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L’abécédaire de la force douce

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ÇÝÊÑÇÖí L’abécédaire de la force douce

L’abécédaire de la force douce

L’abécédaire de la force douce
Je communique, je sais, donc j’existe !
le soir d'algerie 03 mai 2015

Par le Dr Mohammed Larbi Ould Khelifa




Ce métier à la fois passionnant et pénible
Les professionnels des médias décrivent leur métier comme étant à la fois passionnant et pénible. Passionnant, étant un observatoire qui recueille les évènements instantanés tels que produits dans la société au quotidien, un métier qui rend compte des rapports qui lient la société à l’Etat et ses institutions, selon la ligne éditoriale de chaque média ainsi que de la partie qui le finance et l’oriente. Nous pouvons ainsi dire que le journaliste participe à marquer l’histoire présente de sa nation et de son époque, à travers la matière brute qu’il fournit aux historiens, aux sociologues et autres politologues ; c’est un témoin incontournable. Néanmoins, son témoignage doit être pesé à travers des analyses scientifiques ainsi que les contextes sociétaux et les influences qui sont les siennes.
Par ailleurs, les journalistes dans les pays du tiers monde estiment que leur métier est pénible, certains vont jusqu’à l’assimiler à une baignade, sans gilet de sauvetage, dans des eaux tourmentées. C’est un métier qui peut ouvrir les portes de l’ascension à celui qui l’exerce, jusqu’à devenir ministre par exemple, comme il peut le tirer vers les abîmes. Dans les deux cas, les raisons sont nombreuses dans le monde arabe et en Afrique, et la principale en est celle du choix de positionnement du journaliste, celui d’être au pouvoir, d’être à côté ou d’être gardien sur ses abords.
Les partis politiques qu’ils soient de la majorité ou de l’opposition disposent d’un ou de plusieurs porte-parole défendant leurs thèses à travers des polémiques internes visant à convaincre leurs adhérents en premier lieu et à engager des batailles offensives, en deuxième lieu, afin d’affaiblir leurs opposants face à l’opinion publique. L’influence des deux positions dépend de la présence effective des deux parties sur la scène politique et le choix de l’arène ou de ce qu’on appelle la bonne guerre. Au sein des partis appartenant à la mouvance démocrate, existent parfois des courants qui convergent et divergent sur les questions d’actualité. Dans ce cas de figure, il reviendrait aux médias de situer la direction du vent, mais il est probable que ces courants ne démontrent en fin de compte qu’une autre face alternative, notamment lors de conflits externes afin que l’Etat ou son régime puisse avoir le dessus quel que soit le vainqueur dans ce conflit, et c’est exactement ce qui se passe dans certains pays, autrefois colonisateurs.
Les médias peuvent, conformément aux orientations des politiques d’Etat, classer les pays dans des listes dites blanches ou noires. En effet, les médias américains et européens classent Israël depuis plus d’un demi-siècle dans la liste des pays démocratiques, en dépit des crimes perpétrés par son armée et continuent à le défendre, alors qu’il est souvent l’auteur de persécutions et d’oppression. Il est souvent représenté comme étant une petite île entourée de dictatures totalitaires. L’Inde est également dépeinte comme étant la plus grande démocratie au monde, en dépit des conflits entre les extrémistes sikhs, les hindous et les musulmans. Et pour rappel, le nombre de musulmans en Inde est de trois cents millions, un nombre qui, désormais, dépasse celui des musulmans dans le monde arabe, sans oublier le système des castes, des maharajas, des intouchables qui se comptent par dizaines de millions qui naissent et meurent dans les rues.
Mais le journaliste choisit-il vraiment son camp ? La réponse à cette question nécessite une approche permettant d’étudier la situation, car il n’existe pas de règle générale dans ce cas, en raison de la multitude d’appartenances politiques, des positionnements idéologiques ainsi que des intérêts et ce qu’ils recèlent comme attraits incoercibles ou liaisons avec des cercles influents. A cet égard, l’objectivité et l’éthique sont de manière générale, relatives. Juger un évènement, évaluer une situation politique ou sociale est donc automatiquement influencé par de nombreux facteurs qui remontent d’abord au journaliste lui-même ainsi qu’à son proche et lointain environnement. Nous ignorons quelles sont les missions et les attributions des chargés d’information et de communication au sein des différentes administrations gouvernementales. Et pourquoi les journalistes se plaignent-ils de la difficulté et de la rareté d’obtenir l’information à partir de sources autorisées ? Est-ce l’héritage de la dissimulation pendant le combat de la libération nationale ? Ou bien est-ce la peur des complications que peut induire la communication sur le rendement du responsable ? N’est-il pas mieux d’inonder la scène d’informations ou bien faut-il la rationner, selon les situations? Il n’y a aucun doute que l’absence de l’information est plus préjudiciable que son exagération car dans le premier cas, les rumeurs et les radios trottoirs ne vont que s’amplifier alors que dans le deuxième cas, ce serait de l’agitation médiatique - Agitprop -, tournant autour de ces interrogations et bien d’autres autour desquelles sont soulevées des polémiques entre les spécialistes et les observateurs des médias chez nous, parmi eux des étrangers qui parfois
disent : vous vendez moins vos réalisations par rapport à vos voisins et quand vous le faites, vous vendez mal votre produit, et c’est ce qui caractérise la presse publique et partisane, et à un certain degré, la presse privée post-1989.

2- L’information au sein du système libéral : l’apparent et l’occulte
Il n’y a aucun doute que la profession journalistique est plus complexe dans les sociétés libérales et chez les grandes puissances qui ont adopté le qualificatif de communauté internationale, et ce, en raison de leur maîtrise des technologies modernes et de la liberté d’initiative au sein du système en place dans ces pays, où se relayent deux partis qui ne se disputent pas les règles générales de la compétition politique, en plus d’autres annexes qui animent l’arène politique durant les rendez-vous électoraux. Ces partis apparaissent dans les médias pour exprimer leurs opinions sur les questions d’actualité et il est rare qu’ils divergent sur la définition des intérêts suprêmes de l’Etat.
Parmi les exemples que nous citerons, le silence ou les justifications relatives aux persécutions à l’encontre des citoyens américains d’origine japonaise ou allemande durant la Deuxième Guerre mondiale, la totale mobilisation des journalistes pendant la guerre mondiale contre l’Irak avec la participation de ses voisins «frères», le quasi-consensus condamnant l’attaque contre un journal à Paris qui avait porté atteinte au Prophète Mohammed, que la paix et la bénédiction soient sur lui, qu’en serait-il si ce même journal avait porté atteinte à un des symboles juifs ! S’agissant toujours des juifs, l’ancien pape alla jusqu’à justifier leur crucifixion du christ symbole de tous les chrétiens ? ! Et la campagne internationale contre «un Etat» qui vient d’apparaître par simple avis sans que la majorité des journalistes se posent de questions sur ses fondateurs apparents ou dissimulés. Toute cette forêt et ce qu’elle comporte comme monstres cache un arbre nommé démocratie, ainsi que les politiques sélectives intéressées. Que les principes et les déclarations d’intentions aillent en enfer alors !
L’information est un métier passionnant et pénible à la fois dans le monde qualifié de démocratique avec une nuance importante qui est celle de la nette distinction dans la plupart de ses médias entre l’Etat auquel ils appartiennent, d’une part, et les gouvernements qui les dirigent, d’autre part ; et dans des régimes libéraux, avec des variations spécifiques, qui n’ont pas connu de changement au niveau du système politique, malgré les changements de gouvernements depuis plus d’un siècle et qui n’ont jamais vu un parti communiste prendre la direction en dehors d’une coalition transitoire. Plus important que cela, les médias, dans ces pays, sont aussi efficaces à l’intérieur qu’en dehors de leurs frontières géographiques et la réaction quant à ce qui se passe hors de leurs frontières n’est pas le résultat des constantes de la puissance que possèdent ces pays qui se résume dans le terme «mondialisation», ils en sont, eux seuls, l’origine, le reste du monde est soit spectateur de loin soit les maudit pour masquer l’incompétence et le mal du retard chronique.
Cette mondialisation que découvrent certains dans nos pays aujourd’hui et notamment son déferlement médiatique peut paraître comme un nouveau venu impromptu. Ils se mettent alors à organiser des débats et des conférences afin de mettre la lumière sur ses qualités et ses défauts, en prenant soin de choisir les thèmes tels que «la mondialisation et…», «la mondialisation à…», en se référant à la citation du Canadien Marshall McLuhan 1968, théoricien de la communication relative au village global ou encore Marc Guillaume sur les réseaux de circulation de l’information, en 1997. Cette mondialisation verticale des médias qui s’est transformée en mondialisation horizontale pourrait être résumée dans ce qui suit :

Je communique, je sais, donc j’existe
Afin que cette existence et cette puissance subsistent, le sociologue Harold Dwight Lasswell propose aux professionnels des médias de rédiger l’information qu’ils souhaitent faire parvenir en répondant à ces cinq questions : quelle est l’information qu’ils veulent faire parvenir ? Le temps est-il opportun ? Quel est le moyen idéal pour faire parvenir cette information ? A qui est-elle destinée ? Quel est l’impact souhaité ? Il nous semble que l’évaluation de l’impact de l’information implique la connaissance de la situation relationnelle entre l’expéditeur et la source d’envoi et la crédibilité de ces deux acteurs chez le récepteur, ce qui est communément connu en psychologie sociale «d’aperception» avec ce que cette dernière porte comme symbolique attrayante ou répulsive.
Il est commun en matière de sondage et de techniques de publicité que le récepteur ne soit pas un simple écran qui reflète tout ce qu’il lit, écoute ou regarde, car la parole, l’image, le son et les moyens de communication fonctionnent comme le rapporte JW Carrey (1998) dans son étude sur la communication en tant que culture Communication as culture, selon la culture du récepteur. Ces informations serviraient donc de simples stimulus primaires qui vont soulever chez l’individu au sein du groupe, de la masse ou en dehors, des réactions qui pourraient être des positions conjoncturelles ou qui pourraient continuer à subsister bien après. Nous citerons comme simple exemple, l’impact d’une seule phrase sur le public, le slogan de l’actuel président américain «We can», «Nous sommes capables» et non «je suis capable» et avant, le slogan du Président Bouteflika au début de son mandat «Erfaa rassek a ba», avec ce qu’elle véhicule comme symbole relatif à la fierté et à la dignité.

3- La presse écrite : du militantisme au professionnalisme
Parmi les mass-médias, les médias électroniques, et à leur tête la presse écrite depuis l’imprimerie de Gutenberg à nos jours, sont devenus, une science à part nommée médiologie ; Régis Debray y a consacré en 2001 une étude intitulée «Cours de médiologie» dans laquelle il préconise que la presse demeurera le réceptacle du patrimoine linguistique et conseille l’utilisation de ses meilleurs écrits dans les manuels scolaires, les examens et les concours.

Durant les premières années après la libération et au moment où notre jeune presse bilingue entamait ses premiers pas, en matière de formation et d’équipement, alors que l’analphabétisme touchait un taux important parmi les Algériens, notre presse d’expression arabe subissait une concurrence inégale de la part d’une presse d’expression française aussi forte qu’influente, éditée en dehors du pays, une presse qui était distribuée à titre gracieux aux cadres des administrations centrales et locales. Ses reportages et ses articles étaient citées comme référence. Certains se réfèreraient aux écrits de Paul Balta ou Eric Rouleau, lesquels d’ailleurs étaient considérés comme des spécialistes de l’Algérie et directement liés aux sources d’information. Nous pouvons ainsi nous poser la question suivante : combien y a-t-il chez nous de journalistes spécialistes de la France aujourd’hui ou même spécialistes de notre proche voisinage ?
4- La presse nationale : diversité et évolution remarquable
En réalité, la presse dans notre pays est dépositaire de traditions anciennes remontant aux débuts de la renaissance en Syrie et en Egypte menée par de nombreux pionniers, notamment les chrétiens arabes. En Algérie, la presse écrite a connu un grand essor durant le mouvement national, avec ses deux factions les plus présentes et les plus influentes, à savoir, le parti du peuple – Le Mouvement pour le triomphe et l’Association des oulémas musulmans algériens. Les journaux de l’époque ressemblaient plus à des brochures secrètes et leur lecture était un signe de nationalisme et de démarcation par rapport aux communautés européennes. Le docteur Zoheir Iheddadene lui a d’ailleurs consacré une étude documentaire considérée comme une des références les plus importantes, ainsi que M. El Mili qui publie des articles de fond sur la presse d’aujourd’hui.
L’exercice de la presse écrite francophone et notamment la radio par la voix du défunt Aïssa Messaoudi et ses collègues parmi les encadreurs, les rédacteurs et autres techniciens, durant la guerre de libération, était un acte anticipé de la souveraineté nationale et un moyen efficace de mobilisation et de soutien moral. Celle éditée en langue française était un combat contre l’ennemi armé et pour une catégorie d’Algériens, elle était leur langue de communication ainsi que pour les partisans de la révolution à l’instar du docteur Frantz Fanon et des porteurs de valises et des grands philosophes tels que Jean-Paul Sartre, lequel associe l’existentialisme et la liberté, contrairement à Albert Camus qui a choisi d’être dans le clan du colon.
D’ailleurs, dans ses ouvrages, les dix millions d’Algériens n’existent que comme des fantômes sans noms ni adresses ; c’était son choix, en tant que journaliste et auteur, et également ceux parmi les critiques et les écrivains en Algérie qui ont voulu célébrer ses écritures, ses aïeux n’avaient-ils pas bénéficié du décret Crémieux ! Je ne fais pas mention du développement quantitatif et qualitatif des journaux dans notre pays durant les décennies passées, notamment après la consécration de la pluralité et l’ouverture devenue l’une des caractéristiques de la presse écrite citées comme modèle par la presse et les chaînes étrangères sans pour autant signifier que c’est une pratique ordinaire de la démocratie, dont l’auteur est rarement inquiété, tant qu’il n’a pas porté atteinte ou attisé la haine dans ses écrits, notamment l’apologie du terrorisme.
On signalera également que le cinéma depuis l’époque des films en noir et blanc jusqu’à l’industrie cinématographique à la citadelle d’Hollywood, y compris les dessins animés, est considéré comme l’un des supports de communication et d’information les plus importants qui influent le plus sur le public et grâce à ses techniques très développées, ses grandes stars et le génie de leurs réalisateurs peuvent faire passer des messages aussi bien à l’intérieur qu’au-delà des frontières. Les médias occidentaux représentent, de manière générale, une force de frappe en raison de leur grand impact sur l’extérieur et la probabilité de leur utilisation à l’intérieur.
Le journal The Washington Post a pu écarter et isoler l’ancien président américain Richard Nixon (Impeachment) pour avoir espionné le bureau électoral central de son concurrent, propageant la qualification de Nixon d’escroc (trekey deky), alors qu’il se débattait dans sa sale guerre contre le Vietnam.
Le cinéma s’est chargé de débarrasser l’opinion publique américaine du sentiment de culpabilité, au lendemain des opérations de massacres collectifs de femmes et d’enfants en Irak pour l’unique raison de se distraire et donner au criminel de guerre l’image d’un héros audacieux et courageux, à la recherche d’armes de destruction massive sous l’appellation de tireur d’élite (the sniper) au lieu d’une autre appellation.
Le but avoué de tout cela est de rendre hommage aux prouesses de l’armée américaine et d’innocenter un pays qui prétend défendre les droits de l’homme à travers le monde. Ce film pourrait se voir décerner le prix de l’Oscar ou la Palme d’or. Qui a dit que l’art est toujours innocent de la politisation même au nom du patriotisme ?
Ces pays n’ont pas besoin d’un ministère pour l’information et la communication ou encore pour l’orientation, comme c’est le cas au tiers monde et plus particulièrement dans les pays arabes et musulmans car les règles du jeu au sein de ces systèmes sont très claires ; elles sont balisées par la liberté d’expression dans des sociétés libérales où les lignes rouges ne sont pas visibles à l’œil nu.
La presse est un prolongement de l’école et le lecteur y trouve une langue intermédiaire moderne qui contribue à former une culture générale dans différents domaines scientifique, culturel et littéraire dont le jargon et les expressions seraient d’usage courant parmi les individus et les milieux ayant le pouvoir d’orienter et d’influencer l’opinion publique ; et notre presse a tant besoin de réviseurs compétents maîtrisant la langue, d’écrivains spécialisés dans le domaine journalistique et peut-être aussi besoin de traducteurs maîtrisant la langue arabe ainsi qu’une ou plusieurs langues et il serait préférable qu’ils soient spécialisés dans les domaines qu’ils traduisent, tels que les finances et les affaires, le théâtre et le cinéma, l’environnement et l’agriculture ainsi que le sport dont les commentateurs ont inventé un lexique qui s’est répandu partout ailleurs etc. En fait, les fautes dans la rédaction journalistique ne sont pas seulement répandues chez nous mais également dans le monde arabe de manière générale. D’ailleurs, le chercheur libanais Nassim Khoury a consacré une thèse de doctorat intitulée «L’information arabe et la chute des pouvoirs linguistiques», publiée par le Centre d’études pour l’unité arabe en 2005.
Concernant les médias en Algérie, une grande part de responsabilité incombe aux instituts de formation et à la difficulté d’atteindre l’information à partir de la source et également à la douloureuse expérience vécue entre 1990 et 2000.

L’écrit et le numérique
La langue de la presse est liée au contenu qu’on veut faire parvenir et au niveau du discours, souvent destiné à la majorité des lecteurs, elle peut être spécialisée dans le domaine de la finance, des affaires, de la sécurité, de la religion, de la politique, de la diplomatie, du divertissement ou du sport, etc. Il est donc naturel que chaque journal se distingue par un style d’écriture et une ligne éditoriale bien connus par ses lecteurs. Il peut également se distinguer par la plume de penseurs, d’auteurs, d’académiciens et d’autres reporters. Nous citerons à cet effet l’exemple d’Ernest Hemingway, de Sartre, de Russel et Hobsbawm, mais également, Taha Hussein, Ibn Badis, El Ibrahimi, Al Akad et Najib Mahfoud et parmi les algériens contemporains, nombreuses sont les plumes qui brillent à travers tout le pays, et parmi les journalistes algériens, des auteurs, poètes et autres académiciens qui publient dans les deux langues aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays.
La presse avec ses différents supports, et celle écrite en particulier, n’a pas reculé en dépit de la révolution numérique et l’invasion des technologies de l’information, aussi bien en Orient qu’en Occident.
Par exemple, le tirage quotidien du journal japonais Shinbu a dépassé un million d’exemplaires l’année dernière pour le bulletin matinal, le même chiffre a été tiré pour le bulletin du soir, le New York Times est lu dans environ quatre-vingt pays.
En Grande-Bretagne, les personnes sont distinguées de droite ou de gauche selon le journal qu’ils lisent et en Algérie, le tirage global des journaux d’expression arabe toutes catégories confondues a dépassé les dizaines de milliers d’exemplaires. Certains parmi ces journaux ont battu le record, comparés à nos voisins et aux pays africains, c’est-à-dire qu’ils publient beaucoup plus que ce qu’ils publiaient vingt ans auparavant. Mais la question qui demeure posée est la suivante : qu’en est-il du taux de lecture, des moyens de financement, privé et public, des normes de la distribution et de la publicité ! ? Des points inscrits dans le Code de l’information, récemment adopté par le Parlement et qui devraient d’ailleurs tous être à l’ordre du jour de l’autorité de régulation de l’audiovisuel.
Quant aux périodiques spécialisés ou de culture générale, supports d’information, dont nombre d’entre eux disparaissent après quelques années, ou dont l’existence est ignorée, ils ne se vendent pas sur le marché et ne doivent pas être vendus car en réalité les établissements qui les supervisent sont financés par l’Etat, ce qui suggère aux lecteurs qu’ils ne sont en fin de compte rien d’autre que de simples brochures de propagande ! Quant aux organismes de société civile et politique, ceux-là préfèrent pour la plupart, le discours oral et leurs brochures ne sont que circonstancielles et quelques fois même elles n’ont d’autres objectifs que d’obtenir des subventions sans présenter un quelconque programme en faveur de la société ou d’utilité publique.
Il est utile que nous ayons une presse paraissant en langues étrangères, notamment en français et en anglais destinée à des millions de lecteurs et d'auditeurs dans de nombreux pays du monde, et une presse nationale paraissant dans les deux langues les plus répandues en Algérie, en l’occurrence, l’arabe et tamazight ainsi que le français qui n'est pas tout à fait étranger.
Quant aux parlers populaires utilisés dans le théâtre et le cinéma, bien qu'ils n’obéissent à aucune grammaire, ils reflètent la grande richesse des arts populaires millénaires dont une grande partie reste inexplorée, toutes les langues ont des parlers populaires dérivés dans le français et l’anglais, et bientôt du chinois qui ont tiré profit des constantes de la puissance hégémonique et avant cela, de la qualité de l’enseignement, de la formation et de la culture générale.Nous avons déjà évoqué ceci dans une étude publiée en 2002, intitulée «La question culturelle et les questions de la langue et de l’identité» dans laquelle nous avions précisé que la langue arabe ne constituait pas une race et n’est nullement une idéologie. il serait judicieux de ne pas exclure une des deux langues, car il y a complémentarité entre elles et un échange depuis plus de mille ans.

5- Conclusion
L’information avec tous ses supports, y compris l’internet et les réseaux sociaux, ressemble à un observatoire qui reflète la vie politique et sociale et prend le pouls de la rue et des forces agissantes dont certains dirigeants ressemblent à un gouvernement de l’ombre — «shadow government» — qui contribue au contrôle s’il se départit de la publicité exotique, de la presse à sensation et de la pub tendancieuse ; elle complète les missions des autres institutions y compris le Parlement et les ministères de l’Education, de la Culture, de la Défense et des Affaires étrangères. Elle constitue une autorité qui n’est ni au-dessous ni au-dessus des autres autorités.


M. L. O. K.


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