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La gopolitique selon Arab Idol

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un expert en gopolitique explique les intentions relles du Maroc Emir Abdelkader 0 2014-11-11 05:02 PM
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La gopolitique selon Arab Idol

La gopolitique selon Arab Idol






Le rle proactif quont jou certaines chaines de tlvision satellitaires arabes dans les vnements qui ont secou les pays arabes ˗ improprement baptiss printemps arabe ˗ a t longuement discut par de nombreux observateurs. Il est actuellement de notorit publique que des chanes comme la Qatarie Al Jazira ou la Saoudienne Al Arabiya ne sont que de puissants instruments mdiatiques au service dagendas politiques concocts par les pays qui les ont cres, finances et idologiquement orientes et ce, bien avant les rvoltes printanires [1]. Comme le reconnait si bien un analyste saoudien : Les deux chanes se proccupent davantage de vhiculer les points de vue de leurs bailleurs de fonds que dinformer dune manire professionnelle et objective [2]. Cet alignement contraire lthique journalistique a t non seulement flagrant dans la couverture du printemps arabe, mais aussi dans dautres dossiers comme celui du massacre de Gaza [3] ou de lviction de Mohamed Morsi, le prsident gyptien issu des Frres musulmans [4].
Concernant la Syrie, Sultan Al Qassemi affirme que dans leur tentative de soutenir la cause des rebelles syriens, ces gants des mdias ont abaiss leurs normes journalistiques, abandonn les contrles rudimentaires des faits et se sont appuys sur des appels anonymes et des vidos non vrifies [...] [5].
La partialit politiquement tlguide de ces mdias qui, auparavant, jouissaient dune crdibilit sans prcdent dans le monde arabe [6] a effrit leur crdibilit [7] et provoqu leffondrement de laudience de la chane qatarie [8].
En ralit, le printemps arabe et ses dramatiques consquences nont t que les rvlateurs des agendas politiques tablis depuis la cration de ces mdias.
Al Jazira et Wadah Khanfar
Al Jazira a t fonde en 1996 par lmir du Qatar, cheikh Hamad bin Khalifa al-Thani qui avait pris le pouvoir une anne plus tt en renversant nul autre que son pre. Dote dune allocation de 150 millions de dollars sa cration, les dpenses du groupe ont t estimes 650 millions de dollars en 2010 [9]. Al Jazira a t dirige par le Palestinien Wadah Khanfar pendant huit ans (de 2003 2011). Et le passage de ce directeur gnral de tendance notoirement islamiste [10] la tte de ce mdia majeur dans le monde arabe nest pas pass inaperu. Khanfar est apparu dans le classement Forbes 2009 au 54e rang des personnalits les plus puissantes du monde et, en 2011, a t port aux nues par le magazine amricain Fast Company qui la class parmi les cent managers les plus cratifs en affaires [11]. Et ce nest pas tout. À peine sept mois aprs avoir t pouss la dmission dAl Jazira, Khanfar a rejoint lInternational Crisis Group (ICG) [12], un think tank amricain bas Washington dans lequel sont impliqus de nombreux politiciens occidentaux de premier plan, en particulier amricains ou provenant des pays membres de lOTAN. En 2013, lICG a dispos dun budget dpassant les 18 millions de dollars et dont environ la moiti provenait de subventions octroyes par des gouvernements exclusivement occidentaux [13]. Wadah Khanfar sige lICG en compagnie de George Soros, prsident de lOpen Society Institute (OSI) ou de Nahum Barnea, chroniqueur en chef du journal isralien Yedioth Ahronoth [14]. Rappelons que Soros est un milliardaire amricain, illustre spculateur financier, qui a t fortement impliqu, via ses fondations, dans les rvolutions colores et dans la formation des activistes arabes qui ont orchestr le fameux printemps arabe [15]. Parmi les personnalits amricaines les plus influentes du Conseil dadministration de lICG figure le nom de Morton Isaac Abramowitz, ancien Secrtaire dÉtat adjoint charg du renseignement et de la recherche dans ladministration Reagan. Il est aussi intressant de mentionner quAbramowitz a t un membre influent du Conseil dadministration de la National Endowment for Democracy (NED) et ce, pendant neuf ans. En 2007, la NED la honor en lui dcernant la Democracy Service Medal , en reconnaissance de sa contribution exceptionnelle lavancement des droits de lhomme et de la dmocratie dans le monde [16]. Est-il ncessaire de mentionner que la NED est le principal organisme amricain d exportation de la dmocratie ? Tout comme lOSI, elle a t implique dans les rvolutions colores, le printemps arabe [17], mais aussi dans lEuromadan [18] et la rcente rvolution des parapluies Hong Kong [19].
Parmi les principaux conseillers de lICG, on peut citer Zbigniew Brzezinski, ancien conseiller prsidentiel la scurit nationale des États-Unis, Shimon Peres, ancien prsident et premier ministre dIsral ou Shlomo BenAmi, ancien ministre des Affaires trangre dIsral [20].
Avec tout ce beau monde, il nest pas difficile de savoir quels intrts sert cette organisation qui se dit engage prvenir et rsoudre les conflits meurtriers [21].
Toutes ces marques de dfrence dont semble jouir Wadah Khanfar de la part dorganismes amricains a peut-tre une explication trs simple si on en croit certains cbles Wikileaks signs par lambassadeur amricain Qatar de lpoque, Chase Untermeyer. En effet, selon ces documents, Khanfar aurait t en contact permanent avec lU.S. Defense Intelligence Agency (Agence amricaine du renseignement de la dfense) et quil aurait procd la modification de la couverture de certaines nouvelles en rponse la pression amricaine [22]. Selon le New York Times, il aurait aussi exhort les responsables amricains garder le secret sur leur collaboration [23].
Wadah Khanfar a t remplac par le cheikh Ahmed Ben Jassem Al Thani, un membre de la famille rgnante qatarie. Ce dernier a t nomm ministre de lconomie et du commerce en 2013 [24].
Al Arabiya, Voice of America
Le rsum du cble Wikileaks 09RIYADH651, rdig en 2009 par lambassade amricaine en Arabie Saoudite, clarifie les questions de la proprit et de lorientation idologique des mdias saoudiens [25]. On peut y lire : Le systme de rglementation Saoudien offre au rgime des Al Saoud un moyen de manipuler les mdias imprims de la nation pour promouvoir son propre agenda sans exercer la surveillance au jour le jour sur les journalistes et les journalistes saoudiens sont libres dcrire ce quils veulent condition quils ne critiquent pas la famille rgnante ou exposent la corruption du gouvernement. En outre, la plupart des mdias en Arabie Saoudite - imprims et lectroniques - appartiennent des membres de la famille royale, et en consquence lautocensure est lordre du jour .
Et Al Arabiya ne fait pas exception.

Lance en 2003, en pleine guerre dIrak, elle avait pour but de concurrencer et, surtout, de contrer Al Jazira qui, dans les annes 90, nhsitait pas critiquer la famille royale saoudienne [26]. Elle a t cre avec un montant initial de 300 millions de dollars et, selon certains experts, son budget de fonctionnement avoisinerait les centaines de millions de dollars [27].
El Arabiya appartient majoritairement au groupe MBC (Middle East Broadcasting Centre), cofond et prsid par un certain Walid Al Ibrahim.
Walid Al Ibrahim est le frre dAl Jawhara Al Ibrahim, une des nombreuses pouses mais nanmoins favorite de feu le roi Fahd. Al Jawhara avait quitt son premier poux pour sunir au plus haut reprsentant des Al Saoud. Selon certains observateurs, cest partir de cette union que la famille des Al Ibrahim est sorti de lobscurit , offrant aux frres dAl Jawhara lopportunit de devenir dinfluents businessmen non sans leur attirer les critiques et les commrages des cercles royaux [28]. En plus dAl Jawhara, Walid a deux autres surs et dix demi-surs dont plusieurs ont pous des Al Saoud. Ses deux surs, Maha et Mohdi sont respectivement maries au prince Abderrahmane Al Saoud (Ex vice-ministre saoudien de la dfense et de laviation) et Khaled Al Angari (Ministre saoudien de lenseignement suprieur) [29].
Walid est aussi loncle maternel du prince Abdul Aziz, unique enfant de sa sur Al Jawahra et le plus jeune fils (et le prfr) du roi Fahd [30]. Ds son jeune ge (dans une monarchie grontocrate), Abdul Aziz a occup des postes importants dans le gouvernement saoudien. Tout dabord ministre dÉtat sans portefeuille, il a t ensuite nomm chef du bureau du Conseil des ministres alors quil navait que 27 ans [31]. Limog en avril 2014 [32], le prince mne actuellement une vie de playboy milliardaire, mais aussi dhomme daffaires avis. Pour lanecdote, cest son convoi qui a t spectaculairement cambriol sur une autoroute parisienne en aot 2014 [33].
De son vivant, le roi Fahd considrait MBC comme son projet personnel. Dailleurs une blague circulait dans ce temps prtendant que le roi racontait que lacronyme MBC voulait dire My Broadcasting Company et quil appelait la station pour demander la diffusion de telle ou telle mission selon son humeur [34]. En effet, alors que le soutien financier du roi Fahd MBC dans ses premires annes restera une question de conjecture, lampleur du soutien logistique royal tait de notorit publique [35]. Et, maintenant, cest le fils qui en retire les dividendes : selon le cble Wikileaks 09RIYADH651 cit prcdemment, le prince Abdul Aziz recevrait 50% de tous les profits de lempire MBC .
Al Arabiya, la chane de nouvelles du groupe MBC, a t dirige par un journaliste saoudien, Abdul Rahman Al Rached, de 2004 2014. Contrairement Wadah Khanfar, il est connu pour son opposition lislam politique et aux Frres musulmans, ce qui lui a attir les foudres des islamistes et, par la mme occasion, explique le rle qua jou cette chane en Égypte [36].
Selon le politologue Mohamed El Oifi, Al-Arabiya se retrouve prisonnire de limage dune chane qui "reflte le point de vue amricain ", voire isralien, si bien que ses dtracteurs lappellent Al-Ibriya (la juive) [37]. Abdul Rahman Al Rached a d lui-mme monter au crneau (sans trop convaincre) pour dmentir de telles allgations lors du massacre de Gaza de 2009 [38]. À propos de la mme tragdie, luniversitaire saoudien Mohsen Al Awaji a dclar dans une entrevue la chane elle-mme qu Al Arabiya [...] a pris le parti de lennemi sioniste et que certaines chanes sionistes taient plus justes dans le traitement des vnements de Gaza quAl Arabiya [39].
Cette proximit entre la ligne ditoriale dAl Arabiya et les intrts amricains a t manifeste ds la cration de la chane. En effet, en mai 2004, le prsident Bush avait choisi Al Arabiya et non Al Jazira pour donner son interview sur laffaire de la prison dAbou Ghraib. Cest ce qui a fait dire certains que Washington avait clairement tabli qui tait de son bord et qui ne ltait pas [40]. Et en guise de confirmation, Al Arabiya a aussi ralis, en fvrier 2009, la premire interview accorde par le prsident Obama une tlvision arabe [41].
Al Arabiya a t accuse de prner la normalisation avec lÉtat hbreu. Hassan Nasrallah, le chef du Hezbollah a publiquement dnonc ce quil considre comme de la propagande dAl-Arabiya en faveur dIsral dans le monde arabe [42].
Le 26 juillet 2014, en pleine agression isralienne contre Gaza, Al Arabiya a publi sur son site un texte sign par lditorialiste saoudien Mohammed Al Sheikh intitul La paix avec Isral est la solution [43]. Cette dclaration longuement disserte fit ragir le commentateur isralien Yaron Friedman qui qualifia larticle de surprenant. Pourquoi cet article est-il publi en Arabie Saoudite et pourquoi maintenant ? , demande-t-il. La famille du rdacteur est extrmement influente en Arabie Saoudite et ses origines remontent la famille Wahhabite fondatrice du royaume. Les membres de sa famille, qui est originaire du dsert du Najd et de la Capitale de Riyad, comprend des dignitaires religieux minents, des imams, des muftis et des Ministres de lÉducation et de la Justice [44].
Il conclut son analyse en dclarant : Aujourdhui, lArabie Saoudite et Isral ont en commun plus dintrts que jamais, y compris dans la lutte pour stopper le programme nuclaire iranien, la guerre contre le mouvement des Frres Musulmans et ses filiales (le Hamas), le soutien au rgime Al-Sissi en Égypte, le maintien de la stabilit du royaume de Jordanie, le face--face contre le rgime de Bachar Al Assad en Syrie et contre le Hezbollah au Liban, la guerre contre Al Qada et, plus prcisment, lÉtat Islamique en Irak et en Syrie, actuellement, et la liste est loin dtre close... .
Lintrt de lArabie Saoudite serait, tout simplement, de mettre un terme au petit conflit entre Isral et les Palestiniens, de faon ce quIsral soit de son ct dans le "grand conflit" contre les Chiites et la menace terroriste sunnite grandissante .
Arab Idol ou le divertissement politis
Il ne fait donc plus aucun doute que les deux chanes dinformation les plus clbres du monde arabe ont des lignes ditoriales qui refltent fidlement les visions politiques des gouvernements des pays qui les ont fondes et qui les financent.
Dans le cas du rseau MBC, ces agendas ne sont pas uniquement vhiculs via la chane de nouvelles Al Arabiya. Une mission de divertissement trs prise par le public panarabe comme Arab Idol est aussi utilise cette fin. Diffuse par la chane MBC1, elle en est sa troisime dition. Bas sur le concept du show tlvis britannique Pop Idol , le principe de cette mission est trs simple. Des jeunes candidats sont slectionns travers le monde arabe pour leurs talents de chanteurs. Chaque semaine, chacun dentre eux, reprsentant son propre pays, interprte des chansons devant un public. Le show est diffus et les tlspectateurs sont invits voter par SMS pour le candidat de leur choix et le (ou les) candidat(s) qui a obtenu le moins de voix est limin. Pour donner une ide de la popularit de cette mission, la finale de la seconde dition (2013) dArab Idol a t regarde par pas moins de 100 millions de tlspectateurs [45].
La troisime dition, qui doit sachever en dcembre 2014, a montr de manire claire ce mlange des genres entre le divertissement et la politique.
Tout dabord, une carte mentionnant les pays arabes de provenance des candidats a t prsente durant une des premires missions. Le problme est que cette carte mentionnait Isral au lieu de Palestine pour identifier lorigine de deux candidats dorigine palestinienne : Manal Mousa et Haitham Khalaily. Aprs le toll populaire soulev par cette bourde, le groupe MBC se justifia en dclarant quil ne sagissait que dune erreur technique [46].
Mais lhistoire nest pas aussi simple que cela car les candidats dorigine palestinienne sont en fait des Arabes israliens et donc dtenteurs de passeports de lÉtat hbreu. Dailleurs les mdias israliens sen taient donn cur joie. À titre dexemple, Haaretz avait titr Le prochain Arab Idol pourrait tre Isralien [47], la chane I24News avait annonc Deux Israliens accomplissent le rve "Arab Idol" au Liban [48], alors que le Times of Isral dclarait Des Israliens chantent Arab Idol, pour la Palestine [49]. Laffaire a atteint des proportions telles que le porte-parole de larme isralienne en personne, Avichay Adraee, a mis ses vux de succs aux deux candidats [50].
De nombreux internautes et citoyens arabes ont, une fois de plus, accus MBC de vouloir normaliser les relations avec Isral, et que le changement de noms tait prmdit, ce que le groupe a ni par la voix de son porte-parole officiel, Mazen Hayek [51].
Une autre dcision prise par la chane en ce qui concerne lassociation des candidats avec leurs pays dorigine montre une claire orientation politique. Un des candidats, Ammar Al Koufi, est Irakien, dorigine kurde. Au lieu de mentionner son pays officiel, cest--dire lIrak, il est associ au Kurdistan irakien comme sil sagissait dun vrai pays. Cest comme si au lieu dcrire Algrie pour un concurrent algrien, on utiliserait une dnomination ethnico-rgionale comme Kabyle , Chaoui ou Mozabite . Et de tels exemples sont nombreux dans les pays arabes.
Cette diffrenciation territoriale entre lIrak et le Kurdistan irakien par MBC nest certainement pas fortuite. Elle correspond la doctrine du Grand Moyen-Orient qui prconise le remodelage des frontires dune rgion gographique regroupant les pays arabes et certains pays avoisinants, mettant ainsi fin celles hrites des accords Sykes-Picot.
Bien que lanc sous la houlette du prsident G.W. Bush et de ses faucons noconservateurs [52], ce projet sinspire dune ide thorise en 1982 par Oded Yinon, un haut fonctionnaire du ministre des Affaires trangres isralien. Le Plan Yinon , comme on le nomme, avait pour objectif de dfaire tous les États arabes existants et de rorganiser lensemble de la rgion en petites entits fragiles, plus mallables et incapables daffronter les Israliens [53].
À titre dexemple, ce plan recommandait la division de lIrak en trois tats distincts : sunnite, kurde et chiite [54].

En 2006, Ralph Peters, lieutenant-colonel de larme amricaine, publia un article sur le Grand Moyen-Orient dans lequel il avana que les nouvelles frontires des pays le composant devraient reflter les affinits ethniques et le communautarisme religieux [55]. Sur cette base, il proposa une carte qui prsente de nombreuses similitudes avec celle de Yinon [56].
De son ct, Jeffrey Goldberg a propos en 2008 une autre carte de dcoupage du Grand Moyen-Orient dans laquelle il prvoyait la division de la Syrie et de lIrak, mais aussi celle du Soudan en deux tats, baptisant la nouvelle entit Nouveau Soudan [57]. Rappelons que le Soudan du Sud sest spar du Soudan en 2011, soit trois annes aprs la parution de la carte de Goldberg.
Suggre par Robin Wright, la carte la plus rcente du dpeage du Grand Moyen-Orient date de septembre 2013 [58]. En plus des partages de la Syrie et de lIrak, il y propose la division de la Libye en trois entits : la Tripolitaine, La Cyrnaque et le Fezzan. Cette carte prvoit aussi la sparation du Ymen en deux parties (Nord et Sud), situation qui prvalait avant 1990, anne de la runification du pays.
LArabie saoudite serait-elle en train de jouer une partition compose par Isral et interprte par les jeunes candidats arabes ? uvrerait-elle pour un dmembrement de lIrak majoritairement chiite afin de laffaiblir et, comme linsinue Yaron Friedman [59], empcher laxe chiite (Iran, Irak, Hezbollah, Houtis du Ymen) de dominer la scne gopolitique du Moyen-Orient au dtriment des sunnites ?
Ainsi, bien que les mdias qataris et saoudiens aient su attirer un trs grand nombre de tlspectateurs arabes grce leur matrise des techniques tlvisuelles modernes, il nen reste pas moins quils sont de puissants instruments efficacement utiliss dans le dploiement de laction politique de leurs pays respectifs. Alors que leur rle partial et dnu dthique professionnelle a t rvl dans leurs couvertures du printemps arabe ou dans leurs traitements de la cause palestinienne par leurs chanes dinformation continue, il savre que le groupe MBC utilise aussi ses chanes de divertissement dans le but de vhiculer les vises politiques de la monarchie saoudienne.
Entre vocalises, glissandos et mawwals , les futures stars arabes souponnent-elles quelles font partie, malgr elles, dune stratgie politique labore leur insu ?


Ahmed Bensaada





 

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