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Syrie : table avec le diable

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2015-04-01
 
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  Emir Abdelkader    
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Syrie : table avec le diable

Syrie : table avec le diable

Pendant des mois, les Occidentaux ont fait du dpart de Bachar al-Assad un pralable. Mais aprs quatre ans de guerre, son rgime est toujours debout et sa cruaut est clipse par la menace Daesh. Faudra-t-il se rsoudre ngocier avec lui ?
"M. Bachar al-Assad ne mriterait pas d'tre sur la Terre", s'emportait en aot 2012 Laurent Fabius, le ministre franais des Affaires trangres. "Le rgime syrien doit tre abattu et rapidement", avait-il poursuivi. Deux ans et demi aprs ces imprcations, "M. Assad" est toujours sur Terre. Sur une terre calcine et gorge du sang de 215 000 morts. Un territoire cartel entre meutes du rgime et hordes jihadistes, tandis que l'insurrection modre est brise. L'Occident avait d se rsoudre voir tomber le Tunisien Ben Ali, applaudir la chute de l'Égyptien Moubarak et aller anantir le Libyen Kadhafi. Mais abattre le moloch syrien s'est rvl impossible.
Principal facteur de l'quation syrienne, le dictateur ne peut tre cart de sa solution. "Finalement, il faudra travailler avec Assad", s'est rsign John Kerry, le secrtaire d'État amricain, le 15 mars, jour du quatrime anniversaire d'une rvolution qui, par la grce d'Assad, promet d'tre l'une des plus meurtrires de l'Histoire. La plus longue ? "Guerre pour les autres", guerre mene au nom de conceptions inconciliables de la justice ou de la foi, le conflit au Liban voisin s'est ternis de 1975 1990. Hafez al-Assad, le pre de Bachar, avait jou un rle central pour entretenir cette crise protiforme qui perdure en paix arme. En 1999, Rafic Hariri, le Premier ministre libanais de l'poque, va pour la premire fois s'entretenir srieusement des questions bilatrales avec l'hritier. Effar par l'inquitante immaturit du futur ras, il avait confi un proche : "Que Dieu vienne en aide la Syrie"...
Lorsque a clat la crise syrienne en 2011, les sermons moralisateurs de l'Occident avaient encourag les rvolutionnaires, dont beaucoup ont choisi la rbellion arme. Mais contre les "lignes rouges" imaginaires de Washington et les voeux pieux mis Paris ou Londres, les prophties du docteur Bachar se sont ralises : le sisme rgional provoqu par Daesh a fait s'effondrer les frontires du Moyen-Orient, hier Paris tait touch par les balles perdues du jihad, aujourd'hui Tunis baigne dans le sang de ses touristes.
Demain ? "Il ne peut y avoir pire qu'Assad", nous avait dit un spcialiste de la Syrie peu aprs le dbut de la rvolte. Si. Il y a Assad enrag. Face lui, une opposition officielle borne, impuissante, sujette aux influences divergentes d'États en comptition et qui s'est discrdite sur le terrain comme sur la scne internationale. Attentisme d'Obama, gesticulations des puissances europennes : craser Assad comme on avait cras Saddam Hussein sous les bombes ne sera pas l'ordre du jour tant que son arme sera vaillante - des annes encore, qui sait ?
Pour faire cesser ce jeu de massacre, une seule solution : ngocier. Et ngocier avec celui qui dispose sur le terrain de la plus grande puissance de feu et peut-tre cette heure du plus grand soutien populaire : Assad. Oui, il faudra travailler avec Assad, mais comment ? La Russie, certes allie de Damas et peu soucieuse des droits de l'homme mais pragmatique et menace par les rpliques du sisme jihadiste, a tent avec succs de rapprocher le rgime et une partie de l'opposition qui, si elle vise le dpart du tyran, n'en fait pas un pralable dogmatique.
Moscou devrait se voir dlguer un rle pivot dans de futures ngociations, mais, pour cela, il sera indispensable que les États rivaux qui font de la Syrie leur champ d'affrontement - Turquie et Arabie saoudite contre Iran ; Occident contre Russie - trouvent un point d'accord. En 1990, l'ennemi commun Saddam Hussein avait permis une telle convergence, amenant les parrains du conflit libanais trouver une entente. Aujourd'hui, la menace Daesh pourrait jouer le mme rle pour imposer une paix. Une paix arme qui, comme au Liban, ne rsoudra que partiellement les problmes de fond qui se posaient le 15 mars 2011 ? C'est le risque...





 

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