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Medjdoub Chani se dit victime de luttes de clans

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2015-04-28
 
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Medjdoub Chani se dit victime de luttes de clans

Medjdoub Chani se dit victime de luttes de clans



Tout le monde sait que cest une affaire politique. Khelladi lui-mme a dit que Amar Ghoul lui a affirm quil navait rien craindre sil revenait sur ses dclarations, parce que le Prsident tait avec lui et quil allait le protger. Les gens qui poussent laffrontement entre les institutions de lEtat sont les vritables responsables, a dclar Medjdoub Chani, principal accus.


Principal accus dans laffaire autoroute Est-Ouest, Medjdoub Chani a t entendu hier par le tribunal criminel prs la cour dAlger. Il tait le deuxime accus sur une liste de 16 tre entendu, en plus des sept reprsentants des socits trangres, poursuivi pour plusieurs chefs daccusation allant de lassociation de malfaiteurs au blanchiment dargent en passant par la corruption et le trafic dinfluence.
Il commence par entraner le juge dans laffaire du Fonds algro-koweitien dinvestissement (FAKI), pour laquelle il a t jug et condamn en disant quil avait t victime dune escroquerie de la part de Anouar Al Mili, fils de lancien ministre, actuellement en fuite. Le magistrat tente de le faire revenir au dossier : Vous avez cit Benachenhou, lancien ministre des Finances, qui vous aurait parl dun Conseil des ministres retreint auquel devait assister Falcon Mais laccus rcuse cette dclaration en criant qui veut lentendre quil est financier.
Le prsident lui demande de se calmer et Chani rpond : Il est difficile daccepter dtre transform en chiffon dans votre propre pays, alors que vous tes respect dans le monde. Le magistrat le fait revenir au sujet de Benachenhou et Chani rplique : Je ne suis pas tomb du ciel. Je suis connu dans le monde de la finance depuis les annes 1990. Toutes les autorits politiques et scuritaires me connaissent. Le colonel Khaled est le dernier que jai eu connatre. Je voulais apporter mon pays des IDE (investissements directs trangers) grce mes rseaux travers le monde de la finance.
Chani revient sur la cration de Housing Bank puis sur laffaire du FAKI et comment Anouar Al Mili et Kadri Luminaires se sont retrouvs dans ce dossier, avant quil ne rembourse les montants subtiliss par Al Mili, contre lequel il dit avoir dpos une plainte. Le juge le ramne de nouveau au sujet, en lui prcisant quil nest pas devant le tribunal pour laffaire FAKI. Il dclare : Lorsque matre Aziz Brahimi est venu me dire que le btonnier la commis doffice pour me dfendre, je ny ai pas cru et jai mme refus parce que le btonnier sest attaqu mon collectif de dfense. Me Brahimi ragit : Notre rencontre la prison relve du secret de la profession et je ne vous ai jamais dit que ctait le btonnier qui mavait commis. Lincident est clos, aprs le rappel lordre du prsident, demandant laccus de revenir laffaire.
jen veux aux agents du drs
Chani insiste encore sur son parcours de financier, sa clientle europenne et ses ambitions de dvelopper linvestissement en Algrie. Le magistrat le ramne au dossier de lautoroute Est-Ouest. Jai eu un contrat avec la socit chinoise Citic International pour ses activits en Afrique, dit-il avant dtre interrompu par le juge : Revenez lautoroute ! Laccus : Jy arrive. La Citic ma envoy au Gabon, la tte dune dlgation chinoise, pour dvelopper des marchs de ralisation de stades, duniversits, etc.
Jai t reu par le prsident gabonais. Le magistrat intervient : Parlez-nous de lautoroute ! Laccus : On ma appel de Pkin pour me demander si je pouvais rgler les problmes de garantie bancaire dune banque europenne que lAlgrie exigeait pour la ralisation de lautoroute. Le juge : Parlez-nous de ce Conseil ministriel restreint. Chani : Je conteste ces procs-verbaux et je lai dit au juge. Ils mont t dicts par le DRS. Et dclater : Je suis rentr le 16 septembre, la veille de lAd, pour voir ma mre, et jai t arrt laroport par les agents du DRS. Jai disparu de la circulation jusquau 6 octobre.
Ma mre a assist la disparition de son fils, comme elle a assist celle de son mari durant la guerre de Libration. Jen ai souffert. Jen veux aux agents du DRS dont les visages ne me quittent jamais, mais pas linstitution que je respecte beaucoup, notamment pour son combat contre le terrorisme. Il y a pire que le terrorisme, cest lhumiliation. Je navais plus la notion du temps. Mes quatre tlphones confisqus narrtaient pas de sonner. Je les suppliais dinformer ma femme et ma mre, mais ils refusaient.
Jai su la date du 21 grce au bip du tlphone qui mindiquait lanniversaire de mon fils. Je noublierais jamais le visage de mes tortionnaires. Lun deux ma dit : dshabille-toi. Jai refus. Il ma frapp, je suis tomb par terre. Je me suis excut. Il ma demand de tout enlever et de magenouiller. A cet instant, si javais pu me pendre, je laurais fait. Durant tout linterrogatoire jtais genoux, face au mur. Ils me parlaient de mon neveu, je leur ai dit quil tenait ma comptabilit.
Deux ou trois jours aprs, ils mont emmen mon entreprise, o ils ont saisi les ordinateurs. Mon neveu Larbi a t arrt. Habituellement, ma cellule tait ferme, mais le lendemain, ils lont laiss ouverte. Jai travers le couloir et, droite, jai vu, dans le coin dune cellule, un homme nu, recroquevill, en train de pleurer. Je suis revenu dans ma cellule. Aprs, ils sont venus. Jentendais des cris. Jai reconnu la voix de mon neveu. Ils lui parlaient du colonel Khaled, de largent, etc. Je ne sais pas combien de temps je suis rest genoux, en face du mur. Puis ils sont venus vers moi. Ils mont dit de tout dire sinon mon neveu allait y passer.
Cest alors que jai commenc construire lhistoire. Devant la porte du juge, ils mont dit si vous changez davis, noubliez pas que nous avons votre neveu et les ordinateurs. Cette affaire repose sur un grand mensonge. Toutes ces accusations ont t montes pour me dtruire et dtruire ma famille. Je vous dfie, Monsieur le juge, de trouver cette Chinoise prsente comme ma matresse. Elle nexiste pas.
Un silence de marbre pse sur la salle daudience.

Le juge : Il y a un chauffeur qui confirme Laccus : O est ce chauffeur ? Il nest pas l ! Il ajoute : Cette affaire est un mensonge dEtat couvert par le juge dinstruction. Tout le monde sait que cest une affaire politique. Khelladi lui-mme a dit que Amar Ghoul lui a affirm quil navait rien craindre sil revenait sur ses dclarations, parce que le Prsident tait avec lui et quil allait le protger. Les gens qui poussent laffrontement entre les institutions de lEtat sont les vritables responsables. Moi, je nai aucun lien avec laffaire.
Le juge linterroge sur le miniconseil auquel Falcon a t convi et sur Sacha.

Laccus persiste : On ma dict ce que vous dites. Le juge : Ils ont invent lhistoire ? Laccus : Les gens qui ont fait le dossier la connaissent. Lhistoire est connue par toute lAlgrie depuis 2005. Ce nest pas moi qui lai raconte. Eux nont pas eu le courage de le faire publiquement, ils mont choisi pour la rvler leur place.
Chani continue nier, y compris les dclarations de Tadj Eddine Addou sur Falcon et Sacha Nasreddine. Le juge linterroge sur le contrat avec les Chinois et il explique quil comportait deux volets : le rglement de la caution bancaire et des problmes bureaucratiques. Le prsident du tribunal insiste sur les dclarations faisant tat de tricherie par les Chinois sur les matriaux utiliss. Ce nest pas moi le responsable de lexcution de ce march. Convoquez les dirigeants du secteur, rpond-il, en confirmant avoir rencontr pour la premire fois Mohamed Bouchama dans le bureau Hamid Melzi, un ami.
Medjdoub Chani voque sa socit de conseil ADC, mais aussi PN, engages avec Citic. Il reconnat avoir peru 1,5 million de dollars dans le cadre du contrat avec les Chinois, mais tente de convaincre le juge que les autres montants quil a reus par la suite concernent le contrat relatif ses prestations au Gabon. Accul par le magistrat, Chani finit par lcher : Je suis fatigu. Le juge lve laudience pour une dure de 15 minutes. Il revient, et Chani lui dit : Je suis us. Je ne peux pas continuer. Le juge lve laudience qui reprendra aujourdhui avec le mme accus.

Salima Tlemani




 

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