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Wolinski : "Un humoriste ne peut pas croire en la religion"

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Manqool Wolinski : "Un humoriste ne peut pas croire en la religion"

Wolinski : "Un humoriste ne peut pas croire en la religion"




Georges Wolinski venait d'avoir 80 ans. Il avait survcu tout : au communisme, au maosme, aux femmes, aux annes 1970... Mais pas au terrorisme !


Georges Wolinski tait, avec Cabu et Willem, l'un des derniers survivants de l'ge d'or d'Hara Kiri et de Charlie Hebdo, ces titres qui avaient dynamit la France tranquille des annes de Gaulle et Pompidou. Avec Cavanna, Reiser, Gb, le professeur Choron, ceux que Wolinski appelait ses "frres" et auxquels il pensait souvent, ils se rclamaient "btes et mchants", mais c'tait surtout de grands sentimentaux, gouailleurs, et fministes avant l'heure.
>> Lire aussi Charlie Hebdo : que sait-on des agresseurs ?

Les femmes, Georges les a toujours aimes. Comme il nous le disait il y a quelques semaines, par une belle matine d'automne, dans son vaste appartement du boulevard Saint-Germain qu'il louait - "Un dessinateur, a peut vivre comme un riche, mais a ne devient jamais riche", avait-il coutume de dire - avec son pouse, la divine Maryse : "Elles sont libres comme jamais aujourd'hui. J'aime les regarder dans la rue, poser sur elles mon regard, qu'elles ne fuient pas d'ailleurs, surtout celles qui plaquent tout coup leur ami pour l'embrasser goulment, puis le regardent et clatent de rire. Cette libert me fascine." La beaut, c'tait la grande affaire de la vie de Georges, ce qui le prservait des affres de la vieillesse : "C'est pas marrant de vieillir", rptait-il l'air un peu las, quand nous prenions avec lui le train pour Saint-Malo, remettre le prix de la BD du Point dont il assurait fidlement la prsidence depuis plus d'une dcennie.
Il est parti avec son ami Cabu


Il se rfugiait donc souvent chez son ami Adrien Maeght Saint-Paul-de-Vence, pour profiter des trsors de sa fondation, en particulier Manet, qu'il rvrait. Gourmand, il aimait nous montrer les dessins interdits d'Albert Dubout, qu'il conservait comme des reliques dans un crin dlicat. Il ne ddaignait pas les honneurs, et lui avait accept la Lgion d'honneur que lui avait remise Jacques Chirac : "C'est aussi con de la refuser que de l'accepter", s'emportait-il lorsqu'on lui faisait remarquer la prsence de la rosette accroche sa veste. La mort, il en parlait souvent aussi : "Je n'ai pas beaucoup de solutions face ce problme, et surtout pas Dieu. Un humoriste ne peut pas croire en la religion. Car c'est un homme qui est seul, et qui a peur. Pour lui, la peur de la mort en particulier, rien ne peut la gurir. Il y a des mystres qu'on ne peut expliquer. Et l'humoriste lutte contre la fabrication de lgendes qui cherchent les expliquer. Les dessinateurs sont trs travaills par le dsespoir, car ils n'ont jamais d'explication facile leur frayeur. Beaucoup de mes amis sont morts, et je ne vois plus grand monde, l'exception de Cabu." Georges avait une grande crainte : que son ami parte avant lui, pour le laisser seul, le dernier de la bande. Une folie meurtrire les aura finalement emports tous les deux, dans l'une de ces salles de rdaction qu'il aimait tant. Il venait de fter ses 80 an


Cabu, un rveur au pays des "btes et mchants"




Plus discret que ses turbulents compres de la grande poque (Choron, Gb, Cavanna...), cet ternel ado tait galement un grand clectique.

Un sourire, une paire de binocles, une coupe au bol faon Beatles chappe des annes 1960. C'tait cela, Cabu. Un ternel ado, le plus gentil de tous les "btes et mchants" d'Hara-Kiri. On pouvait le croiser au coeur de Paris, Saint-Germain-des-Prs, non loin de l'appartement de son ami Wolinski, notamment au Chai de l'abbaye, un bistrot l'ancienne o il avait ses habitudes. Il se plaisait y lire tranquillement Le Monde pour prparer les dessins qui allaient nourrir les pages du Canard enchan, dont il tait l'un des piliers, et bien sr Charlie Hebdo, dont il tait, avec Wolinski et Willem, le dernier membre originel.
Plus discret que ses turbulents compres de la grande poque (Choron, Gb, Cavanna...), c'tait galement un grand clectique. C'est ainsi qu'il rejoignit les pages de Pilote en 1962, alors qu'Hara-Kiri venait de subir l'une de ses premires interdictions. Hara-Kiri et Pilote, c'tait un peu le yin et le yang, le dionysiaque et l'apollinien de la bande dessine d'humour en cette dcennie, mais Cabu se garda bien de dire Ren Goscinny d'o il arrivait, ainsi qu'il l'expliqua Jos-Louis Bocquet dans une biographie du gnial scnariste : "On tait trs peu pays, et en plus Hara-Kiri tait un mensuel : mais quelle mulation ! Et puis il y a eu l'interdiction du journal en 1962, qui a dur neuf mois. Et l, il n'y avait plus d'argent du tout... J'ai eu envie d'aller voir Pilote parce que je sentais qu'il y avait l quelque chose qui se montait. Je suis tomb sur Goscinny qui a pris tout de suite mes dessins..." C'est l qu'il cra l'immortel Grand Duduche, ce doux rveur, double de l'auteur "dix ans auparavant", gentiment anarchiste, antimilitariste (comme Cabu, en souvenir de son service pendant la guerre d'Algrie), et amoureux transi de la fille du directeur de son lyce.
Double visage


Ce grand cart tait l'image de Cabu : le jour, il apportait ses textes et ses dessins Goscinny, qui vivait encore avec sa maman, le soir, il participait aux agapes orgiaques de la bande d'Hara-Kiri avec "Choron, bourr, tendu sur le billard". Ce double visage, il le conserva dans ses collaborations tlvisuelles, avec Dorothe dans Rcr A2, qui lui permit de toucher un trs vaste public dans les annes 80, mais aussi avec Michel Polac, dans le fameux Droit de rponse, o il croquait sur le vif les invits souvent clbres (Coluche, Renaud...) qui s'tripaient avec des contradicteurs dans une ambiance chaotique.
Mais le gnie de Cabu, avant tout, c'tait la caricature. Politique, bien sr, mais aussi et surtout sociale. Au sommet trne bien sr son immense Beauf, cr en 1973 dans les pages de Charlie Hebdo, dont une intgrale venait tout juste de sortir l'automne dernier. Cabu aimait laisser planer le doute sur l'origine de ce personnage "imbcile et facho", comme le chantait Renaud, mais il confiait en trouver dans tous les bistrots de France, anti (-fministe, -cologiste, -jeune) et pro (-nuclaire, -automobile, -football) quand il ne le fallait pas, toujours contretemps des justes causes. Des causes que Cabu, qui se dfinissait comme un incorrigible passiste, n'a cess de dfendre, jusqu' sa dernire confrence de rdaction.

"Wolinski redoutait de partir aprs Cabu"


Le terrible carnage perptr contre Charlie Hebdo par deux terroristes ce matin Paris et dans lequel douze personnes ont pri a profondment affect la rdaction du Point. Notamment le directeur adjoint de la rdaction, Christophe Ono-dit-Biot, qui connaissait bien Georges Wolinski. Il tait, avec Cabu et Willem, l'un des derniers survivants de l'ge d'or d'Hara-Kiri et de Charlie Hebdo, ces titres qui avaient dynamit la France tranquille des annes de Gaulle et Pompidou. Mais Georges Wolinski tait aussi le prsident du prix de la bande dessine du Point. Ainsi Christophe Ono-dit-Biot rend hommage un ami qui reprsentait aussi une partie de l'me franaise aujourd'hui touche en plein coeur.
VIDÉO. Georges Wolinski tait un journaliste, romancier et dessinateur de grand talent. Christophe Ono-dit-Biot se souvient de ce jeune homme de 80 ans.



Christophe Ono-dit-Biot : " Wolinski redoutait de partir aprs Cabu " - Vido Dailymotion




Le Point

 

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