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État palestinien : ce que change le vote des dputs

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État palestinien : ce que change le vote des dputs

État palestinien : ce que change le vote des dputs






Le vote symbolique de l'Assemble en faveur de la Palestine ne modifie rien la situation sur le terrain. Mais il met Isral sous pression.

"La reconnaissance d'un État palestinien par la France serait une grave erreur. [...] C'est ce qu'ils ont faire en ce moment en France quand on dcapite des gens travers le Proche-Orient, y compris un citoyen franais ?" Le vote de l'Assemble nationale en faveur de la reconnaissance d'un État palestinien (339 dputs pour, 151 contre) a beau tre purement symbolique, les propos peu amnes du Premier ministre isralien Benyamin Netanyahou cet gard traduisaient, une semaine avant le vote, son profond agacement.
Pourtant, comme le rappellent les dputs de droite, qui ont majoritairement rejet le texte, rien ne changera la situation sur le terrain. Pour preuve, l'accession de la Palestine au rang d'État observateur non membre de l'ONU en 2012 n'a strictement rien apport sur le terrain, hormis une joie populaire de courte dure. Au contraire, la colonisation isralienne - pourtant illgale - Jrusalem-Est et en Cisjordanie n'a fait que s'intensifier, ruinant dans les faits toute possibilit d'avoir un jour un État palestinien viable.

Vaste mouvement europen


Pour Isral, seules des ngociations de paix peuvent aboutir in fine la cration d'un État palestinien indpendant, et sa reconnaissance ne peut en aucun cas tre une condition pralable. Problme, cela fait vingt et un ans que les deux parties "ngocient" sans aucun rsultat concret. Et la dernire tentative de neuf mois, mene tambour battant par l'infatigable secrtaire d'État amricain John Kerry, s'est de nouveau solde en avril par un cuisant chec. "La poursuite de la colonisation donne l'impression qu'Isral ne ngocie pas srieusement", avait-il dclar ds novembre 2013, rompant avec la traditionnelle langue de bois diplomatique.

"Isral veut-il une troisime Intifada ? [...] Si la paix reste introuvable, Isral sera de plus en plus isol. Il y aura un renforcement de la campagne de dlgitimation au niveau international", avait-il ajout. Des paroles d'une tonnante libert qui avaient provoqu les foudres de la droite isralienne au pouvoir. Mais qui se sont rvles prophtiques. En effet, si, au premier abord, le vote du Parlement franais en faveur d'un État palestinien risque de se retourner contre l'Autorit palestinienne - Isral pouvant par exemple bloquer comme de coutume les taxes collectes au nom de Ramallah ou annoncer en reprsailles de nouveaux projets de construction -, la dcision des dputs franais n'est que la dernire illustration en date d'un vaste mouvement europen de reconnaissance de la Palestine.

Bndiction du Quai d'Orsay


Lance cet automne par le prsident de l'Autorit palestinienne Mahmoud Abbas, la stratgie vise rquilibrer la position palestinienne dans le cadre de futures ngociations avec Isral. Aprs la Sude - premier pays majeur de l'Union europenne et 135e pays au monde avoir reconnu la Palestine - fin octobre, ce sont les Parlements britannique, irlandais et espagnol qui ont dit symboliquement "oui", enjoignant leur tour leur gouvernement de faire de mme.
Si l'excutif franais est aujourd'hui favorable sur le fond la reconnaissance de l'État palestinien, une telle dcision n'est pas l'ordre du jour. Nanmoins, il est noter que le texte socialiste vot l'Assemble a t rdig avec la bndiction du Quai d'Orsay, alors qu'un vote similaire doit avoir lieu au Snat le 11 dcembre prochain. "Le processus de paix n'avance pas", confie une source diplomatique. "Depuis cet t et la crise de Gaza, le discours et la logique ont donc t renverss. Si, dans un monde idal, l'État palestinien doit tre le fruit de ngociations, il serait possible d'utiliser la reconnaissance comme un outil pour acclrer le processus de paix."
La France reprend la main


Vendredi, lors des dbats prcdant le vote l'Assemble, Laurent Fabius a rpt que "la France reconnatra[it] l'État palestinien", sans cependant s'engager sur un dlai. Relativement absent du dossier au cours des dernires annes, comme l'ont montr les multiples hsitations de Franois Hollande pendant la guerre de Gaza cet t, Paris semble aujourd'hui vouloir reprendre la main. À l'initiative du Quai d'Orsay, un projet de rsolution doit tre prsent au Conseil de scurit de l'ONU d'ici la mi-dcembre. Il prvoit la relance des ngociations de paix entre Israliens et Palestiniens en vue d'un accord final sous deux ans. En parallle, le ministre des Affaires trangres a annonc sa volont d'organiser une confrence internationale sur le Proche-Orient.
"Nous assistons aujourd'hui une nouvelle donne", souligne Yves Aubin de La Messuzire, ancien directeur Afrique-Moyen-Orient au Quai d'Orsay et expert du dossier. "La volont est de changer l'enceinte des ngociations - pour rejoindre le cadre multilatral de l'ONU - afin d'imposer la paix, avec un retour aux frontires de 1967 et des amnagements ngocier." Et le diplomate de prciser qu'en cas d'chec de l'initiative, au bout de deux, la France pourrait reconnatre unilatralement l'État palestinien. "La France possde un effet entranant, et beaucoup d'autres pays europens pourraient suivre. Voil pourquoi les ractions israliennes sont si nerveuses", explique-t-il.

Une inquitude confirme il y a quelques semaines par les propos au Point.fr du ministre isralien du Renseignement, Yuval Steinitz : "Si Paris, sous la pression de l'extrme gauche ou de sa communaut musulmane, se livrait un tel vote anti-isralien, ce serait vraiment dommageable, car d'autres pays suivraient."











Point.fr
 

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