> >

[] [ ]

Nina, 5 ans: "Tu vas brler en enfer, tu es une mcrante"

(Tags)
 
"" "" " " "" Emir Abdelkader 0 2014-11-24 11:08 PM
"" "" "" "" Emir Abdelkader 0 2014-03-14 12:24 AM
" " " " "" "" Emir Abdelkader 0 2013-09-12 10:13 PM
"" .. "" "" Emir Abdelkader 0 2013-04-18 11:56 PM
"""""""" 18 2012-05-19 06:10 PM

 
LinkBack
  : ( 1 )  
2015-04-19
 
:: ::

  Emir Abdelkader    
: 11609
: Aug 2011
:
:
:  male
:
: 45,966 [+]
: 3119
: Emir Abdelkader has a reputation beyond reputeEmir Abdelkader has a reputation beyond reputeEmir Abdelkader has a reputation beyond reputeEmir Abdelkader has a reputation beyond reputeEmir Abdelkader has a reputation beyond reputeEmir Abdelkader has a reputation beyond reputeEmir Abdelkader has a reputation beyond reputeEmir Abdelkader has a reputation beyond reputeEmir Abdelkader has a reputation beyond reputeEmir Abdelkader has a reputation beyond reputeEmir Abdelkader has a reputation beyond repute
Nina, 5 ans: "Tu vas brler en enfer, tu es une mcrante"

Nina, 5 ans: "Tu vas brler en enfer, tu es une mcrante"



Alors que le nombre de Franais impliqus dans des filires terroristes ne cesse d'augmenter, les enfants sont en premire ligne de cette radicalisation. En France ou en Syrie, comment faire face ce phnomne inquitant?


Malgr son jeune ge, sa main n'a pas trembl au moment d'appuyer sur la dtente et d'abattre, d'une balle dans le front, un otage de l'Etat islamique. Le regard dtermin, le visage ferm, le bourreau exhib dans l'une des dernires vidos de l'organisation terroriste est peine g de 12 ans. L'information est d'autant plus glaante que le petit garon est, semble-t-il, un Toulousain parti au printemps dernier, avec toute sa famille, en Syrie. Les autorits n'ont pas confirm officiellement son identit mais l'enfant-soldat a t reconnu par ses camarades de classe.
Quand a commenc son conditionnement? En France, au ct de son beau-pre Sabri Essid, accessoirement demi-frre de Mohamed Merah? Les lves de l'cole des Vergers n'ont pas le souvenir d'un gamin agressif ou tenant des discours extrmistes. En Syrie, dans les coles et les camps militaires ouverts par Daech pour "former" les futures recrues? Impossible dire. Mais alors que le nombre de Franais impliqus dans des filires terroristes ne cesse d'augmenter - 3000 personnes sont actuellement dans le viseur des services de renseignements - les enfants sont en premire ligne.
image: http://static.lexpress.fr/medias_103...nt_5300129.jpg
L'enfant qui excute un otage dans l'une des dernires vido de l'EI serait un jeune Toulousain.
YouTube/vido de propagande de l'Etat Islamique
"L'ducation s'articule autour de l'ide que le djihad est obligatoire"

Tous ne finiront videmment pas une kalachnikov en bandoulire - le parquet dnombre huit pr-adolescents franais combattant l'heure actuelle - mais le conditionnement ds le plus jeune ge aux thses extrmistes est pris au srieux par les autorits. "Dans les familles radicalises, que ce soient en Syrie ou en France, l'ducation s'articule autour de l'ide que le djihad est obligatoire. On apprend aux garons devenir des combattants et aux filles tre de bonnes pouses", dplore Dounia Bouzar, directrice du centre de prvention contre les drives sectaires lies l'islam.
Depuis quelques mois, les services d'aide sociale l'enfance font face un afflux - certes faible mais en augmentation - d'enfants radicaliss placs. "On cherche encore la meilleure solution pour les accueillir car ils tiennent parfois des discours trs violents, confie une travailleuse sociale du sud de la France. On doit la fois les protger et protger les autres jeunes qui les ctoient dans les foyers ou les familles d'accueil."
"Vous imaginez les dgts si c'tait plein temps?"

Elise* a t tmoin pendant prs de trois ans des effets de ce "lavage de cerveau" sur sa propre fille, Nina, 5 ans. "Parfois, elle se mettait dans tous ses tats parce que je ne priais pas. Elle criait: 'Tu vas brler en enfer, tu es une mcrante'. Elle ne comprenait pas vraiment ce qu'elle racontait mais rptait ce que disait son pre." Les scnes portent sur tout et rien: du vernis ongle, une activit ou un maillot de bain. "On tait en vacances en Italie quand ma fille m'a interpelle: elle ne voulait pas que je me promne sur la plage dans cette tenue."
Pourtant, Nina ne voit son pre Jean qu'un week-end sur deux, ses parents se sont spars peu aprs sa naissance. "Vous imaginez les dgts si c'tait plein temps? Ces quelques heures passes auprs de lui me demandaient dj un travail de pdagogie norme...", s'inquite sa mre, qui se dfinit comme athe. Son ancien compagnon a bascul dans l'islam radical fin 2012, la suite d'un sjour en prison. Alors qu'auparavant, il ne s'tait jamais intress la religion, il exige dsormais que sa fille soit retire de l'cole, qu'elle ne regarde plus la tlvision, qu'elle ne fasse plus de sport, ni de musique...
"Personne ne prend ces menaces au srieux"

A chaque refus, les menaces montent d'un cran, jusqu' ce qu'en septembre Elise souponne son mari de vouloir enlever sa fille pour l'emmener en Syrie. "Il rptait Nina qu'il allait l'emmener faire un grand voyage mais qu'elle n'avait pas le droit de m'en parler", se souvient la jeune femme. Depuis, Elise est dans une impasse: en ne prsentant plus son enfant son pre, malgr les injonctions du juge, elle contrevient la loi... et risque donc de perdre la garde. "Elle a des dizaines de documents prouvant la radicalisation de son ex-compagnon, a fait des signalements aux autorits, a t reue par les services de renseignements, mais personne ne prend ces menaces au srieux", dplore Dounia Bouzar, qui suit son dossier.
Face ce phnomne nouveau, la justice est dpourvue. L'arbitrage entre libert de conscience et protection des mineurs n'est souvent pas aussi vident qu'il n'y parat. Ainsi, Bourgoin-Jallieu, cinq enfants de trois mois sept ans ont t provisoirement placs la suite de plusieurs signalements inquitants de proches et de l'cole avant que le juge ne restitue la garde aux parents, un mois plus tard. La mesure a uniquement t assortie d'une interdiction de sortie de territoire. "Eduquer ses enfants selon des principes religieux considrs par certains comme radicaux n'est pas interdit en France et n'est pas propre l'islam, explique Marie-Pierre Hourcade, prsidente de l'association franaise des magistrats de la jeunesse et de la famille. Il ne faut pas faire d'amalgame: pratiquer une religion, mme de manire rigoriste, n'est pas obligatoirement une premire tape avant de partir s'installer en Syrie."
La justice sous arme

Si les cas restent encore trs rares, les magistrats confessent eux-mmes manquer parfois de recul et de temps pour faire la part des choses. "Comment savoir si on n'est pas dans un conflit parental? s'interroge un juge pour enfants. Parfois, les parents sont prts tout pour obtenir la garde de leur progniture. On a besoin de preuves tangibles pour loigner un pre ou une mre de son enfant."
"Le problme, c'est que les preuves imparables sont difficiles mettre en vidence avant qu'il ne soit trop tard", confie Me Gabriel Versini, avocat au barreau de Lyon. Et de citer en exemple le cas de Meriam Rhaeim dont la fille, Assia, a t enleve en octobre 2013 par son ex-compagnon, malgr son signalement aux autorits. "Peu avant de partir, il a voulu nous faire croire qu'il avait chang: il s'est ras la barbe, s'habillait normalement et a mme emmen Assia la piscine. Paralllement, il a refait dans mon dos son passeport pour pouvoir lui faire passer la frontire", se remmore-t-elle. La fillette est reste huit mois en Syrie avant d'tre finalement ramene en France. [Lire son tmoignage: "Je prfre que ma petite fille meure en martyre en Syrie plutt qu'elle retourne en France"]

image: http://static.lexpress.fr/medias_103...re_5321643.jpg
Assia, enleve par son pre, a pass huit mois en Syrie. Il l'exhibe ici avec un bandeau d'un groupe djihadiste.
Collection prive
"Son pre coupait la tte des jouets avant de les lui donner"

Le conseil dfend aujourd'hui Lela*, maman de Sara, 4 ans, qui craint galement que sa fille ne subisse le mme sort qu'Assia. "Ses peurs sont fondes, notamment sur des menaces, mais pour l'instant la justice n'a pas jug bon d'loigner le pre", assure l'avocat.
L'affaire est complexe car la jeune femme n'a pas toujours t oppose une ducation trs rigoriste pour sa fille. Avant ses trois ans, Sara n'avait jamais entendu la moindre berceuse ou comptine, seuls les chants religieux guerriers taient autoriss dans la maison. La fillette n'avait pas non plus le droit d'aller jouer au parc - o elle risquait de frquenter des "kouffars" [mcrants, ndlr] - ni mme de possder des poupes ou des peluches, moins que ces derniers aient t pralablement "dcapits" par son pre. "Mon ex-compagnon refusait toute reprsentation animale ou humaine chez nous, du coup, il coupait la tte des jouets avant de lui donner", se remmore-t-elle.
A cette poque, la jeune mre de famille est sous l'emprise de son compagnon. En quelques mois, elle cde toutes ses demandes. Il veut qu'elle arrte de travailler, elle quitte son poste. Il exige qu'elle porte le voile puis le niqab, elle s'excute. Elle rompt galement les liens avec ses amis, sa famille et sort de moins en moins de chez elle. La naissance de leur fille n'y changera rien: "Je ne voyais pas le danger, je me disais qu'il valait mieux qu'elle reste avec son pre."
image: http://static.lexpress.fr/medias_184...uee_942668.jpg
REUTERS/Damir Sagolj
"Il voulait qu'elle porte le voile ds 5 ans"

L'lectrochoc intervient lorsque son compagnon commence parler avec insistance de la Syrie et du Ymen. "Il ne voulait pas qu'elle aille l'cole en France, non seulement cause de la mixit mais galement parce qu'il voulait qu'elle porte le voile ds 5 ans. S'installer dans un pays en guerre, c'tait la goutte de trop", assure-t-elle. Tout a t trs vite, en quelques jours, Lela met les voiles pour mieux retirer le sien et demande le divorce.
Elle assure aujourd'hui que sa fille n'a pas t traumatise par ces jeunes annes austres, mais qu'en aurait-il t si le conditionnement avait dur plus longtemps? Et que faire de ces dizaines d'enfants - le parquet et le ministre de l'Intrieur ignorent leur nombre exact - partis avec leurs parents en Syrie? "Le problme n'en est qu'au commencement, prvient Sonia Imloul, responsable de l'unique cellule de prvention du terrorisme en France. Comment ces gamins conditionns ds leur plus jeune ge pourront se radapter aux rgles de ceux qu'ils considrent comment leurs ennemis? Ils ne sont pourtant en rien responsables de leur situation. Peut-tre faut-il rflchir leur accorder un statut de victime?"






 

()


: 1 ( 0 1)
 

Nina, 5 ans: "Tu vas brler en enfer, tu es une mcrante"




09:29 AM

Powered by vBulletin Version 3.8.7 .Copyright 2000 - 2015, Jelsoft Enterprises Ltd
Search Engine Optimization by vBSEO ©2011, Crawlability, Inc.
- - -
Designed & Developed by shababdz.com
2014,