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Les Ben Ali de Bourguiba se positionnent

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les hritiers de Bourguiba Emir Abdelkader 0 2013-04-08 12:12 PM

 
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2015-01-25
 
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  Emir Abdelkader    
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Les Ben Ali de Bourguiba se positionnent




Les Ben Ali de Bourguiba se positionnent




Ancien membre du bureau politique du FLN, M. Ziari estime que son parti est aujourdhui victime dune myopie qui en a fait un simple appareil lectoral. Le FLN est infod ladministration comme il ne la jamais t, accuse-t-il. Min par une crise interne aigue, son salut ne peut provenir, selon lui, que dune direction lgitime par un scrutin bulletins secrets, libre et transparent.


- A la suite des dchirements que connat votre parti, dans quel FLN vous reconnaissez-vous : celui de Saadani ou celui des redresseurs ?
Cest une dichotomie trs rductrice. Pour moi, le FLN est le parti qui a t forg par lhistoire de lAlgrie et qui, son tour, devra continuer forger llistoire de lAlgrie. Il connat les tourments quont connus dautres partis issus du grand mouvement de libration nationale du XXe sicle dans dautres pays pour navoir pas su adapter son discours et son projet lacclration de lhistoire et lvolution de la socit. Mais il nest pas du tout trop tard.
Le FLN pour lequel je milite est celui du progrs et de la justice sociale, de lalgrianit et de lauthenticit, de lEtat de droit. En un mot, de nationalisme, de progrs et douverture sur les autres. Il est actuellement victime dune myopie qui veut le cantonner tre un simple appareil lectoral, ce quil a t pendant une priode du parti unique, mais il ne peut rester dans ce cantonnement lre du pluralisme et des dfis que nous posent les extrmismes. Voil le camp auquel jappartiens.
- Le FLN nest plus seulement un parti du pouvoir, il apparat de plus en plus comme une espce dantichambre du cabinet noir du clan prsidentiel. Le parti a-t-il t investi dune mission spciale dcide ailleurs quau sein de ses instances ?
Je ne vois pas les choses de la mme manire que vous. Prsident de la Rpublique et Prsidence sont des institutions de lEtat algrien quon ne peut en aucun cas asservir un clan quelconque ou mler en permanence la crise du FLN qui, je vous le rappelle, a commenc avec lancien secrtaire gnral du FLN, Ali Benflis. Ctait, ds ce moment, une bonne opportunit de rnover le FLN dans sa pratique politique, dans son organisation et dans son programme.
Les querelles de leadership qui ont continu par la suite nont t que le reflet dun processus dlibr de ne pas lui permettre de jouer pleinement son rle de parti politique majoritaire dans le sens plein du terme et de devenir un centre de dcision dans tous les domaines de la vie politique, sociale et conomique, cest--dire agir dans ce qui est sa raison dtre. Le rsultat est quil est plus assujetti ladministration quil ne la jamais t.
Lui donner une direction lgitime par le scrutin secret dans une comptition ouverte et dans des conditions rgulires et transparentes aurait permis de franchir une importante tape dans sa dmocratisation et, surtout, donner la force et la crdibilit ncessaire cette direction pour faire aboutir les choix fondamentaux de ce parti, puisquil reste majoritaire et fortement implant dans le pays par ses militants et ses lus.
- Y a-t-il aujourdhui au parti un dbat sur les grandes questions qui agitent le pays ? Le FLN est-il otage de Saadani et de son quipe ?
Votre question rejoint la prcdente et y trouve partiellement sa rponse. Les grandes questions qui agitent le pays sont totalement occultes par des actions tout fait secondaires et marginales, caractre organique, qui accentuent les divisions. Le parti est peru comme un simple appareil lectoral qui na pas avoir des ides sur ce qui doit tre fait pour rpondre aux dfis daujourdhui et de demain. Un exemple significatif se situe dans ce qui se passe au Sud ou sest pass Ghardaa, etc. Ce nest pas du fait dun manque dintrt, mais de laffaiblissement du travail partisan qui affecte dailleurs tous les partis.
Ladministration fait la politique la place des partis. Vous voyez bien que la profondeur du problme dpasse largement la question de telle ou telle personne ou de telle ou telle quipe. Cest le vrai sens du multipartisme et de la possibilit dalternance qui na pas encore t bien assimil et nest pas encore pass dans notre culture politique. Or, il faudra bien que cela se fasse et nos voisins tunisiens nous le prouvent bien et avec brio.
- Comment sortir du climat de contestation permanente et de succession programme dans lequel baigne le FLN depuis plusieurs annes ?
Pour que le FLN se sorte de ce climat, il faut dabord convaincre les partenaires et sympathisants du FLN qui se situent dans lappareil dEtat quun FLN fort et crdible est une ncessit pour le pays et que cest en son sein que devra se ressourcer la nouvelle gnration de llite politique qui croit aux valeurs du nationalisme politique et conomique.
Nous avons dautres courants politiques dans le pays qui sont internationalistes (vert ou rouge) ou rgionalistes. Cest leur choix. Nous dfendons le ntre, ct des partis de notre mouvance. Ils dfendent le leur. Quant la solution interne au FLN, elle nexiste que par la dfense de la dmocratie interne et lappel au verdict des urnes, y compris lors dun congrs. Mme ceux qui ont t lcole du stalinisme ont abandonn les congrs main leve et les rsolutions approuves sans dbat.
- Des initiatives sur la transition dmocratique, pilotes la premire par les forces politiques regroupes autour de la Commission nationale pour les liberts et la transition dmocratique (CNLTD) et la seconde par le FFS sont engages. Quelle analyse faites-vous de la situation politique et institutionnelle du pays, 9 mois aprs llection de Bouteflika pour un 4e mandat ?
Il est vrai que des proccupations sont exprimes avec plus ou moins dalarmisme. Des inquitudes sincres traversent les citoyens sur lavenir en raison du dsordre nos frontires, de la chute du prix du ptrole, de lapparition de symptmes qui nont jamais exist auparavant tels que des services de scurit parmi les plus efficaces de la plante agresss verbalement de lintrieur mme du systme, des policiers qui font des marches etc.
Nos concitoyens ne veulent plus souffrir nouveau des errements de leur classe politique qui nous ont valu une dcennie sanglante dont le pays vient peine de se remettre. On se pose des questions sur la faon dont se fera la relve de la gnration du 1er Novembre afin dviter laventurisme et labandon de nos valeurs de souverainet et dindpendance, etc.
On voit dj des responsables se positionner pour tre les futurs Ben Ali de Bourguiba faon algrienne. Puissent Dieu et larme nous en protger. Voil, entre autres, les causes de cette inquitude. Cest pour cela quon voit fleurir ces initiatives plus ou moins ralistes, plus ou moins teintes de subjectivit. Mais personne ne peut reprocher des Algriens de proposer ce quils pensent tre le mieux pour leur pays, mme quand on ne partage pas leur opinion.
- En tant quancien parlementaire et ex-prsident de lAPN quest-ce qui, selon vous, devrait changer dans la Constitution pour sa mise niveau dmocratique ? La question de lopportunit de cette rvision ne fait pas lunanimit dans la classe politique...
Vous comprendrez parfaitement que je ne sois pas daccord avec ces prjugs. Dans un Etat de droit, les changements se font par la loi, et videmment en commenant par la Loi fondamentale. Je pense que cest mme le moment le plus opportun en raison de cette phase de transition gnrationnelle. Cest le contenu qui dterminera si nous avons ou pas franchi une nouvelle tape dans le renforcement de la dmocratie parlementaire et du pluralisme politique.
Nous nallons rien inventer en la matire ni apporter un nouveau systme institutionnel au monde. Cest le moment de renforcer la sparation des pouvoirs, de dcentraliser les dcisions et de valoriser le rle des partis les plus reprsentatifs en dchargeant ladministration de tout ce qui nest pas sa mission spcifique. Il ny a que ceux qui ny trouvent pas dintrt qui pensent que les Algriens ne sont pas murs pour la dmocratie. Le peuple algrien a souvent dmontr quil tait en avance sur ses dirigeants, et cela avant mme lindpendance.
- Le pays est aujourdhui confront de multiples dfis : scuritaire, conomique, social. La maladie du Prsident narrange gure les choses. Lopposition parle de blocage des institutions, de paralysie du pays, de vacance du pouvoir
Cette question touche au cur mme de ce qui doit tre lobjectif commun de tous les Algriens et qui est lessence mme de tout projet politique. Souvenez-vous du temps o notre ambition tait de devenir la Prusse du Maghreb, ou encore datteindre le niveau conomique de lEspagne. Malheureusement, les faiblesses de leadership et les stratgies de pouvoir ont prdomin sur les stratgies de dveloppement et nous ont mens vers une dcennie sanglante. Ce sont ces leons quil nous faut tirer de notre propre histoire et ne pas retomber dans des dcisions qui arrivent toujours trop tard et toujours trop peu.
Je ne partage pas le point de vue de ceux qui parlent de vacance de pouvoir. Je vous illustre cela par un exemple, pour tayer mes propos prcdents : si vous avez une voiture qui a une carrosserie de Mercedes et un moteur qui fonctionne comme celui dune 2CV, le meilleur conducteur du monde ny pourra rien. Quand le moteur est bout de souffle, il faut le gonfler et faire sa mise au point. Cest en cela que je parle dune acclration des rformes dans tous les domaines. Ce que vous constatez, ce sont les effets de lhypercentralisation et dune chane de commandement grippe.
Ce ne sont pas les hommes qui sont en cause, mais un mode de gouvernance qui na pas beaucoup volu en 50 ans. Ce que je vous dis l, je laffirmais dj quand jexerais des responsabilits au plus haut niveau. Et je suis bien plac pour valuer ce qui doit tre rform ou rnov ou modifi dans notre gouvernance. De grands Etats ont russi faire voluer leur systme ou le changer sans attendre de faux printemps car sans cela, ils risquaient de disparatre de lhistoire ou dy entrer reculons. Cest l o le patriotisme prend son vrai sens car gouverner, cest prvoir.
Pour le reste, vous savez aussi bien que moi que lconomie est notre vrai talon dAchille et que cest de ce ct-l que se dclenchent les vraies catastrophes qui peuvent gager lavenir dun pays. Il nous faut mditer sur lvolution dun pays comme la Malaisie, qui tait moins dvelopp que lAlgrie au moment de son indpendance, ou encore les bonds en avant que fait le Vietnam. Il est vrai que dans ces pays, il ny a pas de place pour le populisme et les bonnes stratgies conomiques ont t mises en uvre sans tergiversations.
- Lislam politique reprend du poil de la bte, comme on la vu avec les marches de ce vendredi. Comment expliquez-vous ce regain dactivisme de forces condamnes par lhistoire ?
Vous savez que les dernires manifestations taient, pour le courant islamiste, un moyen dvaluation de ses capacits de mobilisation des foules sur un sujet auquel nous sommes tous sensibles. Je considre justement que, de ce point de vue-l, ils ont fait un vrai fiasco. Je vous disais que le peuple algrien est un peuple intelligent et que les activismes trouvent leur rponse dans la raction dindiffrence de nos concitoyens. Ceci dit, nul na fait autant de mal lislam et aux musulmans que les takfiristes et cela, depuis lapparition de lislam.
Aucune forme de concession ne doit leur tre faite, depuis lenseignement dans les coles ou les mosques jusqu lapplication de la loi dans toute sa rigueur. Ce cancer nest plus la maladie dun seul pays, mais celui de tout le monde musulman, dont la civilisation et les vraies valeurs sont mises en pril. 

Omar Berbiche




 

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