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Prsident Al-Assad : Les Syriens naccepteront jamais...

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Manqool Prsident Al-Assad : Les Syriens naccepteront jamais...

Prsident Al-Assad : Les Syriens naccepteront jamais que leur pays devienne un jouet entre les mains de lOccident






Le prsident Bachar al-Assad a affirm que la Syrie attaque le terrorisme l o il se trouve, sans prendre en considration ce que font les Etats-Unis ou la coalition, prcisant que les Syriens naccepteront pas que leur pays devienne un jouet entre les mains de lOccident. Cest un principe fondamental pour nous, a-t-il insist.
Dans une interview accorde au magazine franais Paris Match, le prsident al-Assad a prcis quon ne peut pas mettre fin au terrorisme par des frappes ariennes. Des forces terrestres qui connaissent la gographie et agissent en mme temps sont indispensables. Cest la raison pour laquelle il ny a pas eu de rsultats rels. Ce nest donc pas vrai que les frappes de la coalition nous aident, a-t-il affirm.
Et le prsident al-Assad dajouter : Le terrorisme est une idologie qui ne connat pas de frontires et non pas des organisations ou des structures. Il y a vingt ans, le terrorisme sexportait depuis notre rgion, en particulier depuis les pays du Golfe comme lArabie Saoudite. A prsent, il nous vient dEurope, et notamment de France, a-t-il indiqu, prcisant que le plus gros contingent de terroristes occidentaux venus en Syrie est franais.


Le Texte intgral de linterview au magazine Paris Match

Paris Match Monsieur le prsident, aprs trois ans de guerre, au point o nous en sommes aujourdhui, regrettez-vous de ne pas avoir grer les choses diffremment au dbut, lorsque les premiers signes de rvolte sont apparus en mars 2011 ? Vous sentez-vous responsable ?

Le prsident Al-Assad Ds les premiers jours, il y avait des martyrs de larme et de la police. Nous avons donc, ds cette poque, fait face au terrorisme. Il y avait certes des manifestations, mais pas en grand nombre. Notre seul choix tait de dfendre le peuple contre les terroristes. Il ny en avait pas dautres. Nous ne pouvons pas dire que nous le regrettons car nous luttions contre le terrorisme ds les premiers jours. Cela ne veut pas dire quil ny a pas eu derreurs commises dans la pratique. Il y a toujours des erreurs. Parlons aussi franchement ; si le Qatar navait pas financ ds le dbut ces terroristes, si la Turquie ne leur avait pas apport un soutien logistique et loccident un soutien politique, les choses auraient t diffrentes. La Syrie connaissait des problmes avant la crise, ce qui est normal, mais cela ne signifie pas quil faille trouver aux vnements une origine intrieure.


-Durant cette guerre, on reproche votre arme davoir utilis massivement la force. Pourquoi bombarder des civils ?

-Lorsquun terroriste vous attaque, croyez-vous que vous pouvez vous dfendre par le dialogue ? Larme a eu recours aux armes lorsque lautre partie en a fait usage. Notre but ne saurait tre de frapper les civils. Comment peut-on rsister pendant quatre ans en tuant des civils, cest--dire son propre peuple, et en mme temps combattre les terroristes et les pays hostiles qui les soutiennent, savoir ceux du Golfe, la Turquie et lOccident ? Si nous ne dfendions pas notre peuple, nous serions incapables de rsister. Par consquent, il nest pas logique de dire que nous bombardons les civils.


-Des images satellites de Homs ou de Hama montrent des quartiers oblitrs. LONU, une organisation laquelle adhre votre pays, parle de 190 000 morts au cours de cette guerre. Les habitants de ces quartiers taient-ils tous des terroristes ?

-Dabord, il faudrait vrifier les statistiques des Nations Unies. Quelles en sont les sources ? Les chiffres qui circulent aujourdhui dans le monde, notamment dans les mdias, sont exagrs. Ils sont faux. Ensuite les images de destructions ne sont pas seulement des photos satellites, mais des photos prises sur le terrain. Ces destructions sont relles. Lorsque des terroristes pntrent dans une rgion et loccupent, larme doit la librer. Des combats sont alors engags. Il est donc normal quil y ait destruction. Dans la plupart des cas, lorsque les terroristes sinstallent, les civils prennent la fuite. En vrit, le plus grand nombre de victimes en Syrie se compte parmi les partisans de lEtat, et non linverse. Beaucoup ont t tu lors dattentats. Quand vous avez la guerre et le terrorisme, il y a hlas des victimes innocentes. Ca arrive nimporte o, dailleurs. Mais il nest pas concevable quun Etat vise ses propres citoyens.


-Toujours selon lONU, trois millions de syriens sont rfugis dans les pays limitrophes, soit un huitime de la population syrienne. Est-ce que ce sont tous des allis des terroristes ?

-Non, non. La plupart de ceux qui ont quitt la Syrie lont fait cause du terrorisme. Parmi ces rfugis, certains soutiennent les terroristes, dautres lEtat. Ces derniers ont quitt le pays pour des raisons de scurit. Une grande partie des rfugis ne soutient personne.


-Dun point de vue militaire, avez-vous les moyens de gagner la guerre ?

-A prsent, nous combattons des Etats, pas seulement des bandes. Des milliards de dollars leur sont verss. Des armes leur ont t fournies par des pays comme la Turquie. Il ne sagit pas dune guerre facile dun point de vue militaire. Pourtant, larme syrienne progresse dans beaucoup de rgions. Personne ne peut encore prvoir quand cette guerre prendra fin, ni comment. Nos adversaires pensaient, au dbut, gagner le cur des syriens. Ils ny sont pas parvenus. Ils ont perdu le soutient de la population locale. Cest prcisment ce qui a permis larme de progresser. Nous devons envisager la guerre dun point de vue militaire, social et politique.


-Mais ils nont pas encore perdu, puisque la moiti de votre pays vous chappe ?

-Larme syrienne ne peut tre partout la fois. L o elle nest pas prsente, les terroristes en profitent pour franchir les frontires et sinfiltrer dans telle ou telle zone. Mais chaque fois que larme dcide de reprendre une rgion, elle y parvient. Il ne sagit pas dune guerre entre deux armes, o lune occupe un territoire et lautre un autre. Il sagit dun autre type de guerre. Nous avons affaire des groupes terroristes qui sinfiltrent dans une ville ou dans un village. Cette guerre sera donc longue et difficile.


-Beaucoup disent que la solution cest votre dpart. Avez-vous vous-mme envisag que votre dpart soit la solution ?

-Partout dans le monde, un chef dEtat arrive au pouvoir par un mcanisme constitutionnel, et il le quitte par le mme mcanisme. Un prsident ne peut ni simposer ni quitter le pouvoir par le chaos. La preuve tangible, ce sont les consquences de la politique franaise en Libye avec la dcision dattaquer Kadhafi. Quel en a t le rsultat ? Aprs son dpart, il y a eu le chaos. Son dpart tait-il la solution ? La situation sest-elle amliore ? La Lybie est-elle devenue dmocratique ? LEtat est comme un navire : dans la tempte, le capitaine ne prend pas la fuite. Il ne quitte pas le bord. Si les passagers doivent sen aller, alors il sera le dernier partir.


-Cela veut dire que le capitaine est prt mourir. Vous avez voqu Mouammar Kadhafi, est-ce que vous avez peur de mourir de la mme faon que Saddam Hussein ou que Kadhafi ?

-Le capitaine ne pense pas la mort, ni la vie, il pense sauver son navire. Sil fait naufrage, tout le monde mourra. Il faut donc mieux tout faire pour sauver son pays. Mais je voudrais souligner une chose importante. Mon but nest pas de rester prsident, ni avant, ni pendant, ni aprs la crise. Mais quoiquil arrive, nous autres Syriens, naccepterons jamais que notre pays devienne un jouet entre les mains de lOccident. Cest un principe fondamental pour nous.


-Parlons du groupe Etat Islamique. On entend dire parfois quau dpart, le rgime syrien a encourag la monte des radicaux islamistes pour diviser lopposition. Que rpondez-vous ?

-Dabord en Syrie, nous avons un Etat, pas un rgime. Soyons clair sur la terminologie. Si nous supposons que cela est vrai, et donc que nous avons soutenu lEtat Islamique, cela revient dire que nous leur avons demand de nous attaquer, dattaquer nos aroports militaires, de tuer des centaines de nos militaires, doccuper nos villes et nos villages. O est la logique l-dedans ? Quavions-nous gagner dans tout cela ? Diviser et affaiblir lopposition, comme vous le dites ? Nous navions pas besoin de le faire. LOccident lui-mme reconnat que cette opposition tait fantoche. Cest ce quObama lui-mme a dit. Lhypothse est donc fausse. Mais alors, o est la vrit ? En ralit, lEtat Islamique a t cr en Irak en 2006. Ce sont bien les Etats Unis et non la Syrie qui occupaient lIrak. Abou Baker al Baghdadi tait dans les geles amricaines et non dans les prisons syriennes. Qui a donc cr lEtat Islamique ? La Syrie ou les Etats Unis ?


-Les Syriens que nous rencontrons Damas font plus allusion aux cellules dormantes djihadistes en occident qu la guerre contre lEtat Islamique. Cest tonnant, non ?

-Le terrorisme est une idologie et non des organisations ou des structures. Or, lidologie ne connat pas de frontires. Il y a vingt ans, le terrorisme sexportait depuis notre rgion, en particulier depuis les pays du Golfe comme lArabie Saoudite. A prsent, il nous vient dEurope, et notamment de France. Le plus gros contingent de terroristes occidentaux venus en Syrie est franais. Ils commettent des attentats en France. En Belgique, ils ont attaqu le muse juif. Le terrorisme en Europe nest plus dormant, il sest rveill.


-Les Amricains sont aujourdhui, contre lEtat Islamique, des allis tactiques. Considrez-vous toujours leur intervention comme une violation du territoire syrien?


-Vous avez utilis le mot tactique, et cest l un point important. Vous savez bien quune tactique na aucun sens sans une stratgie. Car elle seule narrivera pas venir bout du terrorisme. Il sagit dune intervention illgale, dabord parce quelle na pas reu lapprobation du Conseil de scurit, ensuite parce quelle na pas tenu compte de la souverainet dun Etat qui est la Syrie. La rponse est oui , cest une intervention illgale, et donc une violation de la souverainet nationale.


-LAFP rapporte que votre aviation a effectu 2000 sorties ariennes en moins de 40 jours, ce qui est norme. Quand vos avions croisent leurs avions, par exemple en allant bombarder Raqqa, existe-t-il un protocole de non agression ?

-Il ny a pas de coordination directe. Nous attaquons le terrorisme l o il se trouve, sans prendre en considration ce que font les Etats Unis ou la coalition. Vous seriez sans doute surpris dapprendre que le nombre quotidien de sorties de laviation syrienne pour frapper les terroristes est suprieur celui de la coalition. Donc dabord il ny a pas de coordination. Ensuite les frappes de la coalition ne sont que cosmtiques.


-Mais ces frappes-l vous aident. La dmission du Secrtaire Amricain la Dfense Chuck Hagel sexplique en partie parce quil pensait quelles renforaient votre gouvernement et vos positions.
-Notez que votre question contredit celle dans laquelle on est accus de soutenir Daech. Ça veut dire plutt que nous sommes des ennemies de Daech.


-Jai dit quon entend quau dpart, vous avez soutenu Daech pour diviser lopposition.
-Je ne vous accuse pas, je fais plutt allusion ceux qui le pensent.


-Maintenant, une des consquences tait cette dmission, du point de vue amricain. Estimez-vous quand mme que les frappes de la coalition vous aident ?

-On ne peut pas mettre fin au terrorisme par des frappes ariennes. Des forces terrestres qui connaissent la gographie et agissent en mme temps sont indispensables. Cest la raison pour laquelle il ny a pas eu de rsultats rels aprs deux mois des campagnes menes par la coalition. Ce nest donc pas vrai que les frappes de la coalition nous aident. Elles nous auraient certainement aids si elles taient srieuses et efficaces. Cest nous qui menons les combats terrestres contre Daech, et nous navons constat aucun changement, surtout que la Turquie apporte toujours un soutien direct dans ces rgions.


-Le 14 juillet 2008, vous tiez la tribune sur les champs Elyses en marge du sommet de la Mditerrane. Aujourdhui le gouvernement franais vous considre comme un paria, comment vivez vous cette situation?

-Les bonnes relations entre 2008 et 2011 ntaient pas le rsultat dune initiative franaise. Il y a eu dabord les amricains qui ont charg ladministration franaise lpoque de faire pression sur la Syrie au sujet de lIran. Il y a eu ensuite le Qatar qui poussait la France amliorer ses relations avec la Syrie. Entretenir de bonnes relations avec nous nmanait donc pas dune volont indpendante de la France. Aujourdhui, les choses nont pas chang. Hollande, comme Sarkozy, nagit pas de son propre gr.


-Franois Hollande continue de vous considrer comme un adversaire, est-ce que vous pensez qu un moment le contact pourra tre renou ?

-Ce nest pas une question de relations personnelles. Dailleurs je ne le connais mme pas. Il sagit de relations entre Etats et institutions, et dans lintrt des deux peuples. Nous traiterons avec tout responsable ou gouvernement franais dans lintrt commun. Mais ladministration actuelle uvre lencontre des intrts de notre peuple et de ceux du peuple franais. Je ne suis ni lennemi personnel ni le rival dHollande. Je pense que cest plutt Daech qui est son rival, puisque leurs cotes de popularit sont trs proches.


-Oui ou non, y a-t-il aujourdhui en Syrie des armes chimiques ?

-Non, nous lavons trs clairement dclar, et lorsque nous avons dcid de renoncer aux armes chimiques, ctait de manire dfinitive et totale.


-Pourtant le secrtaire dEtat amricain John Kerry vous accuse davoir viol le trait en faisant usage de chlore. Est-ce vrai ?

-Vous pouvez trouver du chlore dans nimporte quel foyer syrien. Nimporte quelle faction peut lutiliser. Mais nous, nous ne lavons pas utilis, car nous avons des armes conventionnelles plus efficaces que nous employons dans notre guerre contre les terroristes. Nous ne le cachons pas, car cest notre droit. Ces accusations ne nous surprennent pas. Dailleurs, depuis quand les amricains disent-ils la vrit propos de la crise syrienne ?!


-Avez vous utilis des armes chimiques?

-Nous navons pas utilis ce genre darmes, autrement il y aurait eu des dizaines, voire des centaines de milliers de morts, pas simplement 100 ou 200 personnes, comme on la dit lanne dernire, surtout dans des rgions peuples de centaines de milliers, voire de millions de syriens.


-A loccasion de votre dernier sjour Paris en novembre 2010, javais interview votre femme Asma. Est ce que a vous manque de ne plus pouvoir voyager hors de vos frontires ?

-Je ne suis pas un amateur de voyage, et mes visites ntaient pas pour faire du tourisme. Ce qui me manque vraiment cest la Syrie telle quelle tait. Ce qui nous manque, bien sr cest un monde diffrent o rgnent des relations logiques et morales. Nous avions lpoque de grands espoirs de dvelopper notre rgion, de lui assurer une plus grande ouverture intellectuellement. Nous pensions que la France tait, par son patrimoine culturel, la mieux place pour jouer ce rle avec la Syrie au Moyen-Orient.


-Votre femme se voyait comme une ambassadrice de la modernit, comment vit-elle cette situation, maintenant quelle est recluse en Syrie ?

-Comme tous les syriens, comme moi, elle prouve de la douleur en voyant la destruction et le sang vers. Nous avons de la peine de voir notre pays revenir des dcennies en arrire, et devenir un foyer de terrorisme aprs avoir t parmi les cinq premiers pays sur le plan de la scurit. Tous les deux, nous sommes navrs de voir lOccident, quon croyait capable daider louverture et au dveloppement, prendre la direction inverse. Pire encore, que ses allis soient des pays moyengeux du Golf, comme lArabie Saoudite et le Qatar.


-On vous dcrit comme quelquun dextrmement proche de ses enfants, comment leur expliquez-vous ce qui se passe dans votre pays le soir en rentrant chez vous ?

-Ce dialogue se droule dans chaque foyer syrien. Le plus difficile est lorsquon a affaire avec des enfants dont la conscience sociale sest forme durant la crise. Les deux principales questions quils posent sont les suivantes : Comment des gens qui croient ou disent dfendre Dieu et lIslam peuvent-ils tuer et dcapiter? Cest une contradiction difficile expliquer. Les enfants demandent aussi si ces gens-l savent quils se trompent. La rponse est que certains le savent et exploitent la religion fins particulires, dautres sont des ignorants qui ne savent pas que la religion cest le bien, et non le meurtre. Ils nous posent une dernire question : Pourquoi lOccident nous attaque et soutient les terroristes ? . Ils ne parlent videmment pas de lOccident en tant que tel, mais voquent des pays prcis comme les États-Unis, la France, la Grande Bretagne. Pourquoi agissent-ils de la sorte ? Est-ce quon leur a fait du mal ? . Nous leur expliquons alors que les peuples cest une chose, et les Etats, cen est une autre.


Agence Arabe Syrienne dInformations | 04.12. 2014
Voir galement: Les coulisses de lentretien
Rgis Le Sommier, dvoile les -cots de son entretien avec le prsident syrien Bachar El-Assad.


Bachar El-Assad: les coulisses de l'interview - YouTube



 

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