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Au premier tour, on choisit, au deuxime tour on limine...

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Un deuxime auteur de l'assassinat d'Herv Gourdel limin Emir Abdelkader 0 2014-12-11 05:20 PM
Lquipe nationale convie un ftour par le Premier ministre Emir Abdelkader 0 2014-07-03 11:22 AM
Il accuse Bouteflika davoir refus un deuxime tour :... Emir Abdelkader 0 2014-04-20 03:07 PM
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Si je ne suis pas lu et quil ny a pas de second tour... Emir Abdelkader 0 2014-04-15 10:42 PM

 
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Manqool Au premier tour, on choisit, au deuxime tour on limine...

Au premier tour, on choisit, au deuxime tour on limine, donc je vote et jlimine !






- Depuis le 14 janvier 2011, la Tunisie traverse une nouvelle priode cruciale de son histoire. Aprs la sortie de la colonisation et laccession lindpendance nationale, est venue la phase du passage de laccaparement du pouvoir par un homme, un parti politique voire un clan, lre dmocratique, faite de multipartisme effectif, dacceptation des diversits politiques, du bien vivre ensemble et de lalternance pacifique au pouvoir.
Une premire transition claire russie (Janvier Octobre 2011)

Les tunisiens, fiers de leur rvolution (17 dcembre 2013 14 janvier 2014), se sont trs vite opposs, notamment par lorganisation de setting Kasbah, et la propagation des fameux dgage, hymne de la rvolution tunisienne, au maintien des gouvernements issus de lpoque de lancien prsident Ben Ali. Mme lorsque ces gouvernements ont t relooks, pour faire du neuf avec de lancien.
Cest alors que, lancien ministre de Bourguiba, Bji Caid Essebsi -BCE- (re) fait sa rapparition dans le paysage politique tunisien, aprs une clipse dune quinzaine dannes. Les jeunes gnrations allaient trs vite dcouvrir et connaitre le personnage qui allait effectuer, au poste premier ministre, un passage furtif (fvrier-octobre 2011), mais structurel, constructif et russi, qui dbouche sur lorganisation et la tenue des premires lections libres et transparentes de lhistoire de la Tunisie indpendante.
Cette courte priode est, en effet, marque par la cration de lISIE, (Institution Suprieure Indpendante des Élections) pour soustraire leur organisation traditionnelle au ministre de lintrieur. Ce qui fait de lISIE, une institution fil rouge de la marche dmocratique de la Tunisie de 2011 2014, la seule qui a fait consensus et dispose de fortes chances pour survivre la transition.
Une seconde transition chaotique (Octobre 2011-Janvier 2014) sauve par la socit civile et le quartet

Llection du 23 octobre 2011, a donn la Tunisie, un ( nouveau) parti hgmonique, qui se dclare dobdience religieuse, Ennahda, de Monsieur Rached Ghannouchi. Ce dernier a trs vite trouv deux partis suppltifs, pour former une Troka. Le Congrs pour la Rpublique de Moncef Marzouki, et Ettakatol de Mustapha Ben Jaafar. Pourtant ces deux partis se dclarent laques. Un mlange trange soubassements idologiques loigns.
En ralit, trois partis et non une Troika. Un attelage trop dsquilibr mis en place pour partager le nouveau pouvoir politique sans partager un projet de socit ni une vision commune de lavenir de la Tunisie. Un trio dissonant, compos dun dcideur et deux excutants, qui souvent prcdent les souhaits et les vux du donneur dordre. Les chefs des deux partis rallis sont rcompenss. Et comment !!
Le premier obtient le titre de prsident provisoire de la Rpublique et se trouve trs vite affubl du surnom Tartour. Le second obtient le poste de Prsident de lAssemble Nationale Constituante. En homme politique habile, il sauve son honneur en suspendant les travaux de lassemble constituante la suite de lassassinat de lun de ses collgues, lu du peuple.
Un parcours sem dassassinats

Le parcours du Trio est sem de dizaines dassassinats de militaires, de policiers et dagents de scurit et dau moins trois hommes politiques. De dferlement, dans le pays de Kairouan et de la Zitouna, de prdicateurs wahhabites rtrogrades (idologie pourtant rejet par la Tunisie 3 sicles auparavant), avec en prime un accueil en fanfare au palais de Carthage, le palais de la Rpublique.
Damnisties mal prpares et mal calibres, qui ont vu des dlinquants et des terroristes quitter les prisons avant que policiers et justice les y renvoient. De prise de positions diplomatiques irrflchies, qui tournent le dos la tradition de la diplomatie tunisienne de neutralit active, et de ne pas se faire dennemis, y compris pour prserver la vie et la scurit des citoyens tunisiens devenus, aujourdhui, globe-trotters. Dexportation, pour servir de chair canon, de jeunes tunisiens devenus extrmistes religieux, et terroristes prsents dans tous les conflits arms, Mali, Algrie, Libye, Égypte, Syrie, Irak.
De mise sur le march de la prostitution internationale, de jeunes filles tunisiennes transformes en prostitues halal avec lexcrable fatwa de jihad an nikah. Le tout au nom dune lecture de lislam, en opposition totale avec la lecture tunisienne traditionnelle de cette religion. De proposition dun projet de constitution rtrograde qui ignore tout la fois lhistoire et les aspirations des tunisiens. Soit des actes, des prises de position et des initiatives trangers la mmoire collective tunisienne, faite de dtestation de la violence, de douceur de vivre, du bien vivre ensemble, de tolrance des uns envers les autres, et surtout de tout refus de limposition dun mode de vie.
Il a fallu dabord, que la socit civile, hommes et femmes de toutes gnrations et de toutes conditions sociales, se mobilise fortement pour dnoncer la politique du trio et faire suspendre, de fait, les travaux de la constituante, avant de voir le quartet (syndicat ouvrier et patronal ordre dAvocats et ligue des droits de lHomme) entrer en jeu, pour tablir une feuille de route consensuelle qui permet de faire remplacer le gouvernement II du Trio, par un gouvernement de technocrates, et crire une constitution acceptable par tous.
La dernire marche de la transition : le deuxime tour des lections prsidentielles

La priode transitoire, (2011 2014) de passage dune rive (la priode autoritaire) lautre, (lre dmocratique), reste fragile. Elle ressemble la traverse dun pont suspendu, dont la structure est frle et peut craquer tout moment.
La partie la plus longue de cette transition et de la marche vers la dmocratie est donc passe. Élection de la constituante (octobre 2011), gouvernement Jebali (dcembre 2011- mars 2013), gouvernement Larayedh ( mars 2013 janvier 2014), gouvernement Joma (janvier 2014 ), lection de lassemble des reprsentants du peuple (octobre 2014) et premier tour des prsidentielles (novembre 2014). La terre ferme est maintenant vue. Mais il reste parcourir les derniers mtres pour passer de la phase transitoire, chaotique, et hsitante une phase de stabilit et de construction.
La machine dintriorisation populaire de la dmocratisation de la socit tunisienne bat son plein. 70 prtendants llection prsidentielle, 27 candidats retenus par lISIE, 5 candidats se sont retirs, 2 candidats ont t choisis par les tunisiens pour le second tour, Messieurs Bji Caid Essebsi (39%) et Mohamed Marzouki (33%).
La campagne lectorale fait rage entre les deux candidats et leurs partisans. Cependant, elle nemprunte pas le meilleur chemin pour envoyer aux lecteurs une image positive et valorisante dune bataille politique pour mriter de diriger son peuple et accder la prsidence de la Rpublique. Une violence verbale inoue traverse les discours partisans, les commentaires sur internet et sur les rseaux sociaux et une partie de la presse.

On parle souvent de couches, de trucage dlection, voire de complicit dassassinat pour lun. De dmence, de narcissisme aigu, voire de schizophrnie, qui le fait confondre dfense des droits de lhomme et protection de personnes discours et ou actions violentes, pour lautre. Les programmes sont passs la trappe. La presse occidentale y ajoute une lecture simpliste : dfense de la rvolution contre retour de lancien rgime.
Rservoirs de voix pour le deuxime tour

Dans les vielles dmocratie, au premier tour les lecteurs choisissent et votent pour leur choix de cur. Ce choix peut tre fatale, pour certains candidats prsidentiables. Il en a t ainsi pour Lionel Jospin aux lections prsidentielles franaises de 2002. la multiplication des choix de cur des lecteurs la tout simplement limin. Il tait aim. Mais pas assez.
Dans les vieilles dmocraties le second tour confirme et amplifie les rsultats du premier tour. A ce titre, les chiffres sont ttus. En Tunisie, le corps lectoral est compos de cinq millions trois cent mil lecteurs. Les votants sont de lordre de trois millions trois cent cinquante mil. Les abstentionnistes frlent les deux millions.
Le candidat Bji Caid Essebsi est arriv en tte au premier tour des prsidentielles et a obtenu sur son nom 1.289.384 voix. Il est en ballottage favorable pour le deuxime tour. Aux lgislatives, son parti, Nidaa Touns, a obtenu 1.279.941 voix. Son propre score est donc lgrement suprieur celui de son parti.
En face, le candidat Mohamed Marzouki (MM) a obtenu 1.092.418 voix. Il est arriv en deuxime position au premier tour des prsidentielles. Aux lgislatives, son parti, le congrs pour la Rpublique, a obtenu 72.942 voix. Se pose alors la question des 1.019,476 des voix, diffrentiel des voix obtenues par le candidat MM par rapport son propre parti politique. Ces voix ne sont pas tombs du Ciel.

Au premier tour, BCE sest prsent au nom de son parti, avec le soutien du parti Afaq Tounes et quelques personnalits indpendantes et de la socit civile. Il a amlior de 9443 voix le score de son parti, Nidaa Tounes. MM sest prsent officiellement, en candidat indpendant, sur son seul nom et non au nom de son parti. En ralit, les chiffres sorties des urnes dmontrent que MM est bien le candidat dune nouvelle Coalition Troika, mme si elle ne le proclame pas, compos de son parti le CPR , Tayyar un parti dissident du CPR et Ennahda, qui na pas prsent de candidat officiel aux lections prsidentielles. MM a amlior de 6650 voix le score de cette coalition, qui le soutient, et qui a ralis un total 1.085.768 voix aux lgislatives, dont 967000 pour Ennahda.
En matire lectorale, rien nest acquis tant que llection na pas eu lieu et les chiffres dfinitifs publis. Ce principe nempche pas de faire une projection au vu des faits acquis, des lments disponibles et des chiffres obtenus. A supposer que chacun des deux candidats finalistes garde ses lecteurs, pour gagner la prsidentielle, il faut aller puiser dans les deux rservoirs de voix restants. Dune part, le million dlecteurs qui se se sont prononcs pour les 25 autres candidats et dautre part, les deux millions dabstentionnistes.
Commenons par le premier rservoir, le million de voix disperss au premier tour. Au vu des ralliements directs et indirects des candidats du premier tour, la majorit dentre eux ont fait le choix public de rallier le camp de BCE. Certains par proximit idologique et par conviction. Dautres par rejet de MM et ou dEnnahda. Dautres encore par simple opportunisme. Il est donc raisonnable de voir, au deuxime tour, deux lecteurs sur dix sabstenir. Deux lecteurs sur dix voter MM. Et six lecteurs sur dix choisir BCE.
A ce stade BCE engrange une avance confortable. Passons au second rservoir de voix, les deux millions dabstentionnistes. Lopinion publique tant lente se construire, puis changer, rien nindique que les abstentionnistes, des lgislatives et du premier tour des prsidentielles dcident dun coup et massivement de devenir des lecteurs actifs. Et combien mme une partie dentre eux dcident la dernire minute de franchir le pas lectoral, il y a peu de chance que le nouvel chantillon soit diffremment compos par rapport ceux qui se sont exprims deux reprises, et pencheraient exclusivement vers le candidat MM dans une proportion telle quelle viendrait annihiler lavance dj acquise par BCE.
Ces diffrents scenarii flchent une victoire annonce du prsident de Nidaa Tounes. Il ne laissent comme zone dombre que son ampleur. Pourtant, les leaders politiques tunisiens disposent dores et dj de ces projections. Lhypocrisie de la loi tunisienne adopte par le trio-Troika de la transition (Ennahda-CPR-Ettakatol), permet de faire des sondages mais interdit leur publication.
La dmocratie tunisienne doit se parfaire. A ce titre, elle doit autoriser la publication des sondages pour mettre galit les hommes politiques et lensemble des citoyens, comme cest le cas partout dans le monde.
Choisir et liminer

Mais ces projections restent toutes thoriques, car tant que les urnes nont pas parles, tout reste possible. Un vnement exceptionnel, une action imprvue, un contre temps de dernire minute peuvent toujours tout changer. Et cest ce qui fait le charme de la dmocratie : on ne connait jamais le rsultat lavance, mme si des signes prcurseurs et des sondages peuvent flcher la victoire.
En dmocratie, le vote mlange passion et raison. Les lecteurs politiss choisissent leur candidat par affinit idologique. Dautres fondent leur choix sur les programmes des candidats. Dautres encore scrutent le pass politique des candidats et leur pratique du pouvoir. Dautres enfin, choisissent leur champion au regard du filtre de la grille de leurs propres espoirs dans lavenir. Les questions que les tunisiens peuvent se poser sils veulent voter avec raison et non par passion: quel candidat sinscrit dans la longue ligne de lhistoire de la Tunisie? Quel candidat propose un programme tourn vers lavenir? Quel candidat assume son pass politique au pouvoir? Quel candidat dfend la souverainet de la Tunisie? Quel candidat est plus ferme avec le terrorisme? Quel candidat jouit dune rputation internationale? Quel candidat est capable de raliser la stabilit lintrieur et dattirer des investisseurs trangers ?
Au rendez-vous de lHistoire

Nous assistons donc lcriture dune nouvelle page de la longue histoire de cette terre hritire de Carthage et de Kairouan et pionnire dans la mise en place de jalons de la modernit, de la dignit humaine, et de linnovation dans laire culturelle arabo-musulmane.
Le peuple tunisien, dmontre encore une fois, quau del des vicissitudes de lhistoire, des rgimes politiques en place, de son faible nombre et de ltroitesse de son territoire, quil puise toujours dans sa profondeur historique pour aller de lavant, dans le sens de lHistoire universelle. Il y inscrit, chaque poque, des actions glorieuses et y laisse des traces indlbiles, qui font la fiert de ses gnrations successives.
Le pays qui a enfant Hannibal, Ibn Khaldoun et Bourguiba, pour ne retenir que ce trio dont les noms marquent lhistoire universelle, impose sa marque et son gnie humain et politique, qui regarde toujours vers le futur.

Cration de la Zitouna (737), Rejet du wahhabisme (1810), abolition de lesclavage (janvier 1846), proclamation dun pacte des droits des tunisiens (1857), publication dun journal officiel (1860), adoption dune constitution (1861), cration dun parti politique et publication dun journal (1907), cration dun syndicat (1924), libration du joug colonial moindre sang humain (1957), adoption dun code de statut personnel (1956), cration dune ligue de droit de lhomme (1977), instauration du multipartisme (1981), suppression juridique de la prsidence vie (1988), organisation juridique dlections prsidentielles pluralistes (1999), rvolution populaire et destitution du prsident en place, sans guerre civile, et lections libres , sincres et transparentes(2011).
Voter pour Caid Essebsi et Contre Marzouki cest faire un pari sur lavenir

Cest donc au vu de cette histoire glorieuse, lumineuse et humaniste et en rponse aux questions sur les qualits et les dfauts des deux candidats finalistes, le choix de lun et llimination de lautre, que chaque tunisien doit voter, choisir et liminer. Jai donc dcid de choisir, voter et liminer. Je vote pour BCE et contre MM. En conscience. Je fais un pari sur lavenir.
Lge avanc de BCE, prsente, aujourdhui, contrairement ce qui peut tre crit, ici ou l, plus davantage que dinconvnients. Tout dabord, comme le disait le Gnral De Gaulle on ne commence pas une carrire de dictateur un age avanc. Ensuite, de lexprience avre et de la sagesse assume. La perspective dun mandat unique. Une cohrence entre le futur gouvernement et le futur prsident. Une premire transition russie et un mandat court de sa propre initiative.
Enfin, un prcdent quil faut rappeler sans cesse. La dmission fracassante de BCE de ses responsabilits du temps de Bouguiba. Un temps dans lequel le mot dmission ne faisait pas encore partie du langage politique de la Tunisie. Une lettre de dmission qui dresse en creux le portrait et la vision politique du candidat favori des sondages. En face, un portrait du candidat MM, crit par lun de ceux qui lont le mieux connu pendant son exil franais.** La lecture comparative de ces deux textes finira par convaincre llecteur hsitant.





 

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