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Moumen confondu par son caissier principal

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Moumen confondu par son caissier principal

Moumen confondu par son caissier principal






Premier tmoin, sur une liste de 16, entendu jeudi dernier, par le tribunal criminel de Blida a t Akli Youcef, le prpos la caisse principale dEl Khalifa Bank. Il avait cop de 10 ans de rclusion criminelle lors du premier procs qui sest tenu devant la mme juridiction. Cet ancien agent de caisse de la BDL Staouli avait rejoint El Khalifa Bank, en 1998, en tant que caissier de lagence de Chraga.


Quelque temps plus tard, Akli Youcef est promu caissier principal, puis directeur gnral adjoint charg de la caisse principale. Il explique le travail quil fait : Les agences envoient les recettes journalires la caisse principale.
La socit Amnal se charge de convoyer les fonds. Ces derniers sont mis dans des sacs spciaux scells avec, lintrieur, trois documents, des EES (critures entre siges), dont un est un accus rception. Une fois la caisse principale, jouvre les sacs et je retire les critures. Je vrifie le montant global et celui port sur les critures.
Une fois que le compte est bon, je dboucle les EES et jaccuse rcption des sacs Pour ce qui est de son travail la caisse, il indique quen fin de journe il arrte la caisse et vrifie que les montants physiques concordent avec ceux qui sont ports sur les critures au centime prs.
Dans le cas o il y a des commandes, souligne-t-il, la somme est soustraite et le reste est transfr la Banque dAlgrie. Moi, je moccupe de la caisse. Ce qui est transfr la Banque dAlgrie ne me concerne pas. Sil y a un besoin dargent, cest la banque qui fait la demande la direction de la monnaie et du crdit (DMC) de la Banque dAlgrie.
Le juge le fait revenir aux faits et Akli Youcef fait les mmes rvlations, la virgule prs, quil a faites en 2007. Lorsque le PDG a besoin dargent, il mappelle pour me dire de lui prparer le montant et que quelquun va passer le prendre. Au tout dbut, il venait les rcuprer en personne, aprs il a mandat Ouahab Dellal, Abdelwahab Rda, Mir Ahmed, Salim Bouabdellah, Moulay Ali et Abdelhafid Chachoua. Le juge insiste pour savoir si Abdelmoumen se dplacait en personne la caisse principale. Akli Youcef est formel. Il venait en personne rcuprer les montants quil me demandait au pralable par tlphone. Il les prenait et il sen allait.
Ces retraits sont ce que jappelle des extra-comptables. Ils se faisaient rgulirement et parfois plusieurs fois en une journe et sans aucun papier ou justificatif. Aprs un certain temps, Khalifa a charg des gens comme Krim Smal, Abdelhafid Chachoua et Salim Bouabdellah de me prvenir des montants prparer.
Bouabdellah tait ladministratin gnrale, et Karim Smail le directeutr gnral. Le juge : Que vous disaient-ils ? Akli Youcef indique quils lui prcisaient les montants prparer. Il ny avait pas de raison de leur refuser parce que, ajoute-t-il, le PDG mavait dit : lorsque ces personnes vous appellent, cest comme si ctait moi. Le prsident lui demande comment il faisait pour comptabiliser ces sommes, et Akli Youcef de rpondre : Je mentionnais les montants sur des bouts de papier pour ne pas les oublier lorsque je rglais ma caisse en fin de journe. Le juge : Faisiez-vous cela la BDL ? Tout navement, Akli Youcef dclare : Ce nest pas la mme chose. La BDL est une banque tatique.
Le juge : Pensiez-vous que largent dpos El Khalifa Bank appartenait Abdelmoumen ? Le tmoin acquiesce. Le juge linterroge sur lorigine des fonds et Akli Youcef lui rpond quils venaient des agences. Mais, dit-il, cette poque, pour moi, la banque El Khalifa appartenait Khalifa et donc largent allait dans son compte. Je ne connaissais personne parmi les actionnaires.
Je pensais que tout lui appartenait. Le juge : Vous a-t-il demand cela par crit ? Akli Youcef affirme que tout se faisait oralement.
Le juge revient sur la manire dont Akli Youcef justifiait les montants retirs. Il explique : Je ne justifiais rien. Par exemple, je recevais 10 millions de dinars et je donnais 5 millions de dinars Abdelmumen. Je mentionnais que javais reu 10 millions et remis 5 millions Moumen. Le juge devient plus prcis : Comment alliez-vous justifier cet cart du point de vue comptable ? Akli
Youcef : A qui devais-je justifier ? Le juge : Supposons quune inspection de la Banque dAlgrie se prsentait.... Akli
Youcef : Banque dAlgrie ne venait jamais. Peut-tre des inspections internes.

Comme celle mene par Agaoua venu une seule fois avec un ordre de mission. Le juge : Ils lont appel pour lui dire de ne pas faire linspection. Akli Youcef apporte des prcisions : Je vais vous dire la vrit. Ils sont venus le matin avec un ordre de mission. Jai discut un peu avec Agaoua, et quelquun est venu lui dire quil a reu un appel dans un des bureaux. Il est revenu quelques minutes plus tard en me disant : Monsieur Akli, merci et au revoir. A lpoque, linspecteur gnral tait Youcefi, qui a t remplac par Mir Ahmed.

Le PDG me dit de rgulariser la caisse, jexcute
Le juge lui demande si Mir Ahmed avait t empch par le directeur gnral de la banque, Alloui, dinspecter la caisse principale. Linspection est venue une seule fois et son chef tait Agaoua, lance Akli Youcef. Le juge insiste auprs du tmoin sur le fait que la caisse principale na jamais t inspecte. Il y avait de largent qui sortait de la caisse principale.
Invitablement, il y avait des gens qui savaient. Cest eux dassumer les responsabilits. La vrit, cest que ces gens de linspection, de la comptabilit gnrale et de la DMC savaient tout. Pourquoi les responsables nont-ils rien fait ? Le juge : Et vous, pourquoi acceptiez-vous dexcuter ces ordres comme un robot ? Akli Youcef : Je nai rien voir Le prsident lui demande combien de fois il a remis de largent, et Akli Youcef de rpondre : Plusieurs fois. Selon lui, les montants en dinars taient plus importants que ceux en devises et que la somme globale avoisinait les 3,2 milliards de dinars. Le juge lui rappelle le montant de 8 millions deuros quil avait avanc avant, mais Akli Youcef dit ne pas sen rappeler.
Le prsident revient sur larrestation de Guellimi avec 2 millions deuros laroport dAlger, et demande Akli Youcef quelles instructions il avait recues de Khalifa durant cette priode. Akli Youcef : Je me rappelle que Abdelhafid Chachoua mavait appel pour me dire que Khalifa avait dit quil fallait rgulariser la caisse. Je lai rgularise. Jai ordonn Mohamed Chebli de consigner les montants. Il a rdig les 11 EES, les a signes et envoyes la comptabilit pour tre rgularises. Le juge ne comprend pas le procd de rgularisation. Akli Youcef lui dit quavec les critures entre siges tout tait lgal.
Une explication que le juge ne comprend pas : comment largent remis sorti de la caisse peut-il tre justifi ? Lorsque le PDG dit quil faut rgulariser largent quil a pris on rgularise. Nous avons dbit les montants et envoy les EES, souligne le tmoin.
Le juge : Quaviez-vous demand Hamou Nekkach de la comptabilit ? Akli Youcef : Je lui ai dit de rgulariser, il a refus, mais Chebli a sign les EES. Le juge : Si Khalifa prenait de largent de sa banque comme vous le dites, pourquoi alors vous demandait-il de rgulariser ? La rponse pour Akli Youcef est toute simple : Ctait normal. Il fallait rgulariser la caisse pour que les comptes soient normaux. Le PDG a ordonn, jai excut.
Le magistrat signale Akli que les personnes qui se sont prsentes au nom de Khalifa pour prendre largent auraient pu garder une partie des montants sans que le PDG soit au courant. Pour moi, cest lui qui les envoyait. Je ne pouvais pas discuter ses ordres ou lappeler pour confirmer si telle somme lui a t effectivement remise. Le juge : Lorsque Hamou Nekkach a refus de signer les 11 EES, avez-vous inform le PDG ? Akli ne voit pas pourquoi il devait le faire, mais indique que les raisons du refus de Nekkach taient lies au fait que ladministrateur tait dj sur place. Le prsident revient sur linspection dpche par ladministrateur et Akli Youcef daffirmer : Ils mon interrog, et jai dit toute la vrit. Cest--dire ce que je viens de vous dire maintenant.
Abdelmoumen Khalifa : ces choses nont jamais eu lieu
Pour confronter les propos dAkli Youcef, le juge appelle Abdelmoumen Khalifa. Demble, ce dernier lance : ces choses nont jamais eu lieu. Les EES ne sont pas sorties de la caisse principale, puisque les numros quelles comportent ne lui correspondent pas. Elles ont t tablies la maison et non pas la caisse principale. Le juge : M. Khalifa, vous ne pouvez tout de mme pas nier le trou constat la caisse principale par linspection dpche par ladministrateur... Khalifa : Cette inspection doit tre consolide par des commissaires aux comptes.
Or, ces derniers nont pas t impliqus. Le juge : Pourquoi, selon vous, Akli Youcef dit-il tout a votre sujet ? Khalifa : Ce quil raconte aujourdhui est nouveau. Le juge lui prcise que les propos de Akli Youcef nont jamais chang depuis linstruction. Le prsident se tourne vers Akli Youcef qui rpond Khalifa : Tout le monde ici sait que je ne mens pas. Hafid Chachoua, Dellal et Abdelmoumen le savent trs bien. Je maintiens ce que jai dit depuis le dbut.
Hafid Chachoua lve la main, il veut ragir. Le juge lui donne la parole. Il se lve : Jai commenc Khalifa en 2001 ; est-ce que Akli peut-il nous dire qui prenait largent avant moi ? Akli Youcef rpond : Je nai pas dit quil tait venu en 1998. Mais ctait aprs que Abdelmoumen Khalifa me lavait dsign parmi ceux qui taient mandats pour faire des retraits en son nom. Hafid Chachoua rplique : En 2007, il avait dclar que je ntais jamais venu le voir.
Akli : Cest possible, mais lisez les procs-verbaux, vous allez voir que je nai jamais chang mes dclarations... Le juge lui demande sil en est certain et Akli de dclarer quil a dj parl de Chachoua durant linstruction.
Me Ali Meziane, avocat dEl Khalifa Bank liquidation, veut savoir si, au moment de ltablissement des 11 EES, ladministrateur tait en place. Et le tmoin daffirmer que ctait avant son installation et de prciser que cest Chachoua Hafid qui lui avait dit que Khalifa avait ordonn la rgularisation de la caisse. A propos des 11 EES, il explique : Ltablissement de ces critures veut dire que largent est sorti. Cest un dbit de caisse, sur ordre du PDG.
Lavocat : Est-ce que le total des 11 EES signes le 25 fvrier 2003 est sorti le jour-mme, ou est-ce un cumul de plusieurs
annes ? Akli Youcef dclare quil sagit dun cumul. Selon lui, la rgularisation extra-comptable consiste en fait denregistrer tout ce qui nest pas mentionn dans le registre de la caisse juste pour ne pas loublier. Me Meziane exhibe des bouts de papier signs par Khalifa qui servaient aux retraits des sommes dargent, et Akli Youcef dit ne pas sen souvenir. Me Meziane revient sur la lettre adresse par
Moumen lagence dHussein Dey, o il exige lexcution de tous ses ordres par crit, sur bouts de papier, verbalement, etc. Mais Akli Youcef lui signale quavec lui, toutes les instructions de Khalifa taient verbales et que le retrait dargent affectu par ce dernier ou en son nom par ses missaires sest fait sans aucun papier.

Daprs Akli, le montant du trou constat reprsente la somme globale retire par Khalifa et ses cadres quil a mandats.
Au procureur gnral, Akli Youcef dclare avoir commenc Khalifa Bank avec un salaire de 45 000 DA, pour atteindre les 90 000 DA une fois promu directeur gnral charg de la caisse principale.

Le procureur gnral signale Akli que lui et Nekkach se chargeaient ds le dbut de faire lquilibre entre le solde physique et les critures et que le trou de 3,2 milliards de dinars ntait quune goutte deau... Akli Youcef conteste.
A propos de Rda Abdelwahab, il affirme ne pas se rappeler de la date exacte de sa venue pour retirer de largent. Nanmoins, il sait que ctait aprs la rgularisation du 25 fvrier 2003. Il ma dit de lui donner 4 ou 5 millions de dinars pour les remettre Khalifa. Jai refus parce que je ne pouvais pas le faire. Ctait juste aprs la rgularisation.
Au dbut, ctait Khalifa en personne qui venait prendre largent
Le procureur gnral pousse son interrogatoire jusqu insinuer clairement que Akli prenait une partie des sommes chaque retrait. Akli Youcef snerve : Vous tes en train de maccuser Le procureur gnral rfute, mais revient la charge avec les mmes questions tendancieuses. Cette fois-ci, Akli Youcef rplique avec virulence : Cest vous qui crivez des montants que vous voulez, pas moi. Ce que jai dit est la vrit. Je nai rien ajout. Le juge tente de calmer le dbat et Akli Youcef poursuit : Il a touch ma dignit. Le procureur gnral continue : M. Akli, oui Abdelmoumen a pris de largent, mais il ny a rien qui prouve que vous vous navez rien pris.
Me Meziane lui demande sil y a eu des EES sans justifications des autres agences. Il confirme avoir recu les mmes EES des agences deHussein Dey, dEl Harrach et dOran.

Il prcise : Une fois, jtais au tlphone avec le PDG, je lui ai parl de ces EES qui comportaient des mentions sur ses instructions. Il ma dit quil tait au courant et ma demand de les laisser en instance, en attendant la rgularisation de toutes les oprations.
Me Mejhouda, avocat de Abdelmoumen, linterroge sur les priodes o ce dernier allait la caisse principale. Akli Youcef affirme ne pas se rappeler avec exactitude, mais ctait aux dbuts du lancement de la banque. Lavocat lui rappelle ses premires dclarations devant le juge o il niait que Abdelmoumen venait prendre largent. Cest possible que jai pu le dire. Au dbut, jtais un peu perturb. Mais aprs, jai clairement affirm quil venait. Je ne faisais pas attention cela.
Je mentionnais le montant sur des bouts de papier pour moi-mme, afin darrter la caisse. Interrog sur les montants retirs, il affirme : 5 millions de dinars, 10 millions de dinars, 10,5 millions de dinars. Parfois 10 millions de dinars deux fois la mme journe... Me Mejhouda veut connatre avec prcision les montants reports sur les EES au centime prs. Akli Youcef affirme quil tait possible que lon ait pu demander un montant avec des centimes pour une opration quelconque. Il ne cesse de rpter que les EES reprsentent un cumul de plusieurs retraits. Lavocat : Expliquez-nous ces florins hollandais... Akli Youcef : Je ne men rappelle pas. Mais tout ce que jai dit sur Khalifa, Chachoua et les autres est vrai.
Me Lezzar, lautre avocat de Khalifa, prend le relais. Pourquoi Hafid Chachoua qui est charg de la scurit assisterait-il une runion sur la situation financire de la banque ? Akli Youcef : Ce quil faisait l-bas je ne le sais pas. Mais je sais que cest lui qui nous a transmis lordre de rgularisation du PDG. Me Lezzar lui prcise quune seconde fois il avait dit que cest Baichi et Chachoua qui lui ont demand de rgulariser.
Akli Youcef lui lance : Cette question, il faut la poser Khalifa. Et Me Lezzar de lancer : Je pensais quil allait me dire il faut poser la question Chachoua. Akli Youcef : Chachoua nest quun excutant. Il a recu lordre de Khalifa. Lorsquils mont convoqu la direction gnrale de la banque, il y avait Hafid Chachoua, Fawzi Baichi, Nekkach Hamou et Krim Smal. Cest Chachoua qui a rapport la demande du PDG relative la rgularisation. Tous sont au courant de ce trou et de ces EES. Me Lezzar : En remettant largent Khalifa, naviez-vous pas peur quil dcde ? Akli Youcef : Ces histoires de dcs et autres nont rien voir. A lpoque, pour nous la banque appartenait au PDG. Il ordonne, on excute.
Akli Youcef dit clairement au tribunal que lorsquil faisait son solde de caisse, il lenvoyait toutes les directions. Au fil du temps, le solde comptable devient plus important. La direction de la comptabilit le savait. Elle ne demandait pas des explications parce quelle savait o taient ces sommes. Me Mejhouda veut comprendre comment se fait-il quil y avait plus de 7,7 millions de francs franais rgulariss en 2003, alors que cette monnaie nexistait plus. Akli Youcef prcise quils avaient t retirs en son temps.

Vous tes un menteur !
Mohamed Chebli, ancien caissier de la BDL de Staouli qui avait rejoint lagence Khalifa Bank de Chraga au mois de septembre 1998, puis mut une anne aprs la caisse principale, a t condamn 8 annes de rclusion criminelle en 2007.
Entendu comme tmoin, il explique propos des 11 EES que cest Akli Youcef qui lui a donn lordre de les rgulariser. Il ma donn une feuille sur laquelle tait mentionns les montants que jai saisis. Je les ai viss avant de les lui remettre, explique-t-il. Le juge lui demande sil avait pour habitude de signer ce genre dEES. Il affirme que ctait la premire fois, prcisant qu chaque fois ctait une rgularisation des montants des agences et non pas des transferts.
Au procureur gnral, il affirme ne stre dout de quoi que ce soit lorsque Akli lui a demand de saisir les EES et de les viser, avant de cder sa place Aziz Djamel, ex-directeur de lagence Khalifa Bank dEl Harrach, qui avait purg sa peine de 10 ans de rclusion criminelle prononce en 2007 pour la mme affaire. Ancien cadre de la Cnep, il a rejoint lagence El Khalifa Bank de Chraga, en 1999, puis celle dEl Harrach, ot il est nomm directeur dbut de 2001.
Il revient sur une grande partie de ses propos tenus en 2007 et dit ne pas se rappeler de lautre partie. Le juge linterroge sur les retraits dargent, il nie catgoriquement. Il lui rappelle ses propos devant le juge dinstruction selon lesquels il remettait des sommes dargent des personnes envoyes par Khalifa. Aziz Djamel tergiverse.
Mais le juge revient la charge en lisant ses aveux lors de linstruction : Vous aviez parl de Kebbach Ghazi venu prendre de largent. Le tmoin continue se montrer vasif, irritant le magistrat. Je vois que vous ntes pas bien. Vous tes en train de vibrer. Vos dclarations ont t faites en prsence de vos avocats, lui lance le prsident. Le tmoin nie avoir voqu Khalifa. Le juge : Vous aviez dit plusieurs reprises en prsence de vos avocats avoir envoy des EES sans contrepartie reste en suspens.
Akli la confirm et en a mme parl Khalifa. Vous aviez dit avoir remis des montants en devises entre 10 000 et 50 000 euros. Hbt, Aziz Djamel commence par nier, puis dit ne pas se rappeler. Accul, il dclare : Je sais que Chachoua est venu me voir, mais je ne suis pas sorti pour voir si Moumen tait dehors ou non. Le juge : Est-ce que Khalifa vous a demand de donner deux crdits Nanouche ? Le tmoin nie avoir tenu ces propos et le prsident lui demande si le juge dinstruction a commis un faux.
Aziz Djamel : Il ne ma pas compris.
Le juge continue lire les aveux du tmoin. Avez-vous donn de largent Zerrouk Djamel ? Le tmoin : Je ne lui ai pas donn de largent. Il le transportait la caisse principale pour ne pas laisser plus dun million de dinars lagence, comme la ordonn Khalifa.
Le juge appelle Akli Youcef et lui demande ce quil pense des propos de Aziz Djamel. Akli Youcef : Ce nest pas vrai ! Aziz Djamel continue affirmer que les montants que prenaient Nanouche et Kebbach taient transfrs la caisse principale pour viter que largent ne reste la caisse de lagence.
A propos de la somme remise Dahmani, il explique quil sagissait dun crdit que lui avait accord Khalifa. Mais pour les autres montants, il persiste soutenir quil sagissait doprations de transfert vers la caisse principale. Cet argent devait tre transfr par un caissier, lui lance le juge, mais Aziz Djamel campe sur sa position. A propos de la convention avec le centre de thalassothrapie de Sidi Fredj, il affirme que cest la direction gnrale de la banque qui la mandat pour la faire, en citant le vice-prsident Krim Smal. Une rponse qui irrite le prsident : Vous tes en train de mentir. Ce nest pas ce que vous aviez dit. Vous aviez dclar que cest Khalifa qui vous a demand de le faire. La mmoire de Aziz Djamel revient. Il confirme et prcise que la contrepartie de ce sponsor tait louverture de trois agences : Khalifa Rent Car, El Khalifa Bank et Khalifa Airways au niveau de ce centre, mais qui na pas eu lieu. Le juge appelle Akli Youcef et lui demande si largent que Aziz Djamel lui envoyait concernait le transfert ordinaire.

Akli Youcef est formel : Ce nest pas vrai. Mis mal laise, Aziz Djamel transpire. Le juge lui demande si largent quil envoyait tait accompagn des critures, et le tmoin daffirmer : Bien sr. Akli rplique : Ce nest pas vrai. Je recevais des critures sans contrepartie. Aprs le passage des ramasseurs, sil reoit de largent il peut appeler pour que les convoyeurs soient dpchs. Aziz Djamel maintient ses propos, prcisant que ceux qui les emmenaient la caisse principale taient des cadres de la banque.
Le juge : Sont-ils habilits convoyer des fonds ? Aziz Djamel perd la voix un moment, puis dclare qu cette priode il ny avait pas de convoyeurs, oubliant quen 2001 KGPS tait dj en place. Le juge lui demande sil rclamait un accus de rception aux cadres devenus convoyeurs, et Aziz Djamel de
rpondre : Non, mais ce nest pas quotidiennement quils font cela. Cest juste quand il y a des sommes qui restent.
Le juge interroge Akli sur laccus de rception. Largent lui appartient. Si je ne lui remets pas daccus de rception, il doit sinquiter. Aziz Djamel rplique : Cest lui de sinquiter, pas moi. Moi, jai autre chose faire.


Ils mont offert une voiture, jai prfr un million de dinars par cupidit
Aziz Djamel dclare nanmoins que les cadres qui partent rcuprer largent de lagence sont envoys par la direction gnrale de la banque, citant : parfois Krim Smail, parfois Alloui, parfois Khalifa, dans le but de ne pas laisser le surplus. Sur le montant des oprations non dboucles lagence dEl Harrach, Aziz Djamel affirme : Pour moi, il ny a rien.
Ctaient des suspens qui taient la caisse principale, peut-tre dun montant de 400 000 DA Le procureur gnral lui demande sil tait habilit donner de largent des personnes, autres que celles mandates pour la mission de convoyage de fonds, et le tmoin de lancer : Javais des instructions de la direction gnrale. Il lui demande de citer les gros clients de lagence. La Cnac, la Cnas, la Casnos, le Fonds de garantie des microcrdits, enfin les caisses. Mais moi je suis un banquier, je vends des produits, dit-il.
Slimane Kerrar, un autre tmoin, directeur des oprations finncires la Caisse nationale des retraites (Cnr), est le dernier tre entendu. Il avait t condamn 4 ans de prison lors du procs de 2007. Il explique que les placements relvent du directeur gnral de la caisse, Salah Arifi et que lui na fait quexcuter les dcisions du conseil dadministration entrines par le directeur gnral. Cest ce dernier, dit-il, qui avait ngoci la convention de dpt avec El Khalifa Bank pour un taux dintrt de 10%. Il nie avoir jou un rle dans ce placement de 12 milliards de dinars, dont 8 milliards ont t retirs.
Le juge appelle Toufik Jedidi, ex-directeur de lagence dOum El Bouaghi, et lui demande : Qui vous a demand de dposer les fonds de lagence de Oum El Bouaghi ? Laccus : Cest lui qui me la ordonn et il est venu avec moi.
Kerrar : Il est en train de mentir. Le juge linterroge sur la voiture quil aurait reue comme cadeau dEl Khalifa Bank. Quelquun de la banque est venu me dire que jai bnfici dune voiture. Comme javais la mienne, je leur ai dit : vendez-la, je prfre largent. Ils mont remis un million de dinars.
Lorsque les gendarmes mont convoqu, jai tout rembours, rpond-il. Le juge lui demande pourquoi avoir accept, et Kerrar de lancer : La cupidit, Monsieur le juge. Le prsident : Si cest Salah Arifi qui a ngoci, pourquoi cest vous quon donne le million de dinars ? Le tmoin : Je ne sais pas.
Kerrar enfonce Jedidi en disant : Le rglement prcise que les agences qui ont des excdents de trsorerie doivent les transfrer la direction gnrale pour que celle-ci puisse les verser celles qui souffrent de dficit. Lagence dOum El Bouaghi les a placs illgalement. Jedidi a dissimul les dpts. Laudition des tmoins reprendra aujourdhui.

Salima Tlemani




 

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