> >

[] [ ]

Tmoignage accablant du commandant de bord du vol 5600

(Tags)
 
Tmoignage mouvant de la moudjahida... Emir Abdelkader 0 2014-12-03 11:23 AM
Le tmoignage accablant dAminatou Hadar Emir Abdelkader 0 2014-03-26 03:20 PM
Manifestation anti 4e mandat : le tmoignage dun participant Emir Abdelkader 0 2014-03-03 08:00 AM
le tmoignage dun religieux franais confirme l'implication du FIS Emir Abdelkader 0 2014-02-16 03:47 PM
Le tmoignage qui accable la justice marocaine Emir Abdelkader 0 2013-02-12 05:40 PM

 
LinkBack
  : ( 1 )  
2015-04-09
 
:: ::

  Emir Abdelkader    
: 11609
: Aug 2011
:
:
:  male
:
: 45,959 [+]
: 3119
: Emir Abdelkader has a reputation beyond reputeEmir Abdelkader has a reputation beyond reputeEmir Abdelkader has a reputation beyond reputeEmir Abdelkader has a reputation beyond reputeEmir Abdelkader has a reputation beyond reputeEmir Abdelkader has a reputation beyond reputeEmir Abdelkader has a reputation beyond reputeEmir Abdelkader has a reputation beyond reputeEmir Abdelkader has a reputation beyond reputeEmir Abdelkader has a reputation beyond reputeEmir Abdelkader has a reputation beyond repute
Tmoignage accablant du commandant de bord du vol 5600

Tmoignage accablant du commandant de bord du vol 5600






Si ctait refaire, je le referai sans aucune hsitation Cette phrase est du commandant du vol 5600 dAir Algrie, Morad Aomraoui, qui a men avec brio lopration de rapatriement de 160 Maghrbins de laroport de Sanaa, au Ymen, vers lAlgrie. Sans aucune hsitation, il est revenu sur les circonstances de ce voyage, quil dit trs particulier.


Lorsque jai t dsign pour ce vol, je navais pas senti de danger ou de risque possible. Pour moi, ctait une opration humanitaire qui allait permettre de sauver nos compatriotes, dit-il. Ctait, prcise-t-il, le sentiment de tous les membres de lquipage qui laccompagnait, sur le A330. A mes cts, il y avait deux autres pilotes, Diafet et Sahri, mais aussi un mcanicien, Faradji, le chef de cabine et Hamida lhtesse, qui a fait preuve dun courage exceptionnel. Avant dembarquer, nous avions obtenu toutes les autorisations de vol et de survol des pays que nous allions survoler pour atteindre laroport de Sanaa.
A cinq minutes de Djeddah, un appel radio de la tour de contrle nous interdit de traverser lespace arien saoudien. Bien sr, linjonction nous tonne. Nous ne sommes pas habitus ce genre dinterdiction. Nous prcisons nos interlocuteurs que nous avons toutes les autorisations ncessaires, mais ces derniers se montrent intransigeants. Faire demi-tour tait pour nous impossible. Nous tions obligs de tourner en rond dans le ciel, en attendant le retour dcho des responsables de la compagnie que nous avions informs. Lattente a t longue, presquune heure, avant que la dcision de rejoindre Le Caire soit prise, raconte le commandant de bord.
Lavion atterrit laroport du Caire. Lquipage est accueilli par les diplomates algriens, qui les informent que laffaire est entre les mains des plus hautes autorits du pays. Nous tions confiants. Nous attendions avec impatience la rponse dAlger. Nous avons pass la nuit lhtel et le lendemain, on nous informa que la mission avait t annule. La nouvelle nous a dus. Nous voulions vraiment accomplir cette mission. Mais quelques heures plus tard, nous recevons lordre de rejoindre Sanaa. Nous avons pass notre deuxime nuit au Caire. Il ntait pas question darriver tard dans la journe Sanaa.
Nous dcollons samedi matin, avec des autorisations de survol de lespace saoudien, obtenues pour la seconde fois aprs de longues tractations un trs haut niveau de lEtat, rvle M. Aomraoui. Il reconnat que la traverse de lespace arien saoudien a suscit la crainte des uns et des autres. Nous ne savions pas pourquoi les Saoudiens nous avaient somms de faire demi-tour, mais lorsque nous sommes passs, nous avions trs peur. Notre seul contact avec eux sest limit aux communications avec la tour de contrle.
Lorsque nous avons atteint lespace arien ymnite, nous navions pas peur de la situation qui prvalait, mais plutt des conditions datterrissage qui taient trs difficiles. Laroport de Sanaa nest pas quip de moyens techniques et les conditions mtorologiques taient trs mauvaises. Faire atterrir un A330 relevait de lexploit, explique le commandant de bord.
Je ne comprenais pas lhostilit des Saoudiens notre gard
Mais, ajoute le commandant Aomraoui, une fois lappareil immobilis sur la piste, lquipage se rend compte de la gravit de la situation dans ce pays confront une guerre par procuration mene par une coalition de pays arabes sous la direction de lArabie Saoudite et laquelle lAlgrie a refus de prendre part. Limage est trs forte. Elle suscite de lourdes inquitudes. On voyait des hangars en feu, des avions bombards, de la fume qui slevait et on sentait fortement lodeur de chair calcine. Les alentours de laroport faisaient vraiment peur. Nous sentions de lagressivit dans les propos des agents de la tour de contrle, gre par les Saoudiens. Mais le plus important tait dembarquer tous ces Algriens qui nous attendaient avec impatience, souligne notre interlocuteur.
Celui-ci ne comprend pas lhostilit des Saoudiens lgard des Algriens. Ils assuraient le contrle de lespace arien, mais aussi de laroport de Sanaa. Ils faisaient pression sur les agents ymnites pour quils ne nous assistent pas. Dailleurs, ce sont les membres de lquipage qui ont assur lembarquement des bagages et des passagers. Nous tions obligs dattendre plus longtemps cause dun groupe dAlgriens arrivs en retard : ils venaient de trs loin et ont eu des problmes en cours de route.
Les reprsentants de notre ambassade au Ymen nous ont beaucoup aids, note le commandant, qui fait lloge des Ymnites rencontrs laroport : Ils taient trs contents de nous voir atterrir sur le tarmac. Ils auraient voulu nous aider, mais je pense quils avaient peur de le faire. Ils ont d recevoir des instructions des Saoudiens pour ne pas nous assister. Nous avons discut avec certains dentre eux, qui nous sont exprim leur solidarit. Ils nous ont dit que la veille, les bombardements nont pas cess.
Nous tions presss de repartir. Lorsque le groupe de retardataires est arriv et aprs les formalits, il fallait penser au dcollage avec de trs mauvaises conditions de vol. Il fallait aussi mettre de ct sa peur pour soccuper des 160 passagers et leur faire oublier ce quils ont d vivre avant dtre bord de lappareil.
Quitter le tarmac sous les regards hostiles des Saoudiens et traverser lespace arien de leur pays est un exercice trs difficile. La peur ne nous a pas quitts tout au long du voyage, mais au fond nous tions trs contents davoir pu sauver nos compatriotes et ceux de nos voisins. Dans le feu de laction, nous navions pas mesur la gravit du danger. Mais aprs si souligne le commandant du vol 5600 Alger-Sanaa.
Avant de conclure, il rend hommage son quipage qui a t la hauteur de cette mission humanitaire, mais aussi aux reprsentants des ambassades dAlgrie en Egypte et au Ymen qui ont tout fait pour que lopration ne soit pas annule.
Pour le commandant Aomraoui, le vol a t vcu comme une exprience inoubliable. Non seulement par lui et son quipage, mais aussi par leurs familles qui ont vcu trois jours dangoisse dans lattente de nouvelles.

Nos familles taient mortes de peur lide que lappareil soit vis par un tir dobus, surtout lorsquelles ont su que les autorits saoudiennes nous avaient interdit le survol de leur espace arien et que nous lavons travers aprs les ngociations avec les autorits algriennes, rvle le commandant de bord, qui conclut : Demain je bouclerai mes 56 ans et si on me demande de refaire la mme opration, je nhsiterai pas une seule seconde. Pour moi, cest une exprience ne pas rater Le tmoignage du commandant de bord dmontre labngation de lquipage du vol 5600 pendant cette mission humanitaire que les autorits saoudiennes ont tent de faire capoter. 

Salima Tlemani




 

()


: 1 ( 0 1)
 

Tmoignage accablant du commandant de bord du vol 5600




12:25 PM

Powered by vBulletin Version 3.8.7 .Copyright 2000 - 2015, Jelsoft Enterprises Ltd
Search Engine Optimization by vBSEO ©2011, Crawlability, Inc.
- - -
Designed & Developed by shababdz.com
2014,