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Libye : tout le monde a son maux dire

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Ah, le voil, le drapeau dont tout le monde parle Emir Abdelkader 0 2014-07-14 03:27 PM
Tout le monde est daccord pour lintervention de larme Emir Abdelkader 0 2014-06-16 02:10 PM
Benflis joue le tout pour le tout contre Bouteflika Emir Abdelkader 0 2014-03-06 04:53 PM
Tunisie : tout feu, tout femmes Emir Abdelkader 0 2013-07-23 01:38 PM
SLT A tout l monde samah 8 2012-01-05 08:56 AM

 
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2015-02-04
 
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Libye : tout le monde a son maux dire

Libye : tout le monde a son maux dire




À Tripoli, un pouvoir autoproclam aux mains d'islamistes. À Tobrouk, un gouvernement reconnu par la communaut internationale. Partout des milices rivales. Et maintenant, l'État islamique, qui a sign un attentat sanglant et cherche s'implanter dans le pays. Il ne manquait plus que a !
L'attentat revendiqu par l'État islamique qui, le 27 janvier, a frapp l'htel Corinthia Tripoli est l'une des attaques les plus spectaculaires perptres en Libye depuis la chute du rgime de Mouammar Kadhafi, la fin de 2011. Le bilan lev (dix morts, dont au moins cinq trangers) et le mode opratoire (un commando suicide prcd d'explosions de voitures piges) marquent les esprits. À l'instar de l'attentat qui, en septembre 2012, avait cot la vie Christopher Stevens, l'ambassadeur des États-Unis, ce "raid Abou Anas al-Libi", comme l'ont appel ses auteurs, aura des rpercussions durables sur la guerre civile en cours, sur les chances d'une solution politique et sur l'attitude de la communaut internationale.
Corinthia, une cible de choix
La prsence de nombreuses forces de scurit publiques et prives faisait du Corinthia l'un des endroits rputs les plus srs de Tripoli. Cet htel moderne de 24 tages est l'un des derniers lieux de rendez-vous cosmopolites de la capitale libyenne. Avec son restaurant marocain, son club de fitness et ses multiples salles de confrences, le cinq-toiles est la proprit d'une socit maltaise. Depuis la guerre de 2011, c'est aussi l que se retrouvent responsables politiques locaux, missaires trangers et journalistes. En octobre 2013, Ali Zeidan, alors Premier ministre, y avait t kidnapp par des miliciens.
Une attaque sophistique
Mardi 27 janvier. Il est environ 8 h 30 quand une dflagration secoue le quartier de la vieille ville. Une double attaque la voiture pige sur le parking du Corinthia tue trois gardes de scurit et ouvre la voie des hommes arms (au moins deux) qui pntrent dans le hall de l'htel et ouvrent le feu sur le personnel. Dans la cohue, certains employs et des clients parviennent s'chapper. Des tmoins affirment que l'un des assaillants a pu s'enfuir par une porte drobe. Deux assaillants montent l'tage. Ils parlent l'arabe libyen "avec un accent". L'un d'eux lance la cantonade : "O sont les kouffar [" infidles "] ?"
Au pouvoir dans la capitale depuis aot dernier, les islamistes de Fajr Libya, appuys par les forces de Misrata, ont cru pouvoir contenir les extrmistes.
Aprs plusieurs heures d'affrontements maills de tirs, pendant lesquels on redoute une prise d'otage, les deux hommes sont encercls au 21e tage, o ils se font exploser avec des grenades. On les identifiera par la suite comme "Abou Ibrahim le Tunisien" et "Abou Soulaiman le Soudanais". Un ancien marine employ d'une socit amricaine et un pilote franais font partie des victimes.
Al-Hassi en plein dni
La rumeur selon laquelle Omar al-Hassi, le Premier ministre du gouvernement de salut national (GNS, non reconnu par la communaut internationale), tait vis n'a pu tre confirme. Au pouvoir dans la capitale depuis aot dernier, les islamistes de Fajr Libya, appuys par les forces de Misrata, ont cru pouvoir contenir les extrmistes.
À plusieurs reprises, le GNS a minimis la menace jihadiste, en dfendant Ansar al-Charia face l'opration Dignit du gnral Khalifa Haftar et en qualifiant l'organisation État islamique (EI) de "bande de jeunes gens idalistes". Ragissant chaud aprs l'attaque, le camp al-Hassi a accus les anciens membres des comits rvolutionnaires kadhafistes, sans convaincre qui que ce soit. Un dni incroyable qui achve de disqualifier le GNS aux yeux de la communaut internationale.
La signature de l'État islamique
L'attaque a t rapidement revendique sur les rseaux sociaux comme un raid ("ghazoua") de l'EI destin venger la mort d'Abou Anas al-Libi, un vtran d'Al-Qada que Washington tenait pour le commanditaire des attentats de Nairobi et Dar es-Salaam en 1998. Captur en octobre 2013 sur le sol libyen lors d'une intervention spectaculaire des forces spciales amricaines, Abou Anas est mort des suites d'un cancer hpatique, en janvier 2015,alors que son procs devait s'ouvrir New York.
"Cette opration ne sera pas la dernire sur la terre de Tripoli si Dieu le veut", avertit le communiqu. L'État islamique n'en est pas son coup d'essai en Libye. À Derna, il a proclam le califat, mis sur pied une police islamique et pratique les dcapitations. Toujours en Cyrnaque, deux journalistes tunisiens ont t enlevs, et leur sort est incertain. À Sebha, dans le Sud, quatorze soldats ont t assassins. À Tripoli, une voiture pige a explos devant l'ambassade d'Algrie et un btiment du Pnud a essuy des coups de feu. L'EI affirme rgner sur les trois provinces administratives : Tripolitaine, Cyrnaque et Fezzan.
Un dialogue politique, vite !
L'attentat est survenu alors que se tenait Genve le second round d'un dialogue plac sous l'gide de Bernardino León, l'envoy spcial de l'ONU. Le diplomate espagnol n'a pu obtenir la participation de Fajr Libya mais reste optimiste. Le principe de futures discussions incluant les islamistes et, peut-tre, des groupes arms (qui tirent les fils de la guerre civile), a t accept. L'objectif est de parvenir un gouvernement d'union nationale pour grer le pays sur la base d'une feuille de route non partisane. Le contrle des ressources ptrolires et de la Banque centrale sera au centre des dbats.
>> Lire aussi : Des barils et des balles




 

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04:44 PM

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