'est malheureux, injuste, et je le dplore, mais l'histoire ne repasse pas les plats. Les occasions perdues sont jamais perdues. J'ai de nombreux amis palestiniens et je partagerai leur joie si le Parlement franais reconnat l'existence de leur État, mais, pour tre franc, je ne crois gure la cration d'un troisime État coinc entre Isral et la Jordanie, tel un morceau de fromage entre deux tranches de pain. Deux États en Terre sainte, c'est possible ; une fdration isralo-palestinienne, c'est possible. En revanche, trois États, c'est beaucoup. C'est trop. Je puis certes me tromper, et je souhaite me tromper, mais je crains que ce ne soit pas viable.


Par Gabriel Matzneff






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