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Dstabilisation du Mali : Le Maroc dans la ligne de mire

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2015-01-26
 
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  Emir Abdelkader    
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Manqool Dstabilisation du Mali : Le Maroc dans la ligne de mire

Dstabilisation du Mali : Le Maroc dans la ligne de mire




Notre journal avait prvu cette proccupante volution propos de la crise malienne


Panne sche pour la mdiation algrienne


Le nombre effrayant d'acteurs parasitaires, dont le plus vici et le plus vicieux, s'est avr tre le Maroc, ne pouvait que dboucher sur une impasse quasi insurmontable, double, hlas, d'une trs inquitante reprise des affrontements arms.




La situation scuritaire, hlas, n'en finit plus de se dgrader dans la par- tie septentrionale du Mali, ce qui compromet trs srieusement la mdiation algrienne. Celle-ci, ds son lancement, donnait l'air de battre de l'aile, comme l'avait maintes fois crit notre journal, indiquant l'appui de cette analyse, la multiplication des acteurs parasitaires dont beaucoup ne veulent pas que du bien au Mali voisin. Outre les interfrences franaises, dont les interventions militaires au Mali et en Libye se sont avres catastrophiques, les " coups de pouce " du Burkina Faso et de la Mauritanie, qui ne vont pas tou- jours dans le sens souhait, l'acteur le plus dangereux, sans doute, ne peut tre que le Maroc. Celui-ci reoit en effet, systmatiquement les plus hauts dirigeants du MNLA (Mouvement National pour la Libration de l'Azawad), la veille de la reprise de chaque nouveau round de ngociations d'Alger.


Et, comme pour nous prouver que cette " intervention " cherche avant tout court-circuiter la mdiation algrienne, voil que ce " minable " de ministre marocain des Affaires trangres, Salah-Eddine Mezouar, vient de se trahir dans un entretien, rcemment accord au magazine Jeune Afrique, dans lequel on peut dire qu'il est pass aux aveux en des termes peine dguiss.


Bref, tout porte croire, aujourd'hui, que le quatrime round de ngociations d'Alger prvu en janvier, puis report pour le mois d'aprs, risque d'tre report sine die, pendant que la situation scuritaire n'en finit plus de se dtriorer sur le terrain et que les groupes terroristes ont refait leur apparition, reprenant mme le contrle de plusieurs localits et villes, Gao et Kidal.


Bref, comme il fallait s'y attendre et comme notre journal n'avait eu de cesse de le rpter, le Mali ne pouvait qu'aller de mal en pis depuis que la France a dcid d'y poser le pied mili- taire, contre l'avis tout aussi juste qu'clair du puissant voi- sin du Nord, l'Algrie. L'opration Serval de la France dans laquelle ce sont les Fatim (forces armes tchadiennes intervenant au Mali) qui ont pay le plus lourd tribut en servant de " chair canon " leurs collgues franais, a surtout pouss les terroristes s'parpiller dans la nature, devenant encore plus difficiles saisir et combattre, alors que l'Algrie avait pour ide de chercher une solution politique la crise malienne, histoire d'isoler les lments les plus radicaux et d'en venir bout plus facilement, une fois privs du soutien et de la protection de la population locale.


Plus grave et plus important encore, il tait impossible, d'entre de jeu, que la France voulut du bien au Mali alors que c'est elle qui se trouve dj derrire la non-application de deux prcdents accords de paix, tous deux paraphs grce la sage mdiation d'Alger. Les choses ne pouvaient aller autre- ment alors que la guerre civile dans ce pays n'a clat qu' la suite de l'limination de Kadhafi en Libye sur instigation de la France. Ses arsenaux ont par la suite t pills par les bandes de terroristes et de criminels de tous poils et de tous acabits, curieusement soutenus, arms et financs (jusqu' un pass trs rcent) par la France et les pays de l'Otan. Ces mmes bandes s'taient mises pour- chasser et assassiner les Touareg vivant dans l'ex- Jamahiriya, sous prtexte qu'ils auraient soutenu le dfunt guide libyen. S'en est suivi un exode massif de Touareg bien entrans et lourdement arms vers le Mali, o ils ont dfait l'arme rgulire en quelques jours peine. La suite, tout un chacun la connait. Le Mali continue, bon an mal an, d'osciller entre l'enfin et le purgatoire. Aucune solution durable n'est envisageable tant que la crise libyenne n'aura pas t rsolue et que la France n'aura pas arrt de manuvrer de son ct, soit directement, soit en faisant appel ses relais locaux, comme le Maroc ou le Burkina Faso, jusqu' la rcente chute de Blaise Compaor.


Retour la case dpart


C'est la raison pour laquelle, d'ailleurs, il ne faut pas s'atten- dre des " miracles " au qua- trime round de ce dialogue, sachant qu'il intervient alors que la situation n'en finit plus de se dgrader dans la partie septen- trionale de ce pays. La cerise sur le gteau, comme indiqu au dbut de ce texte, nous est donc venue des services secrets franais. A les croire, donc, les groupes terroristes se seraient remobiliss au nord du Mali depuis le dbut du retrait des troupes de Serval. Malgr l'intervention coup- de-poing des militaires de la force Barkhane contre un campement terroriste dans le massif du Tigharghar, fin octobre, la situation demeure extrmement prcaire dans le Nord du pays. Dbut novembre, le ministre de la Dfense franais, Jean-Yves Le Drian, a t reu par le prsi- dent Bouteflika durant une heure. Au programme de la rencontre, la situation scuritaire dans la rgion sahlienne, particulirement au Mali, ainsi qu'en Libye. Depuis la fin officielle de l'opration Serval, en Juillet 2014, et le retrait des troupes franaises, les groupes djihadistes se sont renforcs au nord du pays.


Des camps d'entrainement se sont reforms notamment dans le massif de Tigharghar, devenu une zone de stationnement des groupes arms entre Kidal et Tessalit. Fin octobre, les militaires franais de l'opration Barkhane, qui a remplac Serval, y ont men une offensive contre le campement d'un important groupe djihadiste. Bilan, un soldat franais et vingt-quatre terroristes tus au cours de violents accrochages. Une remobilisation qui s'accompagne d'une recrudescence d'attaques, qui ont fait notamment 34 victimes dans les rangs de la force de maintien de la paix de l'Onu (Minusma).


La diffusion de la vido de l'otage franais Serge Lazarevic, cap- tur en 2011, est un moyen de plus pour Aqmi de raffirmer sa prsence dans la zone sah- lienne, au moment o l'Etat isla- mique joue la concurrence sur la scne internationale. En juillet 2014, Aqmi a publiquement rejet l'annonce par l'EI de la cration d'un califat. Le groupe a renouvel son allgeance au chef d'al-Qada, Ayman al- Zawahiri, en conflit ouvert avec le chef de l'EI, Abou Bakr al- Baghdadi. Dans un communiqu rendu public en septembre 2014, Aqmi dclarait soutenir l'Etat islami- que sans pour autant lui prter allgeance.

K. Z.

Diaspora Saharaui






 

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