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Lcole livre aux petits gangs

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2015-05-17
 
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  Emir Abdelkader    
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Lcole livre aux petits gangs

Les enseignants brisent le silence : Lcole livre aux petits gangs






La violence dans les tablissements scolaires prend des formes de plus en plus agressives et dangereuses. Les enseignants avouent leur dsarroi et leur impuissance devant le phnomne et en appellent une raction approprie des parents dlves et des autorits.


Des petits truands sment la panique dans nos coles, salarme la communaut scolaire qui a du mal assumer ce constat. Tabou ou indiffrence, la violence dstabilise la scolarit de nos enfants. Les lves et les enseignants qui subissent le diktat dlves violents et indisciplins crient au secours. Les chefs des tablissements scolaires ont du mal relayer cet appel. Ce malaise vcu dans lenceinte scolaire sera-t-il considr encore longtemps comme tant des cas isols.
Il y a quelques jours, un lycen a t assassin par un camarade de classe Bousfer (Oran) pour une tenue de sport. Des tablissements scolaires sont galement saccags par des jeunes qui sont censs former llite de demain ! Dans le moyen et le secondaire, les actes de violence sont souvent dnoncs. Les enseignants ne mchent pas leurs mots. Nous avons de plus en plus dlves difficiles matriser.
La situation est telle que mme leurs parents ny peuvent rien. Comme Mme Zineb Belhamel, enseignante dans le secondaire, ils sont nombreux les enseignants qui ne savent plus comment sy prendre avec des adolescents et des jeunes hommes (il y a mme des lves de 20 ans !) en constante rbellion. La journe de lenseignant se rsume ainsi essayer de faire cohabiter des enfants sans aucun objectif, avec dautres qui essayent de faire des efforts pour suivre les cours et obtenir de bons rsultats.
Parmi les misres faites aux enseignants, Mme Belhamel raconte le cas dun groupe dlves qui viennent tous les jours en classe compltement bourrs (drogus) aprs avoir pass les trois quarts de leurs nuits dehors. Ils arrivent en classe et exigent de ne pas tre drangs dans leur sommeil. Cette enseignante a essay toutes les mthodes de dialogue, en vain, et les dmarches auprs de ladministration naboutissent pas grand-chose. Les lves haussent la voix, menacent et nhsitent pas passer tabac leurs camarades ou casser du matriel en cas de rsistance des lves ou de leurs enseignants, expliquent dautres enseignants ayant eu subir ce genre de comportement.
Si un enseignent tente de ragir en saisissant les responsables de ladministration, llve est, au mieux, traduit devant le conseil de discipline. A la fin de lanne, les lves indisciplins sont gnralement exclus des tablissements et repris par dautres sur un simple coup de tlphone, et l, un enseignant est soulag dun fardeau et le martyre commence pour un autre dans un autre tablissement. Les professeurs dnoncent ce propos linertie des responsables des tablissements scolaires qui vitent tout prix que la rputation de leur lyce soit entache par un rapport accablant la discipline des lves, dnoncent les ducateurs.
Selon une enseignante de littrature arabe au lyce Abdallah Ibn Abbs a Alger, un lve ayant failli rendre aveugle sa camarade de classe et ayant bris une fentre risque, au pire, dtre tran devant le conseil de discipline. Les responsables du lyce estiment quil vaut mieux patienter. Cest presque la fin de lanne et de toutes les faons cet lve nira pas loin aprs la dlivrance des rsultats du dernier trimestre. A en croire les enseignants, la pression que font peser ces lves violents est vcue exclusivement par les professeurs et les autres lves qui veulent travailler. Certains se transforment en petits monstres, formant ainsi de vritables gangs lintrieur des lyces. Les membres de ces gangs sont trs solidaires et le montrent ds que lun des leurs est inquit par ladministration.
Les lves assidus qui ne veulent pas entrer dans cette organisation deviennent ainsi les souffre-douleur de ces camarades violents. Certains rsistent, mais dautres craquent et abandonnent, nous explique-t-on galement. Un lve qui courtisait une camarade du lyce na pas hsit faire appel ses copains tous arms de couteaux pour effrayer la jeune fille. Cela sest droul dans un tablissement de la capitale, assure une enseignant qui relate galement les dboires dune jeune judokate qui a bris le bras plusieurs de ses camarades par plaisanterie.
1000 cas dagressions
Aprs le dcs du jeune lycen Oran et les cas de lyces saccags, le Conseil des lyces dAlgrie (CLA) a rendu publique une tude sur le phnomne. 55% des cas de violences physiques ou verbales sont enregistrs au sein-mme des tablissements, contre 45% dans lespace immdiat des coles, estiment les auteurs de cette tude.
74% des cas ont t enregistrs en milieu urbain, contre 26% en milieu rural. Une tendance qui serait notamment lie lenvironnement social, la situation dmographique, ainsi quaux contextes conomique et culturel dans lesquels voluent ces lves et professionnels de lenseignement. Face un tel constat, nul ne sera surpris dapprendre quAlger et Oran dtiennent le pourcentage le plus important de violences scolaires, avec 20% des cas enregistrs, note lanalyse du CLA, qui rvle quau total 1000 cas dagressions verbales ou physiques ayant entran des blessures, voire mme la mort, ont t enregistrs entre septembre 2014 et mai 2015.
Selon cette tude, lcole publique se prsente comme tant dprcie par les parents, conteste par les lves, critique mme par les enseignants, dnigre par la socit, mise sur la sellette par les mdias. Lenvironnement immdiat du lyce est investi par les dealers, salarme le CLA, qui dnonce lattitude des parents dmissionnaires de leur rle rclamant uniquement de bons rsultats. Le syndicat note galement que cest en priode dexamen que la violence bat son plein.
La fraude est ainsi devenue le chemin le plus court vers la russite. Avec un programme charg et face des modes dexamen qui favorisent plutt la mmorisation, et ce, dans une socit qui ne rcompense pas le mrite et les mritants, les lves recourent la triche. Les enseignants et les surveillants sont souvent victimes de leurs prises.
A la fin des preuves, ils se font agresser la sortie des tablissements par les lves quils ont dnoncs. Lcole publique cesse alors non seulement dexercer ses effets ducatifs, cognitifs, psychopdagogiques et civiques, mais elle renonce aussi son rle. Adieu lgalit des chances : La production, ou plutt la reproduction de llite se fait en tout cas ailleurs, prviennent les auteurs de cette tude.

Fatima Arab




 

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