> >

[] [ ]

le pays d'Erdogan, terreau fertile du djihadisme

(Tags)
 
le monde va voir natre une tatisation du djihadisme Emir Abdelkader 0 2014-08-31 05:04 PM
La diversit derrire le djihadisme Emir Abdelkader 0 2014-07-18 03:18 PM
Dassh, le nouveau sigle du djihadisme globalis Emir Abdelkader 0 2014-07-01 03:55 PM
Erdogan suscite la colre Emir Abdelkader 0 2014-03-22 02:29 PM
Turquie: Erdogan menac de toutes parts, le pays plonge dans la crise Emir Abdelkader 0 2013-12-29 12:47 PM

 
LinkBack
  : ( 1 )  
2015-01-19
 
:: ::

  Emir Abdelkader    
: 11609
: Aug 2011
:
:
:  male
:
: 45,959 [+]
: 3119
: Emir Abdelkader has a reputation beyond reputeEmir Abdelkader has a reputation beyond reputeEmir Abdelkader has a reputation beyond reputeEmir Abdelkader has a reputation beyond reputeEmir Abdelkader has a reputation beyond reputeEmir Abdelkader has a reputation beyond reputeEmir Abdelkader has a reputation beyond reputeEmir Abdelkader has a reputation beyond reputeEmir Abdelkader has a reputation beyond reputeEmir Abdelkader has a reputation beyond reputeEmir Abdelkader has a reputation beyond repute
le pays d'Erdogan, terreau fertile du djihadisme

Turquie : le pays d'Erdogan, terreau fertile du djihadisme






Un rapport des services de renseignements turcs dvoile la prsence de "cellules dormantes" en Turquie. Le gouvernement jouerait-il un double jeu ?


Sur le sol turc, trois mille personnes entretiendraient des liens avec l'État islamique. C'est l'inquitant constat qui ressort d'un rapport des services de renseignements turcs, publi samedi dans le quotidien Hurriyet. Une prsence synonyme pour les autorits de risques accrus d'attaques contre les ressortissants et intrts occidentaux prsents sur le territoire.
Si les rles de ces "cellules dormantes" et le danger qu'elles reprsentent sont encore dterminer, moins d'une semaine aprs les sanglantes attaques Paris qui ont fait 17 morts, la nouvelle est prise trs au srieux par les services turcs. Immdiatement, les niveaux de scurit ont t pousss leur maximum dans les btiments diplomatiques. Les infrastructures de l'Otan seraient galement dans le viseur de l'organisation terroriste.
Jeudi, le ministre des Affaires trangres, Mevlt Cavusoglu, rappelait dj que 700 Turcs (1 000, selon plusieurs observateurs) avaient choisi de rejoindre les rangs de l'EI en Syrie. Une trentaine d'entre eux auraient perdu la vie dans des combats. Le chef de la diplomatie a rappel qu'Ankara avait interdit d'entre sur son sol environ 7 250 trangers suspects de vouloir se rendre (via la Turquie) en Syrie et que 1 160 personnes avaient t expulses pour des liens entretenus avec des organisations djihadistes. Un dballage de chiffres coutumier de la part du gouvernement Davutoglu, cens anticiper les ventuelles critiques des allis occidentaux de la Turquie. En effet, le pays - toujours frileux l'ide de s'engager dans la coalition contre l'EI - est suspect d'avoir longtemps ferm les yeux sur le transit par son territoire de nombreux candidats au djihad partis combattre les forces de Bachar el-Assad, ennemi dclar d'Ankara.
La Turquie soutient-elle l'EI ?


Depuis plusieurs mois, le gouvernement turc est mme rgulirement accus de soutenir clairement l'organisation terroriste de l'EI dans sa guerre contre le rgime syrien et les forces kurdes du PYG (branche syrienne du PKK), seconde bte noire du pouvoir turc. Fourniture d'armes, de matriel, d'assistance logistique et mdicale, achat de ptrole de contrebande en provenance du califat autoproclam, entranement des djihadistes et soutien des renseignements : autant d'accusations systmatiquement balayes par la Turquie. À cela elle rtorque que c'est elle, et elle seule, qui accueille sur son sol et ses frais 1,6 million de rfugis syriens fuyant la barbarie du rgime de Damas et la menace djihadiste.
Une menace qui, aprs la publication de ce rapport (et les alertes des services amricains), ne semble plus si loigne de la Turquie. Au sein mme de la Rpublique, l'imprgnation serait bien relle. À l'automne 2014, le New York Times et Newsweek affirmaient - provoquant par la mme occasion l'ire d'Erdogan - que certains quartiers dfavoriss des grandes villes turques serviraient de base de recrutement l'EI, dont Ankara, la capitale, et Istanbul, la plus grande ville du pays. Un constat que confirme Gunes Murat Tezcur, matre de confrences en sciences politiques la Loyola University Chicago. À Istanbul sont particulirement concerns "Bagcilar et Gaziosmanpasa, deux districts situs sur la rive europenne de la ville". En plus de fournir des recrues l'EI, ces quartiers "abriteraient galement de vastes rseaux islamiques, dont certains soutiennent activement les efforts des djihadistes".
Des recrues dont Gunes Murat Tezcur et son collgue Sabri Cifti ont voulu dresser un portrait type. Les djihadistes turcs seraient en majorits des hommes, au profil socioprofessionnel divers (du fonctionnaire l'tudiant, en passant par l'avocat), dots d'un niveau d'ducation plus lev que la moyenne nationale et issus de toutes les rgions de Turquie (avec une forte prsence de Kurdes). Parmi eux, on compte plusieurs vtrans des guerres de Bosnie, de Tchtchnie ou d'Afghanistan. Les deux hommes rappellent que si cet islam radical a pris de l'ampleur en Turquie, c'est sa politique interne que l'AKP le doit : "La radicalisation en Turquie va de pair avec l'volution ces dernires annes de la socit civile et des institutions politiques sous les gouvernements AKP." L're Erdogan, marque par une nette amlioration de la situation conomique du pays, s'est galement illustre - dans ses premires annes - par une plus grande ouverture en matire de liberts (expression, presse, associations, etc.) et un retour de l'islam dans le champ politique dont les activistes radicaux et djihadistes ont su largement profiter pour s'implanter dans la socit turque.
Jeunesse dfavorise et vulnrable

Une pousse radicale qui a galement fait les affaires d'al-Nosra (mouvance djihadiste implante en Syrie et affilie al-Qaida) et dont la force de nuisance en Turquie inquite les renseignements turcs. "L'EI est certes une plus grande menace pour la rgion par sa capacit d'action et par son aspect plus violent et cruel qu'al-Nosra, mais la branche d'al-Qaida reprsente un danger plus grave pour la Turquie par son influence croissante et sa normalisation dans le pays", analyse ce professeur de sciences politiques d'une universit prive d'Istanbul qui souhaite rester anonyme. Une prsence qui ne serait pas enraye par l'AKP, bien au contraire. Plusieurs observateurs affirment que le pouvoir turc aiderait mme indirectement la mouvance djihadiste, ennemi dclar du rgime de Damas. Un "soutien discret" toujours d'actualit, selon l'universitaire. "L'AKP fonctionne travers un vaste rseau d'ONG et de groupes islamiques radicaux qui soutiennent activement l'action d'al-Nosra et recrutent des jeunes religieux pour la cause."
Un enrlement particulirement efficace - qui tend chapper au pouvoir - dans les universits, mais aussi auprs d'une jeunesse dfavorise et vulnrable. Une sphre djihadiste multiple qui reprsente une vritable menace intrieure qui serait dirige contre les intrts occidentaux et qui pourrait se complexifier avec le retour des combattants djihadistes. "Comme on l'a vu plusieurs reprises aprs l'Afghanistan, l'Algrie, la Bosnie, ces ex-combattants ne dposent que rarement les armes une fois rentrs au pays", explique l'universitaire turc. Et de rajouter : "La Turquie ne s'y est pas prpare."



Le Point.fr

 

()


: 1 ( 0 1)
 

le pays d'Erdogan, terreau fertile du djihadisme




02:45 AM

Powered by vBulletin Version 3.8.7 .Copyright 2000 - 2015, Jelsoft Enterprises Ltd
Search Engine Optimization by vBSEO ©2011, Crawlability, Inc.
- - -
Designed & Developed by shababdz.com
2014,