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  Emir Abdelkader ãÊæÇÌÏ ÍÇáíÇð  
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ÇÝÊÑÇÖí Messali Hadj, l’honneur national

Messali Hadj, l’honneur national






Que vaut la parole de Saïd Sadi, d’Ali Haroun ou de Saïd Abadou face à celle d’Ahmed Ben Bella ou de Hocine Aït Ahmed, anciens chefs nationaux de l’OS et dirigeants historiques du FLN ?
Ben Bella s’est recueilli sur la tombe de Messali Hadj, juste après sa libération de prison en 1981. Aït Ahmed a fait de même après son retour d’exil en 1990. Sadi veut nous faire avaler la couleuvre de comparer Messali à Pétain : peut-il nous produire un geste ou une seule phrase de De Gaulle rendant hommage à Pétain. Non, par conséquent, Messali n’est pas Pétain, ce que nous allons démontrer plus loin pour confirmer le témoignage de ces chefs historiques.
Ajoutons qu’un autre chef historique du FLN, Mohamed Boudiaf, le plus hostile à Messali pendant la guerre, a estimé que l’Algérie était en train de subir la malédiction de Messali (témoignage de son ami Hocine El Mili). De même, le grand militant de la cause nationale, Hocine Lahouel, ex-SG du PPA/MTLD, et chef de file des ex-centralistes opposés à Messali, était au premier rang lors de ses funérailles à Tlemcen en 1974, malgré l’hostilité du régime de l’époque. Enfin, il y a lieu de signaler pour les amnésiques que le prestigieux chef des Aurès et l’un des principaux animateurs du 1er Novembre, Mostefa Ben Boulaïd, était défendu lorsqu’il a été arrêté en 1955, par un avocat de Messali et non par un avocat du FLN. S’il avait eu un doute sur Messali, il n’aurait pas accepté son avocat. En conséquence, les témoignages de Ben Bella, d’Aït Ahmed, de Boudiaf, de Ben Boulaïd et de Lahouel devraient définitivement clore le débat sur la fidélité de Messali Hadj à son long combat pour l’indépendance et l’honneur de l’Algérie. Comme dit le proverbe : "quand les grands parlent, les petits se taisent".
Venons-en maintenant au parcours du grand combattant de l’indépendance nationale Messali Hadj. Dans les années 1930, après cent années d’occupation, la pression colonialiste sur le peuple algérien était terrible : dénuement extrême, déculturation, droits politiques et sociaux bafoués, l’Algérien étant considéré comme un citoyen de seconde zone (loi du double collège). L’idée même d’indépendance était devenue une chimère irréalisable, de telle sorte que les élites faisaient ouvertement l’apologie de la présence française, comme on peut le constater dans l’échantillon de ces louanges à la France génocidaire, ci-après : Dr Bendjelloul, Président des Elus de Constantine (toute la Région Est) déclare : "Tous les écrits, tous les actes de cette jeune Algérie ne sont-ils pas là pour crier bien haut qu’elle est avant tout française ? Et si nous avons un nationalisme, n’est-il pas complètement français ?" (l’Entente 27 février 1936). Ferhat Abbas, alors l’adjoint du Dr Bendjelloul enchaîne : "Si j’avais découvert la "Nation algérienne", je serais nationaliste….cette patrie n’existe pas….Nous avons donc écarté une fois pour toutes les nuées et les chimères pour lier définitivement notre avenir à celui de l’œuvre française dans ce pays." (La Défense 28 février 1936). La messe est dite, pourtant ce n’est pas fini. Déclaration du Cheikh Ben Badis : «Croyez-vous que la nation algérienne qui a une histoire algérienne passe un siècle entier dans le giron de la France civilisée sans renaître aux côtés de la France, sous sa bienveillante protection, la main dans la main, telle une fille charmante et pleine de vitalité, possédant tout ce que peut avoir une fille de race élevée par une mère pareille." (Al Bassaïr du 27/12/1935). Il ajoute plus loin : "Ceci afin que le Musulman algérien soit aux côtés de ses autres frères, les fils de la France, sur le même et vrai pied d’égalité. Celle-ci aura pour conséquence la véritable union que nous recherchons."
Toutes ces déclarations de fidélité à la France vont se matérialiser par une Charte revendicative du Congrès musulman, coalition regroupant la Fédération des Elus de Constantine, l’Association des Oulémas, le Parti communiste algérien (PCA) et d’autres associations de la société civile, une Charte qui va revendiquer le «rattachement pur et simple à la France» (article 2) et qui sera présentée le 24/07/1936 au gouvernement français.
Comment qualifier de tels actes de soumission, après 70 années de résistance armée continue et d’effroyables massacres génocidaires ? Devant tant de défaitisme de ses élites, le peuple algérien, qui vit dans sa chair l’oppression coloniale et le mépris des colons, ne pouvait que se sentir encore plus abandonné. Heureusement, dans ce naufrage, une voix sortie des entrailles du peuple, une voix d’un homme humble sans fortune et sans bagage intellectuel, va lui apporter une lueur d’espoir auquel il va s’accrocher jusqu’à la victoire finale : en effet, après la présentation de la Charte défaitiste au gouvernement français, Messali Hadj le Président de l’ENA, viendra de Paris à Alger pour clamer le 2 août 1936 dans un meeting du Congrès musulman, face aux élites et face au colonat qui faisait si peur «l’Algérie n’est pas à vendre» en l’illustrant par la démonstration suivante : «il y a une différence fondamentale entre le rattachement de notre pays, acquis contre notre volonté, et le rattachement volontaire accepté de plein gré au Congrès qui s’est tenu le 7 juin à Alger. Nous sommes, nous aussi, les enfants du peuple algérien et nous n’accepterons jamais que notre pays soit rattaché à un autre pays contre sa volonté. Nous ne voulons, sous aucun prétexte, hypothéquer l’avenir et l’espoir de liberté nationale du peuple algérien.» Il souligna par ailleurs : «Nous avons été accusés, plus d’une fois, de communistes, de wahabistes, d’agents de l’Allemagne, de Moscou et d’autres pays ; nous vous disons que nous n’avons été ni les agents des uns, ni les agents des autres, mais que nous avons été, et que nous sommes et serons toujours, les agents et les serviteurs du peuple algérien. Nous sommes décidés à tous les sacrifices pour que l’Algérie soit libre, prospère et instruite.» Où se trouve, Messieurs les détracteurs de Messali Hadj, le camp de la trahison et celui de l’honneur ?
Le fait est que, durant les années 1930 à 1950, la France était tranquillisée du côté des élites et semblait indétrônable. Son seul souci était de neutraliser le parti de Messali qui apparaissait comme un nuage annonçant la tempête dans le ciel serein de la colonisation. Pour cela, elle employa deux moyens : la répression et la division du parti. Quand en 1936, voir plus haut, Messali déclarait être décidé à tous les sacrifices, ce n’était pas un vain mot. Car, une année après, en 1937 il fut condamné à 2 années de prison dans un premier procès et à 16 années dans un deuxième procès en 1941. Il connut Lambèze, puis le sinistre bagne du Congo. Aucun dirigeant politique algérien n’a cumulé pour la cause nationale autant d’années de prison et de privation de liberté que Messali. Libéré après la fin de la Seconde Guerre mondiale, après avoir créé l’OS lors du congrès de 1947, il se trouva confronté de 1951 à 1954, à une opposition de la direction du parti devenu PPA/MTLD (Bureau Politique et Comité Central). Cette direction s’est renouvelée à l’occasion du Congrès de 1947, où la vieille garde ouvrière de l’ENA s’est vue remplacée par une jeune élite issue de la petite bourgeoisie ouverte aux compromis. Cette nouvelle direction, inspirée par des «gorges profondes» colonialistes (Jacques Chevallier, maire d’Alger), va multiplier les initiatives de rapprochement avec les organisations intégrationnistes de 1936.
Pour faciliter cette entreprise de déviation de la ligne politique radicale du parti, Messali est arrêté en 1952 et mis en résidence surveillée en France. A partir de là, Messali n’aura plus que les correspondances pour diriger le parti. Malgré ses nombreux conseils et mises en garde, l’enlisement de la direction dans le marécage réformiste devient irréversible. Ainsi, une directive demandant à la direction d’envoyer des militants en Egypte pour une formation militaire est mise sous le boisseau. Seuls, quelques étudiants d’universités arabes furent informés de manière informelle et enrôlés. La direction ne fait même pas preuve de solidarité avec les résistances tunisienne et marocaine pour ne pas déplaire à ses conseillers de la Mairie d’Alger, à tel point que Messali eut recours à une Fatwa d’Al Azhar pour les pousser à agir, extrait de sa lettre ci-après : «si, sur le plan politique, nous avions fait fausse route, sur le plan islamique nous sommes de mauvais musulmans, étant donné que la Fatwa d’El-Azhar au sujet du Maroc, intime l’ordre à tout musulman de se dresser et de lutter contre l’impérialisme français par tous les moyens.» Le rapprochement de Messali et de la direction devenant impossible, les évènements vont se précipiter pour aboutir à la scission du parti, le but visé par l’ennemi, scission qui va intervenir au mois de juillet et août 1954 avec la tenue de deux congrès du parti.
Accaparée par Messali, la France n’a pas vu venir, volonté divine (Coran 8/30), la troisième tendance du parti qui va mettre le feu aux poudres le 1er Novembre 1954. En résidence surveillée, Messali apprit tardivement cet évènement capital. Malgré qu’il fût dans l’ignorance la plus totale et que la lutte armée ait été engagée sans son accord, il ne la condamne pas, et la bénit plutôt dans un communiqué diffusé le 8 novembre 1954. La guerre enclenchée, la France va découvrir à travers la lecture de la Proclamation du 1er Novembre à la radio du Caire, deux autres adversaires stratégiques en plus de Messali, à savoir l’Egypte et Ben Bella. A partir de là, elle mettra tous les moyens pour les combattre. Casser le cordon ombilical qui rattachait la Révolution algérienne à l’Egypte devient l’axe stratégique des services secrets français tout en menant en parallèle une lutte implacable contre le messalisme à l’intérieur. C’est ainsi que, pour mettre en œuvre leur politique, ils trouvèrent en Abane Ramdane l’homme idéal, car doté de deux qualités essentielles : un, il était l’antithèse idéologique de Messali et de Ben Bella, c’est-à-dire foncièrement opposé au monde arabo-musulman et donc à l’Egypte ; deux, ses capacités d’organisateur étaient utiles pour rassembler au sein du FLN tous les ex-intégrationnistes (UDMA, PCA, Oulémas) en plus des centralistes, tous foncièrement anti-messalistes. C’est ainsi qu’en janvier 1955, Abane Ramdane bénéficie miraculeusement d’une remise de peine en pleine guerre. Selon Mohamed Harbi, dans son livre «Mirages et Réalité», page 129, je le cite : «le directeur de la prison, qui connaît Abane de réputation, ne tient pas à fournir aux détenus politiques un organisateur. Il lui accorde une remise de peine et le libère en janvier 1955.» Il aurait dû ajouter : «il a préféré le fournir au FLN à l’extérieur qui en avait bien besoin.» Généreuse envers Abane, la France fit preuve de sa haine mortelle quand il s’est agi d’un militant aux valeurs arabo-islamiques tranchées.
Le 1er novembre 1954, bien avant la libération anticipée d’Abane, Zeddour Brahim Belkacem, un ami de Ben Bella et membre du Comité de libération nord-africain, basé au Caire, est arrêté à Oran, sa ville natale où il est venu quelques mois auparavant avec des directives de la Délégation Extérieure remises à des responsables à Alger par où il a transité. Libéré le même jour, il est repris quelques heures après et transféré à Alger pour des interrogatoires poussés. Pendant sa courte liberté, il a confié à ses parents que la police voulait des informations sur la Délégation Extérieure et a juré de ne pas lâcher un mot (témoignage de ses proches). Effectivement, sa volonté a été poussée à l’extrême et depuis son transfert à Alger, on ne l’a plus revu. Ce fut le premier disparu de la Révolution. Revenons à la libération d’Abane et à la suite des évènements. En avril 1955, Messali envoie une délégation à la Conférence de Bandoeng pour défendre la question algérienne, le FLN ayant sa propre délégation. C’est le mémorandum de Messali qui est lu à la tribune. En juin 1955, Abane déclare la guerre aux messalistes à travers une circulaire interne du FLN. Dans la même circulaire, il invite les ex-intégrationnistes à rejoindre le FLN. A travers cette circulaire, Abane dévoile sa stratégie : alliance avec les ex-intégrationnistes et guerre contre les messalistes. C’est de cette nouvelle composante du FLN regroupant les ennemis idéologiques de Messali et de Ben Bella (Abane et ses héritiers politiques) et les ex-intégrationnistes, d’où sortiront après l’indépendance les futurs détracteurs de Messali.
A contrario, on ne trouvera jamais un ancien militant indépendantiste PPA/MTLD traiter Messali de traître. En septembre 1955, à la 10e session de l’AG de l’ONU, Messali est encore une fois présent à travers sa délégation, en même temps que celle du FLN. A cette date où Messali défendait la question algérienne à l’ONU, les ex-intégrationnistes (UDMA, PCA, Oulémas) dont les noms orneront plus tard les édifices publics de l’Etat algérien, n’étaient toujours pas acquis à l’idée d’indépendance et n’avaient pas encore rejoint le FLN. A la fin de l’année 1955, Abane fait part de son intention d’organiser une réunion des cadres de la Révolution, initialement prévue dans le Nord-Constantinois (W.2). A la même période (novembre), Ben Boulaïd s’évade de la prison de Constantine. Arrêté en février, il a été défendu par un avocat de Messali. En mars 1956, il est victime d’un attentat attribué aux Français : thèse invraisemblable selon l’ex-colonel Zbiri, car selon lui, Ben Boulaïd a toujours mis en garde les militants contre les objets quelconques, y compris la nourriture, laissée par l’ennemi. Par conséquent, Ben Boulaïd a manipulé en toute confiance une radio de l’ALN, alors que celle-ci avait été piégée. Explication : pendant sa détention, Ben Boulaïd n’a, à aucun moment, critiqué Messali et de surcroît, il a accepté son avocat pour le défendre. A partir de là, Ben Boulaïd est devenu un problème d’une gravité extrême pour la direction du FLN et surtout pour Abane qui préparait le Congrès de la guerre aux messalistes et à l’Egypte. Coïncidences troublantes : juste un mois après la mort de Ben Boulaïd, Ben Bella, fait l’objet d’un attentat en Libye auquel il échappe miraculeusement.
D’un autre côté, l’Armée française déclenche en Kabylie l’opération «Oiseau bleu» destinée officiellement à infiltrer le FLN, mais en réalité destinée à armer ses maquis pour renverser le rapport de forces FLN/MNA en faveur du FLN. En août 1956, arrive l’énigmatique Congrès de la Soummam avec la participation des seuls chefs de zone. Nonobstant l’absence de la wilaya des Aurès, de la Fédération de France et de la Délégation Extérieure qui peuvent s’expliquer par les conditions de la clandestinité, il est en effet énigmatique d’avoir empêché la participation des officiers de l’ALN présents sur les lieux du Congrès comme Mohammedi Saïd et Amirouche pour la W3, M’hamed Bougara et Dehilès pour la W4, Benaouda et Ali Kafi pour la W2. Car, en principe, un congrès est une structure élargie au deuxième degré. Le Congrès de la Soummam était plus un Bureau Exécutif qu’un congrès. Ce sont peut-être les amendements idéologiques opérés sur la Proclamation du 1er Novembre qui semblent être une explication de l’absence des cadres présents. Car, leur présence au Congrès aurait sans doute empêché leur adoption. C’est ainsi que la Plateforme issue du Congrès a réussi à abroger «les principes islamiques» et n’a retenu que la mention «république démocratique et sociale».
Dans la même foulée «l’unité nord-africaine dans son cadre naturel arabo-musulman» est remplacée par "la Fédération des Etats Nord-Africains". Ainsi, l’intention de se démarquer de la communauté arabo-islamique est nettement affirmée. Cette intention s’est aussi vérifiée par la disposition suivante de la Plate-forme : «la Révolution n’est inféodée ni à Washington, ni à Moscou, ni au Caire», disposition qui visait surtout le Caire et l’alliance stratégique avec l’Egypte. Par ailleurs, vu les oppositions vigoureuses qu’elle allait susciter, les conséquences du Congrès de la Soummam vont être dramatiques, à telle enseigne qu’Aït Ahmed a révélé après l’indépendance que l’arrestation des 5 le 22 octobre 1956 a sauvé la Révolution, car Ben Bella était farouchement opposé à la Plate-forme de la Soummam : la guerre civile était aux portes du FLN. Son arrestation fut favorable à Abane, car elle lui a permis d’éliminer tous ses partisans en Tunisie, en particulier leur chef de file Mahsas et les officiers de la W1 et de la Base de Souk Ahras, dont 17 sont condamnés à mort et exécutés, le tout avec l’aide et le soutien d’un bataillon de l’ALN de la W1 dirigé par un agent du SDECE, le Commandant Ali Hamdi, secondé par son chauffeur un autre agent du SDECE Mokhnache Abdelhamid qui, en réalité, au sein du SDECE, était le chef de Hamdi (source : «Les vérités qui n’ont pas été dites» de Basta Arezki). Ces deux agents du SDECE étaient préparés pour attendre l’arrivée du délégué du CCE Amar Ouamrane, après la clôture du Congrès de la Soummam, pour l’aider à asseoir son autorité en Tunisie.
Par la suite, Ouamrane a imposé un nouveau chef à la W1, Mahmoud Chérif, un officier de l’Armée française, ex-UDMA, condamné à mort par l’ALN et repêché suite à une louche opération commando dans la ville de Tébessa. Ainsi, le plan tracé par Abane relatif à l’éradication des messalistes et des benbellistes au sein du FLN était en passe de réussir. Il ne restait plus qu’à se détacher de l’Egypte et se rapprocher de Bourguiba. Mais, encore une fois, le complot humain va se trouver impuissant en face de la volonté divine (Coran 8/30). De sa prison, et donc malgré sa privation de liberté, Ben Bella réussira par sa détermination et ses convictions à rallier la majorité des cadres de la Révolution à ses thèses («Les Archives de la Révolution» de M. Harbi page 179, § 6, lettre de Krim), ce qui se concrétisera par les décisions du CNRA d’août 1957 rejetant les principes idéologiques de la Soummam et l’exclusion des centralistes du nouveau CCE : Abane fut isolé et seul Dehilès a voté avec lui sur un total de 23 présents. Ouamrane, Krim et Bentobal, ex-membres du Congrès de la Soummam, ont voté contre lui : ainsi, ils ont soit révisé leur position de 1956, soit ils ont été induits en erreur, soit ils n’ont pas lu la dite Plate-forme de la Soummam, les documents du congrès ayant atterri dans une caserne de l’Armée française, la mule qui les transportait ayant été égarée (encore une énigme de ce fameux congrès). Après le CNRA de 1957, l’influence de Ben Bella restera toujours aussi vivace, à tel point qu’il a été le seul parmi ses compagnons de détention à être désigné Vice-Président, lors de la constitution du GPRA en septembre 1958.
S’il y avait eu un seul doute au sujet de de sa fidélité à la cause nationale, ni le CNRA qui nomme le gouvernement, ni les 3B, ni ses compagnons de détention n’auraient admis son poste de Vice-Président du GPRA. Ce sont les seuls qui peuvent le juger à la majorité d’entre eux, majorité qui était statutairement de deux tiers et personne d’autre,. En ce qui concerne Abbane, son seul succès a été la funeste guerre fratricide contre le messalisme, guerre qui n’a cessé qu’au cessez-l e-feu, une guerre algéro-algérienne bénéfique pour la France et ce, grâce à deux hommes qu’il a placés au sommet de la Fédération de France du FLN, Omar Boudaoud et Rabah Bouaziz. Car, durant cette guerre fratricide dévastatrice au plan national, la France aura encore à susciter des divisions et des vraies trahisons, aussi bien dans les rangs de Messali que dans ceux du FLN. Heureusement, ces trahisons d’une extrême gravité (Bellounis, Si Salah, le FAAD, Adjoul Adjoul, Cdt Hamdi, etc…) n’ont pu en aucune façon, faire changer de cap, ni à Messali, ni au FLN jusqu’à la récupération de la souveraineté nationale.
Pour sa part, Messali ne cessera jamais de condamner la répression colonialiste jusqu’au cessez-le-feu du 19 mars 1962, refusera avec dédain une invitation de la France aux négociations d’Evian pour la laisser face au FLN et lui éviter de jouer la division, et à la veille du référendum du 3 juillet 1962, il appellera le peuple algérien à voter «oui» pour l’indépendance, son objectif stratégique de 1927 lancé lors du Congrès anti-impérialiste de Bruxelles. Alors, devant un tel bilan, la baptisation de l’aéroport de Tlemcen, n’est pas du tout à la hauteur d’un tel géant de l’histoire nationale, surtout quand on sait qu’une grande partie des édifices publics portent le nom de personnalités n’ayant jamais revendiqué l’indépendance de l’Algérie. La Nation algérienne doit à Messali Hadj plus que l’aéroport de Tlemcen, c’est un devoir impérieux et urgent (je pense à la remarque qu’a faite Boudiaf à son ami Hocine El Mili).
P/ Les Amis du PPA
Afif Haouli
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Les filles de Ben Bella et Messali Hadj se constituent partie civile Emir Abdelkader ÞÓã ÇÎÈÇÑ ÇáÕÍÝ 0 2015-01-07 06:09 PM
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