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massacre au marteau-piqueur en Irak

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Manqool massacre au marteau-piqueur en Irak

État islamique : massacre au marteau-piqueur en Irak




Les jihadistes de l'État islamique ne se contentent pas d'gorger les vivants : ils s'en prennent aussi avec une rare violence la culture et l'Histoire, tentant de dtruire un pass de cration qui ne correspond pas leur vision mortifre du monde.
Ouverts par un burin habile il y a 2 715 ans, les yeux du Shedou ont clat sous le marteau-piqueur d'un jihadiste zl. Gnie de pierre bienveillant, ce taureau ail tte humaine de quatre mtres de haut protgeait des mauvais esprits l'une des portes de Ninive, capitale des empereurs d'Assyrie. Sa destruction et celle de ses frres rests sur le site ont t l'apothose d'une vido de propagande diffuse le 26 fvrier o l'État islamique (EI) a mis en scne son iconoclasme enrag.
>> Lire aussi l'interview de Mounir Bouchenaki : "C'est une vritable hcatombe pour les oeuvres du muse"
Auparavant, quelques gros bras de son service d'action culturelle s'taient acharns sur les statues de rois, de prtres et d'animaux qui peuplaient les galeries du Muse de Mossoul. "Des idoles des peuples des sicles passs qu'ils adoraient la place de Dieu", enseigne l'un d'eux.
Sous les coups de masse, certaines se dsagrgent comme des pains de sucre : des fac-simils en pltre remplaant les originaux mis l'abri par le rgime de Saddam Hussein pendant la guerre contre l'Iran et la premire guerre du Golfe, puis par les envahisseurs amricains aprs 2003. Mais certaines, authentiques, rsistent au marteau-piqueur avant de s'mietter. "Daesh [acronyme arabe de l'EI] prtend qu'elles sont toutes originales. À Bagdad on a intrt affirmer plutt le contraire ; il faudra des enqutes compliques conduire dans ce contexte pour connatre la vrit", explique Samir Abdulac, secrtaire gnral de la section franaise d'Icomos, le Conseil international des monuments et des sites.
Dans un communiqu publi le 5 mars, cette ONG qui collabore avec l'Unesco s'alarme : "La destruction volontaire et mdiatise du patrimoine culturel est une nouvelle menace dans la rgion." Dj les combats qui font rage en Syrie depuis 2011 ont t fatals bien des trsors du Croissant fertile : cit antique de Palmyre amnage en camp militaire par les troupes du rgime, villes byzantines du Nord occupes par les rebelles, ancienne cit d'Alep ravage par les combats, champs archologiques transforms en mines d'antiquits ciel ouvert...
Mais au-del des destructions guerrires ou contrebandires, les jihadistes avaient dj fait la dmonstration de leur vandalisme idologique en rasant, ds mai 2013, un mausole rput tre celui d'Abraham, dans le nord de la Syrie. En juillet 2014, quelques semaines aprs s'tre rendus matres de Mossoul, en Irak, les fanatiques de l'EI y faisaient sauter les sanctuaires btis sur les spultures des prophtes Jonas et Seth, mais aussi des mosques chiites. Fin fvrier, ils livraient aux flammes les livres prcieux de la bibliothque de la ville. Pour ces adeptes d'une vision pervertie de l'islam, la vnration populaire des tombeaux illustres, tout comme l'admiration des oeuvres juges profanes, relve d'un polythisme radiquer.
>> Lire aussi : SOS, patrimoine en dtresse
Les bouddhas de Bamiyan dynamits par les Talibans afghans en 2001
Le principe avait t appliqu sur le sol africain par les partisans d'Al-Qada, Tombouctou notamment, qui avait pleur en 2012 l'anantissement de prestigieux manuscrits, mais aussi en Libye et en Tunisie o des sanctuaires ont t attaqus. En rveillant le fantme du bouddha de Bamiyan dynamit par les talibans afghans en 2001, la vido du saccage de Mossoul a remport la "palme d'or" du vandalisme l're d'internet. "Aprs avoir plus ou moins habitu l'opinion internationale ses excutions barbares de prisonniers et d'otages, Daesh cherche se renouveler dans l'horreur et poursuit sa course au spectaculaire", se dsole Samir Abdulac.
Les prochaines cibles ne manquent pas : prs de 4 500 sites archologiques sont sous contrle de l'EI qui, le 6 mars, a lanc ses bulldozers contre les remparts de Nimrod, autre capitale antique assyrienne. À une centaine de kilomtres de Mossoul, ce sont les splendides reliques de Hatra, site du IIIe sicle class au patrimoine mondial, qui proccupent l'diteur Erick Bonnier, fin connaisseur de la rgion. "Cette cit tait la capitale d'un royaume perse, et sa destruction pourrait tre un message l'Iran, dnonc comme le suppt de l'hrsie chiite, dit-il. Tout comme celle des ruines romaines de Leptis Magna ou de Sabratha par la succursale locale de l'EI en Libye signerait sa volont d'y effacer le souvenir de l'Afrique romaine..."
Le vandalisme jihadiste conjugue rigorisme moyengeux, propagande internationale et menace politique. "Ces statues et idoles n'taient pas l du temps du Prophte et de ses compagnons. Elles ont t dterres par des satanistes", proclame un message crit sur la vido, faisant ainsi allusion aux archologues venus d'Europe dans les bagages des conqurants coloniaux, mais aussi aux populations yzidies du nord de l'Irak qui, servant un culte d'origine perse antrieur la rvlation islamique, sont aujourd'hui pourchasses et massacres en tant qu'"adorateurs du diable".
Au sige de l'Unesco Paris, l'on prfre rester discret sur les sites menacs : les dsigner pourrait indiquer l'EI les prochaines cibles abattre... "Soyez trs prudent, parler de ces destructions sert la propagande de Daesh", avertit Nada al-Hassan, chef du dpartement arabe au Centre du patrimoine mondial de l'institution. Au-del de la volont du "califat" obscurantiste d'appliquer son interprtation violente de l'islam, cette extermination culturelle vise " mettre genoux les communauts locales en "purant" leur identit par l'annihilation de leur patrimoine ancestral, elle est utilise comme une arme de guerre", poursuit la spcialiste, rappelant la dvastation par un kamikaze sunnite de la mosque Al-Askari de Samara rvre par les chiites.
Les millions de dollars que reprsentent les antiquits constituent une autre motivation, moins avoue, des prdations jihadistes. Si les pices trop volumineuses sont ananties devant les camras, les artefacts de petite taille sont couls au march noir. Art contre kalachs, la pratique n'est pas nouvelle : "Il y a dj sept ou huit ans, des rapports faisaient tat de la dcouverte d'antiquits dans des caches d'armes", rappelle Samir Abdulac. Sur les marchs officieux, mais aussi officiels, les ventes ont explos depuis 2011. Arrachs de leurs crins millnaires par les extrmistes islamistes, les rebelles syriens et les troupes rgulires de Damas, sculptures, poteries, monnaies et bijoux sont vendus presque au grand jour Beyrouth, Amman ou la frontire turque.
"Ils veulent dtruire tout ce qui est l'humanit"
L'Unesco brandit la menace de la Cour pnale internationale (CPI), qui avait qualifi pour la premire fois de "crime de guerre" la destruction des mausoles de Tombouctou, en 2012. "La barbarie touche les personnes et elle touche l'Histoire. Ils veulent dtruire tout ce qui est l'humanit", dnonait le prsident franais, Franois Hollande, aprs la diffusion de la vido du Muse de Mossoul. Mais ces imprcations ne sont-elles pas un label de pit pour les zlateurs de l'EI ? Ne sont-elles pas discrdites par le souvenir du pillage du muse de Bagdad, en avril 2003, qui se droulait impunment quelques centaines de mtres du ministre du Ptrole scuris par les Amricains ?
Trois jours aprs les destructions de Mossoul, les autorits irakiennes ont ht la rouverture du muse de Bagdad, qui a rcupr 7 000 des 14 000 pices drobes, affirme-t-on l'Unesco. Un symbole drisoire sur un terrain que l'EI contrle fermement, des abords de Damas aux faubourgs de Bagdad. Un rare espoir rside dans la mobilisation des populations qui constituent des rseaux de sauvegarde pour abriter les biens mobiliers ou scuriser les prcieux dbris des monuments anciens en prvision de reconstructions futures.
À Mossoul, une chane humaine a sauv le minaret d'Al-Hadba, datant du XIIe sicle, et dans la mme rgion le pre Najeeb, monument man dominicain, a cum les monastres pour mettre l'abri au Kurdistan irakien des milliers de manuscrits, mmoire code alphabtiquement du berceau des civilisations. Quant aux bienveillants Shedou d'Assyrie, la terre sous laquelle ils ont travers les sicles reste leur meilleur rempart. Puissent les derniers d'entre eux garder longtemps les yeux ouverts dans cette obscurit protectrice.


>> Pour aller plus loin : la propagande de daesh et le fantasme de la venue du Mahdi, le "sauveur des musulmans"












 

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