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Faut-il craindre un cyber-terrorisme ?

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Manqool Faut-il craindre un cyber-terrorisme ?

Faut-il craindre un cyber-terrorisme ?






Aprs les attentats meurtriers et la vague de piratage de sites franais, la crainte de cyber-attaques contre le pays ressurgit.


"Le risque de demain, c'est un cyber-11-Septembre", lance le dput socialiste Eduardo Rihan Cypel, co-auteur du dernier Livre blanc sur la dfense et la scurit nationale. Alors que la France se remet d'attentats meurtriers, le parlementaire pointe, mercredi 21 janvier, la possibilit que des terroristes s'emparent des outils informatiques pour lancer "une cyberattaque massive".
Ce scnario n'est pas un fantasme, l'Estonie s'en souvient. En 2007, la petite Rpublique ex-sovitique devenue hyperconnecte a t vise par une importante cyberattaque qui a bloqu les rseaux informatiques des services publics, mais aussi des banques et de tous les systmes connects. Le pays est rest paralys plusieurs jours.
L'Estonie, c'tait la premire attaque massive", rsume Eduardo Rihan Cypel. "Mais c'tait il y a sept ans. Aujourd'hui, ce serait beaucoup plus grave."

Au Forum International de la Cyberscurit (FIC) Lille, plusieurs experts s'accordent dire qu'"il y a un risque" de cyber-terrorisme, sans pouvoir le prciser. Ils voquent des scnarios catastrophes : un train draillerait aprs un piratage, une centrale nuclaire exploserait sous la force d'un virus informatique, etc. "Dans la guerre informatique, les dgts ne sont pas que virtuels", prvient encore le dput socialiste.
Daech, futur cyber-terroriste ?

Ministres, rseaux tlcoms,rseaux de distribution d'lectricit et d'approvisionnement en eau, signalisations routire et ferroviaire, centrales nuclaires, hpitaux... Toutes les infrastructures dites "vitales" peuvent tre pirates. Et il n'y a qu'un pas pour qu'elles deviennent des cibles.
Des outils de piratage sont de plus en plus accessibles sur internet", note Frdric Valette, chef de la division cyberscurit la Direction gnrale de l'armement (DGA). "Il est facile d'imaginer des terroristes s'en saisir pour tenter de dtruire des cibles."

Dans la foule de la fusillade meurtrire "Charlie Hebdo", plus de 25.000 sites internet franais ont t attaqus par des hackers islamistes. Ces attaques ont, pour la plupart, consist remplacer la page d'accueil par un message haineux.
LIRE : Anonymous et hackers s'affrontent au nom de "Charlie"
Si ces piratages sont relativement simples et occasionnent des dommages limits, ils se revendiquent parfois de soutiens l'Etat islamique (Daech). "Ce sont pour l'instant de petites structures [de pirates], la question est de savoir comment elles vont voluer", souligne Grme Billois, expert en scurit du cabinet Solucom.
L'attaque contre la France serait-elle l'indice d'une monte en puissance prochaine de l'organisation terroriste sur la Toile ? En tout cas, parmi les personnes la rejoindre en Syrie et en Irak figurent des informaticiens, forms en Occident et mme de mener des actions de plus grande ampleur.
"Il faut se prparer tous les scnarios possibles, depuis les cyberattaques comme celles que nous observons sur les sites franais, jusqu' des attaques massives finances par des groupes terroristes", estime le lieutenant-colonel Eric Freyssinet, chef de la division de lutte contre la cybercriminalit. Avant d'ajouter :
Malheureusement, les groupes terroristes ont de l'argent. Il n'y a qu'un pas pour qu'ils se munissent de cyber-armes, surtout qu'il n'y a pas besoin de beaucoup de moyens humains pour les utiliser, quelques dizaines de personnes suffisent pour lancer une attaque massive."


Un groupe de hackers se rclamant de l'Etat islamique a pirat les comptes Twitter et YouTube du commandement militaire amricaine au Moyen-Orient (le CentCom). (AP/SIPA)
"Ce sera le chaos"

Le gouvernement ne cache pas ses craintes. "Internet peut permettre des individus malfaisants de [...] dtruire" des infrastructures d'Etat, a soulign Jean-Marc Todeschini, secrtaire d'Etat aux Anciens combattants, lors du FIC. "La bataille du sicle sera la protection des intrts vitaux de la nation."
La France est-elle bien prpare ? Les avis divergent. "Le jour o nous serons la cible d'une attaque gnralise contre plusieurs de nos rseaux vitaux, on ne rsistera pas, ce sera le chaos", prvenait la fin 2013 Eric Filiol, ancien de la DGSE et directeur du laboratoire de cryptologie de l'cole d'ingnieurs Esiea. "A ce jour, nos parades me paraissent trs insuffisantes", avait critiqu le directeur du renseignement militaire (DRM), le gnral Didier Bolelli, "la Tribune".
Depuis, le ministre de la Dfense a mis les bouches doubles. Une loi de programmation militaire et un "Pacte dfense cyber" plus tard, l'arme multiplie les recrutements (le bras arm du ministre en la matire, le Calid, doit passer 1.200 personnes d'ici 2020, tandis que la DGA va voir ses effectifs "cyber" passer 450 d'ici 2017), et renforce les investissements (1 milliard d'euros sera consacr la cyberdfense).
Tout ce qui a t annonc a t fait", vante firement le contre-amiral Arnaud Coustillire, officier gnral en charge de la cyberdfense l'tat-major des armes. "Maintenant le chantier, c'est de recruter, afin de s'organiser autour de la protection, la dfense, de l'action (l'offensif), et le renseignement."

"La loi de programmation militaire nous confre maintenant des outils forts pour protger les oprateurs d'importance vitale", renchrit le directeur gnral l'Agence nationale de la scurit des systmes d'information (Anssi), Guillaume Poupard.
LIRE : Cyberdfense, les programmes secrets de la France

Le centre de lutte contre le cyber-terrorisme Soul (Core du Sud). (Lee Jin-man/AP/SIPA)
La problmatique des cyber-armes

L'arme ne veut pas seulement dfendre les infrastructures franaises. Elle veut aussi pouvoir riposter, et s'en donne les moyens. Si elle existe depuis de nombreuses annes, la lutte informatique offensive est dsormais assume dans une doctrine gnrale. "Si la France est attaque, l'Etat se donne le droit - sous l'autorit du Premier ministre - de rpondre par tous les moyens sa disposition, sans s'interdire le recours aux capacits coercitives du ministre de la Dfense", explique Arnaud Coustillire. Les cyberattaques, ou cyber-armes, deviennent alors une capacit de l'arme qui s'ajoute sa palette.
En revanche, pas question de dtailler la doctrine d'emploi, "classe secret dfense". "Il ne faut pas fantasmer, on n'embauche pas des hackers pour lcher des virus dans la nature ou attaquer un hpital", tempre le Monsieur cyberdfense de l'arme. "Il s'agit plutt de buts trs cibls permettant d'avoir un effet donn, un moment donn. Par exemple, si un systme radar qui sert faire dcoller des avions nous gne pour une opration dans une zone, c'est mieux de pouvoir l'teindre distance que de lcher une bombe."
Reste qu'entre de mauvaises mains, des cyber-armes pourraient faire de gros dgts. En 2008, l'explosion d'un pipeline en Turquie serait due un piratage informatique, foment par la Russie dans une bataille pour l'nergie, rapporte Bloomberg.
LIRE : La course aux cyber-armes
"Si certains chercheurs sont capables de prendre le contrle d'une voiture et de faire s'emballer le moteur pour qu'il se casse, alors il n'y a pas de raison que a ne puisse pas se passer sur un vhicule militaire", s'inquite galement Frdric Valette. La DGA planche ainsi pour "prvoir les attaques informatiques ds la conception de ceux-ci", mais aussi sur des processus pour "pouvoir continuer oprer mme sous une attaque". Il cite l'exemple d'un navire :
Aujourd'hui, sur un bateau, les systme de communication, de navigation et d'arme sont interconnects sur le mme rseau, afin de permettre des manoeuvres coordonnes et complexes. Toutefois, cela offre aux attaquants la possibilit de rentrer sur le rseau interne et de bloquer le bateau en pleine mer."

Pour Eric Freyssinet, "se prmunir un maximum permet d'viter les plus gros dgts". Le gendarme modre toutefois : "Pour l'instant, le risque le plus prsent n'est pas le cyber-terrorisme, mais reste bien les cyber-criminels avec une motivation financire."
Boris Manenti




 

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