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La Syrie illustre-t-elle une crise de la diplomatie franaise ?

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2015-03-27
 
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Manqool La Syrie illustre-t-elle une crise de la diplomatie franaise ?

La Syrie illustre-t-elle une crise de la diplomatie franaise ?

Ces dernires semaines, plusieurs nouvelles du front syrien ont pu laisser penser aux observateurs les plus attentifs que notre diplomatie avait commis de lourdes erreurs dapprciation, et quune prise de conscience tait en cours.



Victime dune agression extrieure haute intensit qui a commenc en 2011, lEtat syrien mne une guerre pour maintenir lunit nationale et viter une dsintgration qui transformerait le pays en un Irak bis.
Ds le dbut des vnements, en 2011, la France a pris sans rflchir des positions tranches qui semblaient ne laisser aucun avenir au systme Assad. Notre ministre des Affaires trangres nous ressassait en 2011 et 2012 que Bachar el-Assad nen avait plus que pour quelques mois , ajoutant que mme les Russes envisageaient de laisser tomber le prsident syrien .Visiblement trs mal informe de la ralit de la situation sur le terrain, notre diplomatie navait pas envisag un quelconque scnario alternatif. Pourtant, de nombreux experts non aligns avaient fait lpoque dautres prvisions qui se sont finalement ralises: au cours des annes 2013 et 2014, la coalition syrienne, cest dire lappareil politique et militaire syrien et ses nombreux soutiens intrieurs et extrieurs, allait petit a petit regagner du terrain et connatre dimportants succs militaires et politiques.
Ces succs militaires engrangs au cours des deux dernires annes permettent au rgime de contrler aujourdhui 60% du territoire et environ 75% de la population du pays. En parallle de cette dynamique positive pour le pouvoir syrien, lopposition dite dmocratique sest retrouve de plus en plus crase entre la puissance des loyalistes et lclosion dune multitude de fractions islamistes radicales linfluence croissante. Parmi ces dernires, le front Al-Nosra qui tient une grande poche entre Idlib et Alep, ou lEmirat islamique qui contrle la zone allant de lest dAlep la frontire irakienne dans le nord du pays. Cette carte dite par le blogueur Peto_Lucem illustre titre informatif les rapports de force sur le terrain fin janvier 2015.Alors que la France sapprtait frapper militairement la Syrie et lEtat syrien la fin septembre 2013, cest finalement une coalition militaire de 22 pays impliquantpuissances occidentales et arabes qui procda une intervention militaire au cur de lt 2014 mais cette fois contre lEtat islamique et non le rgime syrien! Un renversement historique total.
Il faut rappeler que si labominable dcapitation du journaliste James Foley a t lun des dclencheurs mdiatiques de cette opration militaire contre lEtat islamique, le mainstream mdiatique na cess ces derniers mois dinsinuer que ce dernier avait t kidnapp par les forces dAssad, comme on peut le voir ici.

Pour Hollande Assad nest pas un interlocuteur crdible pour lutter contre lEI . Mais lArabie saoudite, qui finance le terrorisme des extrmistes sunnites, oui




Alors que lEI connat actuellement ses premires dfaites militaires importantes que ce soit face aux forces kurdes (Kobane) ou face larme syrienne (Deir ez-Zor, Palmira), aprs presque cinq ans de guerre, Assad est toujours l et il y a dsormais peu de chances quil sen aille aussi rapidement que certains avaient envisags ou que lArme syrienne ne soit militairement dfaite, sans une intervention extrieure trs appuye. La rcente et courageuse visite de parlementaires franais en Syrie confirme que lhomme est visiblement tout sauf isol () parfaitement inform de la situation () Et ne compte pas quitter la barque .Alors que pour le prsident, le premier ministre et le ministre des Affaires trangresfranais aucune ngociation avec le prsident syrien ne semble encore envisageable, ce nest apparemment plus le cas pour la diplomatie amricaine dont la ligne de conduite semble connatre une inflexion assez importante: John Kerry lui-mme a admis la possibilit de ngociations avec le prsident syrien. Washington peine, il est vrai, trouver les milliers de volontaires quelle souhaitait former pour aller combattre le rgime syrien dans un premier temps, mais dont lobjectif serait dsormais daller combattre au sol lEtat islamique.
Il est plausible que les chancelleries europennes, France en tte, vont sans doute dans les mois qui viennent devoir revoir leur copie sur le dossier syrien et prendre en compte quelques ralits de terrain. Tout dabord, si le rgime syrien semble ne pas pouvoir lemporter militairement aussi rapidement quil lenvisageait, il continue sa reconqute militaire et territoriale.
Il nexiste quasiment plus en Syrie dopposition modre au rgime dAssad (ayant un poids militaire ou politique suffisant) avec qui discuter.
Un fort consensus international stablit progressivement sur le fait que la priorit est de neutraliser la nbuleuse Etat islamique pour viter quelle ne devienne un lment supplmentaire et dcisif de dstabilisation rgionale. Une priorit dautant plus importante pour lOccident et la Russie que des milliers de citoyens europens et russes combattent au sein des milices islamiques, ce qui reprsente un gros risque pour leurs pays dorigine.
Cette quation complexe implique donc que si la guerre continue, larme syrienne devrait progresser dans sa reprise de contrle du territoire syrien; dans le mme temps, il nexiste plausiblement pas dinterlocuteurs crdibles pour remplacer Assad. Dans un tel cas de figure, ce dernier, aprs avoir djou lagenda des grandes puissances imprialistes (occidentales ou pays du Golfe) pourrait potentiellement apparatre comme un symbole dun genre nouveau, une sorte de De Gaulle arabe, hros de la souverainet nationale.Lquation syrienne pourrait constituer un pige pour la France si notre diplomatie devait sentter, pour des raisons idologiques et non pragmatiques, refuser de constater que non seulement Assad nest pas prt partir, mais quil est aussi la clef du dossier syrien.
Un dossier dont la solution est strictement politique, comme ne cesse de le rpter la diplomatie russe depuis maintenant prs de cinq ans.


Alexandre Latsa




 

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