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l'islam n'est ni le problme ni la solution...

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Larbi Ould Khelifa : Il n'y a pas de problme de rglement de comptes entre lAlgrie et le Maroc Emir Abdelkader 0 2014-06-12 02:46 PM
Ce communiqu, cest pour dire quil ny a pas de problme Emir Abdelkader 0 2014-02-22 03:55 PM
En Isral, Franois Fillon voque le problme de la religion musulmane Emir Abdelkader 0 2014-02-18 11:56 AM
Ubu lgislateur ou le problme des lois obsoltes au Maroc Emir Abdelkader 0 2013-11-20 05:15 PM
Si lAlgrie dcide de rgler ce problme, en une journe cest rgl Emir Abdelkader 0 2013-02-25 03:36 PM

 
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2015-02-28
 
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  Emir Abdelkader    
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Manqool l'islam n'est ni le problme ni la solution...

Djihadisme : l'islam n'est ni le problme ni la solution. Il faut reparler d'humanisme



LE PLUS. De quoi l'islam est-il aujourd'hui le nom ? Cette question agite les mdias et les intellectuels des pays occidentaux. Interprts au gr des convictions, les versets du Coran sont devenus l'argument de toutes les causes. Alors, peut-on compter sur un "bon islam" pour sortir de cette crise sociale et politique ? Non, affirme l'crivaine Chahla Chafiq.

A la recherche du profil type des jeunes djihadistes, les experts se heurtent des contradictions et zigzaguent au gr de lactualit.

"Les loups solitaires"

Avant que les meurtres du 7 janvier ne mettent en scne les frres Kouachi et Amedy Coulibaly, le dpart de jeunes franais vers la Syrie avait rvl les visages surprenants de djihadistes, des Maximes devenus des Abou Abdallah al-Faransi, ns dans des familles qui ne sont ni immigres ni musulmanes.

Ce choc aurait pu tre salvateur en nous invitant une analyse complexe des enjeux que pose lidologisation de toute religion dans notre monde hant par une crise non seulement conomique et sociale, mais aussi culturelle et politique. Les dbats de lpoque nincitaient pourtant qu remplacer danciens clichs strotyps par de nouveaux.

On a vu les regards se focaliser sur de jeunes djihadistes issus de familles "athes" qui s"auto-radicalisent" sur internet, le caractre virtuel du processus servant omettre, en termes dexplication, la complexit du monde rel. Dans le mme temps, lmergence de limage des "loups solitaires" gommait lexistence de groupes islamistes organiss, leurs stratgies et leurs moyens daction.

Lattentat du 7 janvier nous a, hlas, replong au cur de cette ralit, sans pour autant amener une prise de conscience claire quant la dimension idologico-politique des phnomnes auxquels nous confronte le djihadisme.

Lislam est-il coupable ou innocent ?


En se centrant sur le rle de lislam, les dbats nont pas tard sorienter vers les sentiers battus de la confrontation entre les dfenseurs de lislam et ses contestataires qui numrent, tour de rle et leur guise, des versets du Coran.

En filigrane de ces controverses, se profile le duel entre ceux qui exposent lislam comme une menace pour les valeurs dmocratiques franaises et ceux qui brandissent le danger de l"islamophobie", de ces valeurs.

Une interrogation hante les uns et les autres : lislam est-il coupable ou innocent ?

Cette manire daborder la question nous conduit fatalement une confrontation binaire, strile et sans issue. Ne devrait-on pas lui prfrer une approche complexe, capable dlucider le rapport entre lislam et lislamisme, tout en mettant fin leur confusion ?

La question de lislam et des femmes, largement dbattue dans les mdias, nous y invite. "Lislam est misogyne", disent certains, alors que dautres inventent un "islam fministe". Les premiers nauront aucun mal trouver dans le Coran des versets affirmant linfriorisation des femmes ; et leurs opposants en trouveront dautres pour nuancer ces affirmations.

"La polygamie est autorise par le Coran", ajoutent les premiers ; et les seconds de leur prciser quelle ne peut sappliquer qu une condition : lgalit entre les pouses ; une telle galit tant humainement impossible, dautres ripostent dj que cette condition, et donc le Coran, plaide pour labolition de la polygamie.

Une famille patriarcale classique

Face aux versets cautionnant la suprmatie des hommes, les dfenseurs dune interprtation fministe du Coran soulignent ainsi les versets qui plaident pour la prise en compte des besoins des femmes et de leurs droits. La discussion tourne vite en rond, car, aussi paradoxal que cela puisse paratre, ces deux positions sont bel et bien prsentes dans le Coran et, loin dtre contradictoires, constituent une vision cohrente de lquit et non de lgalit dans laquelle les droits diffrencis des hommes et des femmes correspondent des devoirs diffrencis.

Aux femmes, le devoir de se soumettre aux hommes ; aux hommes, le devoir dassurer les besoins des femmes et de toute la famille.

Pour les islamistes, ce schma est dailleurs le comble de lhonneur et de lamour lgard des femmes. La Loi islamique, la charia, donne corps cette quit en dessinant une famille patriarcale dont les valeurs ne diffrent gure des lois juives et chrtiennes. En effet, toute religion, ds lors quelle est institutionnalise comme source de loi, au prtexte de lintrt suprieur de la famille, cautionne la hirarchisation des sexes et la suprmatie de lhomme (du pre, du mari, du frre, du fils), au nom de lordre sacr.

Ce dernier se combine parfaitement lordre politique autoritaire (du roi, du chef, du sage) et sy panouit au nom de lintrt de la communaut. Or, cet intrt est intrinsquement en contradiction avec le projet dmocratique bas sur lgalit et la libert des individus-citoyens.

Cest pourquoi limposition de la charia entre en contradiction avec toute volont mancipatrice.

Une idologie qui prne un ordre totalitaire

Les dbats passionns sur lislam et les droits des femmes, sans cesse relancs depuis fin du 19e sicle, tmoignent des tensions sociopolitiques et culturelles qui traversent le monde dit musulman o les avances en termes de modernisation se produisent en labsence de dmocratie. Ainsi, laccs des femmes la scolarisation, au travail rmunr et lespace public ny va pas de pair avec la reconnaissance de leur autonomie, de leur libert et de lgalit des droits.

Ces droits sont refuss la socit tout entire pour prserver lidentit dite islamique de ces pays. Au nom de lunit de loumma, on cautionne lordre autoritaire, on le renforce. Si les dictatures utilisent la religion pour se maintenir, lislamisme va plus loin dans linstrumentalisation de la religion : il en fait une idologie qui prne un ordre totalitaire.

Dans linstauration de lordre sacr, une voie dont il promet quelle sera faite de justice et dquit, lislamisme rejette en effet lautonomie dmocratique assimile une source de perversion et de corruption.

Instrumentalisation de l'identit religieuse

Que lon soit dans la Tunisie post-rvolutionnaire au cur dune bataille pour la dmocratie, ou en France, au moment du vote des droits galitaires pour les homosexuels, les islamistes, de toutes tendances, instrumentalisent lidentit religieuse en mobilisant la peur et les fantasmes quant au dlitement de la famille, au dsordre sexuel, au chaos moral. Ils attirent ainsi, dans leur camp, des hommes et des femmes que leur offre identitaire scurise, tout comme le font les tenants des autres mouvements noconservateurs fonds sur lexacerbation des identits nationales, ethniques et religieuses (notamment chrtiennes et juives).

Lessor de lislamisme, o quil ait lieu, renseigne surtout et avant tout sur ltat des rapports de force sociopolitiques autour de la dmocratie et des failles qui menacent ses avances. Une des manires de fermer les yeux sur ces failles consiste chercher dans le "bon islam" une voie de sortie du djihadisme. Or, cette perspective du "tout religieux" croise les vises des islamistes et les nourrit.

Et si, au contraire, nous arrtions de voir la religion la fois comme lunique source des problmes et en mme temps sa solution ? Et si nous cessions de jouer en faveur de tous les mouvements identitaires, extrmistes et anti-dmocratiques ? Et si nous acceptions de nous confronter au vide politique creus par le recul des repres humanistes et laques ? Et si nous nous attaquions, vraiment, au dveloppement multiforme des replis sexistes, racistes et antismites ?


 

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