> >

[] [ ]

Boussouf, Ben Bella et Boumediene ont eu la passion de lAlgrie

(Tags)
 
Marzouki est l'esclave de sa propre passion dvorante du pouvoir Emir Abdelkader 0 2014-12-18 02:43 PM
Ahmed Ben Bella, premier prsident de l'Algrie indpendante Emir Abdelkader 0 2014-04-11 09:22 PM
19 Juin 1965: Boumedine renverse Ben bella Emir Abdelkader 0 2013-06-21 12:25 AM
Abdel Hafid Boussouf, Le rvolutionnaire aux pas de velours Emir Abdelkader 0 2013-04-20 02:36 PM

 
LinkBack
  : ( 1 )  
2015-02-12
 
:: ::

  Emir Abdelkader    
: 11609
: Aug 2011
:
:
:  male
:
: 45,937 [+]
: 3119
: Emir Abdelkader has a reputation beyond reputeEmir Abdelkader has a reputation beyond reputeEmir Abdelkader has a reputation beyond reputeEmir Abdelkader has a reputation beyond reputeEmir Abdelkader has a reputation beyond reputeEmir Abdelkader has a reputation beyond reputeEmir Abdelkader has a reputation beyond reputeEmir Abdelkader has a reputation beyond reputeEmir Abdelkader has a reputation beyond reputeEmir Abdelkader has a reputation beyond reputeEmir Abdelkader has a reputation beyond repute
Boussouf, Ben Bella et Boumediene ont eu la passion de lAlgrie

Lahouari Addi rpond Sad Sadi

Boussouf, Ben Bella et Boumediene ont eu la passion de lAlgrie






Suite la publication de lentretien que Sad Sadi a accord la semaine dernire Libert, luniversitaire Lahouari Addi, cit par linterview, a transmis au journal une rponse-contribution que nous publions dans son intgralit ci-dessous.


Dans une interview accorde par Sad Sadi votre journal en date du 4 fvrier 2015, jai t surpris de lire que les personnes qui avaient critiqu ses dclarations au sujet de Messali Hadj et Ahmed Ben Bella sont tous de lOuest. Mon nom a t cit ct duniversitaires et dhommes politiques comme Daho Ould Kablia, avec linsinuation que nous formions un rseau qui soutient le rgime de Bouteflika par affinits rgionalistes. À ce stade, je crois que les limites de la dcence sont dpasses et que le principal acquis du FLN historique, la conscience de lunit nationale, a t malmen. Lopinion publique tait en droit dattendre mieux de Sad Sadi qui sest toujours prsent comme un leader national potentiel porteur dun projet moderniste pour le pays. Accuser les historiens Malika Rahal et Daho Djerbal, reconnus pour leurs travaux acadmiques en Algrie et ltranger, de rgionalisme, aurait relev du drapage verbal si le texte ntait pas crit et donc rflchi.
Me concernant, je ne rappellerai pas aux lecteurs ma polmique avec Daho Ould Kablia publie par Le Soir dAlgrie du 24 juillet 2008, ni que je nai jamais fait campagne pour A. Bouteflika comme la fait Sad Sadi. Mais l nest pas le fond du problme, car un individu peut commettre des erreurs et sen rendre compte plus tard.
Jai eu loccasion de dire que Sad Sadi avait raison dcrire sur les dirigeants du mouvement national et quil faut le fliciter pour son livre sur le colonel Amirouche, hros de la guerre de Libration nationale, que le rgime de Boumediene avait priv dune spulture sa dimension. Et jai dit aussi, dans une confrence prononce luniversit Mouloud-Mammeri Tizi Ouzou (publie par Le Soir dAlgrie du 28 juin 2010), et aussi dans une rponse Sad Sadi (Le Soir dAlgrie du 6 septembre 2010) que son hypothse selon laquelle Amirouche aurait t victime dun complot ourdi par les arabophones par hostilit aux Kabyles est inacceptable sur le plan historique et dangereuse sur le plan politique. Elle jette un dsarroi chez les jeunes gnrations auxquelles nous avons le devoir de transmettre lidal de lunit nationale que nous ont lgue prcisment Amirouche, Ali Kafi, Ben Bella, Abane Ramdane, etc.
Il est probable que le colonel Amirouche ait succomb un complot en allant Tunis avec le colonel Si El-Haous pour porter la parole des combattants de lintrieur. Ce qui tait insupportable pour la direction du FLN installe lextrieur, cest quAmirouche soit devenu virtuellement le chef national des maquis et non pas de la seule Wilaya III. Il gnait les responsables Tunis qui nacceptaient pas le principe du Congrs de la Soummam relatif la primaut de lintrieur sur lextrieur.
Cest une lutte politique lintrieur dun mouvement o les conflits idologiques, par clans et personnes interposs, taient exacerbs. Ce nest pas propre la Rvolution algrienne, et cest connu que les rvolutions mangent leurs meilleurs enfants : Robespierre a t guillotin et Trotsky assassin. Ce qui est, par ailleurs, drangeant, cest que Sad Sadi fait dAmirouche un chef kabyle, alors quil est un hros national qui appartient toute lAlgrie. Que la Kabylie soit fire davoir donn au pays un nationaliste de cette envergure, cest lgitime ; mais quil soit utilis dans une surenchre nationaliste, cest de mauvais prsage.
En tant quuniversitaire, spcialis en sociologie politique, jai men des travaux critiques, notamment LImpasse du populisme paru Alger en 1990, sans concession sur le nationalisme algrien et sur le rgime qui en est issu en 1962. Certains trouvaient que jtais dur dans mes analyses sur le systme Boussouf, matrice de ce rgime qui, mme en chaise roulante, ne veut pas oprer la transition vers lÉtat de droit. Mais je nai jamais considr Boussouf, Ben Bella ou Boumediene comme des tratres.
Au contraire, je suis convaincu que ces dirigeants ont eu la passion de lAlgrie, ce sont des patriotes sincres que la ferveur nationaliste aveuglait au point quils confondaient leurs intrts politiques avec celui du pays. Ils se sont identifis lAlgrie au point que toute opposition leurs points de vue tait considre comme une opposition la nation. Ils se qualifiaient de tratres entre eux et tous ceux qui ntaient pas daccord avec eux. Cest leur culture politique, une culture faonne par la haine quils avaient pour le systme colonial.
Il est erron et dangereux de diaboliser Ali Kafi et Ben Bella et didaliser Abane Ramdane et Amirouche. Car tous ces dirigeants ont appartenu lOS et laile radicale qui a cr le FLN. Leur mouvement reposait sur le populisme rvolutionnaire qui naccepte pas la diffrence idologique, populisme auquel a adhr la socit majorit rurale, dstructure et violente par un systme colonial brutal. Cette socit leur a donn la majorit sur laquelle ils se sont appuys, alors quelle la refuse Ferhat Abbas qui avait le sens des perspectives historiques. La situation sociologique et culturelle a donn naissance au populisme autoritaire quont incarn Krim Belkacem, Ben Boulad, Amirouche, etc. Lanalyse historique de ce mouvement est mener avec une approche sociologique et non psychologique. Ce nest pas une thmatique de bons nationalistes contre mchants rgionalistes ; cest plutt une thmatique de limites idologiques du mouvement national dans son ensemble.
En tant que citoyen appartenant une gnration postrieure la leur, je prends en considration ces limites, tout en ayant du respect pour Amirouche, Boussouf, Ben Bella, Ali Kafi, et jessaye de transmettre ceux qui me lisent lidal du FLN historique quils ont port, en y ajoutant la culture politique de la modernit intellectuelle qui lui a manqu : lÉtat de droit, la citoyennet, la dmocratie, le sujet de droit, la tolrance, la libert de conscience, lgalit entre hommes et femmes, etc.
Je terminerais par dire quil y a une ide insidieuse qui circule dans certains cercles Alger, selon laquelle lOuest na pas particip pleinement la guerre de Libration. Ce nest pas parce que Yves Courrire, qui reste malheureusement le seul corpus sur la guerre de Libration, na pas rencontr des maquisards de Relizane, Mascara, Oran, Tlemcen, Nedroma quil ny a pas eu de maquis lOuest.
Lune des plus grandes batailles de lALN, o larme coloniale avait perdu des dizaines de soldats, a t celle mene par le bataillon Mourad dirig par feu commandant Moussa de la Wilaya IV en octobre 1956. Et elle nest pas la seule. Je viens de recevoir un livre que ma fait parvenir le moudjahed Mohamed Frha sur la guerre de Libration Oran. (Oran : du mouvement national la guerre de libration, Les ditions Al Oulfia Talita, volume I, 408 pages, Volume II, 417 pages, 2010) dans lequel il a fait un travail de fourmi en compulsant les archives disponibles la wilaya, la police, dans les journaux de lpoque, en interviewant les survivants et les familles des martyrs de la ville. Dans cette mine dinformations, le lecteur y apprend quil ny a pas eu une semaine entre novembre 1954 et mars 1962 o il ny a pas dattentats et dattaques de fida contre les forces de lordre, darrestations, de troubles, de manifestations. La bataille dOran a t permanente jusqu lIndpendance.
Larme coloniale et les services de police nont pas eu de rpit, malgr les dmantlements successifs des rseaux terroristes annoncs par les journaux. Les cellules urbaines du fida, explique M. Frha, avaient une dure de vie moyenne entre 3 et 6 mois. Ds quelles taient dtruites par la police coloniale, elles taient remises sur pied avec de nouveaux cadres venant des maquis de lALN des rgions de Sig, de Perrgaux, de Mascara, dAn Tmouchent, etc. La mission de ces cellules tait dinstaller linscurit Oran pour y fixer le maximum de soldats afin de diminuer la pression militaire sur les maquis de la rgion.
En conclusion, je dirais que la mmoire des martyrs de Kabylie, des Aurs, du Touat, des monts de Tlemcen doit tre maintenue vivante et entretenue par la recherche historique et loigne des querelles de personnes.


L. A.
(*) Universitaire




 

()


: 1 ( 0 1)
 

Boussouf, Ben Bella et Boumediene ont eu la passion de lAlgrie




11:08 PM

Powered by vBulletin Version 3.8.7 .Copyright 2000 - 2015, Jelsoft Enterprises Ltd
Search Engine Optimization by vBSEO ©2011, Crawlability, Inc.
- - -
Designed & Developed by shababdz.com
2014,