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Sexe, mensonge, pouvoir : la trilogie infernale

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2015-02-25
 
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Sexe, mensonge, pouvoir : la trilogie infernale

Sexe, mensonge, pouvoir : la trilogie infernale




Du Franais Dominique Strauss-Kahn au Malaisien Anwar Ibrahim, on ne compte plus les responsables politiques dont les moeurs dbrides, ou supposes telles, ont bris la carrire. Pourquoi, l'inverse, les frasques des dirigeants africains ne les conduisent-elles (presque) jamais devant les tribunaux ?
Le mois de la Saint-Valentin a vir au cauchemar pour deux des hommes politiques les plus brillants de leur gnration - promis l'un et l'autre un destin national. Le 10 fvrier, Anwar Ibrahim, 67 ans, que l'hebdomadaire The Economist avait lu en 2009 personnalit "la plus extraordinaire d'Asie du Sud", a t condamn cinq ans de prison par un tribunal de Kuala Lumpur, en Malaisie. Motif : sodomie.
Dans un pays qui compte 60 % de musulmans et o l'accusation de pratiques sexuelles "dlictueuses" est une stratgie commode pour abattre un adversaire politique, l'emprisonnement de cet ex-vice-Premier ministre pour une obscure affaire de moeurs reposant avant tout sur la rumeur brise dfinitivement son destin politique. Pendant des mois, sa sexualit, celle de son pouse et de ses collaborateurs ont t tales la truelle la une des journaux : qui peut se remettre d'un tel lynchage ?
Au mme moment, Dominique Strauss-Kahn, 65 ans, ministre puis directeur gnral du FMI engag, jusqu' sa rencontre fortuite, en 2011, avec une femme de chambre du Sofitel de New York, sur la voie royale qui mne l'Élyse, assistait, la mine lasse, au dballage de ses partouzes "libertines" dans une salle du tribunal de Lille. Son avenir politique tant dj derrire lui, ce n'tait pas la prison qui attendait l'homme jadis trop occup "sauver la plante" pour faire la distinction entre une escort-girl et une fille de joie, mais le fond du dshonneur, sous l'oeil grillard des mdias.
Faire dfiler dans son lit les pouses de ses ministres, tenues de dlivrer sur l'oreiller les petits secrets de leurs poux...
Vu d'Afrique, o ce type de feuilleton est suivi avec passion et amusement - de l'affaire Monica Lewinsky au scooter de Franois Hollande, le spectacle du pays des Blancs est sans cesse renouvel -, nul n'imagine encore qu'il puisse tre transplant au coeur de la fort tropicale. Sexe, mensonge, pouvoir : la trilogie infernale a toujours fait partie du paysage politique africain, sans drame ni exposition mdiatique.
Certes, l'poque des grands prdateurs de femmes, pour qui l'activit sexuelle tait un attribut essentiel de l'exercice d'une autorit souvent dictatoriale, est rvolue. Plus personne sur le continent ne se comporte comme un Kadhafi, un Mobutu, un Bongo, un Eyadma, un Kenyatta ou mme un Houphout-Boigny, pour qui un vrai chef ne pouvait qu'exercer une activit sexuelle multiple et dominatrice.
Faire dfiler dans son lit les pouses de ses ministres, tenues de dlivrer sur l'oreiller les petits secrets de leurs poux ; reprer ses proies d'un oeil de lynx lors des meetings ou des crmonies officielles, puis glisser un mot l'oreille de l'un de ses "porte-sacs" pour faire venir l'lue ; laborer des filires d'importation de Marocaines ou de Bulgares jusqu'au fond de l'alcve prsidentielle ; multiplier les rabatteurs et les "nominations canap" ; s'offrir mme, ainsi que le fit le dfunt dictateur libyen, les femmes de ses pairs chefs d'État comme on collectionne les trophes ; tout cela fait partie du pass.
Rputs exemplaires en matire de fidlit conjugale et de rectitude morale, un Senghor, un Diouf, un Nyerere, un Ahidjo ou un Ould Daddah faisaient alors figures d'anomalies. Depuis, le grand vent des dmocratisations, l'apparition des rseaux sociaux et le rgne du voyeurisme mondialis ont rendu bien plus complexe la sexualisation des rapports de pouvoir en tant que procdure de valorisation des dtenteurs de l'autorit.
Seul un Jacob Zuma se permet de revendiquer la polygamie et la puissance sexuelle au nom de la spcificit culturelle zouloue, au point de faire de cet affichage l'un des lments d'une raffirmation de la fiert et de l'indpendance africaines, au mme titre que le combat contre la "justice des Blancs", incarne par la Cour pnale internationale, ou que le partenariat avec la Chine.
Paul Kagam, Alassane Ouattara et Paul Biya, les fidles
Mais cette normalisation de la vie intime des chefs, teinte, en Afrique comme ailleurs, d'une bonne dose d'hypocrisie, ne signifie pas que la majorit d'entre eux soient entrs au sminaire - loin de l. Rares sont les prsidents africains sur lesquels ne court aucune rumeur de ce type, vraie ou fausse. Paul Kagam, Alassane Ouattara et Paul Biya font partie de ce petit lot de "fidles" chez qui on chercherait en vain la trace d'une frasque ou d'un coup de canif dans le contrat.
Un peu partout, mais avant tout en Afrique centrale, la politique est affaire de pulsions et de passions au point qu'un ministre, un lu du peuple ou un haut fonctionnaire fidles en mnage sont une incongruit presque suspecte. "Mme sous les bombes, cela ne les empchait pas de chasser et de coucher", sourit une observatrice amuse des moeurs de la classe politique des deux Congos.
Reste que la "bureaugamie" assume, arrogante et ostentatoire n'a plus cours, surtout en Afrique anglophone de tradition protestante. Les ravages du sida et les discours moralisateurs des Églises du rveil sur le thme du "flau de Dieu" s'abattant sur une lite rpute fornicatrice n'ont pas peu contribu culpabiliser le vagabondage sexuel. S'il persiste, c'est sous une forme discrte.
On imagine mal aujourd'hui un chef d'État attirant dans sa chambre, pieds nus et en bermuda, une collaboratrice de J.A. pour la demander en mariage, l'instar de ce qu'osa, une nuit de 2009, l'ubuesque capitaine guinen Dadis Camara. Ou lui ouvrir la porte de sa suite d'htel lors d'une visite officielle au Japon, le peignoir dfait et l'oeil canaille, tel cet ancien prsident du Ghana connu pour sa pit et son attirance pour les peaux caramel.
Des Blancs qui, descendus d'avion, dboutonnent leur col
Imaginer un haut responsable politique ou financier se faire attraper les doigts dans le pot de confiture d'un palace africain, comme DSK New York, reste pourtant trs improbable. Il y a quelques annes, le PDG d'un grand groupe ptrolier franais fut film en galantes compagnies dans sa chambre Yaound, au Cameroun. Le commissaire de police qui avait procd au tournage clandestin entreprit alors de le faire chanter, et il fallut que le patron en question, toute honte bue, signale le fait la prsidence pour que cesse la machination.
Qui a entendu parler des soires abidjanaises ou des vires quatoriales en jet priv de DSK - toujours lui ?
Mais nul n'en sut rien Paris. Ils en ont tant vu, les Africains, de ces Blancs qui, peine descendus de l'avion, dboutonnent leur col et se laissent aller leurs pulsions dans la moiteur tropicale ! Depuis ce chef d'État, grand par la taille plus que par le mrite, baubi devant "les fesses vermeilles" d'une impratrice de circonstance ; jusqu' ce rejeton prsidentiel dont se souviennent nombre de professionnelles de Lom ou de Douala, avec leurs bouches rouges et leurs yeux brillants relevs d'un mauve violent ; en passant par ces ministres que leurs collaborateurs avaient bien du mal calmer quand s'agitaient sous leurs yeux des grappes de jeunes danseuses.
Chaque fois, ils se sont tus et les mdias n'en ont souffl mot : qui a entendu parler des soires abidjanaises ou des vires quatoriales en jet priv de DSK - toujours lui ? Ou, dans les annes 1990, des incartades tarifes de cet ancien ministre socialiste de la Coopration rput mauvais payeur au point que les prostitues camerounaises dont il avait requis les services en firent tout un scandale dans le hall de son htel, sous l'oeil de clients bahis ? Personne.
Et que dire de ces hauts fonctionnaires du ministre canadien de la Sant venus Kinshasa pour une confrence sur la prvention du sida et que l'auteur de ces lignes surprit alors qu'ils s'engouffraient dans les ascenseurs de l'htel Memling au bras de jeunes filles dont certaines avaient peine 16 ans ?
"Le pouvoir est un appareil de jouissance"
Si l'exhibitionnisme auquel ont donn lieu les procs DSK et Ibrahim et la tenue mme de ce type de procs sont difficilement pensables en Afrique, ce n'est pas par manque d'apptit du public pour les histoires de sexe, mais parce que la majorit de l'opinion estime qu'il n'y a pas l matire encombrer les tribunaux. Dans les mentalits demeure ancre la conviction qu'un pouvoir est d'autant plus crdible qu'il est visible et que l'accumulation des cuissages est l'un des symptmes du privilge que confre ce mme pouvoir. Ne pas utiliser un tel privilge jette un doute sur les capacits sexuelles du chef, donc sur la ralit de son autorit.
"Le pouvoir est un appareil de jouissance", crit le politologue Achille Mbemb. Il en va des femmes comme de l'argent : ne pas en avoir assez est un signe de faiblesse. Une seule fois dans les annales de l'Afrique contemporaine, un trs haut responsable politique a eu subir le dballage de ses escapades intimes devant les juges. Inculp de viol sur une jeune femme sropositive, Jacob Zuma, alors vice-prsident d'Afrique du Sud, parvint retourner l'accusation en revendiquant son acte sexuel comme l'un des fondements de la perptuation du pouvoir chez les Zoulous.
Rprimand pour "conduite inacceptable" mais triomphalement acquitt, Zuma fut lu, trois ans plus tard, la tte de l'État. Le chemin inverse de celui suivi par Dominique Strauss-Kahn, que l'on imagine mal, il est vrai, adopter la mme ligne de dfense face Nafissatou Diallo !



Partisans de Jacob Zuma, en 2006, devant le tribunal de Johannesburg, o l'actuel prsident sud-africain
tait jug pour le viol d'une jeune sropositive.


Fati Moalus / AFP






 

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11:18 AM

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