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Prsidentielle en Tunisie : Entre histoire et rvolution ?

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2014-12-20
 
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Manqool Prsidentielle en Tunisie : Entre histoire et rvolution ?

Prsidentielle en Tunisie : Entre histoire et rvolution ?






Deux candidats sont, aujourdhui, face--face pour briguer la magistrature suprme en Tunisie. Qui sera lheureux locataire du palais de Carthage lissue de cette premire lection libre depuis lindpendance de la Tunisie ? Candidat sa propre succession Mohamed Moncef Marzouki se prsente comme lhomme qui reprsente les forces dmocratiques, le potentiel rvolutionnaire qui a mis fin au rgime de Ben Ali. Face lui, Beji Cad Essebsi se prsente comme le digne hritier dun mouvement rformateur de lEtat qui plonge ses racines jusquau XIXe sicle depuis Kheireddine Pacha jusqu Bourguiba et mme au-del.
Deux hommes, deux ambitions, deux trajectoires, deux visions rvles par la rvolution du jasmin mme si leur engagement est naturellement plus ancien. La Tunisie se trouve un croisement. Va-t-elle emprunter (selon les arguments du prsident sortant) la voix de la dmocratie, capitaliser le printemps arabe et avancer ou revenir lre davant la rvolution en portant au pouvoir un candidat qui symbolise un rgime honni, ettawaghoul (la tyrannie) ? Contre ce discours, Beji Caid Essebssi met en avant le spectre de lislamisme qui veut dtourner le cours du printemps arabe .Il se pose comme un rempart contre cette hydre qui veut renvoyer une socit aux aspirations modernistes des logiques destructrices. Le prsident sortant parle dun clivage rel entre deux forces en acte dans la socit tunisienne : Un ordre nouveau face la tentative dun retour dun systme ancien. Son rival qui joue la carte de la stabilit met en avant limpratif de lunit pour couper lherbe sous le pied des islamistes. La socit tunisienne est-elle pour autant divise entre deux courants irrductibles ? Pas sr ! Cependant, un fait remarquable est l : les deux principales forces politiques que tous les observateurs et analystes considrent comme les deux arbitres de ce second tour ( la gauche reprsente par le Front populaire et les islamistes reprsents par En Nahda) nont pas donn de consigne de vote mme si leur sympathie lun ou lautre des candidats nest pas un mystre.
Il serait naf de croire que la socit tunisienne est traverse par deux courants qui ne seront tents par aucun compromis. La Tunisie est la veille dune profonde recomposition politique qui signerait, peut-tre, lacte de naissance dune rconciliation historique entre les ides destouriennes (encore fortes), le maillage islamiste (trs rel) et les valeurs lies aux droits de lhomme et aux liberts individuelles. Lexception tunisienne est due, peut tre au fait que les valeurs universalistes dont est porteuse cette socit lui a fait viter le pige ethnique, tribale, religieux charri par le printemps arabe. Rached Ghannouchi en voquant son pays dans ce tourbillon du printemps arabe qui a emport plusieurs pays a judicieusement dclar que cest le seul arbre debout dans une fort dvast.

Le seul arbre debout dans une fort dvaste
Dieu va-t-il donner une chance la Tunisie de refaire un chemin de soixante ans pour nettoyer sa destine de tous les hoquets de son histoire contemporaine et faire en sorte qu la douleur permanente succdent le deuil bien compris, la rconciliation et, enfin, la paix ? LInstance vrit et dignit est pied duvre depuis une semaine. Elle va plancher sur le dmantlement du systme despotique, la rparation des injustices, la rhabilitation des victimes et labsorption du sentiment de haine chez elles a dclar sa prsidente. Si de lavis de nombreux observateurs ces lections vont parachever une laborieuse transition politique, la Tunisie va, galement er, emprunter un long et douloureux chemin vers la rconciliation. lInstance vrit et dignit (IVD) va recevoir, jusqu dcembre 2015, les dossiers sur les violations des droits commises entre 1955 et 2013.
Plus dun demi-sicle daffaires tues, de scandales touffs, de tragdies humaines, de trajectoires brises, de rves assassins de Bourguiba Ben Ali jusqu la priode de transition dmocratique  : dire la vrit, permettre (enfin) la reconnaissance des victimes, juger( ventuellement) les responsables des violations des droits, et, in fine, accder une rconciliation nationale. En attendant, demain, les tunisiens se rendront aux urnes pour le second tour de la prsidentielle.
A son rythme et se souciant fort peu des clichs, les Tunisiens construisent lentement leur faon dtre et de vivre ensemble. Peu importe quon appelle a de la dmocratie ou quon se prcipite pour dceler derrire les forces en prsence les irrductibles catgories de gauche ou de droite, les identits mortelles entre les verts et les rouges ou la sanction entre les rvolutionnaires et les historiques, lessentiel est en train de se jouer. Lessentiel nest pas n ex nihilo de la rvolution du jasmin.
Les ides politiques dominantes ont, en fait, toujours exist dans cette socit depuis lre Bourguiba empruntant des expressions diverses au gr des situations politiques et scuritaires imposes la socit par les deux seuls prsidents quont connu les Tunisiens depuis leurs indpendance : Bourguiba et Ben Ali. Forcment, les deux candidats au palais de Carthage arrivent sur la scne dj chargs de signes : Les rivaux de Marzouki voient au-dessus de sa tte lombre menaante des islamistes.
M. K.

Moncef Marzouki, de la mdecine la politique
Opposant historique la dictature tunisienne devenu prsident grce une alliance avec les islamistes, Moncef Marzouki se pose en rempart contre le retour de l'ancien rgime mais ses dtracteurs l'accusent d'avoir sacrifi ses principes son ambition. Il avait t lu fin 2011 par la Constituante, une conscration pour cet homme de gauche qui a vcu de longues annes d'exil en France, loin de la rpression du rgime de Zine El Abidine Ben Ali. N le 7 juillet 1945, ce pre de deux filles adultes se dcrit toujours comme un enfant du peuple au service du peuple. Loin du faste prsidentiel auquel les Tunisiens taient habitus sous Ben Ali, il refuse symboliquement de porter une cravate, apparat rgulirement vtu du traditionnel burnous et a multipli les bains de foule durant sa campagne. Si ce mdecin neurologue form Strasbourg est entr la prsidence, c'est la faveur d'une alliance de son mouvement, le Congrs pour la Rpublique (CPR), et d'un autre parti sculier avec les islamistes d'Ennahda, vainqueurs des lections d'octobre 2011. Mais alors que de nombreux Tunisiens s'attendaient ce qu'Ennahda, qui ne prsente pas de candidat la prsidentielle, annonce son soutien M. Marzouki, le parti a indiqu qu'il laissait le choix ses membres d'lire un prsident qui garantisse la dmocratie.

Bji Cad Essebsi, poids lourd de la Tunisie post-rvolutionnaire

A 88 ans, Bji Cad Essebsi, le favori de la prsidentielle, a servi aussi bien Bourguiba que Ben Ali avant de s'imposer comme le poids lourd de la Tunisie post- rvolutionnaire face aux islamistes et leurs allis. Revenu sur le devant de la scne la faveur de la rvolution qui a renvers le prsident Zine El Abidine Ben Ali en janvier 2011, cet avocat de formation dont le parti Nidaa Touns, cr il ya deux ans seulement a remport les lections lgislatives du 26 octobre 2014 devant les islamistes d'Ennahda, a t nomm Premier ministre provisoire en fvrier 2011. Il a son crdit d'avoir men le pays vers les premires lections libres de son histoire en octobre 2011, remportes par Ennahda. Afin d'viter un retour la dictature, il affirme et raffirme ne travailler que dans le strict cadre de la Constitution adopte en janvier et qui limite les prrogatives prsidentielles. Ce pre de quatre enfants, n dans une famille tunisoise en 1926, se rclame de la pense de Bourguiba qu'il qualifie de visionnaire et fondateur de l'Etat moderne.

5,3 millions dlecteurs demain aux urnes

La Tunisie a clt hier la campagne pour le second tour de la prsidentielle historique qui opposera demain le prsident sortant Moncef Marzouki au favori Bji Cad Essebsi, quelques jours aprs des menaces jihadistes. Prs de 5,3 millions d'lecteurs sont appels aux urnes, et les Tunisiens de l'tranger ont commenc voter ds hier.
Pour clore leur campagne, les deux finalistes ont prvu des meetings en fin d'aprs-midi et en dbut de soire sur l'avenue Bourguiba dans le centre-ville de Tunis, haut lieu de la rvolution, avant le silence lectoral aujourdhui. Arriv en tte au premier tour avec des voix, l'ex-Premier ministre Bji Cad Essebsi, 88 ans et chantre du prestige de l'Etat, fait figure de favori.
Son parti Nidaa Touns est arriv premier aux lgislatives de fin octobre avec 86 siges sur 217, devant les islamistes d'Ennahda (69 siges). Le prsident Marzouki, 69 ans, se pose lui en dfenseur des liberts et en rempart contre le retour de l'ancien rgime que reprsente pour lui son rival, M. Cad Essebsi ayant servi sous les prsidents Habib Bourguiba et Zine El Abidine Ben Ali.
La campagne a t acrimonieuse, chacun des deux finalistes dpeignant l'autre comme la pire option pour le pays.Une guguerre impitoyable o tous les coups ou presque sont permis, a jug hier le quotidien Le Temps. M. Marzouki a ainsi assur que le camp adverse se prparait tricher au second tour, ce qui lui a valu un avertissement de l'instance lectorale. M. Cad Essebsi a de son ct lanc que son rival tait le candidat des islamistes et mme des salafistes jihadistes, l'accusant galement d'incomptence et d'avoir ruin le pays avec ses allis islamistes. Aucun dbat n'a oppos les deux candidats.
C'est la premire fois depuis son indpendance en 1956, que la Tunisie vote librement pour son prsident. Ce scrutin doit mettre fin une transition mouvemente quatre ans aprs la rvolution.

Le rseau Mourakiboun appelle les deux candidats accepter le verdict des urnes

Le Rseau Mourakiboun a appel jeudi dernier, les deux candidats qualifis au second tour de l'lection prsidentielle tunisienne, Bji Cad Essebsi et Moncef Marzouki, accepter les rsultats du scrutin, et viter le discours de suspicion. Cet appel a t lanc aux deux candidats par le coordinateur gnral de cette association, Rafik Halouani, lors d'une confrence de presse consacre la prsentation du rapport prliminaire de l'ONG sur l'observation de la campagne du second tour du scrutin, a rapport l'agence de presse tunisienne TAP. Rien ne permet de mettre en doute l'opration lectorale, d'autant qu'aucun indice objectif ne donne penser une ventuelle falsification le jour du scrutin, a-t-il dit, faisant tat de l'amlioration des performances de l'Instance suprieure indpendante pour les lections (ISIE) et de la prsence de milliers de scrutateurs des deux candidats dans les bureaux de vote le jour du scrutin. Selon M. Halouani, le Rseau Mourakiboun redoute cependant que le discours de suspicion ne soit un prlude la non acceptation des rsultats du scrutin. Il est difficile qu'une fraude puisse avoir lieu avec la prsence, dans les bureaux de vote, de plus de 15 mille observateurs des diffrentes composantes de la socit civile, sans compter que l'ensemble des Tunisiens suivent l'opration lectorale, a-t-il ajout. M. Halouani a exhort les deux candidats adopter un discours d'apaisement durant le restant de leur campagne lectorale et rassembler les Tunisiens pour le restant du processus lectoral qui doit permettre au peuple d'exprimer sa volont. Dans le cas o des violations seraient constates le jour du scrutin, la loi lectorale prvoit des mcanismes de recours garantissant les droits de chaque candidat", a-t-il rappel. Toujours selon Rafik Halouani, les campagnes lectorales respectives des deux candidats pour le second tour se sont droules globalement dans des conditions normales, les violations graves ayant fait dfaut. Par ailleurs, le porte-parole du ministre de la Dfense tunisien, le lieutenant-colonel Belhassan Oueslati cit par la TAP, a annonc qu'environ 36 mille militaires seront mobiliss par l'institution militaire pour scuriser le second tour de la prsidentielle, prvue dimanche. Il a prcis que 28 mille militaires veilleront de manire directe au bon droulement du scrutin, tandis que les 8 mille autres militaires seront prts intervenir en cas de besoin.





 

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