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Égypte : Sissi, le Poutine arabe...

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2015-03-02
 
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Manqool Égypte : Sissi, le Poutine arabe...

Égypte : Sissi, le Poutine arabe qui veut "terroriser les terroristes"






En achetant des avions franais et du matriel russe, le prsident entend montrer l'alli amricain que son pays peut s'manciper. Et diversifier ses partenariats.
Doublement du canal de Suez, achat d'une centrale lectrique nuclaire la Russie, acquisition de 24 avions de combat Rafale et d'une frgate multimissions Fremm : le marchal prsident Abdel Fattah al-Sissi semble bien parti pour honorer la promesse faite lors de son lection, en juin 2014, de "restaurer la grandeur et la puissance de l'Égypte".
Une aubaine presque miraculeuse pour l'industrie militaire franaise, et en particulier pour l'avionneur Dassault, qui dcroche l son premier march l'exportation, aprs des checs rpts Singapour, en Suisse, aux Émirats arabes unis, au Maroc et au Brsil, alors que le mgacontrat indien, portant sur l'acquisition de 126 appareils, tarde se concrtiser. Les montants en jeu donnent le vertige : 5,2 milliards d'euros, rien qu'en armes franaises.
Le march a t boucl en un temps record - moins de cinq mois ! Avec 15 % de la population au chmage et une conomie exsangue depuis la rvolution qui a chass du pouvoir Hosni Moubarak, en janvier 2011, l'Égypte ne semblait pas en mesure de rgler une telle facture, mme chelonne sur plusieurs annes, comme c'est la rgle en pareil cas. Mais c'tait compter sans l'appui inconditionnel des monarchies du Golfe - Arabie saoudite, Émirats et Kowet - qui ont approuv ce grand contrat. Et vont contribuer son financement.
Les raids en Libye pourraient n'tre que le prlude un engagement militaire plus important..
Le Caire prendra livraison des trois premiers appareils d'ici juillet, ainsi que de la frgate, initialement destine la marine franaise et qui va changer de pavillon. Les Rafale pourraient ainsi participer la crmonie d'inauguration du canal rnov, le 5 aot. Au total, cinq ans seront ncessaires pour honorer le contrat. Les chasseurs-bombardiers franais pourraient tre rapidement amens intervenir sur le thtre des oprations.
La veille de la signature officielle du bon de commande, le 16 fvrier, l'aviation gyptienne a pilonn des positions de l'État islamique (EI) dans l'est de la Libye, en reprsailles l'abominable excution de 21 Coptes gyptiens. Ces raids pourraient n'tre que le prlude un engagement militaire plus important. À l'instar de Vladimir Poutine, dont il partage les postures martiales et le rve de puissance retrouve, Sissi veut "terroriser les terroristes".
Depuis un an, il soutient bout de bras le sulfureux gnral Khalifa Haftar, "bras arm" du gouvernement de Tobrouk, qui lutte contre les milices islamistes de Fajr Libya ("l'Aube de la Libye"). En proie au chaos, l'ex-Jamahiriya de Mouammar Kadhafi est en effet devenue un vritable sanctuaire terroriste, et Le Caire redoute une jonction entre les groupes libyens et "ses" jihadistes du Sina, qui harclent les forces de scurit gyptiennes.
Menaces de suspension de l'aide militaire amricaine
Les arguments militaires ont-ils fait pencher la balance en faveur de l'offre franaise ? Ou l'achat des Rafale relve-t-il d'abord d'une politique de "prestige retrouv" - dit plus prosaquement, un "cadeau" destin flatter l'orgueil de l'institution militaire, colonne vertbrale du rgime depuis 1952 ? Les avis divergent. Robert Springborg, professeur invit l'Institut d'tudes politiques (IEP) de Paris et considr comme l'un des experts qui font autorit sur les questions de dfense dans la rgion, estime que l'arme gyptienne est "surdimensionne" et qu'elle souffre moins d'une pnurie de matriel que d'un manque de personnel qualifi, notamment de pilotes.
Englue et tenue en chec au Sina, elle aurait, selon lui, davantage besoin d'hlicoptres de combat de type Apache, plus adapts une stratgie de contre-insurrection. "On n'achte pas des armes, et pour un tel montant, par lubie, par caprice ou pour faire plaisir des pays amis, tempre un expert franais. Les acteurs voluent dans un univers de rationalit. Une dcision d'une telle porte est ncessairement arrte en concertation avec l'tat-major de l'arme. C'est donc qu'elle rpond un besoin."
La polyvalence du Rafale, capable de mener des missions de dfense arienne, de reconnaissance et d'attaque au sol, a certainement jou en sa faveur. Il bnficiera de la panoplie des quipements les plus sophistiqus, contrairement aux 230 F16 amricains qui quipent dj l'arme gyptienne, technologiquement "brids" pour ne pas mettre en danger la supriorit arienne d'Isral, principal alli des États-Unis dans la rgion. Enfin, l'Égypte pourra utiliser les appareils sa discrtion, sans devoir demander l'autorisation au pralable, comme c'est la rgle aux termes des accords militaires conclus avec Washington.
"Ce contrat sign avec la France comporte une dimension gopolitique vidente, explique Karim Bitar, directeur de recherche l'Institut de relations internationales et stratgiques (Iris). C'est un avertissement adress l'administration amricaine. Le prsident Sissi a trs mal vcu les critiques qui ont accompagn sa prise de pouvoir, qu'il a interprtes comme le signe d'une collusion avec ses ennemis, les Frres musulmans. Les menaces de suspension de l'aide militaire amricaine - d'un montant de 1,3 milliard de dollars par an - ont renforc son exaspration.
Aujourd'hui, en achetant du matriel russe ou des avions franais, il cherche montrer l'alli amricain que l'Égypte peut s'manciper, qu'elle est capable de diversifier ses partenariats." Il n'est videmment pas encore question d'un revirement d'alliance. C'est une partie de bras de fer feutre double dtente qui se joue. Le Caire veut faire monter les enchres, amener les Amricains rflchir, pour ne plus avoir subir les remontrances des "idalistes dmocrates" du dpartement d'État. En premire ligne dans la guerre contre le terrorisme, l'Égypte de Sissi veut tre traite avec plus de considration et d'indulgence.
Une telle dmarche n'aurait cependant pas t possible sans l'appui de l'Arabie saoudite et des Émirats. Ces monarchies du Golfe sont en effet les vrais sponsors du rgime gyptien, auquel elles ont vers pas moins de 20 milliards de dollars depuis juillet 2013. Or, entre elles et leur traditionnel protecteur amricain, le courant ne passe plus. Les Saoudiens, qui ont offert l'asile au prsident tunisien dchu Zine el-Abidine Ben Ali, ont t ulcrs par le lchage du ras gyptien Hosni Moubarak, en janvier 2011.
Le soutien peine voil des États-Unis aux Frres musulmans, entre 2011 et 2012, a t regard, du ct de Riyad et d'Abou Dhabi, comme une erreur funeste de l'administration Obama. Le recul du prsident amricain sur le dossier syrien, au cours de l't 2013, et le rapprochement diplomatique entre Washington et Thran, intervenu au cours de la mme priode, ont achev de ruiner le crdit des États-Unis auprs des monarchies sunnites du Golfe. Obama, trop faible et trop conciliant, n'est plus peru comme un alli fiable...
Convergence d'analyse propos de la Libye
"A contrario, note Karim Bitar, l'intransigeance de la position franaise a t de nature resserrer les liens entre Paris et Riyad, qui s'taient un peu distendus, au profit du Qatar, du temps de Nicolas Sarkozy. La France de Hollande et de Laurent Fabius campe sur une ligne dure vis--vis de Thran. Elle reste aussi l'une des seules puissances occidentales exiger toujours comme pralable le dpart de Bachar al-Assad, qui, aux yeux des Saoudiens, est infrquentable parce qu'alli des Iraniens."
Enfin, il existe une convergence d'analyse entre le prsident Sissi et le ministre franais de la Dfense, Jean-Yves Le Drian, au sujet de la Libye. L'un et l'autre ont une approche interventionniste, voire martiale, qui est aussi celle des Émirats, engags militairement aux cts du gnral Haftar. Est-il besoin de le prciser ? C'est en Arabie saoudite, o ils taient venus prsenter leurs condolances aprs le dcs du roi Abdallah, que le chef de l'État franais et le ras gyptien ont formalis la vente des Rafale, le 25 janvier. Cette opration s'inscrit dans le prolongement d'un autre grand contrat militaire, d'un montant de 2 milliards d'euros, destin l'quipement de l'arme libanaise et ngoci directement entre Paris et Riyad. Dans un cas comme dans l'autre, les Saoudiens se sont servis de la France pour sanctionner Washington et signifier leur mauvaise humeur.








 

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